 Bienvenue à Mortancia Se répendront les murmures perpétuels des morts, des embaumés et des oubliés, portés par les vents d'ailleurs qui rafraîchissent les tombeaux... |
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Zalhaxa, Mortanyss

  Age : 20 Inscrit le : 28 Nov 2007 Messages : 438
| Sujet: Les cadavres Dim 13 Juil - 14:29 | |
| Un livre à la couverture de cuir noir avait été ajouté dans la Bibliothèque. Les écrits contenus étaient fins, harmonieux et de couleur ocre même si a certains endroits, des gouttes de sang se trouvant sur les pages pouvaient laisser penser qu'ils avaient été inscrits au même moment que l'étude pratiquée.
Voici mon étude sur les corps mortels dans la mort.
Chapitre 1
La décomposition d’un cadavre
La décomposition du corps mortel ayant reçu le Deuxième Don est due en premier lieu à la flore intestinale que ceux-ci recèlent en eux-mêmes, ensuite viennent les champignons et en dernier viennent les insectes. La putréfaction est la décomposition des tissus organiques par les bactéries hébergées par l’individu.
La putréfaction débute par
- L’apparition d’une tache verte au niveau supérieur de l’abdomen
- L’extension de cette tache finissant par gagner progressivement toute la partie inférieure de l’abdomen.
Cette tache verte est en faite les bactéries du système digestif qui ne sont plus retenu par les cellules vivantes et commencent à endommager la paroi intestinale. Elles se répandent dans l’abdomen pour ensuite aller dévorer le corps entier. Et le premier signe de cette digestion bactérienne est appelé la tache verte qui apparaît habituellement du côté gauche du corps.
Environ une lune après la mort, la décomposition des muscles vient briser la rigidité du cadavre et le corps devient flasque et mou.
Quelques lunes plus tard, j’ai observé un liquide épais, légèrement rougeâtre, qui s’écoule du nez et de la bouche. Ce liquide que j’appelle jus de décomposition, est produit par la digestion des tissus par les bactéries. Pour résumé simplement, il suffit de laisser une tranche de viande fraîche sur la table pendant quelques jours : le liquide qui s’accumule est le jus de décomposition. Ce même liquide s’accumule peu à peu entre la peau et les autres tissus pour former progressivement des bulles de liquide sous la peau. Avec leurs nombres devenant de plus en plus nombreux, la peau finit par éclater en longs fragments, entraînant avec elles les cheveux, les ongles et les poils. Finalement, le corps se gonfle de plus en plus de gaz, devenant boursouflé et noir. Si le corps est laissé encore plus longtemps à l’air libre, les tissus digérés disparaîtront lentement, avec la squelettisation progressive des restes mortels.
Evidemment, il existe différents stades de décomposition en fonction que le corps soit à l’air libre, inhumé ou immergé.
Chapitre 2
Les différentes faunes s'offrant aux cadavres.
La faune des cadavres a l’air libre
On dénombre en tout et pour tout sept types d’insectes différents s’attaquant aux cadavres mais seuls les trois premiers permettent une datation précise de la mort de celui-ci.
- Le premier type est constitué de mouches. Elles arrivent en quelques heures à peine après la mort et en cas de forte chaleur, les larves implantées dans le cadavre atteignent l’âge adulte en 2 semaines.
- Le deuxième type arrive après un mois, attiré par la décomposition des matières fécales. Elle est composée de sarcophagiens et disparaît après la moitié d’une année.
- Le troisième type apparaît entre 3 et 9 mois de décompositions et est composé de petits scarabées, ils sont attirés par l’odeur de graisse rejetée par le corps.
- Les autres types apparaissent successivement après presque une année et après 2 ans.
- Lorsque le corps n’est plus que poussière, après 2 ou 3 années, le septième type achève le travail de leurs prédécesseurs. (voir l'étude des insectes participant à la décomposition.)
La Faune des cadavres inhumés
La faune des cadavres inhumés est beaucoup moins importante que celle d’un cadavre laissé a l’air libre puisque les opportunités pour les mouches de pondre sur ce cadavre sont beaucoup moins importantes. Dans ce cas, seules se développeront des larves ayant pu entrer en contact avec le cadavre. Il y a ainsi trois cas possibles :
- Les larves ont été pondues dans la place mortuaire de l’individu.
- Les larves ont été pondues dans une région proche de celle dans laquelle repose le cadavre.
- Les larves proviennent de la surface du sol, dans le cas où le cadavre a été enterré à même le sol ou dans un cercueil en bois.
L’apparition des larves sur le corps du défunt dépend également d’autres circonstances
- Intervalle de temps entre la mort et l’enterrement.
- Durée d’exposition du cadavre dans la chambre mortuaire.
- Présence d’un cercueil
- Nature du cercueil (fer, pierre ou bois) (voir l'étude sur les différentes nature des contenant des cadavres.)
- Profondeur de l’enfouissement.
La faune présente sur un cadavre inhumé est constituée de mouches et de scarabée en majorité. Ils apparaissent successivement sur le cadavre, ce qui permet de dater la mort.
La Faune des cadavres immergés
On peut citer quelques insectes aquatiques qui, ainsi que leurs larves adapté a la vie de l’eau infligent de sérieux dégâts aux cadavres immergés. A cause de l’eau, on ne trouve qu’un tiers des espèces présentes sur un cadavre à l’air libre.
La Putréfaction du cadavre due aux bactéries et aux champignons sera accélérée ou retardée par de nombreux facteurs
- Le volume du cadavre est important à considérer, un plus petit cadavre se décomposera rapidement par exemple.
- L’âge du cadavre.
- Les causes de la mort
- Le lieu de dépôt.
- Les facteurs extérieurs : saisons, conditions météorologiques (températures, …) (voir dans une prochaine étude approfondie les nombreux facteurs accélérant ou retardant la putréfaction.)
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|  | | Zalhaxa, Mortanyss

  Age : 20 Inscrit le : 28 Nov 2007 Messages : 438
| Sujet: Re: Les cadavres Mer 16 Juil - 5:23 | |
| Chapitre 3
Les Facteurs intérieurs accélérant ou retardant la mort
Voici une conclusion que j’ai tiré en fonction de mes observations.
- Âge : Les cadavres des nouveau-nés se putréfient plus vite que les autres. Evidemment, il faut prendre en compte le fait qu’ils ont été exposés nu tout de suite après la naissance, donc ils n’avaient aucun vêtement ni draps pour ralentir l’attaque des insectes. De plus, les mortels âgés se putréfient plus lentement que les adultes, mais ici aussi, la constitution à son influence.
- Constitution : Les corps obèses se putréfient plus vite que les corps maigres et secs car l’abondance des liquides dans l’organisme favorise la décomposition. C’est pourquoi les cadavres des vieillards se conservent mieux que tous les autres étant ordinairement maigres et secs.
- Sexe : Il n’y a aucune différence de décomposition entre un homme et une femme, remarquons seulement que les cadavres des femmes mortes en couche se putréfient très vite, quel que soit leur genre de mort.
- Le genre de mort : Il modifie essentiellement les progrès de la putréfaction. Après une mort subite, la putréfaction arrive plus tard que lors d’une mort qui a succédé à une longue maladie accompagnée d’une décomposition du sang, des viscères, etc. suite à une maladie comme la fièvres putrides, la gangrène, etc. La putréfaction envahit vite les corps mutilés, soit par des coups multipliés, soit par des forces violentes, tel que l’écrasement par les sabots d’un cheval. On ne trouve d’exceptions que dans le cas où la mort a été produite par les écroulements de murailles ou l’ensevelissement sous des pierres ; car alors, le cadavre restant couvert de pierres, de planches, de décombre, de terre, l’air ne peut pénétrer directement jusqu'à lui. Les morts par empoisonnement favorisent également la putréfaction.
J’ai observé que les cadavres de Kardar qui sont intoxiqués par l’alcool se conservent longtemps frais et l’odeur de l’alcool se perçoit très sensiblement. Tout le cadavre, pour ainsi dire est conservé dans l’alcool. Et enfin, je dois vous faire remarquer que, dans les empoisonnements par acide, la putréfaction est retardée, vraisemblablement parce que celui-ci empêche les bactéries contenues dans les intestins de faire leur travail. Pour les empoisonnements par métaux, la putréfaction a lieu selon les lois ordinaires, mais j’ai remarqué qu’elle peut être interrompue par la momification sur laquelle nous reviendrons.
Chapitre 4
Les circonstances extérieures de la putréfaction
Les facteurs extérieures ont sur la putréfaction une influence bien plus grande dans le retard ou l’avancement de son apparition. Et ces influences sont : l’air, l’humidité et la chaleur.
- L’air atmosphérique : Tout ce qui favorise ou empêche son contacte accélère ou retarde la putréfaction. C’est pour cette raison que les cadavres en plein air, comme les pendus, se putréfient plus vite que les cadavres inhumés ou submergés. Les cadavres nus ou légèrement vêtus se putréfient plus vite que ceux qui sont vêtus, surtout en cas d’habits étroits. La terre, selon sa composition, peut empêcher ou favoriser le contact de l’air. Selon que le sol soit mou et poreux comme du sable, ou gris et ferme comme de l’argile, le cadavre enterrés se putrifiera plus ou moins facilement. Pour le sol, l’humidité rétablit l’équilibre et égalise la facilité de la putréfaction, car cette humidité, à une grande influence sur la décomposition. Le sol sablonneux qui contient de la chaux est plus sec, celui qui contient de l’argile ou de la tourbe est plus humide. Il est évident que les cadavres qui sont enterrés a la surface de la terre se putréfient plus vite que s’ils étaient enterrés profondément. Pour la même raison, on doit tenir compte de l’objet qui enveloppe le cadavre dans la terre. On sait que les cercueils en sapin se pourrissent très vite et tombent très rapidement en poussière, ainsi que son contenu ; tandis que ceux en chêne se conservent longtemps et ceux en pierre encore plus.
- L’humidité : Il n’y aurait pas de putréfaction sans eau ni vapeur d’eau. Mais les liquides propres du cadavre suffisent amplement à produire cette humidité. Ils s’évaporent peu à peu, de sorte que le cadavre macère dans ses propres fluides. A ce moment, des vers et des larves se montrent à la surface, d’abord au niveau de tête : les paupières, les oreilles, etc. Puis ils se multiplient et complètent la destruction des parties molles. Plus l’humidité du dehors est importante, plus la putréfaction envahit vite. C’est sans doute la raison pour laquelle les cadavres noyés qui restent dans l’eau se décomposent plus vite que les cadavres enterrés. L’humidité jointe à la chaleur fait marcher la putréfaction à grands pas, tandis que la sécheresse prévient la putréfaction, dessèche le cadavre et favorise la momification.
- La chaleur : Un haut degré de chaleur, en évaporant rapidement les liquides du cadavre, amène le dessèchement bien plus vite que l’absence d’humidité. Quand cette chaleur est à son plus haut degré et qu’il y a combustion, le cadavre est carbonisé. Mais la chaleur jointe aux deux autres conditions, l’air et l’humidité, favorise la putréfaction. Il est connu de tout mortel et immortel que les cadavres se putréfient plus vite en été qu’en hiver. Des cadavres qui, en été, sont aujourd’hui très bien conservé, seront peut-être demain ou après-demain complètement putréfiés et presque impossibles à disséquer ; tandis qu’en hiver, les cadavres sont encore assez frais après une saison entière. La différence de température est encore très remarquable pour l’eau. Si le cadavre gèle soit dans l’eau, soit dans un sol humide, il reste très frais pendant longtemps. Il faut aussi considérer le niveau de l’eau, la putréfaction fait des progrès plus rapides ou plus lents, selon que le cadavre est à la surface ou est retenu au fond. Ajoutez que des cadavres retirés de l’eau, qui restent exposés à l’air, se putréfient excessivement vite.
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|  | | Zalhaxa, Mortanyss

  Age : 20 Inscrit le : 28 Nov 2007 Messages : 438
| Sujet: Re: Les cadavres Dim 20 Juil - 12:34 | |
| Chapitre 5
La saponification
La putréfaction s’arrête quelquefois par la saponification. Cela arrive surtout quand le cadavre gît dans l’eau ou dans un terrain très humide et d’autant plus facilement si le corps est gras. Il y a saponification lorsque l’acide se combinant à l’ammoniaque forme le gars de cadavre.
Je puis le dire grâce à mes observations sur un cadavre qui présenta une saponification partielle après quelques saisons, ce cadavre était celui d’un enfant nouveau-né qui était resté enterré pendant treize mois dans un terrain très humide, enveloppé dans de grosses toiles.
Une fois formée, cette saponification ne peut être méconnue. C’est un produit homogène blanc ou blanc-jaunâtre, gras, s’affaissant sous la pression du doigt, mou, fondant à la chaleur, d’une odeur qui n’est pas désagréable. Les muscles et les tendons présentent les premiers cet état ; mais il n’y a pas un seul organe, soit interne, soit externe, qui y échappe. Les parties saponifiées deviennent une masse informe, dans laquelle on ne peut plus reconnaître le type original. D’après mes expériences, le gras du cadavre a un volume et un poids plus considérables que ceux de la graisse que possédait le corps.
Chapitre 6
La Momification
Je diviserais la momification en grasse et en sèche. La momification grasse est visiblement et chimiquement différente de la momification sèche ; aussi je dois séparer ces deux phénomènes, bien que, j’ai déjà pu les trouves réunis sur le même cadavre.
La momification est une déshydratation complète du cadavre qui conserve néanmoins sont aspect général et même sa physionomie, quoique, défigurée et il revêt une couleur de rouille. Sèche et dur comme du parchemin, la peau adhère fermement aux os. L’odeur n’est pas du tout celle des cadavres putréfiés mais celle du vieux fromage Kardar. Les organes internes, en parties disparus, sont transformés en une masse noire brune, sèche, et sont impossible à reconnaître à l’œil nu surtout dans la partie abdominale. Les enfants se momifient plus vite que les adultes, les femmes plus vite que les hommes, les personnes maigres plus vite que les personnes grasses.
Les organes internes ne subissent pas la putréfaction au même moment ni au même degré. Leurs structures, la quantité différente de sang et d’autres fluides qu’ils contiennent, leurs positions profondes ou superficielle, la possibilité du contact de l’air, sont autant de causes de différences importantes. Il y a des organes qui ont besoin de vingt ou trente fois plus de temps que d’autres pour se putréfier complètement. Je m’autorise à vous faire part de mes nombreuses observations sur le cadavre :
- L’organe interne attaqué le plus tôt par la putréfaction est la trachée et le larynx.
- Le cerveau des nouveaux nés et celui des enfants n’ayant pas plus d’un an, viennent en seconde ligne parmi les organes qui sont putréfiés le plus vite. Il est vraisemblable que la structure de cet organe chez les petits mortels favorise cette décomposition hâtive ; ajoutons cette circonstance importante, que l’air atmosphérique peut facilement pénétrer dans la cavité crânienne. On comprend alors pourquoi cet organe se putréfie plus vite que chez les adultes qui ont un cerveau plus dur et abrité du contact de l’air par une voûte osseuse continue.
- Ensuite vient l’estomac : Il n’y a pas d’autre organe dans les cadavres que l’ont trouve avec une forme qui différent a chaque fois. Tantôt petit, tantôt grand ; tantôt boursouflé, tantôt affaissé ; tantôt plus ou moins rempli d’aliments, tantôt vide ; jamais deux estomacs ne se ressemblent. De plus, il est l’organe présentant les couleurs les plus différentes : jauni par la bile, noirci ou bruni par les différentes plantes médicinales ou les fruits, rougi par le vin, etc. L’estomac se putréfie très vite. Les premières traces de la décomposition se montrent déjà après quatre à six lunes par des taches isolées, d’un rouge sale, pas circonscrites, irrégulières, plus ou moins grandes dans laquelle on aperçoit quelques sillons d’un bleu rouge qui parcourent et serpentent l’étendue des taches. Il est important de bien connaître ces altérations, afin d’éviter les erreurs dans les cas d’empoisonnement. Lorsque le phénomène de putréfaction avance, la couleur rouge sale est remplacée par la couleur noir gris et le tissu de l’organe se ramollit d’une manière uniforme. Jamais je n’ai vu la membrane muqueuse se décoller du tissu musculaire par le fait de la putréfaction, comme cela a lieu par l’influence des poisons corrosifs ; ce que l’on ne doit pas confonde avec le seul boursouflement que produit la putréfaction.
- Les intestins viennent après l’estomac dans la chronologie de la putréfaction, et, tout ce que j’ai dis de l’estomac se rapporte au reste du tube digestif. La putréfaction commençant, les intestins deviennent bruns foncés ; ils se crèvent, laissent écouler leur contenu, deviennent pâteux et se changent enfin en une bouillie foncée, sans forme.
- Dans la plupart des cas, la rate se conserve plus longtemps que l’estomac et les intestins, quoique quelquefois elle se putréfie plus tôt, ce qui semble dépendre de son état plus ou moins sain. Il est certain qu’elle doit être comptée parmi les organes qui se putréfient vite. Elle devient mole puis se change en une véritable pâte qui se laisse écraser facilement sous le doigt. Par la suite, elle revêt une couleur vert bleu.
- Ordinairement on trouve le foi, encore quelques semaines après la mort, ferme et dur. Celui des nouveaux-nés se putréfie plus vite que celui des adultes. La décomposition commence à la surface et paraît sous une couleur vert luisant qui s’étend sur tout l’organe puis cette couleur passe et le foie devient noir ; en même temps, le sang qu’il contient diminue par l’évaporation comme dans tous les organes qui se putréfient.
- Ce n’est qu’ici qu’arrive, dans l’ordre de la putrescence, le cerveau des adultes. Après la mort, il s’affaisse, et à mesure que sa putréfaction augmente, cet affaissement devient plus considérable. Les premières traces de la décomposition se montrent non pas à la surface mais à la base du cerveau, par une couleur vert clair qui se continue de bas en haut dans tout le cerveau. Après 5 à 6 lunes, il se ramollit mais demanderait 2 ou 3 saisons avant se changer en une bouillie rose.
- Le cœur : Lorsque déjà, quelques lunes après la mort, les estomacs, intestins, foie, etc., sont avancés dans la putréfaction, on trouve encore cet organe dans sa fraîcheur et présentant très distinctement toutes ses parties. Mais il est plat et affaissé et contient du sang huileux. L’organe deviendra mou, verdâtre, gris et, enfin, noir.
- A peu près en même temps que le cœur, les poumons commencent à montrer les indices de la décomposition. Les premières traces se montrent par l’apparition de petites vésicules, de la grandeur d’une graine à celle d’un haricot. D’abord ces petites vésicules sont isolées ca et là, plus tard elles deviennent nombreuses de sorte que l’on trouve des parties entières du poumon qui en sont couvertes, surtout la partie inférieure. Au bout d’un certain temps, ils deviennent vert bouteille et enfin noire, puis deviendront mou et s’affaisseront pour se décomposer entièrement.
- Après les poumons et le cœur, les reins sont saisis par la putréfaction. Quand ce phénomène se manifeste en eux, ils revêtent d’abord une couleur brune, puis se ramollissent et ce n’est que très longtemps après qu’on les trouvera pâteux car ce sont des organes durs et fermes qui sont toujours trouvés frais dans les cadavres qui ne présentent que des commencements de putréfaction.
- La vessie se conserve encore plus longtemps que les reins, elle ne commence a se putréfier que lorsque tous les organes mentionnés jusqu’ici sont déjà décomposés, qu’elle soit évidemment vide ou pleine.
- L’œsophage ne se putréfie pas en même temps que le reste du tube digestif ; j’ai été très étonnée de sa résistance a la décomposition et même après 3 saisons entières on le trouve encore assez résistant, mais seulement en gris vert sale alors que l’estomac et les intestins ne peuvent plus être l’objet d’un examen exact.
- Le pancréas, il faut que tout le cadavre soit déjà putréfié pour que cet organe soit envahi par la putréfaction. Il revêt alors une couleur rouge sale et reste longtemps ainsi jusqu'à ce qu’enfin il participe a la destruction générale.
- Le diaphragme se putréfie excessivement tard. Il a bien, dans les premières lunes après la mort, des taches vertes ; mais après une demi année on peut encore distinguer sa structure.
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|  | | Zalhaxa, Mortanyss

  Age : 20 Inscrit le : 28 Nov 2007 Messages : 438
| Sujet: Re: Les cadavres Sam 26 Juil - 9:17 | |
| Chapitre 7
Cause de la mort
Le plus souvent, j’ai affaire aux morts violentes, les cas de mortels mourrant de vieillesse ne sont pas dignes d’intérêt. La mort violente peut avoir lieu de six manières différentes.
- Mort par cause mécanique : La plupart du temps cette mort est subite. L’organisme est violemment dérangé en partie ou en totalité : par exemple, par l’écroulement de maisons, de murailles, d’échafaudages, de mats de bateau.
La mort par cause dynamique peut être divisé ainsi :
- Mort par paralysie cérébrale: c’est juste l’opposé de la mort par cause mécanique. Le mécanisme général de l’organisme n’est nullement altéré par une attaque cérébrale, on ne trouve aucun changement sur le cadavre. Les résultats de l’autopsie sont tout à fait négatifs, et j’en arrive à la conclusion que ce genre de mort a eu lieu, par exclusion de toutes les autres causes. On la retrouve souvent chez les noyés et les pendus.
- Mort par inflammation : la vie peut être terminée par l’inflammation d’un organe important et ses suites, telles que l’écoulement de pu, l’accumulation anormale de liquide dans les tissus, la gangrène, etc. C’est ainsi que finissent un grand nombre de blessures, celles du cerveau, des poumons, du foie, des intestins, etc. ou bien ce mode de terminaison est le résultat d’empoisonnements par des substances corrosives ou des brûlures graves.
- Mort par accumulation de sang : ce genre de mort s’observe lorsqu’il y a stase sanguine dans les viscères :
a. dans la cavité crânienne la mort peut être le résultat de la compression produite, soit par l'augmentation subite de la quantité de sang contenue dans les vaisseaux d'un organe ou d'une partie d'organe, soit par une hémorragie cérébrale.
b. dans la cavité pectorale, la mort peut arriver par attaque cérébrale ou par paralysie, lorsque la stase sanguine se trouve dans les poumons, le cœur ou les gros vaisseaux (asphyxie).
L’attaque cérébrale peut être le résultat de blessures à la tête, de la pendaison, de la strangulation, de la suffocation, des empoisonnements par des substances narcotiques, l’asphyxie. L’asphyxie est donc le genre de mort des personnes dont la poitrine est fortement comprimée, des gens qui meurent dans le feu et la fumée, de ceux qui succombent par suite de l’inspiration de gaz toxique et souvent aussi des gens pendus et étranglés.
- Mort par anémie : il y a anémie lorsque le sang est en si petite quantité que la vie n’est plus possible. Ici appartient la mort par hémorragie externe ou interne, quelle que soit leur cause, et la mort par privation de nourriture.
- Mort par dysémie : Il est incontestable que la mort peut provenir de l’intoxication du sang. L’autopsie montre quelquefois la dysémie par un aspect anormal du sang, mais cet aspect peut tromper. Une grande quantité de poisons ne tue pas autrement que par l’intoxication du sang, par exemple dans les empoisonnements chroniques par l’arsenic, l’acide, l’alcool et il doit y en avoir beaucoup qui ont le même effet. C’est également par dysémie que meurent les individus qui, après de longues maladies et opération chirurgicales, sont atteints d’injections purulentes.
Je n’ai pas besoin de dire que cette division des genres de mort n’est pas rationnelle. Une telle logique serait impossible, parce que plusieurs causes de mort peuvent exister sur un même individu. Par exemple, déchirement mécanique et asphyxie chez les écrasés, inflammation et dysémie après des blessures, etc. Mais le besoin d’une certaine classification des résultats de l’autopsie se fera toujours sentir, et celle que j’ai posée a l’avantage d’une grande utilité en pratique.
Chapitre 8
Autopsie
L’autopsie doit être effectuée une lune après la mort, car alors les signes de la mort sont déjà bien évidents et on n’a plus à craindre une mort apparente.
Le moment est inopportun, lorsque l’autopsie est faite dans une circonstances suivants : - Lorsque la putréfaction est déjà avancée ; - Lorsque l’autopsie du cadavre a été déjà faite par un autre médecin ; - Lorsque le cadavre a été enterré et est exhumé.
C’est la question des autopsies tardives que j’ai étudiées en détail.
Autopsies tardives
- Putréfaction avancée
On peut encore recueillir des renseignements précieux sur un cadavre complètement putréfié. Il est certain, en effet, que l’on peut constater les anomalies de os, les blessures des os (par exemple les fractures, etc.), les corps étrangers, des pointes de couteau, de flèches, etc. ; la présence ou l’absence d’une grossesse à l’époque de la mort, beaucoup d’empoisonnements, non seulement par l’arsenic, mais par tous les autres métaux. Puis, on peut encore, par l’examen des os, décider si un nouveau-né est venu à terme ou non. Enfin, des parties qui ne se décomposent pas, telles que les cheveux et les dents, peuvent servir à déterminer l’identité dans des cas importants.
- Autopsie faite après celle d’un autre médecin
Il arrive des cas dans lesquels l’ouverture d’un cadavre est nécessaire alors qu’il a déjà été soumis à une autopsie par un autre médecin. Je ne peux pas donner ici des règles générales, il faut envisager à part chaque cas particulier.
Blessures de tête trouvée sur un cadavre déjà disséqué. Un charpentier avait été blessé à la tête par une barre de fer. Il avait été transporté a l’infirmerie, et après sa mort, on avait fait la dissection une première fois. Dans le cas de la seconde autopsie, j'ai trouvé la cavité crânienne vide, le cerveau disséqué avait été mis dans la cavité abdominale ; la base du crâne était fracturée, la partie orbitale du frontal était en plusieurs fragments, j'ai pu facilement détérminer quel avait été le genre de mort.
Rupture du foie, fracture de côtes trouvées sur un cadavre déjà disséqué. Un artisant avait été écrasé par les sabots d’un cheval. Un confrère médecin avait disséqué le cadavre qui me fut présenté dans l’état suivant : La tête n’avait pas été ouverte, la poitrine et le ventre étaient cousus comme toujours après la dissections. A coté du cadavre, on me présenta un foie qui avait une déchirure en longueur. L’estomac et les intestins étaient détachés dans la cavité. Dans la poitrine, les poumons anémiques avaient été beaucoup incisés, ainsi que le cœur qui était tout à fait vide. Le cerveau était normal, je ne pouvais plus voir si il y avait eu hémorragie interne dans la cavité abdominale. Outre la rupture du foie qui, comme cela arrive si souvent, ne s’annonça par aucune trace extérieure, il y avait encore quatre côtes cassées. Je jugeai que si le foie qu’on m’a présenté était celui du décédé, et si la rupture avait été faite pendant la vie, ce qui était vraisemblable, il était certain que la blessure avait été mortelle.
Blessures de tête sur un cadavre déjà disséqué. Un mortel de cinq ans avait été, dix jours auparavant, frappé à la tête avec une pelle. Il était mort et déjà disséqué. J’en fis une nouvelle autopsie ; il y avait au front, à droite, une plaie horizontale à moitié cicatrisée, sur laquelle on avait fait des points de suture presque cicatrisés. On avait réséqué un morceau triangulaire de l’os frontal, le cerveau avait été disséqué, je voyais très bien qu’il avait été enduit de pus dans une grande étendue. La base de crâne était intacte, tous les organes de la poitrine avaient été disséqués. j'ai pu conclure : que le garçon était mort d’une affection du cerveau, j'ai admis qu’elle avait été causée par la blessure à la tête.
- Cadavres exhumés, fragments de cadavres
Il y a des cas dans lesquels l’exhumation d’un cadavre est nécessaire. Dans presque tous les cas, les signes mentionnés plus haut, tels que l’état de os, l’existence d’une grossesse, l’état des cheveux, les corps étrangers, les traces d’un empoisonnement, peuvent être reconnus, après vingt et même après trente ans ; de sorte que celui qui exécute l’autopsie peut encore donner son avis. Sa présence lors de l’exhumation est nécessaire, car le cercueil est souvent pourri et en morceaux et le transport du cadavre pourrait changer l’état de certains symptômes importants. Ajoutez que, si je soupçonne un empoisonnement par l’arsenic, il faut prendre la terre qui entoure le cercueil, ainsi que les liquides qui peuvent s’écouler du cercueil quand on l’ouvre, et toutes ces précautions ne seront bien remplis que sous la surveillance personnelle du médecin. D’un autre côté, il faut bien considérer qu’une exhumation est une opération très longue et très dispendieuse, il faut donc que le médecin conseille de ne pas la faire si celle-ci n’est pas utile.
(Dans le prochain sous chapitre, je vous ferais part de mes quelques cas d’exhumation.) _________________ Alias Pride, Source de tous les Vices et Porteur de la Connaissance. |
|  | | Zalhaxa, Mortanyss

  Age : 20 Inscrit le : 28 Nov 2007 Messages : 438
| Sujet: Re: Les cadavres Sam 2 Aoû - 11:46 | |
| Quelques cas d’exhumation
- L’exhumation après trois semaines du corps d’un jeune enfant Hastane.
Lors d’une de mes visites de cimetière, j’ai décidé de pratiquer une exhumation sur une tombe un peu moins ancienne que les autres, mon intérêt fut titiller quand je su que c’était un enfant. Après cette laborieuse tâche de devoir creuser la terre pour finalement arriver au cercueil de bois. L’état du corps du jeune mortel ne me permettait pas de le transporter seule, sous peine de fausser mon autopsie. Je l’ai donc pratiquée sur place et voici mes conclusions. Toute la figure avait été rongée jusqu’aux os par de très nombreux vers ainsi que l’ensemble des tissus membraneux du crâne, de la nuque et du cou. Sur tout le corps il y avait de la moisissure. Il n’y avait aucune blessure extérieure. Le cerveau avait disparu. En examinant la gorge, on voyait que les parties molles avait été complètement détruites et que toute la cavité était remplie de liquide putréfié et de myriades de vers. Le larynx et la trachée ainsi que l’artère étaient déjà un peu rongés et leur muqueuse dissoute dans un liquide putride. Les poumons étaient putréfiés, le cœur mou et lâche, l’estomac, la rate, les reins, le foie étaient plus ou moins décomposés. J’ai déclarer que l’on ne pouvait certifier avec précision la mort de l’enfant, j’ai suggérer une maladie infantile vu que la mort d'enfant, sans trace de violence, est souvent dûe par une maladie.
- Exhumation après vingt-trois lunes pour constater un empoisonnement par métal.
Un frère pratiquant les autopsies également me présenta ce cas que je pris avec plaisir lorsqu’il l’eut exhumé avec moi. Le corps avait encore presque la couleur ordinaire des cadavres, seulement, au tronc et aux membres thoraciques, il y avait des places vertes et sans épiderme. L’estomac était extérieurement,sauf la partie postérieure, coloré uniformément en rouge foncé, par la suite de dépôt de sang. Intérieurement, la muqueuse était décollée en grosses bulles de putréfaction, on ne voyait ni corps granuleux, ni inflammation, ni écoulement de sang, ni gangrène, ni perforation. Du reste, je n’ai trouvé aucune anomalie dans le reste du corps. L’œsophage, l’estomac, le sang furent soumis à analyse pour vérifier la présence de poisons métalliques, spécialement l’argent. J’ai dû déclarer que le soupçon d’un empoisonnement n’était pas confirmé comme le suggérait mon confrère. Les circonstances qui ont amené la mort sont néanmoins très singulières.
- Exhumation après vingt lunes. Os fracturés et inflammation de la membrane qui entoure le thorax et les poumons (dit Pleurésie)
Dans ce cas, je pouvais parfaitement poser un jugement. D’après mes estimations, ce cadavre était celui d’un Femme Hastane d’une vingtaine d’année, morte par l’éboulement de roches. Lorsque des Frères me l’ont apporté en revenant de chasse, le cadavre était encore assez frais. Le ventre était seulement coloré en vert foncé, l’épiderme détaché en beaucoup d’endroits, la couleur des yeux ne pouvait plus être reconnue. Des blessures se trouvaient à la tête mais elles n’intéressaient que la peau et je ne les considérais pas comme mortelles, pas plus qu’une fracture de l’os de la pommette. Cependant, j’ai trouvé du côté gauche, cinq côtes cassées et on voyait très bien les restes d’ecchymoses antérieures. La membrane entourant la partie supérieure de la cage thoracique était plus rouge du coté droit. Dans celle de gauche se trouvait un liquide sanguinolent et j’ai conclus que ce liquide n’était pas un produit cadavérique. Les deux poumons adhéraient a la cage thoracique par des endroits purulents. D’après cela, j’ai admis que cette femme mortelle Hastane était morte par suite de fractures de côtes et d’une pleurésie consécutive.
- Exhumation après une année. Fractures, gras de cadavre, momification.
Un Frère Mortanyss avait assisté à la mort d’un jeune enfant Nalkiri tué par la chute d’une roche sur sa tête lors d’une tempête. Il fut enterré sommairement et j’en fis l’exhumation une année après pour vérifier son état. Le cadavre avait des traits complètement défigurés. La couleur du corps était d’un noir brun sale, la surface était couverte de moisissures. Il était raide à beaucoup d’endroits, surtout aux extrémités supérieures et à la face, il était momifié, au point que j’aurais pu le couper comme du bois. La surface interne de la peau de la tête était saponifiée (voir le chapitre 5). L’arrière du crâne présentait une fracture important vers l'intérieure, le cerveau était diminué de volume et transformé en bouillie grise. Les poumons, diminués de volume, étaient complètement anémiques ; il en était de même du cœur qui était grisâtre, et dont on pouvait encor distinguer le tissu. La trachée et l’œsophage étaient saponifiés ; l’estomac encore reconnaissable contenait quelques restes de nourritures, les reins étaient saponifiés ainsi que les intestins, la vessie était vide. Les blessures de tête n’avaient pu être faites après la mort dans cette forme et cette étendue, confirmant le temoignage donné.
- Os exhumés.
Au printemps j’ai examiner des os mortels afin de déterminer depuis combien de temps ils avaient été enterrés, verifiant par la même occasion si il n'y avait aucune anomalie ni trace de violence. J’inscris ceci dans mon rapport : « Ces os sont ceux du crâne des membres supérieurs et inférieurs. L’individu auquel ils appartenaient doit être mort à l’âge d’une trentaine d’année. On ne trouve aucune trace de violence, les os sont intacts. Leur couleur jaune et leur fragilité me portent à croire qu’ils sont restés longtemps dans la terre ; mais il est impossible de fixer une époque exacte. Néanmoins je suis portée à croire qu’ils sont dans la terre depuis un temps plus long que celui nécessaire à la prescription des crimes les plus graves ». Ce cas ne fut que peu interessant, mais me permis d'avoir un élément de comparaison entre des os ayant subis des violences et ceux n'en n'ayant pas.
- Os d’un nouveau-né exhumé et gras de cadavre.
Derrière une maison proche du territoire mortan, j’ai trouvé une petite tombe contenant les os d’un enfant et je me fus une joie de les examiner. Outre les os, il y avait un morceau de toile grossière qui était couvert de chaux, une grande quantité de gras de cadavre d’un jaune blanc, fondant à la chaleur, enveloppant les os. Après avoir enlevé ce gras de cadavres, j’ai pu examiné les os :
Un os temporal (os au niveau de la tempe) avec trois fentes dont une plus grand que d’autre de plus ou moins 6 centimètres. Un os occipital (arrière de la base du crâne) presque entier de plus ou moins 5 centimètres. Un os frontal presque entier et en bon état de 5 centimètres. Deux os maxillaires inférieures et deux os maxillaires supérieures presque entier de 5 centimètres. Cinq fragments de vertèbres. Un humérus de 5 centimètres (os du bras, de l’épaule jusqu’au coude) enduit d’un tissu musculaire rouge brun. La clavicule gauche assez dur de 3 centimètres de longueur. Douze côtes dont la plus petite avait 5 centimètres, la plus grande 6 centimètres de longueur, assez dures et bien courbées. Les deux fémurs ayant chacun 8 centimètres de longueur. Deux tibias et deux prénonés, long de 5 centimètres.
D’après ces données, j’ai déclarés que les os sont ceux d’un enfant nouveau-né ; leur configuration et leur dimension prouvent que l’enfant a été viable et que très vraisemblablement il est né à terme ; on ne peut pas dire si l’enfant à vécu après sa naissance ; il semblerait que l’enfant n’est pas resté dans la terre plus longtemps qu’un an.
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|  | | Zalhaxa, Mortanyss

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| Sujet: Re: Les cadavres Dim 10 Aoû - 10:02 | |
| Chapitre 9
Procédé de l’autopsie
I. Dispositions générales
- Seul un thanatologiste ayant fait des études anatomiques et cadavériques peut faire une autopsie.
- Une autopsie ne peut être faite correctement que une lune après la mort.
- Pour qu’un thanatologiste confirmé puisse pratiquer l’autopsie correctement, il doit posséder tous les instruments nécessaire et en bon état. Après avoir autopsier le corps, il devra le recoudre et jeter les résidus inutiles.
- La pièce où l’autopsie est faite doit être assez large et clair ; le cadavre doit être placé dans une position commode pour l’expert et l’opération doit se faire loin de toute distraction. Il est défendu de faire les autopsies à la lumière sauf exception nécessaire.
II. Procédé de l’Autopsie
Il est quelquefois nécessaire, même pour le thanatologue, d’examiner l’endroit où le cadavre a été trouvé ainsi que les environs, de rechercher la position dans laquelle le corps se trouvait quand on l’a découvert et d’examiner ses vêtements.
Lorsque l'on voit sur le cadavre, des blessures qui ont été en apparence la cause de la mort et que l’on a trouvé des instruments qui ont pu faire ces blessures, il faudra faire une comparaisons de ces instruments et des blessures et dire si telle blessure a pu être faire avec tel instrument et si l’on peut par la position et l’état de la blessure, juger la manière et la force qu’a employés vraisemblablement le coupable.
L’autopsie se compose de deux parties :
A.Inspection extérieure B.Dissection.
- A. Dans l’inspection extérieure, j'examine d’abord l’état du corps en général puis de chaque région en particulier.
Pour l’état général, j'examine : l’âge, le sexe, la taille, la constitution et les anomalies. Par exemple : les cicatrices, les marques, les anomalies et les symptômes de maladies. Toutes ces conditions sont notée avec soin, il faudra ensuite examiner les signes de la mort et de la putréfaction. Après avoir nettoyer le cadavre de toutes les saletés qui peuvent le couvrir, telles que du sang, de la terre, du feuillage, du sable, etc. j'examine s’il y a ou non de la rigidité cadavérique, quelle est la couleur de la peau, la coloration, de certaines parties putréfiées, s’il y a lividités et taches de mort, elles devront être constatés par des incisions, afin de rendre impossible toute confusion avec des ecchymoses. Quand a l’inspection de chaque région en particulier, j'observe s’il y a des corps étrangers dans les cavités extérieurs, l’état des dents et de la langue.
Puis j'examine la tête, le cou, la poitrine, le ventre, la surface du dos, enfin les membres. Lorsque je trouve une blessure dans une partie quelconques, je nommersa forme générale, sa direction et sa position par rapport à des points fixes, sa longueur et sa largeur. Ordinairement, il est superflu de sonder la solution de continuité, puisque je verrai la profondeur par la dissection intérieure. Quant aux blessures, j'examine l’état de leurs bords et des parties environnantes.
Pour des blessures du cadavre, qui ont évidemment une origine ne se rapportant pas à la mort, les signes de tentatives de sauvetage, les marques faites par les animaux qui ont rongé, j'en donne une description sommaire. je compare les ecchymoses et les écorchures qui n’ont pas pu causer la mort.
- B. Pour l’inspection intérieure, j'ouvre les trois cavités : la tête, la poitrine et le ventre. J'ouve la colonne vertébrale dans les cas où je pense y trouver un résultat important. Dans les cavités, je décris d’abord la situation des organes, puis les écoulements de liquide et enfin l’aspect extérieure et intérieure de chaque organe. Je commence l’autopsie par la cavité où je crois devoir trouver la cause de la mort, sans quoi, je commence par la tête puis par la poitrine et je finis par le ventre.
Je pratique l’ouverture de la tête qui se fait en traçant une incision de la peau d’une oreille a l'autre et je l'enlève pour l'examiner. Puis j’examine la surface osseuse mise à nu, après quoi je scie horizontalement par le milieu du front et je la retire afin d’examiner la surface interne de cette voûte osseuse, je regarde l’état des trois membranes du cerveau et je coupe les hémisphères cérébraux par tranches ; j’examine ensuite la consistance et le système vasculaire du cerveau s’il y a des écoulements ou des corps étrangers. Je dissèque ensuite le cervelet (partie à l’arrière du crâne), la base du crâne et les sinus.
Pour ouvrir le cou, la poitrine et le ventre, il suffit de faire une longue incision allant du menton a la partie antérieure du pubis en contournant le nombril. Dans le cou je regarde le larynx et la trachée, la cavité membraneuse faisant suite à la bouche et l’œsophage, les nerfs et les vertèbres. Pour examiner le contenu de la trachée, j’exerce une légère pression sur les poumons et je pourrais ainsi voir s’il y a des liquides qui montent dans celle-ci. Dans le cas où un examen exact du larynx est nécessaire, je dois le retirer et l’ouvrir par sa partie postérieure. Pour ouvrir la cavité thoracique on coupe les cartilages des côtes, on sépare le diaphragme et on sépare la partie supérieure de deux articulations claviculaires. J’examine ensuite le thymus (corps derrière le sternum), les poumons, les bronches, la membrane entourant le thorax et les poumons, le péricarde (sac membraneux qui enveloppe le cœur) et son contenu liquide, puis le cœur que je laisse, autant que possible, dans sa situation normale.
Pour ouvrir la cavité abdominale, on incise la Membrane qui tapisse tout le ventre à l'intérieur (appelé le péritoine) et après l’examen général de cette cavité, on examine le foie, l’estomac, les intestins, la rate, les reins, la vessie, les gros vaisseaux ; et chez les femmes, l’utérus.
S’il y a soupçon d’empoisonnement, je retire l’estomac avec la partie supérieur de l’intestin grêle, et j’examine la surface interne ainsi que ce qu’il contient ainsi que le sang, l’urine, des portions du foie, de la rate pour que trouver des traces de poison.
Pour les autopsies des nouveau-nés, j’ai établis les règles suivantes :
Je regarde d’abord les signes de la maturité, de la viabilité, c'est-à-dire, la longueur, le poids de l’enfant, l’état de la peau et du cordon, la longueur et l’état des cheveux, la diamètre de la tête, l’état des yeux, les cartilages du nez et des oreilles, la longueur et l’état des ongles, la diamètre des épaules et des hanches.
Quand j’ai certifié que l’enfant est né viable, je recherche s’il a vécu, c'est-à-dire, respiré. Pour cela, je soumets les poumons du fœtus a diverses épreuves afin de constater s'il a respiré, et par conséquent, s'il est sorti vivant du sein de la mère.
- Je regarde, après l’ouverture du ventre, la position du diaphragme. Pour arriver à ce résultat, il faut ouvrir d’abord le ventre, puis la poitrine et ensuite la tête.
- J’apprécie l’étendue et la situation des poumons, surtout par rapport au péricarde (sac membraneux qui enveloppe le cœur).
- Pour retirer les organes de la cavité thoracique, on ouvre ce sac membraneux enveloppant le cœur.
- Après avoir retiré les organes de la poitrine, j’examine la trachée et les bronches.
- Puis la couleur et la consistance des poumons.
- Je retire le Thymus et je met les poumons avec le cœur dans un récipient à coté remplis d’eau froide pure et je regarde s’ils surnagent.
- Puis, je vois si les poumons, séparés du cœur, surnagent dans l’eau.
- Je fais des incisions dans les poumons, et j’observe s’il y a crépitation.
- J’observe la quantité et la qualité du sang provenant de ces incisions quand je presse les parties environnantes.
- J’incise les poumons au dessous de l’eau pour voir s’il en sort des bulles d’air.
- Enfin je découpe les poumons en lobes et les lobes en petits morceaux, pour voir s’ils surnagent tous.
Au final, si ils passent toutes les épreuves avec succès, le nouveau-né aura respiré.
III. Rédaction du rapport.
- Dans l’autopsie, l’expert doit toujours observer avec un soin minutieux et complet, mais sans donner aux explications des limites trop étendues.
- Le contenu médical du rapport est dicté uniquement par le thanatologue et d’une manière compréhensible, même pour les non initiés. Ainsi, j’évite autant que possible les termes techniques, autant que cela ne fait pas tort à la clarté. Je sépare les deux grandes divisions de l’autopsie, interne et externe, par les lettres A et B ; les ouvertures des trois cavités par I, II, III. L’examen de chaque partie spéciale devra être désigné par des chiffres qui ne s’interrompront pas pour chaque cavité, et qui se suivent jusqu'à la fin du rapport. Plusieurs parties ne peuvent pas être rangées ensemble sous le même numéro et aucun ne doit être passée sous silence.
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| Sujet: Re: Les cadavres Ven 22 Aoû - 20:31 | |
| Chapitre 10
Inspection extérieure des cadavres
L’inspection extérieure d’un cadavre soumis à une autopsie est de la plus grande importance. Elle doit être faite avec beaucoup de soin. Une précaution également très importante est celle qui consiste à mettre le plus grand ordre en décrivant les régions du cadavre lors du rapport de l’autopsie. Il est bon d’adopter un ordre déterminé, qui soit toujours le même pour toutes les autopsies. Je conseillerai l’ordre suivant que j’ai toujours employé et qui me parait logique et commode.
- Le sexe : On sait que le sexe ne peut se reconnaître vu de l'extérieur sur les cadavres complètement putréfiés. Lorsque la putréfaction n’est pas très avancée, on peut encore le constater.
- L’age : Pour les cadavres connus, il est inutile de chercher a évaluer l’âge. Mais pour les cadavres inconnus dont l’identité est ignorée, on ne peut se fonder que sur l’appréciation du thanatologue. Or il est déjà difficile d’évaluer l’âge d’un vivant dont on voit le regard, la démarche, la parole, l’intelligence, il est encore plus difficile d’évaluer l’âge d’un cadavre. La présence ou l’absence des dents, les cheveux plus ou moins blancs peuvent tromper et les rides peuvent avoir disparu par la boursouflure putride du cadavre. Un œil exercé comme le mien ne peut donner qu’un jugement à peine approximatif, à dix ou quinze ans près.
- La constitution générale : Je la juge sans difficulté, ce serait une erreur grossière de ma part que de prendre un ventre boursouflé par la putréfaction, pour un ventre doué d’embonpoint, mais ne nous arrêtons pas la dessus, je ne fais jamais ce genre d’erreur.
- Les signes de la mort : J’en ai déjà parlé plus haut. Leur examen et leur description ne doivent jamais être négligés. Mais les lividités cadavériques, l’état de la cornée, la rigidité cadavérique seront laissés de côté, lorsque le cadavre présentera déjà des traces de putréfaction, comme une couleur verdâtre du ventre.
- La couleur des yeux : C’est un signe très vague. Elle est souvent sujette à de nombreuses erreurs chez les cadavres, et de plus, la perception des couleurs est individuelle. Si le cadavre est frais et la couleur de l’iris bien tranchée, il sera facile de la déterminé. Mais lorsque la couleur est vert bleu, gris brun ou brun vert, ça sera moins facile. J’ajoute que la putréfaction altère très vite la couleur des yeux, que le blanc de l’œil devient rouge brun, puis vert noir et que l’iris subit les mêmes transformations.
- La situation et l’état de la langue : Je vais vous démontrer combien il est faux de considérer la position de la langue plus ou moins entre les dents et les maxillaires, comme un signe d’asphyxie. Néanmoins, je ne peux pas ignorer de noter si la langue est derrière, entre ou en avant des dents. L’état du tissu de la langue est plus important à examiner. Je note également si elle est tuméfiée, blessée ; surtout dans les cas d’empoisonnements douteux par les substances corrosives.
- L’état des cavités extérieures : L’oreille, le nez et la bouche. Il est rare de trouver des corps étrangers dans ces cavités ; cependant il arrive, surtout chez les noyés que je trouve de la vase, de la terre et chez les asphyxiés, surtout les nouveau-nés, je trouve quelquefois des corps étrangers que l’on a mis avec violence dans la bouche. Il y a encore d’autres circonstances dans lesquelles j’ai à faire l’examen de la cavité buccale, c’est quand je soupçonne un empoisonnement par des substances corrosives, car alors je trouve déjà un commencement de corrosion dans la bouche.
- Le cou : Il mérite dans tous les cas une attention minutieuse. La plus petite trace jaune brun peut être le signe d’un étranglement, et il y a des cas où l’inspection de l’intérieur du corps fait tellement soupçonner la strangulation, que la moindre trace extérieure sur le cou devient de la plus haute importante.
- L’état du Larynx et des vertèbres est aussi très important à examiner. Pour les vertèbres, je me tiens en garde contre un jugement trop précipité, qui ferait conclure qu’il y a une luxation ou une fracture des vertèbres par la présence d’une grande mobilité du cou. Si l’époque de la rigidité cadavérique est passée, si le cadavre est maigre ou si la graisse n’est pas figée par le froid, surtout chez les enfants, la tête est ordinairement très mobile.
- Les mains : Elles offrent des signes importants. Souvent je trouve du sang aux mains, ce qui peut être important quand je doute s’il y a eu assassinat ou suicide. La couleur gris blanc et les plis longitudinaux aux mains et aux pieds indiquent que les cadavres ont séjourné plus d’une lune dans l’eau. Du sable, de la vase, etc., dans les ongles ont aussi leur importance.
- La couleur générale du cadavre : Ordinairement je trouverai la couleur blanchâtre. Cette couleur est vert un peu clair quand les sujets sont morts d’hémorragie. Si des blessures de tête amènent la mort après une longue maladie, je trouve souvent la coloration jaune sur tout le cadavre, coloration que présentait déjà le malade pendant la vie. Mais il y a d’autres colorations importantes chez les cadavres ; par exemple, la couleur rouge brun uniforme, la couleur rouille chez les sujets qui ont été rôtis, la couleur noir charbon chez les sujets qui ont été brûlés. Quand on décrit la couleur de la peau, il faut tenir compte de la coloration de la putréfaction et de celle des lividités cadavériques.
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