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 Kaz'Xira-Elyan'Ntru

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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Mer 14 Mai - 23:19

Voilà, comme promit, j'ai débuté la rédaction de bon BG.

Sous forme de chapitres, je n'ai écris que le début de sa fin jusqu'à son éveil. Au final, la raison de sa mort. Ce qui concernera mon personnage en tant que tel sera rajouté au fur et à mesure de ses évolutions et des personnes qu'elle va côtoyer.

Ps : Je remercie Xhil de m'avoir apporter un bon coup de pouce en de judicieux conseils.

Les commentaires, peu importe si vous ne l'avez pas lu au complet, serait très apprécier afin que je puisse mettre les pieds dans la bonne traque, à mon arrivée. Smile



Déchéance

Je crois qu’il vaudrait mieux, pour nous deux, de se laisser. De retourner, chacun de notre côté.

Ces mots en tête, nul place n’était accordé au sommeil, l’insomnie était de mise, car voilà tout, sa raison de vivre venait de rompre le lien avec elle-même. Heureusement qu’il y avait de ceux qui comprenaient son mal, sa douleur, son désarrois ainsi que sa détresse. Pendant les premières heures, sa vision était altérée par le flot salé, les larmes ruisselantes sur ses joues satinées puis, c’est sur elle-même que son cœur se recroquevillait, seule la compagnie de l’amertume était d’hôte, au premier plan. Ses traits qui, de leurs renommées joviales et entrainantes, s’étaient affaissés, broyés, comme un miroir sur le gravier.

Aisément, la gitane aux sentiments noués par la tristesse, rappelait aux nombreux citadins de la grandiose Citria, à quel point ses talents musicaux étaient là, transposition parfaite de son état d’âme. Accords aux tempos lent, posés et aigus, sa lyre faisait pleurer la lune, tant la transposition en était une réalisation parfaite. Plusieurs jours s’écoulaient, alors que le seul repos que la tzigane s’offrait n’était que moment pour roupiller sur un banc, dans une chambre de taverne ou même, sur une des gargantuesques chaises de la banque, ou bien la gourde qu’elle décrochait de sa ceinture pour s’y abreuver.


Karyanna reprend toi, ne sais-tu pas que le monde qui t’entoure te supporte, tes enfants sont à part entière, raison de vivre ?

Seulement, la confiance émise par la gitane au chevalier armé d’or, aussi aveugle soit-elle, avait partagé sa cécité à la morosité, elle n’y répondait que d’un hochement de la tête. Il n’y avait qu’elle, sa lyre, puis Séphora. Cependant, lui, hors de porté, s’éloignant dans les pénombres les moins atteignables.

Toujours était-il qu’à la tombée du soleil, alors que les enfants rentraient pour se préparer à la table, le roulement des légionnaires en fonctions puis ceux qui prenaient congé jusqu’au lendemain, non loin d’un cours d’eau, d’une fontaine, d’un champ, si notes il y avait, la lyre qui était auteur de ces chants n’était alimentée que d’un seul et même sentiment, sans jamais s’épuisé.



Vengeance, sentiment à bannir.

Seule à son coin d’eau fétiche, son repère, là où normalement dans des conditions plus qu’acceptables, elle savait se repentir en elle-même et se retrouver. Tendre musique qu’était pour une fois, le silence délaissé de tourments, la femme de peau satinée laissait ses pieds au rebord de l’eau, les jambes dépliées sur la corniche. En y caressant les cordes cuivrées de son instrument adoré, le pont entre l’émission de ses sentiments et le monde extérieur, l’arrivée d’un homme à cheval captait toute son attention. Par reflex, elle chassait sa chevelure d’ébène de son minois afin d’y apercevoir, de ses deux yeux cernés à outrance, la personne en question. Après l’avoir examiner attentivement, elle retournait là où habituellement, la chose avait aisance à capter l’attention de la gitane, son instrument. À peine déposait-elle sa main sur le cordage que la voix de l’inconnu accentuait la disparition de la quiétude, causé par le hennissement du destrier.

*D’une joie même, le souvenir a son amertume, et le rappel d’un plaisir n’est jamais sans douleur.

L’homme, il savait, puis s’amusait disait-on, à ouvrir à deux mains la plaie que la jeune femme était sujette. Seulement, une femme affaiblie, mentalement, puis physiquement, n’est bonne qu’au mensonge et de surcroit, parfaite cible aux sentiments les plus fatals et à éviter. La promesse était lancée, l’homme avait pour but de l’aider à se redresser, disait-il. Elle pourrait d’une pierre deux coups, récupérer celui qui avait su cadenasser son cœur et se débarrasser d’une immonde morte à l’enveloppe charnelle bien vivante. Seulement, voilà tout, après s’être fait cisaillée en milles morceaux par de simples souvenirs auquel elle cherchait tant à mettre à l’écart, la crainte d’un nouvel arrivant passait au second choix, lorsque promesse aussi alléchante était offerte.

Rendez-vous au cimetière, que nous en rediscutions plus amplement.


Psyché distordu

Corrompue jusqu’à la moelle de vengeance, elle désirait noyer sa peine dans un flot de satisfaction, croyant pouvoir se débarrasser efficacement de celle qui autrefois, se faisait qualifiée de vampire. L’inconnu, de nouveau le bout de son nez pointé, offrait à Karyanna approche vers lui, de manière à se que discutions puisse être mise en branle adéquatement sans réveiller les morts dans un discours bruyant. La lyre religieusement cloîtrée en ses deux bras, contre sa poitrine, l’allure chétive et démunie d’assurance, elle scrutait les alentours de manière à enrayer les craintes qui hantaient son esprit.

« Cet homme, il a les yeux plus noir que les ténèbres, il ne doit pas avoir dormi depuis des jours, pauvre de lui … »

Puis, il s’approchait, lui disant qu’il lui ferait découvrir la vérité, qu’elle serait au courant de ce qui se passait entre ces deux êtres, quel lien avait-il pu éloigner à ce point Séphora de la bohémienne, la main maintenant à son front, celle-ci douce comme la soie. Une réticence, un coup de surprise, de crainte, un soubresaut vers l’arrière, momentanément, sans savoir ce qu’il allait faire. À l’heure, ses yeux se teintaient de bleu, comme certains des magistères, des maitres illusionnistes, de ceux qui pratique la sorcellerie !

Angoisse, anxiété, peur, peine, douleur, rage, colère, amertume, dédain, souffrance, peine … Tous, au même moment, semblaient vouloir s’immiscer en elle, prendre possession de son corps, de son être chétif. Sans se faire plus attendre, son rythme respiratoire s’affolait, prenait en amplitude, visiblement inquiète de perdre possession de ses moyens, de son corps. Les tremblots, la vision floue, elle vacillait un peu sur place avant que l’inconnu vienne l’assister de son autre main au crâne.

Cent pieds sous terre, même un mort aurait pu sortir de sa torpeur, tant le cri était prenant, la douleur était telle, qu’elle s’étouffait pratiquement, les veines de son cou voulaient s’arrachés de la prison de peau afin d’éclater, son cœur battait, pompait le sang à un rythme plus qu’inquiétant. À ses joues, le sang se frayait un chemin pour suivre le flot de la gravité, ayant trouvé sortie par les cavités auditives. Seulement, ni voix ni son, sortait de la femme qui peu à peu, les paupières perdaient en vivacité, venant même jusqu’à s’écrouler sur les genoux, le souffle court et à peine audible.

Délivrance qu’avait l’homme à expulser les frustrations d’être mortel au dépit de son ancienne forme, d’être si impuissant face à tant de monde. Ses doigts s’encraient sur son crâne, tant le sentiment était bienveillant à sa personne, un cri puissant de délivrance, déchirure de son cadenas. Il relâchait finalement la femme pour contempler son nouvel état, satisfait d’être enfin purifié, puis, sur le sol, gisait cette dernière qui par les yeux, avait expulsé bonne somme de sang, tout comme aux oreilles. L’esprit déchiré par tant de sentiments, tant de frustration, le flux émotionnel l’avait broyé.


Nouvelle vie.

Le noir. Le vide.

Tout ce qui reste, c'est le vague souvenir d'avoir, un jour, existé. Une existence qui fut injustement déchirée, enlevée. Au travers d'une vive rage, présente comme une plaie ouverte, se cache un amer chagrin...et le souvenir de la douceur avec laquelle son cœur avait battu.

Du néant naît l'être.

Des caresses dans l'obscurité rappelaient à sa conscience qu'elle existe. Des lèvres couvraient de plaisants baisers l'être qu’elle est, dessinant les contours de ses formes, rappelant à ses propres sensations stimulées, son appartenance à un monde physique.

Elle sentait qu'un corps, qu'une peau répond à son âme alors qu'une autre peau se colle contre son corps demeuré esseulé trop longtemps dans les ténèbres. Les sensations étaient de plus en plus appelantes, irrésistibles...Son âme implorait plus, toujours plus... Et elle reconnaissait, instinctivement, l'appel familier, désiré depuis si longtemps...Le nom n'arrivait pas à se manifester dans son esprit, mais elle savait qu’elle le connaissait....Elle en était sûre.

Pour une fois depuis une éternité, elle se sentait entièrement comblée. Elle se sentait, cependant, en même temps, succomber, sombrer. Alors qu’elle baissait les yeux, car elle se rendait compte qu’elle en avait, toute son âme est ébranlée par l'étrange vision de la créature penchée sur elle, souriante, suave, fauve, et sensuelle. Ses larges yeux noirs débordaient d'une intelligence malicieuse et d'un charme qui ne peut venir que d'un monde étranger à l'homme. Elle continuait de lui sourire, étirant ses fines mains le long de votre corps, plaquant sa douceur jusque dans les moindres recoins de son être.

Ce n'est pas tant son étrange et fascinante apparence qui éveillait le doute en elle, mais plutôt l'inverse: la créature détenait quelque chose de familier. Et tandis qu’elle remuait chaque fibre de son esprit désordonné pour savoir ce dont il s'agissait, le fait d'être incapable de savoir l’agaçait de plus en plus. C'est lorsqu'elle se relevait, approchant sa somptueuse bouche contre votre oreille, pour lui murmurer quelques mots qu’elle ne parvenait à comprendre la vérité qui la frappait, la transperçait.

-Kaz'Xira Elyan'ntru-

Cette chose arborait son visage, sa voix, son âme. Une soudaine pulsion la prenait, alors qu'un soubresaut semble la tirer du cauchemar. Une panique injustifiée habitait son esprit, où des visions et des sentiments incohérents lutaient pour avoir le contrôle de son cerveau, la suprématie de ses pauvres nerfs.

Tantôt, elle était sûre que quelque chose remuait autour d'elle, des choses mortes, découpés, qui se rassemblaient, dans un agglutinement dégoutant, pour donner naissance à votre corps. Tantôt, c'est une ombre invisible qui est assise sur elle, serrant ses griffes autour de son cou pour la faire suffoquer, tantôt des sanglots égarés dans la nuit. Mais alors, le plus dérangeant, était les innombrables paires d'yeux qui la fixaient sans ciller, sans faiblir. Puis venaient les incalculables mains qui voulaient la saisir, l’attraper, la tirer violemment. Elles la déchireraient, si ce n'était la conviction déjà installée qu’elle n’était plus que ruines.
Alors qu’elle se débattait, ses mains et ses ongles heurtent une surface froide et dure. Un silence précaire se faisait dans votre esprit, où elle croyait recouvrer sa raison.



Cent pieds sous terres.

Un sursaut effroyable, une déflagration totale en son corps. Violemment, elle retrousse l’infâme porte des enfers qui fermait hermétiquement son tombeau. D’abord, en ouvrant l’œil, scrutant les alentours pour la première fois... Non, la deuxième fois, puis en soulevant son bras qui toujours, était recouvert de ses vêtements aux couleurs aussi mortes que le feuillage automnal, son sort lui était inconnu. Nul pulsion ne soulevait sa poitrine, sa main était verte, la peau se relevait dans un simple grattement et pourtant, les chaires putrides ne la dérangeait pas, ne la rebutait pas.

Tantôt le corps du précédant propriétaire du cercueil, squelettique, tantôt les toiles d’araignées en surnombres, plombant les endroits lugubres où l’ancienne défunte gisait, ou simplement la porte de sortie vers l’extérieur, menant vers un monde bien plus vaste que son tombeau, maintenant méconnu.


« Mes deux jambes ne supportent qu’à peine mon poids, les fleurs sèches ne sont mêmes plus comparables à ma peau, tant je suis fragile, j’ai soif, j’ai faim … Non, je suffoque ! »

Puis, inconsciemment, elle se recroquevillait sur elle-même, fléchissant les genoux pour se repentir sur elle-même, au sol, forçant une quinte de toux pour se persuader elle-même de son mal, alors que son corps ne ressentait rien, que le malaise d’avoir si peu de moyens en forces motrices. Elle s’étouffait à tenter la respiration, chose qu’elle connaissait si bien, il y a peu … À cet instant précis de panique, d’énervement et d’incompréhension, ses mains ensembles, s’enfonçaient au restant des chairs qu’elle avait, ses ongles horriblement trop pointus et crochus.

La carcasse en décomposition cherchait dès lors, de se trainer hors de cet enfer de pierres qui renfermaient, ses songes, mais aussi le déclin de son ancienne vie. La clarté de la lune elle-même, perçante dans la fine brume qui miroitait au dessus des sols morts du cimetière, offrait comme premier aperçu à ce monde vaste, étincelant de vitalité mais en cette nuit, si démuni de vie. Le silence était tel, qu’elle entendait à même son crâne, des échos, des voix déformées, hommes comme femmes, criant souffrance et douleur, peine et malheur, rage et appel à l’aide.


*Les âmes, torturées par la souffrance psychologique, la démence et la folie, voilà les proies favorites de Kalos, père du peuple mortan.


Dernière édition par Kaz'Xira, Mortanyss le Lun 19 Mai - 3:06, édité 2 fois
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Xhilyan'ntru, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Mer 14 Mai - 23:29

Excellent, malgré quelques erreurs encore présentes d'adaptation de la deuxième personne du pluriel à la troisième du singulier. ^^
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Mer 14 Mai - 23:35

Je crois que le problème est réglé.
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Cendres, vampire

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Jeu 15 Mai - 7:39

Excellent BG,

Il y a des chances que nos persos s'entendent bien...

Bienvenue zombie !
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Xul'Thris, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Jeu 15 Mai - 15:25

Woooah!

J'adore. C'est rare que je lis des BG, mais celui là m'a capté en lisant quelques lignes.

Très beau travail. C'est imprécis, beau, bien dit, mystérieux et ça a pourtant un côté familier. On y voit même des événements vécu En-jeu véritablement (Haze et Sephora, par exemple).

C'est génial Very Happy
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Jeu 15 Mai - 15:53

Bien sur, tout ça c'est du vrai.

C'est ce qui est bien, selon moi, avec le nouveau système. Ça me permet de montrer plusieurs aspects qui se sont vraiment passés, pas que du tout nouveau.

Le monde aime se reconnaître dans les histoires. Smile D'ailleurs, je me mettrai à la rédaction d'un journal, lorsque je pourrai jouer. Chacune des personnes qui se démarqueront à mon personnage seront évoqués. ^^
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Vincent C., Hastane.

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Jeu 15 Mai - 17:52

C'est à tout tuer!

Quoi de mieux quand on est à Mortancia ? Razz
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Lun 19 Mai - 3:05

Bon, le forum refuse que j'allonge mon texte, alors je le poste ici. Toujours, je suis avide de vos commentaires et je refuse de croire qu'il n'y en ait aucun mauvais. Mad


Obtention de réponses

Les premiers pas en la citée morte, refuge du peuple Mortan, morts et mortes-vivants marchaient d’un pas boiteux en toutes directions. Jamais elle n’aurait pu deviner qu’ici, chacun étaient frères et sœurs, depuis son éveil elle croyait qu’elle n’était qu’unique fille du suprême seigneur Kalos, guide des âmes défuntes. Elle dévisageait presque tous et chacun qui la surnommait de ce qualificatif, accablée d’une ignorance totale sur le sujet. Pourtant, Zxi, mort-vivant encapuchonné venait lui offrir les premières salutations qui à son sens, semblaient plus claires.

« Ici, nous sommes tous frères et sœurs, car Kalos est notre père, tu lui dois fidélité. »

Ainsi donc, elle venait de se trouver famille sur qui compter, alors que son psyché était encore si troublé, encore engourdit.

Quelques journées plus tard …

Le dos arc-bouté, les deux coudes postés sur ses genoux, son visage qui, lentement commençait à se décomposer comme l’anatomie du corps le dictait, portait comme air celui d’une rêveuse. Dans un sursaut de surprise, elle redressait la colonne au mieu de ses forces pour juger la personne qui se trouvait devant elle.

« Bonsoir, homme tout vert de pEAu et qui à sa dextre a pour ami une bête à quatre pATTes »

Ainsi donc, la rencontre du premier Gorlak depuis sa réanimation lui dévoilait valeurs et provenances des Cilias du Mortulum, usuellement nommés comme Narshoul et Kalos. Seulement, Kaz’Xira avait toujours le même regard qu’à son habitude à la vue d’un mortel, de son œil unique actif, l’autre clos en permanence, elle jugeait le visage de son interlocuteur au cœur battant avec une certaine obsession, une attention méticuleuse. Même après la mort, elle trouvait quelque chose à envier, questionnement auquel elle se torturait l’esprit.

« Pourquoi, après m’être fait dire que nous, ENFants de Kalos, création parfaite de ce monde, sommes démunis de la bEAUté qu’offre la peau des morTELS ? La mienne tombe … J’aimerais tant avoir de ce charme, avoIR la peau d’une mortelle et ainsi panser la lacune que Kalos ait omit. Il m’est maintENANT impensable de savoir les autres avec ce talent, ce charisme, ce pouvoir d’attraction, il me la faut ! Le peuple Mortan se doit d'être supérieur et ce, dans tout LES domaines.»



Obsession

Si jamais elle n’avait pas glace pour maudire sa laideur, seule, elle avait pratiquement la conviction d’y voir son faciès dans la paume de sa main. Sa main venait soigneusement tenter de replacer quelques lambeaux de peau qui se desséchaient en les caressants, le visage démontrant parfois une certaine mélancolie et parfois une rêvasserie prenante, tombant même dans une méditation que l’on pourrait rattacher au sommeil et au rêve, cherchant à y trouver solution à sa laideur.

Elle qui jamais ne savait se tenir convenablement depuis son éveil, la colonne flétrie par la mort, les os distordus ou simplement trop faibles, tentait de reprendre de bonnes habitudes. Non pas pour sa mobilité ou pour faire la discutions dans de plus amples conditions, mais bien par soucis d’esthétisme.

« Qu’as-tu donc à faire fixation sur la beauté, le charisme, Kaz’Xira ?, se disait la femme défunte depuis maintenant plusieurs longues semaines. »

Seulement, dans l’heure, même elle ne savait surement pas pourquoi elle y était autant rattachée. Peut-être n’était-ce seulement depuis qu’elle avait constaté la lacune de son peuple face au restant de Teilia qu’elle y adoptait une telle importance, où simplement l’instinct profond que son passé y avait là un rapport fondamental.

« Kalos, je t’en prie, moi ta fille depuis récemment, te le demande à genoux, offre moi peau et chair qui serait à la mesure de ta puissance, de ta magnanimité ! »
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Dim 25 Mai - 13:25

Douloureux souvenirs

Le livre à la main, les yeux obscurcis comme le charbon plongés à même celui-ci, sans trop regarder devant elle où déposait ses petits petons, c’est sur les genoux qu’elle s’affalait sur les rochés au sol qui lui arrachaient encore plus de peau, elle qui déjà était si sensible depuis quelques temps. En retournant sa tête vers l’arrière, elle dévisageait sans relâche l’objet de sa chute, fascinée par celui-ci. Une main devant l’autre, cherchant à s’approcher de celui-ci pour mieux l’observer. L’on aurait pu la croire atteinte de cécité, si jamais quelqu’un la voyait si proche de l’objet, à le scruter, sans jamais y déposer quelconque doigt. La lyre, objet à corde qu’utilise les bardes, les ménestrels, les artistes. Sans savoir pourquoi, en déposant fébrilement la main dessus, en y caressant les cordes de manière obsessionnelle, tous mouvements se coupaient, crispant les traits de son visage.

Une illumination, comme une lumière trop puissante, venant d’une source incertaine, douloureuse, insupportable ! Elle venait se prendre le crâne à deux mains, le serrant si fort qu’on aurait cru voir zombie cherchant à se faire éclater la cervelle. Elle criait, si fort, que les corbeaux qui s’séjournaient, peu importe la température ou les conditions et qui restaient immobiles, prenaient leur envol. Le cri d’une sœur qui anormalement, criait la souffrance, de toute son âme. Souvenir de tants d’émotions, de la déchirure de son psyché, lors des derniers instants de sa vie de mortelle, quel désagréable sensation. Ses yeux se plissaient comme si elle portait la hargne à quelque chose d’imprécis, regard meurtrier et en même temps souffrant. Elle se recroquevillait, tout près de l’instrument, les deux mains sur sa tête, incapable de bouger, gémissant et parfois, échappant en son pouvoir, criait de nouveau, haut et fort, son tourment.

Elle connaissait maintenant l’effet de la souffrance, lui retirant un poids sur l’âme. Car désormais, fébrile de cette épreuve, savait qu’elle existait, savait son existence. Les douleurs de sa mort n’avaient plus de secrets pour elle.
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Ven 29 Aoû - 12:58

Bonjour ! Voilà le début de mon aventure pour ma transformation, bonne lecture ! J'écrirai le restant ce soir quand j'arriverai chez moi.

Ps : De petits mots, pour me dire ce que vous en pensez, ce serait bien aussi. Smile Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit de texte et je crois que je ne suis pas au plus haut de ma forme.



Un pas de plus vers son but.

Chaque jour, chaque nuit, elle se tenait devant la glace, son miroir fétiche, à sa chambre assignée. Elle passait sa main avec nostalgie à son visage, cherchant à se remémorer des anciens souvenirs. Elle se souvenait d’un temps où son faciès était toujours recouvert d’une peau foncée, bronzée et soignée, basanée. Depuis tout peu, elle avait nombreux signes tribaux à son visage, longeant sa joue ainsi que son menton. Seulement, son engagement avec les Gorlaks, lors de la dernière aventure en Citria, la grande et prospère citée lui avait coûté une partie de son visage remit à neuf par un rituel organisé par Atraxaz. Elle avait retrouvé jeunesse, au dépend de la jouvence d’une Nalkirie. Hélas, cela n’était plus d’actualité, avec son visage qui avait été ravagé comme jamais par les flammes et les décrits qui éclataient dans tout les sens, tout les côtés.

Elle avait souvenir aussi, d’une mise en garde de son frère, depuis peu adoubé de son titre Shaman.


Tu devras, impérativement, pour que le processus soit correctement en place, réitéré ce rituel, par quelques fois.


Ainsi, alors que la nuit venait de tomber, elle dessinait comme à son habitude, à l’aide de ses deux index, une ellipse parfaite, qui étincelait d’une aura violacée. Son corps se matérialisa non loin de la ville neutre, Tyrmiar. Avec chance, peut-être tomberait-elle sur une proie aisée à maîtriser pour finalement l’emmener avec elle.

Après quelques paroles chuchotées, un fin linceul fantomatique venait couvrir son corps svelte, ne laissant voir que son visage à moitié couvert par sa chevelure, ainsi que l’ombrage de sa capuche. Une main portée à sa poitrine, là où normalement le cœur se situerait, elle venait de sursauter à la vue d’un Hastane, fièrement équipé d’un harnois en or et d’une hache gigantesque.

Heureusement, son visage ne lui était pas inconnu, et peut-être qu’heureusement avec de la chance elle ne subirait pas les attaques monstrueuse d’un fer aussi pesant.

Louen, chevalier Louen, je suis moult heureuse de vous rencontrer pour une seconde fois. Je me sens à ce moment un brin plus léger, je vous l’avoue.

Le chevalier se contentant de garder le silence en dardant la femme qui se tenait petitement devant lui.


J’ai, ici, en ma possession, un bien qui je le crois vous appartient. J’ai eu vent qu’un de mes frères avait réussit à mettre la main dessus et j’ai cru bon y déposer mon grain de sel, pour vous rendre service. Ses paroles étaient mielleuses, remplies de malices et de sous-entendus. J’ai le désir de passer une entente avec vous et de voir à quel point chérissez-vous l’objet qui autrefois a su unir votre amour avec votre Dame. En change de celui-ci, de ce bracelet unique en ce monde, vous viendrez séjourner en la citée Morte pour m’offrir de votre robustesse. Car nous ne nous le cacheront pas, de tout les guerriers de Citria, vous êtes l’un des plus redoutables, et un desquels je n’aimerais pas me frotter. Ainsi, je vous donne ma parole, si vous venez et acceptez mon offre, je vous le rendrai sur le champ. Aucun mal ne vous sera fait, je vous donne ma parole, et celle-ci n’est pas à craindre. À ce moment, ses lèvres fines esquissaient un sourire bienveillant, observant le chevalier qui semblait en tout point pesant de questionnements et d’hésitations.

L'amour pour sa dame devait être unique, car peu de temps après son monologue, une porte en direction de Mortancia venait d’être ouverte afin de laisser les deux personnes y entrer.

Une fois arrivés, les regards déviaient sur la femme voilée, mais encore, bien plus particulièrement sur le chevalier. Le dévisageant étrangement, les complices arrivaient à la place publique, non loin du feu. Atraxaz, la personne requise pour le rituel s’y trouvait. Un chuchotement en remerciement à Kalos s’échappait à se moment de la femme au visage brûlé.

Maintenant trois, le trio allait prendre place dans l’endroit où les statues avaient été érigées en l’honneur du père, Créateur.

Armé d’une aiguille et d’un fil, tout deux trempés dans de la terre cuite et une mixture que l’on ne pourrait distinguer, il commençait un travail à même le poitrail du guerrier, lui dessinant un signal tribal, avec peine et misère cependant. Le corps athlétique du chevalier ne laissait pas place à la guerre, il était résultat de nombreuses années de labeur et de travail sans relâche. Une fois la création artistique terminée, Atraxaz s’approchait de la liche qui s’était, au paravent, retiré de sa toge fantomatique, examinant son faciès avec une de ses mains. Finalement, tout en pinçant les lèves, il exécutait sa besogne come prévu, sans changer ses plans. Quelques gémissements tout bas se laissaient entendre à la grande surprise de son frère en la voyant à se point accablée par la douleur de ses outils. Elle était rongée par la douleur, incapable de retenir ses plaintes, cependant toutes basses.

Elle s’approchait de Louen puis en ouvrit la bouche, de nombreux filaments argentés venaient quitter le symbole à la poitrine de ce dernier pour venir se perdre en sa bouche crispée par la douleur. Son visage s’illuminait un brin, laissant voir la réparation des tissus avec vitesse, son faciès masqué dorénavant d’une peau soignée, jeune et fraîche.

Le processus semblait prendre une tournure différente de la première fois, celui-ci ne désireux de continuer son processus, la liche tombait sur ses genoux, sa toge s’empoussiérant en un souffle, la laissant là, contre le sol, flambant nue. Son corps n’était plus le même, il avait complètement changé. L’on pourrait pratiquement croire qu’une des femmes Nargolith s’était évanouie contre le sol. Ses cheveux argentés, signe qui normalement lui aurait valu un signe de vieillesse, s’assombrissaient pour lui donner une teinte d’ébène.

Le corps flambant nu de la Mortanyss gisait sur le sol, inerte, sans aucunes forces ni conscience.
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Vincent C., Hastane.

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Ven 29 Aoû - 14:34

Le temps de Succube est donc arrivé ? ^^

Bien joli tout ça, Mitchy boy.

In this cluuuuub!
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Zalhaxa, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Ven 29 Aoû - 14:36

Et non, elle nous a fait une surprise en revenant Vampire Smile

_________________
Approchez.
La Forêt vous offrira ses plus Beaux Secrets,
La seule chose qu’elle vous demandera,
C’est un peu de votre personne…
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Ven 29 Aoû - 14:46

Pour être fashion, faut pas seulement faire semblant de porter des vêtements. Il faut des vêtements.

C'est primordial. En plus ... Le rôleplay de la succube ira très bien avec le vampire, c'est tout les deux du pareil au même.
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Kazaroth, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Sam 30 Aoû - 1:10

Aller Kaz! Dit le que je t'ai tiré a pile ou face pour savoir quelle évo tu as choisit! Razz

P.S: Tu l'as dit Jo! In this cluuuub! Razz
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Kaz'Xira, Mortanyss

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MessageSujet: Re: Kaz'Xira-Elyan'Ntru   Ven 5 Sep - 1:30

Kazaroth, Mortanyss a écrit:
Aller Kaz! Dit le que je t'ai tiré a pile ou face pour savoir quelle évo tu as choisit! Razz

P.S: Tu l'as dit Jo! In this cluuuub! Razz

Voilà, c'est avoué.

Mais tu aurais très bien pu triché pendant que je regardais vicieusement la revue summum.
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