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 [BG] Eazox

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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: [BG] Eazox   Sam 18 Nov - 1:40

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Azghaz, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 20 Nov - 0:28

J'ai hate de voir cela, ayant vus tes talents d'écrivains, c'est un des BG que j'attends le plus. Smile
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Glopork Kleg, Nalkiri

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 20 Nov - 0:47

Malade ton BG Eazox, il bat tous les précédents! Rolling Eyes
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Khanax, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 20 Nov - 0:50

Son Bg est sans contre dit le meilleur de tout les Mortanyss Razz C'est une blague je comprend que tu veux attendre pour le poster jocolor
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Vincent C., Hastane.

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Dim 3 Déc - 22:50

Je commence à avoir bien hâte de voir ce BG là moi! ^^ Pour l'instant, disons qu'il est bien ... "basic" Razz
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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Mar 19 Déc - 13:31

J'ai hâte de voir la suite de ton bg. Razz
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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:27

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:29

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:31

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:33

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:35

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:36

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 12 Nov - 19:37

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Vincent C., Hastane.

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Ven 14 Mar - 9:45

Le BG que j'ai lu et relu le plus souvent. Il est long, soite. De mon opinion cependant, il en vaut bien amplement la peine. Quoi dire de plus que : Perfection ? Razz
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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Mar 9 Sep - 21:17

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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Mer 10 Sep - 22:36

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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 11:58

Citation :
Nom: Eazox
Race: Mortanyss
Race Antérieure: Nargolith
Forme: Chevalier de la Mort et Fantôme

L’aube se levait partout sur les landes de Teilia. Partout en fait, sauf sur la Nécropole, Mortancia, où l’obscurité régnait depuis la création de la Cité des Morts. Aucune parcelle de lumière ne parvint à toucher la caverne, permettant ainsi à Mortancia de garder son aspect sinistre. Comme à son habitude, la Cité des Morts se démarquait par son calme. Un peu partout, les Mortanyss s’affairèrent à leurs affaires. Certains commençaient tandis que d’autres ne faisaient que continuer leur travail entrepris pendant la nuit. Bien que pour Mortancia, le concept de jour et de nuit n’existe pas réellement, les Mortanyss tentent tant bien que mal à s’ajuster à cette manière de vivre pour les mortels. Mais pour les Mortanyss, la nécessiter de s’adapter au mode de vie des mortels passait en second rang voir même tierce dans les priorités de la Famille. La bibliothèque se retrouva rapidement au centre des discussions. Certains Mortanyss rapportaient ce qu’ils avaient vu à l’intérieur de celle-ci. Les rumeurs ne tardèrent pas à s’étendre aux quatre coins de la Nécropole.

Entre deux étagères de la grande bibliothèque de Mortancia se tenait debout, depuis quelques instants déjà un Chevalier de la Mort, véritable figure mythique des Mortanyss. Dans ses mains gantées se trouvait un livre, ouvert à une page indéterminée mais qui attirait l’attention du Mortanyss depuis un moment que l’on ne pourrait définir la durée. Plusieurs des siens défilaient devant lui mais, ceux qui formaient sa Famille n’osaient point déranger l’Aîné. Pris quelque part au fond de ses pensées, le Mortanyss ignorait totalement leur présence. Il ne pensait qu’aux derniers mots qu’ils venaient de lire. Un chandelier se trouvait allumé tout près de lui faisant en sorte que sa propre ombre se mit au travers de son champ de vision, assombrissant chaque lettre présente dans l’ouvrage qu’il tenait. Cette ombre qui masquait les termes qui s’enchaînaient faisait en sorte qu’il se retrouvait des années en arrière, dans une toute autre vie où il se démarqua particulièrement dans le domaine de la Diplomatie. Plus particulièrement, l’ombrage lui rappela ses origines, sa véritable origine même. Mais contrairement à ce que les rumeurs veulent bien faire croire, son passé l’approche bien plus des Nargoliths qu’à celui des Hastanes. Il marqua une pause dans sa réflexion, maintenant le regard rivé sur ce livre, responsable de l’état dans lequel il se trouvait actuellement.

À cette pensée, le Mortanyss ne put s’empêcher d’esquisser ce qui pourrait ressembler à un sourire, du moins, dans ses pensées, c’est bien la réaction mortelle qu’il voulait exprimer. Si la Famille mortanne prenait une place considérable dans sa vie, son esprit conservait la même nature d’antan. Cachées quelque part au fond de son âme se trouvait encore les tendances qui l’animaient jadis. Certains de ses Frères et Sœurs percevaient en lui ces traits de sa personnalité qui le caractérisaient. Pourtant, jamais il n’usait de ses capacités pour duper un membre de sa Famille mais certains avaient eu l’occasion de le voir à l’œuvre pendant quelques discussions concernant des sujets touchant de près ou de loin les Mortanyss et on ne pouvait nier ce « talent » qu’il possédait. De plus, des brides de son passée lui revenait peu à peu, le hantant même à certaines occasions. Longtemps, il se demanda si il faisait parti d’une exception en revivant la vie qu’il vécue jadis. Au départ, il croyait même faire des cauchemars ou de simples visions mais rapidement il prit connaissance que ce qu’il voyait n’était en fait que les brides de son passée. Récemment devenu Chevalier de la Mort, le Mortanyss réussit finalement à résoudre ce puzzle, amassant et plaçant dans un ordre concret tous les morceaux qui formaient son ancienne existence, son autre vie. Il inspira profondément puis étouffa un léger rictus lorsqu’il pensa à ce réflexe de mortel qui parfois l’animait, tel une vieille habitude et finalement expira. Oui, il savait à présent la Vérité sur sa propre existence. Si Kalos laissa à sa mémoire la fin de sa vie ainsi que le récit de la seconde vie qu’il inventa pour les besoins de la cause à une époque lointaine, c’était vraisemblablement pour lui faire comprendre que même le plus doué des espions ne pouvait point cacher son apparence à un Cilias. Pourtant, cette éventualité lui parut beaucoup moins plausible, voir même ridicule. Par contre, il ne désirait point se pencher sur cette question puisque selon lui, cela représentait une perte de temps total. Si au départ, Kalos savait qu’il ne pourrait pas se rappeler de cette vie antérieure, sa véritable, il ne pouvait pas réellement cerner les motifs de cette décision. Mais en y repensant bien, il se rendit compte que le Cilias jouait à un jeu considérablement dangereux, son Père ne pouvait lui cacher sa véritable identité pour bien longtemps et les véritables motifs de Kalos ne lui seraient probablement jamais révélés. Pourquoi prendre un tel risque alors? Bref, plusieurs hypothèses circulaient les une après les autres dans sa tête mais, il savait pertinemment que pour quiconque, il sera toujours impossible de cerner les véritables motifs de Kalos lorsqu’il le choisit, lui, pour en faire un membre de la grande Famille Mortanyss. Mais rendu au point où il se trouvait, l’intérêt sur la question du pourquoi Kalos en fit un de ses fils n’occupait plus réellement ses priorités. Bien d’autres choses alimentaient le rythme de sa vie à présent.

En tant que Nargolith, il peut avouer avoir réussi sa vie, dans la perspective de ce peuple. Évidemment, il ne pouvait nier le fait que son éducation lui permit de parfaire son rôle dans la société Nargolith. D’un certain point de vue, on le voyait comme étant un être prétentieux et avide de pouvoir. Mais cette manière de le percevoir ne se reflétait pas dans la société Nargolith. Puisque tous les Nargoliths nourrissent pratiquement les mêmes ambitions et adoptent sensiblement les mêmes méthodes pour parvenir à leur fin. En fait, c’était ce que le Mortanyss analysa dans les nombreuses rencontres qu’il fit avec son ancien peuple. Pourtant, au fond de lui, il résonnait de la même manière qu’eux et il savait pertinemment qu’il était fait comme eux. Cette évidence, il ne la niait aucunement, étant parfaitement conscient de cette facette toujours présente dans sa personnalité. Évidemment, il réussit à créer des liens particuliers avec certains membres de ce peuple sombre. Chaque contact qu’il faisait avec ces derniers avait comme conséquence de remonter certains souvenirs enfouis profondément dans sa mémoire. Jadis, il fût un espion renommé au sein de cette race. On faisait également régulièrement appel à ses services. Ses talents d’acteur le servaient à merveille dans sa profession, changeant de personnalité régulièrement, donnant ainsi une arme de plus au processus de domination des Nargoliths sur les landes. Puis le mot acteur lui fit faire un lien vers sa jeunesse où il monta régulièrement sur les planches du théâtre de Sombrum où il développera un autre talent qu’il utilise à l’occasion encore à ce jour : son talent d’orateur. Sa jeunesse, où il se percevait aujourd’hui aussi innocent qu’un Zombie dans un monde où les jeux de coulisse visant à s’accaparer de plus en plus de pouvoir règne. Car à présent, le voile qui jadis jetait un ombrage sur ses yeux disparut complètement pour révéler une société où le pouvoir joue un rôle déterminant dans ce que les Nargoliths appellent la Démocratie. Pourtant, il se rappela que l’opinion, qu’il émettait présentement, fut toujours celle qu’il entretenait à l’égard des Nargoliths et même celle où il était un représentant de ce peuple.
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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 11:59

Même si il ne désirait pas se remémorer toute son histoire, le Chevalier de la Mort ne pouvait s’empêcher de se remémorer le passé qui le forgea jadis. Certes, l’avantage social qu’il jouit dès sa naissance ne pouvait que l’aider dans son cheminement dans une société aussi complexe. Être la progéniture de parents qui font parti des hautes sphères, ce que ce peuple appelle communément la Noblesse ne peut point nuire au développement d’un enfant. Naître et mourir dans le Pouvoir, tel est la vie idéale que chaque membre du peuple de l’Ombre (ainsi que de la Lumière) espère vivre. Il en va de soi, leur nature est faite ainsi. Mais à bien y penser, tous les mortels sont ainsi, peu importe leur origine. Chez les Mortanyss, on ne retrouve pas ce problème, on vient tous de la même source : Kalos. Pourtant, jamais dans son éducation, son caractère critique envers les siens ne fût développé. Ce n’est que plus tard qu’il eût la chance d’établir des comparaisons alors qu’il exerçait son rôle de diplomate. Sans jamais abandonner les planches, il continua à performer dans les nombreuses pièces de théâtre qui animaient la vie culturelle de Sombrum. Tout comme ses parents l’avaient fait, il se donna corps et âmes à l’Union, Baronnie qui regroupait et encore aujourd’hui les Arts et la Culture ainsi que la Diplomatie Nargolith. La Noblesse, signe inconditionnel de prestige dans cette race amenait la jalousie chez ceux du bas mais pour lui, rien ne dépassait en terme de pouvoir la notoriété. L’influence que la notoriété peut apporter à un individu ne possède son égal. Voilà ce qu’il considérait et qu’il considère encore comme le véritable pouvoir.

Oui, la notoriété, tellement influente qu’elle est même présente chez les Mortanyss. On ne peut nier ce fait. Uniquement être un Aîné au sein de la grande Famille mortanne apporte une notoriété considérable tant parmi les siens que chez les autres peuples. La notoriété influence tous les domaines, que ce soit la religion, l’armée, la diplomatie, peu importe ce que l’on exerce comme métier, la notoriété est toujours présente. On se base sur une réputation pour faire confiance à quelqu’un. Jamais en tant que Nargolith, il n’osa organiser un complot pour écarter quelqu’un de son chemin. Il préférait évoluer dans l’ombre, faisant de la discrétion son arme principale. Ses multiples visages lui permettant de connaître à peu près tout sur les landes. En tant qu’espion, il n’avait pas son égal. Il jouait dans une classe à part, bernant même les autres peuples. Reconnu comme étant un gentilhomme à la surface, personne ne pouvait se douter qu’il figurait parmi les personnes les plus recherchés des landes. Mais pourtant, jamais on ne le reconnaissait sous sa véritable identité. Rapidement, il avait fait de l’ombre son amante, toujours fidèle à lui. Cette ombre causée par la lumière, si cher aux Nargoliths, l’ombre et la lumière, voilà un concept qui assure la survie des Nargoliths. Sans lumière, l’ombre n’existe pas, sans ombre, la lumière perd son véritable pouvoir, celui de révéler. Un Nargolith ne saisissant point le concept d’Ombre et de Lumière ne peut revendiquer appartenir à ce peuple. L’Ombre et la Lumière, ce fameux pouvoir que peu connaisse et encore moins le possède. Voilà pourquoi selon lui, ce peuple reste et probablement restera un mystère pour l’ensemble des races de Teilia. Aujourd’hui, même si il appartient maintenant aux Mortanyss, jamais il ne dévoilera ouvertement ce secret. D’abord parce que les Nargoliths représentent de puissants alliés. Mais encore, jamais il ne trahira son peuple d’origine. Car on pouvait bien dire ce que l’on voulait au sujet des Nargoliths, il ne pouvait nier lui-même le fait que le système politique et social Nargolith se veut très bien développé pour favoriser l’élitisme de cette race. En même temps, il pouvait même dresser bien des similitudes entre son peuple d’origine et celui qui l’adopta. D’une part, si les Mortanyss restent conscient qu’ils oeuvrent tous pour une même cause, c’est-à-dire, l’élévation de la race, puisque ici, on ne parle pas réellement d’une domination sur les landes mais bien du développement de celle-ci sur Teilia, du moins tel était son avis, les Nargoliths quant à eux établirent un système pour que tous oeuvrent pour le bien être de la race, ce que l’on appelle communément l’élitisme, ce mot regroupant les désirs de ce peuple. En soi, il savait bien que peu de personnes sur les landes prennent conscience de ce fait, même que lui-même doute fortement que ce soit tous les Nargoliths qui prennent connaissance de pour qui ils travaillent réellement mais ça, on pourrait fortement appeler ça de la manipulation par le Gouvernement, une chose nécessaire dans une race au caractère des Nargoliths. Si son allègement aux Mortanyss et envers Kalos se forgea sans condition, il restait tout au fond de son âme un Nargolith, et ça il le savait très bien. Pour lui, une chose ne pouvait être plus clair à son esprit, bien qu’il soit un Mortanyss jamais il ne reniera ses origines, du moins envers lui-même. Mais en même temps, comment le Chevalier pouvait-il y songer?

« Pourtant, tu as réussi à renier ton peuple. »

Cette voix qui résonnait dans sa tête, il la connaissait bien. Habituellement, il ne pouvait garder son calme mais cette fois, il comprenait le sens des propos. Il était emprisonné dans un de ses songes. Cette voix fût celle d’Erzë Hazael, c’est-à-dire l’esprit qui devint Eazox. La voix d’Erzë teintait de vérité. Il ne pouvait nier qu’il prit la lourde décision de quitter les Nargoliths et de se refaire une vie chez les Hastanes sous le nom d’Arnaud d’Ulrich. Cette décision, il l’avait mûri bien longtemps, sachant qu’il ne pourrait vivre encore avec de multiples identités encore très longtemps. La raison de ce choix, il désirait par-dessus tout la garder pour lui, juste lui. La raison se caractérisait particulièrement par sa simplicité, jamais il ne voulut exposer à son véritable peuple cette faiblesse et il ne désirait pas la partager avec quiconque. Même les personnes les plus concernées ne savaient même pas qui il était réellement. Même les personnes qu’ils côtoyaient régulièrement ne voyaient en lui qu’Arnaud d’Ulrich. Même les Nargoliths qui l’avaient bien connu auparavant voyaient en lui Arnaud d’Ulrich, tous sans exception, mêmes les membres de sa Famille. L’espionnage, il l’avait toujours considéré comme un art. Le jeu d’espionnage, il le percevait comme l’accomplissement d’artiste accompli, la pièce de théâtre la plus difficile à jouer où seul une poignée de gens y réussissent. Et, Erzë faisait parti de cette poignée. Son plan fonctionna d’ailleurs à merveille puisqu’il disparut complètement de la société Nargolith. Il réussit à se créer une toute nouvelle vie, de toute pièce. Il orchestra sa renaissance dans un autre peuple. Pour Eazox depuis que sa mémoire lui permettait de tout savoir sur son passé, son autre vie, Erzë et Arnaud fusionnait ensemble pour former qu’une seule et unique personne : Eazox, l’être parfait selon lui, il caractérisait l’équilibre parfait entre les deux personnalités fortement distinctes des Nargoliths et des Hastanes. Mais du point de vue du Mortanyss, il en allait tout autrement. Puisque lui, il connaissait la vérité. Les deux personnalités qui l’animaient continuellement, il les utilisait dépendamment de la situation. Évidemment, face à sa Famille, il révélait la personnalité bien veillante d’Arnaud où il jouait le rôle du grand frère attentif à ses autres frères et sœurs. Puis devant les autres peuples, particulièrement lorsqu’il se trouvait en mission diplomatique, le Mortanyss se servait de la personnalité d’Erzë, son véritable visage en fait. Si en tant que Nargolith, il savait usé des mots pour persuader ses homologues, en tant que Mortanyss, il trouva une autre arme à son arsenal : l’intimidation. Oh! Ce n’est pas parce qu’il ne l’utilisa jamais en tant que Nargolith mais il ne pouvait pas se définir comme quelqu’un à craindre en combat individuel. Cependant, en tant que Mortanyss, il savait que l’intimidation représentait une facette du jeu à exploiter. Toute cette introspection sur sa personne le ramenait à revivre certaines situations. En fait, si le fait de vivre parmi les Hastanes et entant qu’Hastane lui donna une autre vision de Teilia, il conclut facilement que chaque peuple a sa propre vision du bien et du mal, tout est relatif, finalement.

Le Chevalier de la Mort se considérait chanceux dans tout son cheminement. Pour un, il pouvait d’une certaine manière se vanter qu’il vécut trois vies bien distinctes. Et contrairement à ses frères et sœurs, il parvint à ressusciter à deux reprises, une fois par sa propre initiative et une autre fois par celui qui allait devenir son Père à jamais, Kalos. En lisant les mots, cette toute dernière partie du livre qu’il tenait à l’aide de ses mains d’Abyssium, il ne put s’empêcher d’avoir un brin de nostalgie, se rappelant divers passages de son passé. Et il ne pouvait nier la vérité que chacun des mots soutenaient. Puis, ses pensées se dirigèrent vers une autre sorte de vie qu’il eût l’occasion d’expérimenté, celle d’un être immortel comme un Mortanyss. Car cette vie représente à présent beaucoup plus pour lui que les deux autres qu’il eût l’occasion de vivre. Puis un souvenir lointain vint réanimer sa mémoire.

La Première Mort

Entouré de deux Légionnaires, il trouvait assis dans une salle où la luminosité de la pièce se voyait assurée que par une simple chandelle. L’effet d’ombrage agissait tel un voile sur son visage, masquant partiellement son visage. Il leva les yeux balayant la salle du regard. Aucune fenêtre ne laissait passer les rayons du soleil et pire encore, l’air pure, celle bonne à respirer s’absentait à un moment aussi fatidique. À chaque respiration, il se sentait mourir peu à peu, puis lorsqu’il expirait, il intoxiquait davantage la pièce. Jetant un coup d’œil aux deux Légionnaires, il leur adressa un léger sourire narquois. Fixant le sol, il plongea au plus profond de ses pensées, à la recherche de quelconque indice qui pourrait le conduire vers la raison du pourquoi il se trouvait présentement dans cette situation précaire. Jamais personne ne put réussir à se vanter de l’avoir attrapé et pour lui, la perspective qu’un Hastane découvre sa véritable identité et qui il est et était le dégoûtait au plus au point. Il soupira légèrement et releva ses yeux vers le plafond. Puis un grincement se fraya un chemin jusqu’à ses oreilles, plongeant son regard vers la source de ce bruit, il vit d’abord un faisceau lumineux traverser une partie de la salle, on venait d’ouvrir une porte vraisemblablement. Un homme, un Légionnaire fit son entrée, suivi d’une femme. Celle-ci s’approcha de la table et prit place devant lui.
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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 11:59

Soudainement, tout ce qui l’entourait bascula complètement. Il jeta à nouveau un coup d’œil à la personne assise devant lui et il ne pouvait pas faire erreur sur son identité. Il la détailla longuement, définissant chacun de ses traits et ce même si ce geste ne s’avérait pas particulièrement nécessaire. L’Hastane sortit un livre qu’elle ouvrit devant elle. Elle leva ses yeux vers lui, puis les rabaissa immédiatement lorsqu’elle croisa les siens. Un mince sourire prit forme sur ses lèvres. Peut-être, il allait mourir mais il ne raterait pas une autre occasion de s’amuser, surtout cette dernière fois qui paraissait très intéressante. Si au départ, il se sentait trahi, un mot désormais trottait dans sa tête : vengeance.

-Alors, pourrais-je savoir ce qui m’amène ici?

Rapidement, il perçut un geste de nervosité chez l’Hastane. Elle releva la tête puis s’adossa au dossier de sa chaise et le regarda attentivement. Il la sentait le détailler du regard, cherchant à percevoir quelque chose, un petit détail qui pouvait lui faire prendre avantage dans la situation où elle se trouvait.

-En fait, la question nous amène à nous demander, qui êtes-vous?

Il regarda de part et d’autre de lui, désignant les Légionnaires du regard puis glissa son regard vers le troisième. Baissant la tête en direction de l’Hastane assise devant lui, il prit la parole.

-Peut-être devriez-vous demander à vos fiers à bras de quitter la pièce et de m’amener un verre d’eau, de cette manière, je me sentirai plus à l’aise de répondre à vos questions, et ce même si vous savez déjà qui je suis.

Sans afficher de sourire sur son visage, il posa son regard vers l’Hastane en attente d’une réponse. Cette dernière acquiesça d’un léger signe de tête après avoir soupirer. Les Légionnaires quittèrent la salle. Toujours soutenant son regard vers l’Hastane, il maintena l’expression sinistre qui animait depuis quelque temps son visage. De son côté, elle ne cessait de le dévisager, cherchant à éviter tant bien que mal son regard. Le mal à l’aise de la jeune femme l’amusa particulièrement. Il sentait qu’il perdait d’ailleurs de plus en plus d’humanité. L’ironie de la situation se trouvait dans le fait qu’il s’amusait au dépend de quelqu’un qu’il respectait énormément, du moins, dans un passé pas si lointain, loin de quelques minutes. Il laissa filer entre ses lèvres un long soupir. Un Légionnaire vint porter un verre d’eau devant lui puis quitta la salle. Il croisa ses bras sur son torse et prit la parole, employant un ton des plus ironiques.

-Alors tu souhaites savoir qui suis-je?

Il frotta son menton, réfléchissant à une réponse adéquate. Remontant au plus profond de sa mémoire, il se retrouva rapidement dans un passé fort lointain, une vie oubliée mais qu’il affectionna tout particulièrement. En regardant uniquement devant lui, il trouvait la raison qui le fit quitter cette vie et qui bientôt allait le faire quitter celle-ci, quelle ironie en fin de compte.

-Si je vous comprends bien, vous voulez la vérité? Mais vous croyez-vous réellement digne de la connaître très chère?

Il observa sa réaction attentivement, les faits et gestes qu’elle pouvait faire lui serviraient probablement plus tard pour qu’il les retourne contre elle. Mais d’un certain sens, lui aussi se posait bien des questions à son sujet. Il sourit légèrement à son interlocutrice, un sourire qu’elle allait sans aucun doute reconnaître. Il reprit donc la parole d’un ton froid, voyant qu’elle semblait inapte à dire quoi que ce soit pour le moment.

-Je ne peux dire ce que je suis avec l’exactitude que vous me demandez. Demandez-vous donc comment vous pourriez trouver un moyen de préciser votre question. Question surtout de m’aider dans ma quête à vous trouvez une réponse adéquate à vos interrogations si déplacées. Déplacées à un tel point que je ne comprends pas comment vous pensez. Pensez-vous réellement ce que vous émettez comme hypothèse quant à ce que je suis. Suis-je seulement le bouc émissaire à vos problèmes personnels. Personnel, un mot dont je doute la raison de vos actes très chère Hastane. Hastane, le nom d’un peuple qui comporte plusieurs êtres vils sur les landes où l’on tente de protéger l’intégrité de ce peuple si pauvre. Pauvres-toi, croire servir la cause de son peuple mais étant aussi dupé par son propre gouvernement que par n’importe quelle organisation criminelle. Criminelle, voilà un terme qui te définira parfaitement et que tu adopteras lorsque tu comprendras ce que vous avez fait. Fait, en détenez-vous des faits sur ce que vous avancez sur moi. Moi, voilà donc la raison de ma présence ici, me connaître, mais pourtant je croyais que vous me connaissez déjà. Déjà, vous perdez des points très chère, ne pas connaître celui que vous accusez. Accusez-moi, mais exposez-moi des faits, quelque chose, aurais-je agi contre un principe de votre odieux Royaume. Royaume si étroit d’esprit qu’il ne permet aucunement la diversité religieuse, s’assurant que le seul Cilias respecté soit Odéon. Odéon, le grand Odéon, défenseur des justes, mais après avoir connu certaines personnes ici, je commence à douter de ces dires. Dire que je croyais vous faire confiance au départ, vous me décevez énormément ma chère. Chère, ne voyez point un affront dans mes dires mais plutôt des faits établis. Établis depuis déjà trop longtemps au sein de Citria, chaque jour, tout ce que je vois me dégoûte au plus au point. Point joli le bilan que je vous dresse mais ici, tout comme chez les Gorlaks, ce qui permet de dominer, c’est la force. Force et d’admettre très chère, vous êtes tombée lamentablement dans ce cycle vicieux. Vicieux, non je ne crois pas l’être, mais je sais que j’ai échoué. Échoué dans ma tentative de vous protégez, maintenant, c’est terminé.

Il s’arrêta là, soupirant légèrement. Il ne cessa cependant pas de porter son regard droit sur elle. Il savait pertinemment qu’il se retrouvait présentement en fâcheuse posture et que sa fin approchait. Mais il ne laisserait pas à eux, les Hastanes, le plaisir ou plutôt l’honneur de dévoiler ce qu’il était réellement. Attendant une réaction de la part de l’Hastane, il se rendit compte qu’elle n’osait pas parler. Amusé par l’état d’esprit de la jeune femme, il laissa échapper un léger rictus. Il ne pouvait pas réellement évaluer ce qu’éprouvait la jeune femme, son visage étant masqué par la noirceur qui dominait l’endroit mais il savait au moins une chose, depuis le tout début, elle se trouvait loin d’être indifférente à la situation.

-Je constate n’avoir point réussi à illuminé la lanterne qui gît quelque part dans votre tête. M’en voilà fortement pris par la déception. Vous cherchez quelque chose, une réponse qui vous ferait plaisir à entendre et moi qui croyait que déjà, vous vous trouviez satisfaite de l’identité que je possédais à vos yeux.

Il esquissa un léger sourire. Son attitude allait à présent plus loin que l’arrogance même. Il leva le menton, ignorant le regard de la jeune femme. Puis elle prit la parole pour une des rares fois.

-Ne jouez pas avec moi.

Elle venait d’employer un ton très sec, lui émettant un ordre. Mais pour lui, à quoi bon lui obéir, puisqu’à présent, il savait qu’il détenait les reines de la conversation et qu’il pourrait lui-même mettre un terme à la discussion. Il parcourut son palais à l’aide de sa langue et trouva le petit tube qu’il avait lui-même déposé là lors de son arrestation quelques jours plutôt. Il se sentait parfaitement détendu malgré l’atmosphère lourde qui pesait autour de lui à présent.

-Jouer? Vous osez m’accuser de jouer avec vous? Eh bien, je dois admettre que vous détenez la vérité ici. Je n’aime point me faire accuser à tord. Ça touche mon intégrité et ça m’enrage. Au fait, vous m’accusez de quoi au juste.

-D’espionnage, de fausse identité et de meurtre…

Elle dicta ces mots avec un ton de certitude. Elle leva même les yeux vers elle pour tenter de percevoir une réaction chez lui, chose qu’il ne se permettrait pas de lui donner. De son côté, il perçue que la respiration de la Hastane accélérait, observant que ses épaules sautaient pratiquement, donc son rythme cardiaque augmentait également et fort probablement que sa nervosité également montait. De son côté, il conservait un calme froid, affichant sur son visage un air outré face aux accusations que l’on venait de lui porter. Il s’efforça rapidement de lui présenter une expression d’indifférence sur son visage. Puis il prit la parole.

-Laissez-moi vous expliquer une chose. L’espionnage ne peut être un métier. On ne peut pas l’apprendre et aucun maître ne peut réellement transmettre ses connaissances à un élève, encore moins ses capacités et son talent. L’espionnage est un art, encore plus pur que celui de jouer. Plusieurs personnes se demandent pourquoi. Pourtant, le tout s’avère bien simple, on y met sa vie en danger à chaque fois que l’on le pratique. Loin d’être un jeu ne croyez-vous pas?

Il prit une pause, prenant le temps de prendre une gorgée de son verre d’eau. Il le déposa sur la table et balaya la salle en roulant ses yeux à l’horizontal, du l’Ouest à l’Est, et revint vers la Hastane.

-Nisi, l’espionnage, on ne le considère pas tel qu’un jeu. Il faut le voir tel un art, une noble activité à laquelle se prête qu’une poignée d’individus qui possèdent les qualités requises pour pouvoir l’exercer.

L’Hastane devant lui soupira légèrement. Si il lui donnait une quantité d’informations à son sujet, il ne lui disait pas ce qu’elle voulait entendre. De là le but de tout ce qu’il entreprenait depuis l’entrée de cette dernière dans la pièce.

-Vous savez, je ne sais point si vous considérez avoir réalisé une partie de votre travail mais pour ma part, je dois vous avouer que je vous vois bien loin de votre but. Puisque jusqu’à présent, les points, je les marque à un rythme assez hallucinant sur vous. Peut-être qu’un certain conflit d’intérêts se déroulait dans votre tête alors que vous ne possédez pas la certitude que vous agissez de la bonne manière présentement, ou auparavant.

Il roula sa langue dans son palais et fit tomber la capsule, l’amenant près de ses dents, il la fracassa. Puis amena son verre vers ses lèvres, il prit une gorgée, et le vida entièrement. Il ne lui restait que dix minutes. Il étouffa un léger rictus et face à l’expression de la Hastane, il s’empêcha de répondre.

-L’ironie fait bien les choses. La raison première qui me fit arrêter mes activités se trouve à être la même raison qui met fin à ma vie. Très ironique, ne trouvez-vous pas?

Sa vision commençait à devenir flou, il ne percevait pratiquement plus rien devant lui. Il ferma les yeux à plusieurs reprises pendant un court laps de temps. Sa tête commençait déjà à tourner.

-Trois petites règles régissent ce noble art qu’est l’espionnage. La première se trouve à être d’acquérir la confiance de la cible. La seconde se veut de ne faire confiance à personne. Quant à la troisième, ne point se faire prendre. Si nous échouons la troisième…

Il prit une pause, cherchant à reprendre ses esprits. Il ne discernait plus rien autour de lui. Il ne pouvait qu’à présent savoir qu’elle se trouvait en face de lui par ce qu’il se rappelait.

-Si nous échouons la troisième, si jamais nous ne respectons pas la troisième plutôt, il nous reste une chose à faire : se suicider.

Il commençait à sentir que sa respiration devenait de plus en plus lourde. Sa gorge se nouait de plus en plus et son rythme cardiaque s’accéléra. Son corps tentait de combattre le poison qui l’anéantissait. Un combat déjà perdu, avant même qu’il soit commencé.
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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 12:00

-Il existe une quatrième règle que je respecte. Une règle propre à moi, qui m’appartient. Ne jamais tuer la cible. Sinon, la mission se veut un échec, puisque la cible n’existe plus. Et ce même si les informations sont recueillies.
Il la regarda et afficha difficilement un sourire sur ses lèvres. Un sourire narquois, un sourire qui montrait sa fierté à celle qui se trouvait devant lui.

-Tout ce que l’on me demanda durant ces dernières années, je les ai transmises. L’échec, je ne la subirai jamais. Par contre, vous et votre peuple, maintenant que vos faiblesses sont exposées à mon employeur, vous courez à présent un grave danger. Malheureusement, je ne servirai point de monnaie d’échange.

-Mais…

Il maintenue son sourire. Si la mort ne lui faisait plus peur à présent, il se sentait redevenir lui-même. Il revenait à ses sources. Il se débarrassait de son masque pour se dévoiler une dernière fois. Un geste qu’il se devait de faire avant de trépasser. Puisque si la personne devant lui se trouvait comme étant la traître, ce qu’il ressentait encore ne disparaissait pas son esprit. Il faut l’avouer, elle avait été très forte. Malheureusement pour elle, on ne pourrait la reconnaître pour le travail abattu au fil des années. Mais elle, contrairement à lui, réussit à se souvenir de sa véritable nature. À présent, il se sentait redevenir lui-même, il revenait vers ce qu’il était jadis, il alla quitter comme il était entré dans ce monde, tel un digne représentant des Nargoliths.

-Voilà mon véritable visage, voilà qui je suis. Je vous donne réponse à vos interrogations mais pour vous les preuves vous vous manquez pour prouver vos hypothèses à mon sujet. Vous allez devoir trouver une autre cible pour accédez à un rang supérieur très chère.

Il laissa échapper une toux. Une toux qui ne cessait pas. Il s’étouffait littéralement. Il posa ses mains sur son abdomen, sa vision le quitta littéralement à présent. Elle lui donna un second verre d’eau qu’il s’empressa de boire. La toux se calma peu à peu. Il releva la tête, le néant se dressant devant lui. Mais il possédait la certitude qu’il la fixait droit dans les yeux.

-Sur ce, je vous dis, unath ma chère.

Son corps s’affaissa sur la chaise. Aucun sens ne lui répondait à présent. Il ne ressentait en fait qu’une vague qui glaçait son épine dorsal en parcourant celle-ci. Puis, il parvint dans un effort ultime à fermer les yeux et sentit sa respiration se taire et son cœur s’arrêta soudainement de battre. Sa vie venait de prendre fin. Mais le plus important, il était redevenu lui-même après avoir renié son peuple pendant des années pour celle qui alla le mener à sa perte pour de bon. Mort empoissonné, voilà une mort honorable selon lui, on allait au moins se rappeler de lui, contrairement à ceux qui tombe dans l’oubli en vieillissant. Sa dernière mission se couronna de succès, voilà la seule chose qui considérait importante à présent.

« Pourtant, tu as réussi à renier ton peuple. »

L’Éveil

Oui. Tout ça ne faisait que transpirer de vérité. Cependant, Erzë le Nargolith n’existait plus. Bien qu’il ressuscita dans le corps en décomposition de ce dernier, Eazox le Zombie était un être totalement différent de l’esprit même qui occupa ce corps jadis. Naïf et sans réel ambition, il dût tout réapprendre et ce dans les préceptes de Kalos. Rapidement, cette voix commença à le déranger, même étant jeune Zombie mais à cette étape de sa vie, il ne voyait pas réellement l’invraisemblable de cette situation puisqu’il voyait ça comme étant tout à fait normal. Les premiers jours, il se rappelle particulièrement de l’adaptation considérablement difficile. Sans savoir où il se trouvait, il se sentait naître. Sa vision ne s’adapta pratiquement pas à son nouvel environnement mais le plus difficile pour lui resta de coordonner ses mouvements. Il devait tout (ré)apprendre. À bien y penser, il ne pouvait qu’être en accord avec la décision de Kalos qui fait en sorte que les Mortanyss ne se souviennent pas de leur vie antérieure lors de leur renaissance. Un être fier comme lui, il n’aurait fort probablement jamais trouvé la force de supporter sa nouvelle condition. D’ailleurs, il se rappelait amplement son arrivée à Mortancia, où il se sentit oublier par les siens dès le départ.

Voilà déjà quelques jours qu'il se trouvait dans cette position qui devenait de plus en plus confortable. Couché sur ce qui faisait office de lit, il commença à contracter ses muscles abdominaux. Tout ce qu'il sentit lors de la contraction, ne fut que le déchirement de la peau qui ne semblait pas pouvoir supporter un tel changement. Il continua à respirer machinalement mais l'évidence le frappa soudainement, l'air traçait son chemin de par les voix nasales de son nez mais trouvait rapidement une sortie par un des nombreux orifices qui se trouvaient sur son corps. La panique commença à s'installer et à prendre possession de sa conscience. Un réflexe tout à fait normal chez quelqu'un qui nécessitait, dans un passé pas si lointain, de respirer pour vivre. Puis, il résonna, au bout de quelques minutes d'intense panique intérieur, que le besoin de respirer ne se faisait pas sentir dans sa nouvelle condition de vie. Il concentra alors ses efforts à faire soulever les muscles de ses paupières pour dévoiler ainsi son regard. Mais ce qui apparut à ses yeux le frappa de nouveau. Une créature qui ressemblait étrangement à un Zombie se trouvait suspendu dans les airs à à peine deux mètres de lui. Un frisson parcoura son échine dorsale. Alors, il ouvrit pour la première fois depuis des jours ses lèvres:

-QuI ÊtEs-vOUs?

Aussi étrange que cela puisse lui paraître, la voix qu'il émettait, il ne la reconnaissait pas comme étant la sienne. Mais, il décida d'attendre que le Zombie lui répondre. Après quelques secondes d'attentes, il décida de bouger ses bras, contractant les muscles nécessaires d'abord pour les réchauffer. Ainsi, il savait que le mouvement se trouverait davantage facile, sans l'être réellement, à exécuter que si il ne passait pas par se procéder. Puisque si pendant son séjour ici il n'ouvrit point les yeux, il bougea régulièrement, trouvant des moyens pour éveiller certaines parties de son corps. Mais lorsqu'il croisa ses bras sur son torse, le Zombie devant lui fit le même geste. Les muscles de sa mâchoire se relâchèrent et ses yeux s'agrandirent, sortant pratiquement de leur orbite, pour ainsi lui donner une expression tout aussi ridicule que la surprise qui l'animait. Rapidement, il se roula sur ce qui lui servait de lit et tomba par terre. Redresser son tronc s'avéra une épreuve encore plus difficile qu'il le pensait mais à l'aide d'un morceau de bois, il le releva. Il contracta ses cuisses pour tenter de se relever mais en vain. Il ramena ses jambes en dessous de lui et réussit à se mettre à genoux. Vraisemblablement, son haut du corps se trouvait plus fort que le bas, une situation qu'il se devait de remédier rapidement pour pouvoir se lever et attaquer le Zombie. Il s'accroupit, fléchissant ainsi ses genoux au maximum et se donna une ultime poussée dans les airs, il tenta de frapper le Zombie mais le bâton s'échappa de ses mains maladroites et frappa de plein fouet l'endroit où se trouvait le Zombie. Mais plutôt que de voir tomber le mort-vivant, il vit plutôt un miroir se fracasser et tomber en multiples morceaux vers lui. Certains morceaux coupèrent sa peau meurtrie pendant que d'autres restèrent sur lui. Il fallait qu'il trouve un moyen de sortir de cet endroit. Il balaya la salle du regard et vit un faisceau lumineux. Il empoigna son bâton qui était retombé tout prêt de lui et se leva. La marche vers la destination lumineuse fut éprouvante, tant mentalement que physiquement pour lui, chutant à maintes reprises, foudroyé ainsi par la honte qui ne cessait d'accroître en importance dans sa tête.

Finalement, il atteint l'endroit où se trouvait en fait une grille. Il poussa contre celle-ci dans le but de l'ouvrir. Glissant le long de barreaux, il parvint à la pousser à l'aide de son poids et non de ses bras. Il tomba devant lui, se heurtant pour une énième fois contre le sol. Il monta à quatre pattes les escaliers devant lui, écorchant sa peau sur chacune des marches. Rendu au sommet, il se trouva encore une fois frappé de par la vision que lui projetait ses yeux. Un attroupement de Zombies se trouvait devant lui. Mais ils ne l'avaient point vu, comme si leur attention se trouvait porter sur quelque chose de très important. Lentement, il se releva, s'appuyant sur le bâton. Traînant ses pieds par terre, sans les relever puisqu'il se trouvait dans l'incapacité de le faire, il marcha tant bien que mal vers un coin plus sombre où il pourrait être à l'abris des regards. Puis, alors qu'il marchait, ses pieds se retrouvèrent dans une flaque d'eau, surpris, il se retourna d'abord pour voir si on l'apercevait puis il tenta de brusquer son prochain mouvement, ce qui le fit tomber à la renverse cette fois. S'accroupissant, il déposa sa tête sur ses genoux puis fixa l'eau qui se calma peu à peu, dévoilant un visage funeste.

-nON c'eSt ImpOSSiBLe.

Encore une fois, il se trouva avec des problèmes de prononciation. Mais il laissa de coter ce petit problème pour se poser vers l'autre, davantage plus grave. Il fixa son propre visage, reflété par l'eau. Pourtant, même si la situation ne pouvait être plus qu'évidente, il renia l'évidence. Il ne se reconnaissait point. Non pas qu'il se souvenait de sa réelle apparence mais quelque chose au fond de lui, lui assurait le contraire...
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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 12:00

Puis les temps passèrent, il finit par oublier, du moins renfloua ces pensées dont il ne savait trop la provenance. Il apprit à marcher de par lui-même, ses membres ne trouvant point la coordination souhaitée, il tomba pour mieux se relever. Bientôt cette peau nécrosée qui le meurtrissait depuis sa « renaissance » partie peu à peu, au départ lui donnant une apparence beaucoup plus hideuse que la précédente. Une étrange substance verte coulait le long de son corps, divers insectes venant s’y coller et mourir par la suite. Sa peau devenait de plus en plus gluante, coulissant le long de son corps, dévoilant ses organes, perdant ainsi la seule utilité qu’il lui trouvait. Ses organes s’asséchèrent progressivement, la panique commença à s’installer en lui. Vrai, il s’était toujours fié à ceux-ci pour préserver sa vie, dans un pur réflexe de ce qu’il avait connu à réalité. Il ne restait plus que son squelette. Sa chaire l’avait complètement quitté.

Dès cet instant, il perdit tout attache avec la vie. Un problème se nota par contre, si les inconvénients de la chaire le quittèrent, en même temps, les avantages en firent de même. Son squelette se voulait très instable, pourtant rien de lâcha, maintenu par une force obscure qu’il reconnaît à ce jour comme celle du Père. Rien de bien concluant dans cette phase « évolutive » autre que la prise de conscience qu’il appartenait à un autre monde à présent, qui le différenciait ainsi à jamais. Sa peur de se faire détruire la seule chose qui le rattachait au monde matériel, ses os, le mit lentement mais sûrement à la création d’une petite armure protégeant les articulations principales de son corps, entre autre les épaules et les coudes. Il se fabriqua dès lors une petite armure artisanale qu’il revêtit lorsque le moment le voulu. Inspiré par les actions de ses semblables en fait, il se permit de la personnaliser quelque peu avec son insigne des Trois Triangles qui se joignent, formant ainsi la Trinité du Père des Mortanyss. Ainsi, il se forgea peu à peu sa propre identité, cette marque demeurant à jamais ses armoiries qui le distinguent dans la sainte Famille. Malgré tout, il ne se mêla pas trop des affaires de la Famille, conservant une certaine individualité dans ce qu’il accomplit. Souvent, et encore à ce jour, il se reprocha son manque d’implications dans la Famille mortanne. Malgré tout, il ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour certains de ses Frères et Sœurs, certains encore membres importants de l’Empire Mortan, d’autres ayant disparu, fort probablement gisant en ce jour au côté du Père.

Les temps passèrent lentement, ses os finissant par s’user, s’abîmant, lui faisant perdre son contact avec le matériel de plus en plus. Bientôt, de la fumée vint sortir de lui, masquant de plus en plus, celle-ci adoptant une couleur des plus sombres, son esprit jaillissant des os, les faisant flotter lentement dans les airs, son reflet devint qu’un épais brouillard qui prit diverses formes. Cet aspect lui donna diverses possibilités, plus incroyables les une que les autres. La révélation ne put qu’être plus puissante, sa Foi accroissant davantage devant cette nouvelle identité. Le détachement au plan matériel ne pouvait qu’être salutaire pour lui. Pourtant, il n’en avait jamais demandé autant. Le Mortanyss subit ainsi un autre passage vers ce qui l’attendait. Bien qu’il ne comprenait pas les raisons de tout ceci, il en savait, du moins avait Foi en la provenance.
Puis vint le retour de l’aspect matériel sur son corps alors qu’il se reforgea bien lentement, le retour de la chaire, des organes, des stigmates, un retour au source, voilà ce qu’il percevait à présent. Des bandelettes parcourant son corps, masquant son apparence aux yeux de tous, une force considérable, il se rendit compte qu’il était bien plus qu’un simple Zombie mais plutôt une force brute de la nature au service du Père, ainsi que de la Famille. Dès le tout début, ses bandelettes devenaient plutôt dérangeante, limitant ses mouvements, constamment en train de les réajuster sur son corps. De plus, les stigmates refirent leur apparition alors qu’une respiration rauque se faisant constamment entendre. Bien vite, il se trouva prisonnier sous cette forme, les bandelettes se refermant lentement sur son être, meurtrissant sa chaire. Bien qu’il comprit plusieurs choses sous cette forme, il ne put s’empêcher de rêver à la quitter définitivement. En fait, tout ce qu’il ressentait ne lui paraissait comme une terrible illusion au plus profond de son âme, de sa conscience. Ses sens n’existaient plus, seule la volonté de les faire perdurer dans une tentative des plus machinales demeurait ainsi ancrée en lui, dans ses plus lointains souvenirs. Que de simples réflexes l’animèrent désormais, cherchant à répéter ce qu’il faisait autrefois. Lorsqu’il marchait, il ne savait que trop qu’il ne marchait pas réellement. Son corps ne s’activait jamais à marcher, il se rendit compte dès lors qu’il avait perdu tout contact réel avec la Réalité en soi. Non pas qu’il reniait son Père mais plutôt qu’il se savait désormais bien différent de la simple image de la mort en soi. Il entendait très bien, mais il savait pertinemment qu’il avait perdu cette faculté il y a des années, des décennies auparavant. Il pouvait parler mais la voix qui sortait, qui parvenait à son ouïe s’éloignait grandement de la sienne, cette voix distordue, rocailleuse, qui ne faisait que prendre écho en son esprit et tout autour de lui n’était point sa voix d’antan et il acceptait désormais, à remord, qu’il ne la retrouverait plus jamais. Bien qu’il percevait cette vie comme une grande illusion, en quelque part, il croyait au caractère Divin derrière celle-ci, peut-être est-ce même ce qui le garda en vie, malgré tout. Le Mortanyss ne pouvait que faire face à son destin à présent, bien différent de ce qu’il aurait pu, auparavant penser, on lui avait conféré l’immortalité. Mais par-dessus tout, la possibilité de développer ses potentialités, d’évoluer et de devenir ce que l’on s’attendait de lui. Malgré tout, son esprit demeurait faible, fragile surtout, facilement ébranlable…

La confrontation

C’est ainsi qu’il se retrouva confronter à ses Rêves et Cauchemars. Entre le néant qui se dressait entre son Passé et son Présent, il se devait maintenant de les unir pour l’Éternité. Il se devait de faire une introspection profonde, cherchant à éclairer ce Passé qui l’animait depuis très longtemps. Ses souvenirs à cet instant demeurent encore très flous en son Esprit, une intrusion dans son Âme, la sondant au plus profond ce qui le compose, une perte de conscience et un éveil dans un monde bouillant, de la lave qui s’écoulait lentement autour de lui, la chaleur se faisait suffocante, même la froideur qu’il dégage s’y trouvait enveloppée et par la suite réchauffée. Sa respiration, bien que machinale, s’altérait de par le souffle de ce liquide si terrifiant. Sa chaire se nécrosa davantage au fur et à la mesure qu’il avançait, il se sentait fondre, un feu intérieur se mit par la suite à le consumer lentement, jamais il n’avait ressenti une telle douleur, avant de prendre contact avec la peau de Zanghax avant son Évolution. Il persévéra dans sa marche, bientôt, il vit une silhouette non loin de lui, lame dans la main, bien qu’il ne discerna point le regard de l’individu, il savait bien qu’il le lorgnait. Ses sens convergèrent vers cet intrus, celui qui s’était glissé au confond de son âme peut-être. Une voix commença à raisonner dans sa propre tête, un air perplexe se mit à se dresser sur son visage, déformant lentement ses bandelettes pour faire percevoir le tout. Sa respiration quant à elle s’accentua, suivant le rythme de la tension qui montait en lui.

« Pourtant, tu as réussi à renier ton peuple. »

Un certain sursaut, cette voix si familière, ses souvenirs vinrent peu à peu flirter avec sa mémoire, les brides se reformèrent, se soudèrent ensemble, l’histoire se raffermissait au fur et à la mesure qu’il étudiait l’individu, drapé d’une toge noire devant lui. Il sentait toujours cette aura qui transperçait sa chaire, mais bientôt une autre sensation vint peu à peu prendre de l’ampleur, occupant ainsi toute son attention. Il sortit sa lame et fonçant droit sur sa cible, celui-ci le para avec une aisance déconcertante. Il persista, répéta les mêmes attaques, frappant sans cesse, ne ménageant point la puissance de ses coups. Pendant le combat, il n’étudia point la technique de son adversaire, la colère monta de plus en plus en lui alors que son opposant ne semblait avoir aucune difficulté à l’affronter. Ses coups se firent de plus en plus vif, on entendait des sifflements autour de lui alors qu’une mélodie créée par le contact entre leurs lames se fit entendre. La voix persistait dans sa tête, sans cesse, revenant le tourmenter. Il recula, son adversaire demeura devant lui. Sa respiration s’étant considérablement accrue, des gouttes de laves l’éclaboussaient davantage, celle-ci étant sur le point d’entrée en fusion. Sur ses bandelettes, de faibles flammes parvinrent à prendre naissance. Son regard n’ayant point décroché de cet individu. Puis, soudainement, la terreur commença à l’envahir, le visage se raffermissant, il reconnaissait ses traits. Ils les avaient vus maintes et maintes fois. La voix continuant de le troubler, retentissant sans cesse dans sa tête. La terreur se transforma en peur, il dévisageait l’individu, il se dévisageait lui-même. Ainsi, dans l’Éternité, il avait lui-même survécu. Son Passé faisait finalement surface après tant d’années. La peur et la colère se réunirent en lui, il allait tout comme la lave entrée en fusion également. Ses yeux prirent lentement une teinte jaune vive, perçant toute l’obscurité qui l’entourait. Il se laissa envahir par ses émotions, il les canalisa, il n’allait faire qu’un pour embrasser son propre Destin. Père en avait voulu ainsi. Il le savait désormais, il se devait de briser ses chaines du Passé, il en avait une occasion parfaite. À présent, il allait surpasser ce Passé Maître de son Âme. Il allait étouffer ce Monstre qui vivait en lui depuis qu’il était un simple Zombie. Il allait faire plus que cela, il allait le détruire complètement. Son regard s’envenima, il le fixa longuement, ce Monstre se dressait devant lui. Toutes ces émotions qu’il ressentait finissèrent par se métamorphoser en un pouvoir si grand, le Pouvoir du Père fluait en lui comme jamais, il l’avait finalement éveillé, son Éveil allait pouvoir être possible. Et puis il fonça, ses coups tant leur puissance était grande firent reculer le Monstre. Il continua sans cesse, le son qui résulta du contact de leurs lames se fit entendre à maintes reprises, prenant rapidement écho tout autour d’eux. Puis dans une épreuve de force, il lorgna ce qu’il était, il le savait, il se connaissait, tout ceci devenait de plus en plus évident dans son Esprit. La victoire approchait, son adversaire recula, il se trouvait coincé à présent, il le savait. Il savourait le moment, puis couru pour finalement bondir vers son adversaire, sa lame toucha le cou de ce dernier, mais elle ne progressait plus, la chaleur se fit sentir davantage, une série de brulements effroyables s’emparèrent de ses sens. Il chercha ultimement à pousser sa lame, l’enfoncer pour trancher cette tête, mais en vain. Puis il se bascula dans les airs, passa de l’autre côté de son adversaire, maintenant le regard contre ce dernier, puis…

La Seconde Mort

Puis alors qu’il allait établir contact avec le sol, il croula, tomba dans le versant, s’écroulant, sa chute finit par s’arrêter à quelques mètres d’où la lave s’écoulait dans un torrent. Son corps finit par se stabiliser, il rampa sur le sol lentement, tel un serpent, il traça un seul sillon dans ce sable si brûlant. Son regard demeurant rivé contre son adversaire, sa lame était non loin de lui, il ne voyait que par sa rage, il s’étira pour l’empoigner, puis rien. Puis pour la première fois depuis le début de l’engagement, il prit le temps de regarder son corps. Puis il constata l’impensable, il venait d’être décapité. Ce dernier était dépourvu d’avant-bras ainsi que d’avant-jambes! Les flammes commencèrent à gruger ses bandelettes, s’embrasant ainsi. Le procédé se fit des plus rapides, elles se nourrissaient à présent de sa chaire. Jamais une telle douleur ne l’avait éprouvé autant que celle-ci. Sa chaire se calcina davantage, il la sentit même se gonfler tellement la chaleur demeurait constante autour de lui. Il se trouvait ainsi inapte à se sortir de cette impasse. Les flammes continuèrent leur travail de destruction, les bandelettes n’existaient plus, de sa chaire émanait de la fumée, elle se consumait d’elle-même. Le nécrosement s’amplifiait, ses blessures s’ouvrirent, béantes, son souffle ne suivait plus la cadence, il respirait bruyamment, du moins, il suffoquait plutôt. Il ne ressentait plus rien à présent, tellement la douleur l’envahissait, il ne discernait plus rien. Le contact du sable avec sa chaire meurtrie se fit des plus douloureux alors que les grains entrèrent lentement au fin fond de son corps, son poids venant les écraser, sa chaire n’offrant plus aucune résistance, créant une brulure intense en son être, les flammes perdurèrent sur son corps, métamorphosant sa chaire, terminant le travail de nécrosement. Seul ses yeux ne subirent aucune modification si ce n’est que l’amplification de l’éclat jaune vif au fond de ceux-ci, les veines par contre qui passèrent par là se teintèrent d’un rouge écarlate. Ses yeux se relevèrent vers l’individu, mais il n’était plus là. Consternation dans son fort intérieur, il ne put que laisser aller un long cri terrifiant, exprimant toute la colère qui l’anima dès cet instant, libérant ainsi toutes les émotions par lesquelles il passa en une fraction de seconde…
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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 12:04

Il continua de ramper, cherchant à s’éloigner de la lave qui montait dangereusement vers lui. Il déploya un effort considérable pour se faire mais il finit par crouler, écrasant son visage dans le sable, il sentait sa respiration, il l’entendait même. Il n’avait point appris de ces erreurs passées. Il venait lamentablement d’échouer. La colère bouillonnait constamment, ses émotions se mélangèrent, le faisant passer par toutes les gammes. Des larmes s’écoulèrent pour la toute première fois depuis sa Non-Vie, venant ruisseler le long de son visage, le brûlant davantage juste avant de s’évaporer. Il le savait à présent, Père s’attendait à quelque chose mais il ne put lui donner ce qu’il désirait de lui. Sa colère passa dès lors à un second niveau. Sa fin se rapprochait et pour ironiser les choses, elle se trouverait caractériser par la même faiblesse qui fit descendre Erzë vers la Mort. Encore une fois, il se trouva lui-même victime de ses Passions. Il se maudissait de n’avoir point profité du Don du Père pour enrayer toute forme de Passion en son être, se reforgeant ainsi une nouvelle personnalité, inflexible, parfaite. Mais l’évidence se reflétait à présent, l’échec l’avait une nouvelle fois croisée, mettant fin à son périple. Sa rage surgissait sans cesse, s’amplifiant au rythme que les flammes le consumaient. Mais rapidement, sa colère pris une tournure des plus différentes. Il venait de s’en rendre compte. Il dirigeait toute cette haine qui l’envahissait présentement vers lui. Envers ce qu’il était devenu, envers toutes ses actions misérables. La voix raisonnait encore en son fort intérieur, et il comprit dès lors son manque d’interprétation.

« Pourtant, tu as réussi à renier ton peuple. »

Elle ne lui mentait point. La raison elle possédait à présent. Et malgré les avertissements, il choisit d’embrasser cette vision qu’il avait des Pouvoirs de Kalos. Sa colère l’aveuglait, bien qu’il ressentait la force qu’elle lui prodiguait, il ne savait point l’utiliser adéquatement. Mais à présent, il ne pouvait reculer. Mais il se devait d’apprendre, il le savait. Il réussit lentement, progressivement à canaliser ses forces pour maintenir son corps dans un état stable malgré tout le critique de la situation. De toute manière, rien d’autre que son esprit n’était à présent utile. Dépourvu d’avant-jambes et d’avant-bras, il se trouvait réduit à bien peu de possibilités. Il mit tous ses efforts à regrouper les énergies qui lui restaient. Sa colère allait pour une fois à titre de canalisatrice, alors qu’elle devenait la source de tout le pouvoir qu’il possédait. Il comprit rapidement que sa haine propre envers lui permettait de déployer une énergie considérable, il concentra dès lors ses pensées sur lui. La rage qui se regroupait en lui devint fortement considérable, accroissant l’étendu de ses capacités. Il faisait maintenant appel aux mêmes émotions, aux mêmes Passions qui l’avaient rendu dans un état pareil, à une différence prête cependant : il contrôlait à présent tout ceci. Il ne ressentait plus rien à présent au niveau du physique, toute la douleur qui l’affligeant se trouvait au niveau psychique, alors qu’il cherchait désespérément à la combattre. Mais son adversaire reprenait peu à peu le dessus, il se sentait fléchir face à un tel opposant et il savait pertinemment que son combat, le véritable affrontement allait bientôt prendre fin. Il ne lui restait plus qu’à concentrer ces pensées dans l’espoir que quelqu’un ressente un tel désespoir…

La Renaissance

Rapidement, il sentit son esprit complètement se détacher de son enveloppe corporelle, dans une tentative des plus désespérées de survivre dans ces conditions des plus extrêmes. Des voix familières jaillirent autour de lui, des touchers également, le souffle de certain il reconnaissait à présent. La douleur que le contact avec ceux-ci l’affligeait à un niveau des plus indescriptibles, se débattant pour les repousser, cherchant à les agripper de ses mains mais en vint, il se rappela dès lors qu’il n’en possédait plus désormais. Il se sentait faiblir de plus en plus, ses dernières énergies quittèrent son corps graduellement. Il perdit conscience pendant un long moment. Il se sentait néanmoins flotter, sa chaire se nettoyant, lui procurant un bien intense, malgré tout, il sentait toujours ces doigts qui entraient en contact avec sa chaire, seul un toucher des plus glacial finissait par paralyser la douleur qui l’affectait, le soulageant des brulures et des maintes fissures qui parcouraient désormais ce qui restait de son corps. Il se laissa donc choir, profitant de ce moment de repos, mais il se voyait peu à peu quitter ce corps, probablement à jamais. Il perdit finalement de nouveau contact avec la réalité…

Son regard s’illuminait autour de lui, réveillé par une intense source de chaleur, il percevait les mouvements, il sentit soudainement le contact d’une plaque en fusion sur son torse, celle-ci épousant parfaitement ses formes. La brulure du métal finit s’atténuer graduellement, après s’être entendu pousser un long cri, décrivant toute la douleur qu’il ressentait à cet instant, une bouffée de fraîcheur vint lentement le soulager. Le processus se répéta cette fois-ci au niveau de ses bras, alternativement, ne prenant point trop connaissance de ce qui se passait réellement, seule la douleur se faisait sentir à présent. Il n’entendait plus rien même, et il réalisa vite qu’il ne pouvait plus entendre, les voix, ils les avaient perçu à travers son psyché, il fit promener ses yeux dans leur orbite mais tout ce qu’il put constater n’était qu’un épais brouillard adoptant une couleur jaune vive, entouré de quelques lignes rougeâtres pour décrire les différentes formes. Vraisemblablement, on cherchait à l’enfermer dans quelque chose, il sentait le tout se refermer sur lui, s’enfoncer dans sa chaire, se souder en lui, faire qu’un avec lui. Pourtant, pour bouger le tout, il se devait de faire appelle à la musculature endolorie de ses épaules, et il devait faire de même au niveau de ses jambes, forçant son bassin ainsi que ses cuisses, sans oublier les abdominaux. Soudainement, une secousse se fit ressentir en lui, une étrange force venait de s’incruster en lui, mais bien plus profondément qu’à la simple surface de son corps, celle-ci s’enfonçait progressivement, venant se fondre à son âme, au plus profond de celle-ci. Puis relevant le regard, il vit un heaume descendre sur son visage, lentement mais surement, une fumée s’évadant lorsque le tout se referma sur son crâne, laissant évacuer un nuage de fumée, dû à la chaleur dégagé par le métal en fusion. Sa vision s’améliora considérablement, néanmoins, il continuait de voir les environs d’une couleur jaune vive, le tout décrit par une couleur rougeâtre qui définissait les formes. Puis une longue inspiration se fit entendre, elle perdura en lui, puis il expira bruyamment, le tout sorti, prenant écho dans son heaume, puis venant s’amplifier autour de lui. Une voix vint rapidement chercher son esprit, puis son attention, une voix si familière, il sentit autour de lui un stress constant, nourrit par les différents individus qui l’entouraient.

-Eazox…m’entends-tu…

Il lui fut un bon moment avant de répondre, n’étant point certain si le tout se passait dans ses Rêves. Il se retourna pour identifier la voix à la personne, balayant l’endroit, puis il aperçut sa Soeur, Haze. Hochant lentement la tête, acquiesçant, un nouveau souffle se fit entendre de plus bel autour de lui, le son s’amplifiant par la suite. Puis pour la première fois, il prononça ce simple mot, ces premières paroles en tant que ce qu’il était à présent, une reconstruction certes de son corps avait été nécessaire, mais la puissance qu’il avait découverte, celle qui sommeillait en lui signifiait finalement son véritable éveil en ces Terres Mortes, désormais, il serait reconnu à jamais comme un Chevalier de la Mort. Finalement, le mot atteint l’ouïe de ceux qui se trouvaient présent pour ce moment si spécial.

-Oui…

[Nous nous trouvons avant Sezim, alors qu’Eazox se trouve en méditation dans le Royaume des Morts, il n’a pas fait encore ravage chez les Mortanyss.]

De loin, on la voyait dominer les cieux. Composée entièrement d’ossements, elle demeurait une structure dominante de ce Royaume. À ses pieds, elle semblait s’élever éternellement dans le ciel constamment brumeux. Son sommet possédait une vue incomparable sur la Cité des Morts, la Véritable. Il possédait donc une vue sur tout, le Temple, la Bibliothèque, l’Entrepôt, sur tout. Au dernier niveau de la Tour de la Solitude, puisque c’est ainsi qu’il la baptisa, le Chevalier se dressait, faisant fit du vent qui sévissait. Dans son endroit de prédilection pour la méditation, il se trouvait. Le seul endroit où il se permettait de retirer son heaume qui masquait constamment son visage. Le seul endroit où les essences mortannes se trouvaient suffisamment concentrés pour lui assurer de survivre sans le reste de son armure. C’est ainsi que vêtu d’une simple toge grisâtre, il se sentait à nouveau libre. Son armure entassée dans un coin de la tour, attendant avec une certaine impatience qu’il s’y enferme. Son visage, couvert des différentes cicatrices qui marquèrent son échec. Sa peau, brûlée, se soignait continuellement. Son visage balafré laissait une inquiétude évidente défaire ses traits. Car si jamais, sa quiétude ne fût dérangée, quelques heures auparavant, une apparition dérangea sa méditation.

Il ne pouvait point dire depuis quand il se tenait debout, ainsi à fixer le néant qui l’entourait. Mais il savait pertinemment ce qui hantait son esprit depuis tout ce temps. Bien que l’apparition dura que quelques instants, l’image restait désormais gravée dans sa mémoire. Il cherchait constamment à s’enfouir au plus profond de sa mémoire, déterrant les plus sombres souvenirs, mais il ne parvenait à associer la femme. Elle dégageait quelque chose qu’il connaissait très bien par contre. Vêtue entièrement de rouge, sa coiffe argentée se mélangeait avec son regard de même couleur, perçant la noirceur qui l’entourait. Mais ce qui le dérangeait davantage, c’est qu’il ressentait que cette femme n’existait pas encore. Une vision du futur sans aucun doute, une vision de son futur fort probablement, il expérimentait à présent. Depuis des heures, il considérait plusieurs options, mais aucune ne le menait à un quelconque avancement. Étrangement, il savait que son destin lui était lié, quelque soit son identité. Ses pensées divaguèrent ailleurs, alors que ses interrogations, voir même ses craintes se multipliaient.

Aucune personne, mis à part Xhilyan’ntru ne réussit à entrer dans son esprit, perçant ses rêves auparavant. Et plus grave encore, la seule fois que son Frère prit le loisir de s’incruster de la sorte, le résultat fût qu’il se retrouva enfermer dans une armure pour l’éternité. Mais à cet instant, le danger se voyait doubler de par un facteur, la personne n’existait pas encore, du moins, pas de par ce qu’elle dégageait dans son apparition dans sa Rêverie. Il ne savait point quoi penser de cette situation. Étrangement, il possédait la certitude qu’elle n’existait point encore. Mais ce qui demeurait le plus inexplicable à son esprit, c’est qu’il savait qu’elle était réelle. En quelque part, elle allait exister, et leur chemin possédait un même sens alors qu’ils convergeaient lentement l’un vers l’autre. Avant de retourner parmi les siens, il se devait de trouver de qui il s’agissait, il n’en avait guère le choix…

Certains partagent une connexion unique entre eux. On identifie rapidement une telle capacité à un don. Pourtant, un don maintient une influence sur plusieurs personnes. Alors qu’une telle capacité ne se fait qu’entre individus fixes, ne se répétant point sur tous. Un lien de confiance s’installe rapidement entre deux personnes. Un lien étroit finit par ressortir de cette dite confiance. Puis rapidement, l’autre parvient à anticiper les faits et gestes de l’autre, voir même ses réactions, et vice-versa. En quelque sorte, les deux individus concernés acceptent d’ouvrir leur esprit à l’autre. Étrangement, l’autre parvient à ressentir ce que l’un ressent, et ce même si il se trouve à une distance considérable de l’autre, le lien passant dès lors au-delà de la distance. Voilà comment Eazox prit conscience que sa Sœur Haze avait choisi une autre voie désormais. Et il ne nécessitait aucune confirmation. La certitude qui l’animait lui confirmait le tout.

Il poussa rapidement ses méditations plus loin, cherchant à savoir ce qui était advenu de sa Sœur. Mais de nouveau, l’image de cette mystérieuse femme se matérialisa devant lui. Mais quelque chose, désormais, avait changé. Une image bien floue elle projetait, mais là, ne se trouvait pas son inquiétude. Lors des dernières apparitions, celle-ci lui apparut tel un rêve, sortant totalement de son imagination. Cette femme, jusqu’à maintenant, n’existait pas. Mais ce point venait de prendre une nouvelle tournure, un changement de situation s’imposait désormais. Cette femme existait réellement et à présent, elle foulait les landes de ses pas. La situation devenait à présent beaucoup plus complexe. En quelque part, il se trouvait peut-être en danger. Pas nécessairement face à celle-ci mais plutôt à ce qu’elle pouvait avoir comme influence dans son existence. Car il ne pouvait le nier, il éprouvait une certaine obsession à son endroit. La thèse des souvenirs du Passé venait d’être définitivement écartée. Elle venait de faire un pas de plus dans son esprit. S’insérant dans ses pensées constamment, toutes son attention convergeait vers cette dernière désormais.
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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 12:05

Son image se trouvait gravé au fin fond de ses pensées, flirtant avec la surface, se matérialisant devant lui, au sommet de la Tour de la Solitude. Les cheveux argentés de la Dame masquait une partie de son visage alors qu’un foulard venait finir le travail. Il ne comprenait guère ce qu’elle cherchait à faire envers lui. Il réussit à force de la décrire à découvrir qu’elle était Nargolith. Mais entre eux se trouvait beaucoup que cela comme point de comparaison. Il ressentait quelque chose envers elle, comme si elle également, lui permettait d’entrer dans son esprit. Une sorte de confiance mutuelle entre eux s’était progressivement instaurée. Définitivement, elle savait qui il était, il en possédait la certitude à présent. Un profond lien les unissait. Bien qu’il ne la connaissait point, quelque chose les reliait. Ils partageaient tout deux une destiné commune. Mais il réalisa davantage que cela. Elle représentait quelque chose de très familier. Comme si il la connaissait depuis des siècles. Peut-être pas personnellement ou même entièrement, mais une partie d’elle, aussi infime soit-elle lui était connue, sans l’ombre d’un doute.

Le Mortanyss se tourna vers son armure, la reluquant. Il se saisit des jambières qu’il fit fermé, à l’aide de sa connexion avec l’abyssium sur lui. Puis il fit de même avec le plastron, ne nécessitant aucune sangle. Puis les bras vinrent lentement se fermer sur lui, le gorget suivant par la suite. L’armure formait désormais son corps, alors qu’il s’enfermait de nouveau dans son heaume. Sa respiration reprit, amplifiée considérablement par le passage à travers les trous. Il avança lentement vers une extrémité de la Tour. Et il sauta dans le vide, laissant le vent amortir sa chute. Il se retrouva soudainement au sol, des bruits de sabots se rapprochant. Son destrier sortant des ténèbres même. Il le monta rapidement et prit la route du Temple, là où le passage vers Mortancia se trouvait. Son retour sur les landes était imminent, il devait amorcer ses recherches.

Une longue absence amène nécessairement de nouveaux visages. Le changement prend toute sa place et certains deviennent méconnaissables alors que d’autres disparaissent simplement. Mortancia, elle-même, subit les foudres du temps. Il se trouvait à présent dans un territoire inconnu. Ses longues marches qu’il faisait la plupart du temps seul, prenaient une forme interminable alors qu’il tournait littéralement en rond dans la Morte. Le Chevalier ne pouvait renier ce fait et sa conscience le lui rappelait constamment. Il se rendait compte à présent à quel point il était seul. Non pas que la Famille n’existait plus mais plutôt qu’il n’en avait jamais réellement fait parti. Pourtant, plusieurs le reconnaissaient, son nom ne sombra point dans l’oublie pendant tout ce temps. Ce qui le consterna davantage réside plutôt dans le fait qu’il ne les connaissait pas en grande majorité. Il appartenait à une époque révolue, son ère passée. Le Passé, constamment là à se refléter dans son esprit alors qu’il passait devant certains endroits ou tout simplement à l’intérieur de ceux-ci.

Dans la Véritable, cette grotte sombre, enfermant les derniers vestiges d’une époque passée, le Passé le frappa davantage. Au fond d’une des nombreuses cavernes qui trouvaient place dans le réseau de l’Ancienne, une vision le frappa de nouveau. Elle se trouvait là, étrangement la dernière fois où il échangea avec elle. Sa Sœur Haze, parfaitement là dans son esprit, elle se matérialisa devant lui. Il ne comprenait point la raison d’être de cette soudaine apparition. Il n’entendait pas ce qu’elle disait mais il le savait. Simplement parce qu’il se rappelait de la dite discussion entre eux. Ce genre de choses, ces illusions constantes, allaient au-delà de ses capacités à comprendre. Mais une certitude qu’il possédait, la Dame qui occupait désormais ses rêves n’était pas étrangère à tous ces phénomènes récents. Il poussa son avancé dans son esprit, puis alla au-delà de celui-ci. Cherchant à remonter la piste suivit par la Nargolith. Cela devenait une obsession, à un point tel qu’il en perdait la notion du temps. Il se trouvait là depuis des jours, suivant le mince lien qui les unissait. Ce lien qui grandissait de jour en jour, de nuit en nuit. Il ressentait une sorte de confiance mutuelle qu’ils se partageaient. Elle lui apparaissait de temps à autre, probablement cherchant à s’identifier ou simplement à le guider, il ne le savait guère. Elle venait d’un autre plan, d’une autre vie. Du moins, il le croyait car il ne ressentait point sa présence sur les landes. Peut-être son esprit lui permettait à elle de prendre naissance, de vivre d’une certaine manière.

Cette situation lui présentait quelque chose de totalement nouveau. Pour la première fois, depuis le début de sa Non-Vie, il se trouvait face à une quête personnelle. Probablement une étape dans son ascension en tant que Mortanyss, son ascension personnelle, celle qu’il attendait depuis trop longtemps. Et vraisemblablement, elle le comprenait. Elle le connaissait également. Elle lui parlait de temps à autre, sans jamais se dévoiler. Une nouvelle destinée s’ouvrait à lui à présent. Cette Dame représentait le chemin à suivre. Il le réalisait de plus en plus. Jamais il ne put réellement dire qu’il représentait l’idéal du Mortanyss. En quelque part, il différait de ses Frères et Sœurs. Dans son comportement mais plus particulièrement dans son approche « familiale » si ce concept existait dans sa mentalité du moins. Il appréciait les siens, certes. Pour certains, il possédait un attachement plus fort, pour d’autre moins. Jamais il n’avait compris pourquoi Kalos l’avait choisi réellement. Toutes ses réalisations jusqu’à maintenant, c’était soldé en échec total. Tout cela trouva son apogée lors de son combat dans le Mortulum où il fût décapité. À présent, celle qui l’avait rescapé, sauvé, n’était plus. Qui plus est, son armure d’Abyssium perdait de ses capacités. Il se sentait rongé par le Mal, depuis bien longtemps. Tout ce temps à chercher à se trouver une meilleure condition, tout ce temps à ignorer ce qu’il était. Jamais il ne voulut chercher à remonter le Passé, trouver les liens qui l’unissaient à d’autres. Ironiquement, de sa Vie, les Liens du Sang possédait une importance considérable dans son esprit. Maintenant, cette Femme qui se présentait à lui. Il lui découvrait des traits bien plus connus que ce qu’il croyait. Mais cela allait beaucoup plus loin.

Il le réalisait de plus en plus. Il sentait sa présence. Non point dans ses rêves mais au-delà de ceux-ci, car à présent même éveillé, il la sentait. Bientôt, il allait pouvoir communiquer avec elle, à distance. Bientôt, ils allaient se rencontrer pour la première fois. Car, désormais, elle existait réellement. Matériellement, elle venait de se sortir de l’éther de son imagination. Mais un élément bien plus important entrait en compte à présent. Une révélation qui le choquait au plus au point. Ils se connaissaient depuis bien longtemps…simplement, il ne l’avait pas reconnu.

Voilà ce qui lança ses recherches en premier lieu. Il savait, au fond de lui, que ce lien avec celle-ci allait bien plus loin que celui de leur Non-Vie respective. À présent, il lui fallait découvrir des preuves. Des éléments qu’il pourrait évoquer si jamais. Parce qu’elle se trouvait lié à son ascension propre. Elle allait jouer sans l’ombre d’un doute, un rôle des plus majeurs dans sa quête existentielle. Malgré toutes les convictions qui l’animaient, le Mortanyss ignorait encore la nature de ce rôle. Et en quelque part, cela lui faisait terriblement peur. Il ne pouvait prendre ce risque encore. Son Sang lui importait que trop. Comme jadis son Frère Xhilyan’ntru mentionna à une Nargolith, le Chevalier demeurait beaucoup plus Nargolith que bien des représentants du peuple de cette dernière. Il ne pouvait nier ce fait, en réalité, il se considérait encore beaucoup plus Nargolith que Mortanyss. Voilà en partie ce qui pouvait expliquer certaines frictions avec certains membres de son peuple. Et à présent qu’il savait perdu à jamais une des rares personnes qu’il considérait comme véritablement sa Sœur, au-delà de leur appartenance aux Mortanyss, il se sentait particulièrement trahi, non point par celle-ci mais par Kalos lui-même. Mais le Père le voulait, alors il l’acceptait, non point à tord. Bientôt, il allait découvrir néanmoins les motifs et il le savait, il devra être confronté à un choix aussi déchirant que mortel. Néanmoins, le Mortanyss désirait plus que tout à poursuivre son ascension. Malgré tout, plusieurs des siens acceptèrent mal ce choix. Ce chemin qu’il voulait emprunter divergeait des voies du Père. Mais tel en était sa Volonté, et il le sentait. De toute manière, d’une manière ou d’une autre, s’il échouait, il allait le retrouver. Que ce soit dans la honte éternelle ou encore dans le martyr éternel. Puisque d’une part, il pourrait être pourchassé par les siens et décapiter à titre d’exemple. Ou encore, il pouvait rester là, à Mortancia et se consumer telle une chandelle que l’on allume pour rien, attendant qu’elle s’éteigne. Pour lui, aucune des situations ne possédaient de différences entre elles.

Mais un autre évènement vint le perturber davantage. Une simple discussion, aussi banale soit-elle en apparence. Néanmoins, avec Xhilyan’ntru, rien ne prend l’allure de la banalité. À l’évocation d’une Sœur, connue à une époque lointaine de par les siens, inconnu de lui, Elzira. Une certaine ressemblance dans leur personnalité respective consternait Xhilyan’ntru, tant dans leur ressemblance que de par sa propre ignorance lors des différentes rencontre du Vampire avec cette dernière. Tout d’abord évoquée comme une clé à la Quête millénaire que souhaitait amorcer les deux Mortanyss, quête amorcé il y a de ça très longtemps par l’éminent Arax, Premier Templier du Pentacle. Si pour les siens, cette quête allait leur permettre de retracer leurs origines, pour le Chevalier, ce n’est point celles mortannes qui souhaitait élucider mais la sienne. Une possibilité de remonter à la source même de ce qu’il fût jadis. Certaines pièces manquantes pouvaient dès lors prendre leur place dans son esprit. Il possédait déjà certains doutes quant à la véracité des éléments de son passé que son esprit lui rappelait. Déjà, il ignorait lui-même les réels évènements qui le forcèrent à s’exiler de Sombrum. Comment pouvait-il s’intéresser au Passé des Mortanyss alors qu’il se trouvait complètement ignorant de son propre Passé à lui. En fait, il ne savait point qui il était. Étant incapable de répondre à cette question qui le tourmentait depuis trop longtemps déjà, au stade de Zombie même. Comment pouvait-il espérer par la suite poursuivre son ascension parmi les Mortanyss?

Bien trop d’éléments tracassaient son esprit. Il lui fallait prendre du temps, la méditation allait être de mise encore une fois. Une nouvelle absence parmi les siens pour lui allait bientôt se reproduire. Il lui fallait d’ailleurs travailler au développement d’une nouvelle capacité découverte tout récemment au cours de ses méditations : la marche dans le temps.
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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 12:07

Une ère de paix se présentait autour de lui, il sentait que le temps se présentait devant lui et qu’à présent, il pourrait en profiter, délaisser un peu son peuple pour poursuivre ses quêtes personnelles. Comme jadis Revhan lui mentionna, peaufiner l’œuvre qu’il représentait aux yeux du Mortanyss fraîchement arrivé parmi les siens. Une autre source de mystère pour plusieurs, néanmoins le Chevalier n’en prenait guère compte, lui-aussi possédait le droit de faire ce qu’il souhaitait, de toute manière, il sentait quelque chose de spécial en ce Vampire masqué.

Les 15 ans : La marche dans le Temps

Les récents évènements qui se présentèrent le forcèrent à concentrer ses recherches vers une autre cible : Elzira. Parcourant diverses archives mises à sa disposition, il se rendit dès lors compte qu’il ne trouvait rien. De Sombrum à Mortancia, cette dernière n’existait plus. Du moins, elle trouva le moyen de s’effacer de toutes archives. Ou encore, quelqu’un ou un ensemble de personnes l’effacèrent des archives, mortannes et nargoliths. En quelque part, il devenait naturel que ceci arrive chez les Mortanyss. En fait, il n’existait qu’un seul rapport sur cette dernière chez les Mortanyss, disant que celle-ci se voyait exclue du Cercle des Anciens. Un geste louable néanmoins dû aux fautes qu’elle commit. Les paroles de Xhilyan’ntru lui revint dès lors à l’esprit. Les différents liens qu’il établissait entre lui et la …, il ne savait plus trop comment la qualifier. D’un point de vu, tous deux conservèrent en quelque sorte leur essence nargolith. À l’époque, il se rappelait même avoir entendu des rumeurs sur une discussion entre les trois Anciens : Soth, Kharnosses et Renesis. Ce dernier désirait même la détruire. Il ne savait point ce qu’elle fit à ce moment, mais une chose demeurait certaine, sans son statut, on l’aurait sans aucun doute qualifiée d’hérétique.

Néanmoins, ce Passé ne pouvait être source de réponses. Il lui fallait percer encore plus loin. Il descendit dans l’Ancienne, et s’approcha des ruines de ce qui fût jadis la bâtisse des Voix mortannes. Il se fondit rapidement dans son esprit. S’enfonça progressivement dans sa méditation, il mit en marche le processus. Ce qui se déroulait devant lui demeurait tout simplement incroyable. Mortancia se reforgeait peu à peu, les bâtiments prenaient leur allure d’antan alors qu’il se voyait lui-même. Il se suivait constamment, se voyant pour la première fois de l’extérieur. Il revit même ses évolutions aux sommets de l’Ancien Temple Mortanyss. L’émerveillement sur le visage des Frères et Sœurs présents lors de ces évènements le consterna au plus haut point. Les premiers moments de Vincent prêt de lui, à Mortancia également. Tous des évènements qui trouvèrent le moyen de s’évaporer de sa mémoire au fil du Temps mais que son esprit se rappelait. Déjà, il se sentait en quelque part plus près des siens. Passant par toute la gamme des émotions au fur et à mesure que ses souvenirs se matérialisaient devant lui. Il vivait quelque chose d’incroyable à présent, quelque chose d’inexploité par le commun des Mortanyss. Différents Frères et Sœurs disparus se présentèrent devant son regard, à différents stades de sa Non-Vie. Il reconnût même Azax, Zhorx, Hazgha, soit il se trouvait avec eux, où il les croisait tout simplement. Une nostalgie s’empara dès lors de lui. Malgré tout ce que l’on lui permettait de revivre, il ne put voir celle qu’il souhaitait à cet endroit. Tout ce qu’il put voir, c’est lui dans ses différentes formes Mortanyss : Zombie, Squelette, Cauchemar. À partir de cet instant, il comprit une chose, il ne pouvait voir que son Passé, uniquement ce que son regard croisa au cours de son existence. Néanmoins, il ne fit point tout cela en vint. Puisqu’au moment où il mit les pieds à Sombrum, il comprit que là se trouvait davantage de réponses. À cet endroit, il possédait davantage de chance de croiser celle qu’il cherchait. Et il pouvait trouver également des réponses sur lui-même, il devait s’y rendre. En y mettant les pieds, ses chances de réussites prenaient un bond considérable.

Néanmoins, un élément se présentait comme étant problématique. À Mortancia, dans l’Ancienne, rarement un Mortanyss s’y aventurait. Son enquête se facilitait et il pouvait se promener dans les ruines sans trop de problèmes. Mais à Sombrum, les rues bondées de Nargoliths, jamais il ne pourrait se permettre de se promener à sa guise dans la sombre et encore moins de cette manière. Puisqu’il faut comprendre qu’une fois le Temps remonté, il devait se promener pour se suivre lui-même. Mais la marche dans le Temps ne s’effectuait que par son regard et ses oreilles, elle prenait une forme spirituelle et non physique. Son corps restait à l’époque présente et ses déplacements se faisaient à cette même époque. Et Sombrum changea considérablement au cours des deux époques et cela rendait ses recherches encore plus difficiles. S’il se trouvait dans un bâtiment qui se trouvait à présent recouvert par un autre, il ne pouvait pas le voir à moins de pouvoir y entrer. Il pouvait néanmoins se rendre invisible ce qui l’aidait considérablement dans cette situation mais encore là, les bâtiments qui lui étaient inaccessibles composaient un problème évident pour lui. Et un autre problème se présentait devant lui, encore plus grave que les précédents : il ne possédait la moindre information sur son apparence! Et pour voir et entendre, il devait établir une connexion entre le Nargolith qu’il était et lui. Sinon, le néant l’entourait et il n’entendait rien non plus.

Il se rendit à Sombrun néanmoins et alla à l’endroit qui n’avait pratiquement subi aucun changement : la bibliothèque. Se rendant invisible, il se calla entre deux étagères dans la pénombre. Il se mit à méditer. Rapidement, le néant vint l’entourer. Il chercha à ressentir son essence autour de lui. Mais rien pendant un long moment, alors qu’il continua à remonter dans ses souvenirs les plus ancestraux. Persistant dans cette voie encore, il sentit un faible lien. Rapidement, il s’avança dans le néant, tel un aveugle. Puisque c’est ce qu’il était à présent. Il continua sa poursuite, se heurtant à plusieurs reprises contre des tables ou étagères. Dans les marches, il prit une attention très particulière à ne point trébucher. Le lien prenait de plus en plus en force, le temps remontait, il ralentissait sa progression. Puis Sombrum fit son apparition progressivement uniquement devant lui. Il releva son regard, une partie de la bibliothèque lui était visible, il avait réussi, d’une quelconque manière à en sortir. S’avançant lentement dans l’étroit corridor qu’il voyait, il s’arrêta finalement devant une assemblée de Nargolith. À travers celui qu’il est, il ressentit une tension évidente. La Garde l’escortait jusqu’au Tribunal de Sombrum. Les nombreuses fenêtres autour permirent à la scène de se poursuivre devant lui, se trouvant à une distance appréciable. Un Nargolith commença à parler.

-Face aux accusions qui se présentent devant votre Famille, Sombrum pris des mesures exceptionnelles.

L’homme s’exprimait d’une voix très froide, distante même, aucune émotion n’en sortait. De son côté, il ressentait toute la haine qui gisaient à l’intérieur de lui à cet instant. Néanmoins, il restait calme, rien ne transparaissait dans son comportement. Il s’agissait bien de lui, de ce qu’il voyait, il réussit à conserver ce trait de sa personnalité à travers le temps. Le Mortanyss ressentit une certaine fierté face à tout ceci. Le Nargolith poursuivit son discours.

-Parmi ses mesures, Sombrum verra à l’exécution des membres de votre Famille, un à un, en guise de sentences face aux actes de votre Mère.

Immédiatement, une surprise frappa le Mortanyss. Puis son incompréhension pris toute la place dans son esprit. Il ressentit une certaine honte à présent dégagée par le Nargolith.

-En ce qui concerne votre Famille, toutes traces viendra à être supprimé de Sombrum, que ce soit vos biens physiques que tant intellectuels. Vous n’existerez plus au sein de Sombrum.

Voilà à présent pourquoi il ne trouva rien à Sombrum au sujet d’Elzira et encore moins à son sujet. Pourtant, il écopait que pour cette dernière. Alors, les derniers actes d’Elzira répertoriés en tant que Mortanyss demeurent alors incompréhensibles. Cette dernière visait à protéger le Sang Pur, son Propre Sang, alors qu’elle délaisse totalement sa Famille? Il ne comprenait plus rien et il sentait encore plus de haine dégagé par le Nargolith, mélanger avec un sentiment de traîtrise.

-Votre implication indirecte dans les actes de votre Mère quant à votre volonté à ne point vouloir coopérer avec les autorités de Sombrum sont interprétés par nos hautes instances comme étant une traîtrise de haute envergure, au même titre que votre Mère.

Soudainement une phrase si soudainement entendue se répéta dans son esprit : « Tu as renié ton peuple. ». Et sa consternation augmenta davantage alors que le Nargolith parla de nouveau.

-Vous avez renié votre peuple.

Le Mortanyss continua à observer la scène, non sans ressentir à la fois ses sentiments présents et ce qu’il ressentait à ce moment là. La colère et la haine augmentèrent en ses deux lui. Une certaine tristesse il ressentit même à travers son alter-égo Nargolith.

-Ainsi, nous allons exécuter tous les membres de votre Famille, vous-même, ainsi que votre femme. En ce qui concerne votre fille, elle sera éduquée par Sombrum elle-même.

À la mention de sa fille, le Mortanyss ressentit un changement de comportement drastique chez le Nargolith. Sensiblement le même comportement qu’il adoptait en présence d’une certaine Sœur, il y a de cela bien des années. Le lien se fit immédiatement en lui.

-Tel est la Volonté de Sombrum.

Puis il sentit toute la honte pesée sur les épaules du Nargolith. Il comprit dès lors qu’il se soumettait à cette même volonté. Une fin fortement différente de celle que l’on voulut lui faire croire. En quelque part, il comprenait à présent pourquoi il connaissait certaines difficultés à faire confiance à la Famille lui-même. Et même pourquoi il possédait une certaine haine envers certains Frères et Sœurs chez les siens. Son Passé lui rappelait de par son subconscient certains souvenirs. Et juste savoir les éléments qu’il venait de voir, il ne désirait guère pousser davantage ses recherches sur ce qu’il était. Déjà, il en savait trop, et encore, cette nouvelle recherche trouvait échec encore. Il releva son regard à nouveau vers le Nargolith qui venait de recevoir sa sentence.

Soudainement un éclat lumineux aveugla toute l’assemblée. Il vit une silhouette se former, une main se tendre et empoigner le Nargolith, puis les deux disparurent. Il fût tout aussi consterné que l’assemblée qui s’évanouissait dans un flash. Un Nargolith prononça un nom qui augmenta considérablement son intérêt pour l’évènement.

-Elzira!

Il sentit un faible lien, au loin, bien loin devant lui. Il s’empressa de partir à la course, et se heurta à des murs de pierre, trébucha même, mais il poursuivit sa course, continua toujours dans l’ombre à se masquer. Il tomba à maintes reprises au sol mais se releva tout aussi rapidement, il n’avait guère le choix de toute manière. Il sentit néanmoins que sa cible s’arrêtait. Il accéléra le pas néanmoins, et sentit clairement qu’il venait d’entrer dans une forêt. Les branches se fracassèrent sur son armure. La discrétion n’existait plus, il devait savoir qui était cette silhouette. Il continua pendant un bon moment puis soudainement, tel un lever de soleil, la lumière se rendit à lui. Il se fraya lentement un chemin dans la forêt, cassant quelques branches au passage de par son physique alors que les deux autres personnes se trouvaient dans une clairière, il continua son avancer alors qu’il faisait craquer des branches au sol. S’arrêtant juste à côté d’eux, il vit finalement un bébé dans les bras de ce qui semblait être une Nargolith.

-Mon fils, nous devons nous séparer à présent.

La colère qui l’animait, en tant que Nargolith, à cet instant, il la ressentit ressurgir de toutes ses forces. Néanmoins, il réussissait à conserver son calme. Puis il prit la voix pour la première fois.

-Tu as renié ton peuple.

Cette voix, il la reconnaissait, c’était celle qu’il attendait tout le temps jadis. Certains éléments finissaient par s’éclaircir dans l’esprit du Mortanyss. La Nargolith quant à elle conserva un air calme, serein, malgré tout très sévère.
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Eazox, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Eazox   Lun 7 Sep - 12:07

-Je l’ai fait pour le bien de notre Famille mon fils. Un jour, toi, ta fille et moi seront réunis dans la même Famille, et ce pour l’éternité.

Le Mortanyss lorgna vers le bébé. Il la regarda longuement, cette petite fille était la sienne. Il risqua même d’avancer une main vers celle-ci. Puis il se tourna vers lui. Il s’étudia longuement. Il sentait toujours cette colère, mais la mention de sa fille venait le calmer considérablement.

-Qu’allons-nous faire d’elle?

-Je vais m’en occuper mon fils, quant à toi, tu devras t’exiler, jusqu’à temps que ton temps vienne.

Le Nargolith acquiesça simplement. Il voyait clairement qu’il se trouvait animer par la même incompréhension que lui-même. Néanmoins, il fit tout comme le Nargolith, reporter son attention vers la Nargolith.

-J’ai découvert le chemin vers l’immortalité mon fils, un jour tu le découvriras à ta manière, et elle en fera autant que nous.

Le visage du Nargolith changea considérablement à cette mention, pas besoin pour le Mortanyss de ressentir, un seul regard vers ce dernier et on comprend la perplexité qui l’anime. Et il chercha néanmoins à reprendre parole mais ne réussit point.

-Je suis une Mortanyss mon fils…

La surprise qui caractérisa le caractérisa, en tant que Nargolith, à cet instant fût sans équivoque. La haine disparût complètement, bien que progressivement au fil que l’incompréhension prenait toute sa place lors de la discussion. Le Chevalier quant à lui réalisa bien d’autre chose : il se trouvait face à Elzira!

-Cependant, je vais devoir effacer tout ceci de ta mémoire. Par précaution, je me dois de protéger mon Sang, c'est-à-dire toi, mais également elle.

Ainsi, sa mère respecta ses propres convictions. La Pureté de son Sang lui importait au plus au point, beaucoup plus que la Famille Mortanyss. Xhilyan’ntru avait raison, ils emploient tous deux le même vocable, les mêmes expressions. Et en quelque part, son chemin demeure semblable au sien. Son ascension, il la fera sans aucun doute de la même manière qu’elle.

-Un jour mon fils, te sera révélé comment j’ai pu obtenir cet état. Un jour, tu suivras le même chemin que moi. Fis-toi éternellement à ceux que tu considères comme étant ta Véritable Famille…

Puis l’image d’Elzira s’évapora devant lui, d’un trait. Le Mortanyss coupa tout lien pour finalement se retrouver au centre d’une forêt. Il resta debout pendant un long moment alors qu’il regarda tout autour de lui. Réfléchissant à ce qu’il venait de vivre. Il restait sur la surprise de sa découverte. Ainsi, les dernières paroles d’Elzira furent tellement imprégnées dans son esprit qu’elles influencèrent son comportement à ce point dans sa Non-Vie. Les liens s’établirent d’eux-mêmes par la suite. Cette quête de Pureté du Sang transmise à travers lui. Cette quête d’ascension également transmise envers lui et sa fille, sans l’ombre d’un doute. Elzira réussit à s’assurer de préserver son héritage au fil des ans. Et encore plus intéressant, d’une manière dont il ignorait, elle réussit à conserver en Eazox son enseignement qu’elle avait faite à son fils en tant que Nargolith. Plusieurs choses se révélaient d’elles-mêmes face aux évènements qu’il venait tout juste d’assister. Et il comprit qu’il se trouvait depuis longtemps sur la bonne voie concernant son ascension. Il savait également pourquoi Elzira avait agi ainsi, ce qui la mena à sa condamnation chez les Mortanyss. Et pourquoi, elle choisit simplement de s’exiler. Néanmoins, il lui restait à savoir comment elle était parvenue à devenir immortelle, donc Mortanyss. Mais encore plus important, qui l’avait aidé à parvenir à ses fins. Néanmoins, les paroles d’Elzira le réconfortèrent à savoir qu’un jour tout lui serait révélé. Mais quelque chose au fond de lui, lui disait qu’il allait devoir pousser ses recherches au maximum.

Son intérêt pour cette coupe du Sang originel l’intéressa davantage. Elle allait lui permettre de remonter à ses origines propres. Savoir comment sa mère était parvenue à devenir une Vampire. Avec cette trouvaille, il allait réussir à élucider bien plus qu’un mystère. Le Mortanyss savait à présent qu’il devait s’entourer de ceux qu’il considérait comme sa véritable Famille. Ainsi, les derniers conseils de sa mère, il allait les respecter davantage alors qu’il en devenait parfaitement conscient. Il reprit alors sa route vers Mortancia, appela sa monture pour transporter son corps qui nécessitait une période de repos vis-à-vis toute l’énergie spirituelle qu’il venait de dépenser dans cette toute récente aventure.



À Mortancia, il allait simplement patienter. D’une part, il devait attendre un retour. Un retour d’un mortel qui croisa sa route il y a fort longtemps. Il le savait, il le ressentait, ce dernier allait lui fournir des éléments essentiels quant à la poursuite de sa quête. Depuis le tout début, il savait qu’il allait devenir un élément, un allié, crucial dans son chemin vers son ascension. En quelque part, il le considérait bien plus qu’un simple mortel. Et davantage qu’un simple fidèle, ou encore un vulgaire apprenti, vocable qu’il n’avait jamais réellement aimé. Parce que jamais il ne vue leur relation en tant que Maître et Apprenti. Non, leur relation prenait une tournure beaucoup plus familiale. Autant il lui permit d’apprendre. Il le considérait comme son Frère, et ce à part entière, et bien plus certains Mortanyss. Peut-être était-ce blasphématoire d’oser penser ce genre de chose, mais il n’allait surtout pas renier ce qu’il ressentait. Après tout, lorsque ce dernier reviendrait de son voyage, son pèlerinage personnel, le Mortanyss quant à lui allait chercher à retrouver ses Liens du Sang, parce que désormais, il savait qui sa fille était, sa conviction venait d’être considérablement renforcie. Et en quelque part, cette dernière se devait de le savoir.

Le reste ne lui importait peu. Par après, il pourrait se concentrer sur la découverte de la coupe du Sang originel. Et à cela, sans aucun doute, plusieurs allaient entreprendre ce périple, en espérant que des Mortanyss la découvrent en premier. Pour une fois, il allait former un tout avec sa Famille. Une nouvelle ère pourrait se lever sur Mortancia, il ne lui restait d’ailleurs plus qu’à attendre le retour des éminents dans la Capitale de la Mort.

Les jours déferlaient sur les landes de Teilia à un rythme ahurissant. La période de paix paraissait interminable pour les plus belliqueux. Les Cités éprouvées par la Grande Guerre de l’Étoile profitaient de ces instants pour se reconstruire. Alors que d’autres n’ayant point subi la colère de la guerre se reforgeaient ou simplement se donnaient une nouvelle parure. Pendant qu’à l’intérieur d’anciennes cités se dressaient un véritable chantier de construction qui transformait peu à peu le visage de ces villes mais aussi du peuple les habitants. Quoi qu’il en soit, Teilia subissait une refonte totale alors que chacune des Cités teiliennes tiraient à profit de ce moment de paix universelle.

Mortancia n’échappa point à cette vague. À vrai dire, beaucoup de choses se métamorphosèrent dans la Morte. À la surface, on conserva beaucoup de choses qui dataient de l’avant période de Paix. On y ajoutait par contre divers éléments ici et là pour lui donner un cachet tout à fait spécial. On ressentait toujours cet aura de mystère autour de Mortancia, mélangé avec un sentiment de malaise pour tout étranger foulant ses Terres. Mais là où la métamorphose prenait de son ampleur, et trouvait toute sa signification, c’était dans ce que plusieurs Mortanyss appelaient l’Ancienne. On rasa pratiquement tout, et bientôt, on ne vit qu’une caverne sombre vide de tout élément ou presque. Puis rapidement, le chantier prit place et on leva maints établissements pendant que d’autres subissaient une refonte totale, comme le Temple à titre d’exemple. Au fin fond de cette même grotte se tenait un Domaine, prenant une grande partie de l’Ancienne, d’où une Tour s’élevait au-delà des palissades. Aucun Mortanyss ne pouvait prétendre savoir ce qui se passait derrière les Grandes Portes gardées par deux êtres stoïques faisant parti de l’Ordre a qui appartenait ce territoire, la Praetoriat.

Mais dans cette Tour se trouvait un Mortanyss qui avait élu domicile près de cinq ans après cette ère de Paix. Certes, on ne peut dire qu’on lui avait réellement laissé le choix. Voilà un an au moins qu’il se trouvait dans les geôles de la Praetoriat, Garde Divine de la Nécropole et du Haut Thanataucrate Revhan ainsi que du Père des Morts, Kalos. Il ne put donc apprécier les changements que subissaient la Cité des Morts et il ne connaissait en rien la situation actuelle. Les seuls visiteurs qu’il reçut furent uniquement les Praetors chargés de le surveiller. À vrai dire, ils ne se tenaient que de part et d’autre de la grille qui servait de porte. Étrangement, il gisait en lui l’impression que ceux-ci n’avaient guère quitté leur poste depuis son arrivée dans le dongeon de la Tour des Praetors. En fait, il possédait d’ailleurs la certitude qu’aucun mot ne s’échappa de ces « êtres » pendant tout ce temps. Beaucoup d’histoires circulaient sur la Praetoriat. De ce qu’il vivait avec eux depuis plus d’un an, il savait que certaines s’avéraient vraies. Et de plus en plus, ils croyaient, bien qu’encore aucune preuve n’existe à ce sujet, que les autres devaient sans l’ombre d’un doute être véridiques elles-aussi.
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