Bienvenue à Mortancia

Merci de mettre ton nom conforme et d'ajouter une virgule, puis ta race. On est très chiants ici avec cette règle, surtout Xenshi.
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Bg Czotard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Bg Czotard   Ven 26 Jan - 18:41

Sa gueule fumante et béante dégoulinait de bave alors qu'il gisait sur un lit de fortune, perdu au milieu du froid. Dans son sombre sommeil il rêvait, il rêvait autant que son cerveau a moitié décomposé le lui permettait. Un rêve qui lui semblait beau, même magnifique, et pourtant il n'était pas en accord avec tout ce qu'il considérait comme bon. Il était vivant, plus vivant que jamais il n'aurait pu l'être, et il courait, plus vite qu'il n'aurait jamais pu courir. Et au fur et a mesure qu'il avançait dans le noir complet, il sentait ses pied lui faire mal, il sentait sa poitrine s'essouffler, il sentait ses muscles faiblir, une souffrance qui était pleine de vie. Jusque là ou sa mémoire remontait il n'avait jamais senti que la douleur putride de la mort, de la chaire, de ses entrailles purulentes qui toujours lui donnait la même sensation d'être broyé par des murs qui rétrécissent de plus en plus, jusqu'à faire éclater ses os rompus par la douleur, et son crâne brisé par la souffrance de son âme torturée. Mais dans ce rêve il sentait cette douleur exquise qui était celle non pas de l'approche de la mort, mais du corps qui lutte contre celle-ci. Ses poumons s'activant de plus en plus pour lui fournir l'oxygène si vital, son coeur battant de plus en plus vite, sous l'effet de la course mais aussi du stress, ses jambes qui semble se dérober sous son poids à cause d'un effort trop intense... Désormais il ne pouvait plus sentir cela, il sentait juste sa peau et sa chaire tomber, son âme étreinte par un corps immonde qui la tenait enchaînée à jamais sur la terre des morts ou peut-être des vivants; comment savoir?

Son rêve commençait à le déranger, comme si cette sensation de bien être perdu le chargeait de quelque culpabilité. Pourtant il ne pouvait se réveiller, il commençait à être conscient que ce n'était qu'un rêve et pourtant il y était comme enfermé, et ce rêve se précisait. Le noir qui l'entourait lui renvoyait le seul son de ses pas et de son souffle lourd, résonnant et s'intensifiant. Puis le noir s'éclairci, le lumière commença à apparaître, il pouvait à présent voir ses jambes s'activer, ses bras assurant son équilibre par leurs mouvements de balancier. Il pouvait voir aussi ses mains gantées de noir, le bord de la capuche terne et poussiéreuse qui cachait son visage, la foule environnante qui le voyait passer, certains ne comprenant pas sa précipitation, d'autres la comprenant avant même que son rêve lui révèle la vérité à propos de sa présence. Il semblait fuir quelque chose, et pourtant quand il se retournait il ne voyait que les membres de la foule qu'il venait de bousculer... Et puis sa vue devint aiguisée, au moment même ou il dégaina la dague finement ouvragée, couverte d'or et de pierreries, qu'il tint lame vers le bas. Son ouïe devint exceptionnellement développée, et il pu entendre les lourds pas des gardes en armure le poursuivant finalement. Il pu sentir un goût amer dans sa bouche sèche, il pu sentir ses odeurs de la foule et sentir le froid pénétrer ses narines.

Tout lui semblait vivant, précis, réel, mais il ne reconnaissait rien, de quelle race, de quel sexe était-il? Dans quelle ville courait-il? Qui était l'homme qu'il voyait au loin et pour qui il ressentait une rage féroce? Un esprit de véhémence incroyable le submergeait alors qu'il atteignait l'estrade sur laquelle sa "cible" se tenait debout, écartant les bras et discourant devant le peuple jusqu'au moment ou il finit par croiser le regard de cet homme encapuchonné. Le mot "cible" résonnait dans sa tête; oui il avait une cible, un objectif à accomplir, et c'était vital. Il sauta avec une agilité qu'il n'avait jamais connue dans sa nouvelle vie, cette vie noyée par la mort, et sa dague se planta dans le ventre de l'homme jusqu'à ce qu'il sente la chaleur du sang sur ses doigts, sa rage faiblit un peu mais son devoir grandit, et son esprit devint acerbe, et il eut du plaisir que ce fut d'avoir tué un homme ou d'avoir réussi, il se sentait joyeux. Et puis il tourna sa lame vers la droite, la pointe de celle-ci atteignit le coeur condamnant la cible à une mort certaine et rapide. Mais c'est alors que le dernier de ses sens revint à son paroxysme, et il sentit la douleur de la lame dans son propre coeur, il regarda sa poitrine et ne vit rien d'autre que la toge qui couvrait son corps.

Succéda un sentiment de peur infinie, il savait qu'il devait partir vite et recommencer sa course folle, mais la douleur le tenaillait et il ne pu que se retourner titubant vers le peuple. Il voulu implorer celui-ci de l'aider malgré son sentiment de culpabilité, mais ça n'avait aucun sens, pourquoi implorer un peuple à qui on venait de faire démonstration de sa cruauté, de sa froideur, et pourtant ce peuple lui semblait être sien, lui être fidel. Certains semblaient même avoir pitié, ou même être tristes, choqués... Il pu alors voir les soldats arriver vers lui, ils étaient de plus en plus nombreux. Il tomba à genoux juste à côté de sa victime qu'il regarda droit dans les yeux. Il cru alors se reconnaître, puis effrayé il tourna la tête vers la foule. Tout ces citoyens d'un peuple inconnu étaient soudain armés et en armure, se battant sans espoir contre des troupes beaucoup plus fortes et pourtant bien moins nombreux. Ils fauchaient les âmes des pauvres soldats de la cité avec hargne. Il sentit sa vue se troubler, il vit double un moment, il chercha autour de lui mais le cadavre de l'autre n'était pas là. Il vit une dernière chose: un archer, un flèche, il entendit un craquement sur son front, il sentit le sang couler devant ses yeux, il s'endormi dans son sommeil...

------------------------------------------------------------------------------------

Czotard se réveille alors, lève son corps lourd à l'aide de ses bras égratignés et sanglants, puis pose ses pieds par terre. Il commence à marcher, le regard perdu alors que des lambeaux de peau se détachent de ses pieds frottant le sol et laissant une traînée de sang et de liquides de toutes sortes. Il commence à manger, sans ressentir de goût ni de satisfaction de remplir son estomac qui lui parait toujours vide. Il s'arrête de mordre dans l'animal mort; une sorte de lapin, en morceaux et cru; alors qu'il remarque l'inutilité de la chose. Il rejette à terre l'assiette de terre grossièrement façonnée et sent la mélancolie monter à son coeur inactif. Assis sur un fauteuil de pierre froid et dur comme sa condition de Mortanyss, il se met à réfléchir à son rêve. Était-ce une bribe de mémoire, ou un rêve atroce comme ceux qu'il avait pu faire chaque fois qu'il avait essayé de dormir. La dernière fois il avait vu dans le brouillard une femme ensanglantée, tenant dans ses bras un bébé, et alors qu'il s'approchait d'elle pour l'aider il vit que l'enfant était couvert de furoncles et que sa peau était verte, son visage rond et oedémateux et la douleur qu'il ressentait empêchait l'enfant de pleurer mais ses gestes saccadés traduisait sa souffrance sous l'effet de la peste.

Bien plus que de savoir ce que signifiait le rêve il veut savoir qui il était, il se pense assassin tout d'abord, puis il se place dans le rôle de la victime un orateur, peut-être un chef d'état. Et puis il finit par repenser à sa culpabilité et au sort de ce peuple de qui il était soit l'ennemi soit le chef. Il se dit qu'il ne veut pas ressentir cela à nouveau. Il finit par se remettre debout, se dire que ce n'est qu'un rêve étrange et très imaginatif et que sa seule préoccupation est de soutenir ses frères pour que jamais ne leur arrive quelque chose de semblable. Alors qu'il sort dans la rue de Mortancia il croise ses frères immortel et se sent laver de toute douleur, reste un amour pour eux et une dévotion pour Kalos. Ses yeux bleus très clairs, éclaircis par la mort, les pupilles en mydriase il oubli la souffrance de son âme et recommence à errer dans les rues, sans but, mais sans préoccupations aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Vincent C., Hastane.

avatar

Nombre de messages : 1128
Age : 29
Localisation : Ste-Catherine, Montérégie
Date d'inscription : 18/11/2006

MessageSujet: Re: Bg Czotard   Sam 27 Jan - 11:21

J'adore! Very Happy Vraiment bien décrit. Les pensées de ton Mortanyss sont réelles, unique en soi, typiquement Mortanyss quoi! ^^

Vraiment de beau travail. Smile

Au plaisir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xhilyan'ntru, Mortanyss

avatar

Nombre de messages : 1785
Date d'inscription : 26/11/2006

MessageSujet: Re: Bg Czotard   Mer 31 Jan - 11:03

*frotte ses yeux endoloris par le vert*

Excellent travail. Simplement remarquable. J'espère sincèrement que tu appréciera la race suffisament pour y rester.

Une bonne maîtrise de la langue, un récit à la fois riche et nébuleux...On a un autre joueur d'élite!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xenshi, Mortanyss

avatar

Nombre de messages : 1565
Age : 30
Localisation : Saint-Jean Chrysostome, Lévis
Date d'inscription : 17/11/2006

MessageSujet: Re: Bg Czotard   Mer 31 Jan - 11:23

Wow, superbe ^^

J'ai bien hâte de te voir IG, Cause-Tard Razz. Au faite Czotard, tu prononce ça comment ? Genre Czo-tard? Ou Zotard m'enfin Razz

Beau BG encore.

_________________
-Anima Draco Immortalis-
Senseï Xenshi, Merci Xhilyan'ntru ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Bg Czotard   Mer 31 Jan - 13:54

Très bon bg costarde Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Bg Czotard   Dim 11 Fév - 16:34

2eme partie


Ses paupières s’abaissent et il commence de nouveau a dormir. IL ne sentait jamais de fatigue sauf après ses entraînements, mais il ressentait le besoin de rejoindre ses rêves, des rêves dur mais qui lui paraissaient être sources de savoir, et sa curiosité était sans pareil. Son rêve allait être pour lui une expérience comme toujours pleine de rebondissements, qui allait lui faire peur mais aussi lui donner de nouvelles questions aux quelles répondre.

Encore une fois le décor était noir, profond et les sons rares qu’il percevait était mis en résonance par de lointain mur. Mais cette fois il pouvait depuis le début voir un escalier, lointain, tortueux et qui parfois se tournais vers le bas. Il regardait ses mains, elles étaient différentes de celles qu’il possédait réellement. Elles étaient charnues, bien dessinées et roses. Son regard était comme toujours obscurcit par une cape qui le recouvrait jusqu’en bas de ses jambes. Puis il entendit des bruits de pas sur l’escalier. Il commençait à voir un être apparaître. Un être qui semblait mort, il parcourait lentement l’escalier, et parfois disparaissait en même temps que l’extrémité de l’escalier. L’être semblait perdre de sa substance et devenir de plus en plus pourri et invisible. Au moment ou le zombi le regarda dans les yeux avec un sourire chaleureux une voix apparu dans la tête de Czotard.

IL se retourna effrayé et vit un homme dans une cape semblable a la sienne approcher.
« Mon ami te voila »
Czotard vit alors la scène de loin, du dessus, l’homme le pris chaleureusement dans ses bras, et Czotard l’imita sans rechigner puis il revint à une vue normale, reprenant alors son ignorance de l’identité de l’homme et son étonnement. Pourtant il lui parlait sans comprendre ce qu’il disait; il savait pourtant que ce qu’ils se disaient était secret et que personne ne devait entendre. Le mort réapparut sur l’escalier en forme de squelette et Czotard tourna la tête brusquement. L’autre homme suivit son regard et murmura avec hâte:
« Voila les gardes, partons! »
Il se mit à courir perdant sa cape et montrant son visage qui était celui de l’homme qui était sa cible dans l’un de ses rêves les plus étranges. Il se mis lui-même à courir mais dans le noir il ne percevait pas de mouvement. Il voyait seulement l’escalier s’éloigner comme l’autre homme qui courait plus vite que lui. Il ressenti alors de la honte, une honte terrible, comme si il venait de tuer un ami, de détruire quelque chose d’important. IL commençait à rattraper son « ami » et ce dernier tomba au sol; a côté d’un escalier dont la trappe au sol venait de s’ouvrir. Le squelette, habillé d’un riche manteaux, d’une couronne impériale, magnifique. Une lourde épée sertie de joyaux était à son flanc. Il tendit sa main à l’homme au sol qui se releva, une flèche dans le front, une petite coulée de sang épaisse entre les yeux.
Le squelette et l’autre homme se relèvent alors se tournèrent vers lui . L’homme parlait et derrière lui le squelette reprenait ses mots avec un petit retard.
« Je te pardonne mon ami, tu as cru….Mais…. »

Les mots étaient presque inaudibles, et certains ne pouvaient pas etre compris. Czotard ressenti alors la douleur de la flèche mais aussi celle d’un poignard dans le ventre. IL s’écroula a genoux et avant que sa tête ne heurte le sol il avait déjà perdu toute conscience. Il commençait à rouvrir les yeux sur la réalité mais dans le lourd voile du sommeil interrompu trop tôt il vit une dernière image: celle d’une assemblée autour d’une table qui monte la voix contre un des membres, et lui qui se sent mal a l’aise, prêt a pleurer, alors que l’homme sujet a la colère des autres s’enfuit. Puis totalement éveillé, il garde son rêve en tête. Bien qu’un peu choqué il est bien décider a répondre a ces nouvelles questions.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Bg Czotard   

Revenir en haut Aller en bas
 
Bg Czotard
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bienvenue à Mortancia :: Discussion Hors Rôle-Play :: Grimoire-
Sauter vers: