Bienvenue à Mortancia

Merci de mettre ton nom conforme et d'ajouter une virgule, puis ta race. On est très chiants ici avec cette règle, surtout Xenshi.
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 BG Zyanhya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: BG Zyanhya   Lun 5 Fév - 19:07

Un de plus, que voulez-vous! Puisque tous viennent raconter leur histoire, j'ai eu envie de venir inscrire la mienne même si, selon moi, elle n'est pas très originale à côté de quelques autres BG que j'ai eu le temps de lire jusqu'à présent Wink . M'enfin, voici la vie passée, l'éveil et la description psychologique de base de Zyanhya. Espérant qu'elle vous plaise! (Commentaires appréciés!)

----------

Enveloppée par l’obscurité de la nuit, la mince silhouette d’une jeune femme se déplaçait lentement entre les pierres tombales du grand cimetière de Citria, tel un fantôme hantant la dernière demeure de tous ces corps dont l’âme avait trouvé le repos éternel. Ces pas lents et gracieux s’arrêtèrent à la hauteur d’une pierre bien taillée et recouverte de fleurs blanches encore fraîches. L’air glacial d’un automne hâtif transperçait la jeune femme, s’infiltrant sous sa lourde cape noire et traversant sans peine sa légère robe de deuil, la faisant frissonner de tout son corps. Ses longs cheveux noirs ondulaient dans le vent vif et continu, comme des vagues furieuses sur le ciel noir et sans lune. Ses yeux d’un azur profond ne pouvaient se détacher du nom gravé dans le monument funéraire devant elle : Charles Delaube, son père, celui qui l’avait élevée seul, dans l’amour et la justice, l’homme qui avait toujours veillé sur elle malgré ses importantes fonctions de légat des armes de la Légion.

La jeune femme ferma les yeux, laissant un flot de souvenirs revenir à elle. De nouveau, elle était petite et menue, courant livre à la main à travers la dense foule qui finissait leur emplettes aux marché central. Comme à tous les soirs de sa petite enfance, elle se frayait tant bien que mal un chemin parmi les marchands et les acheteurs qui appréciait très mal la présence d’une si petite fille qui les bousculait dans son empressement à se rendre chez elle après un cours chez un maître. Et alors que ses souvenirs la transportaient devant leur petite demeure du quartier bourgeois, elle se revit pousser la lourde porte de bois, et entendit à nouveau : « Gabrielle, mon ange, tu es encore en retard! Tu es encore restée après le cours pour assaillir Henri de toutes tes questions? » Son père était là, préparant le repas en lui reprochant d’un ton faussement accusateur d’avoir une si grande soif d’apprendre. Mais il se retournait, le sourire aux lèvres, et lui ouvrait les bras pour l’accueillir. Encore une fois, elle courut vers lui et sauta, se retrouvant dans l’étreinte de son père qui la serrait fortement contre lui. Au travers de ce souvenir, la jeune femme pouvait presque sentir les baisers qu’il déposait dans ses cheveux…

Puis, une autre image se présenta à elle : la grande caserne de pierre grise, et les bannières de la légion et de l’empire qui pendaient grassement des fenêtres de l’étage supérieur. La fillette avait laissé la place à une adolescente dont les courbes de la féminité commençaient sculpter le corps. Le soleil finissait sa course à l’horizon et tout le bâtiment était baignée d’une lumière orangée alors que la solide porte de fer était s’ouvrait pour laisser passer son père, habillé de son uniforme de légionnaire, qui venait de finir son service. Il lui lançait toujours un regard fier avant de lui offrir son bras, qu’elle acceptait toujours volontiers.

Elle se remémora ensuite le jour de ses seize ans, alors que sous le soleil brûlant de midi, le tribun l’avait choisit pour faire partie des recrues, lui permettant ainsi de suivre fièrement les traces de son père. Pendant quelques secondes, elle revécu les entraînements, les combats, les journées éreintantes qu’ils avaient surmontées ensemble en temps de guerre. Finalement, elle revit le jour où son père, ayant prouvé maintes fois sa fidélité et son dévouement envers l’empire, avait été nommé Légât des armes.

Gabrielle ouvrit yeux. À côté de la pierre tombale de son père se trouvait celle d’un autre homme beaucoup plus jeune. Louis Dubois, ce jeune légionnaire qui avait fait fondre son cœur dès le premier regard, cet homme si charmant qui rapidement s’était fait une place dans la légion et dans ses pensées. Il lui sembla pendant un moment qu’il était derrière elle, la serrant contre lui de ses bras forts et puissants, et qu’il lui chuchotait son amour inavoué à l’oreille, laissant son souffle chaud caresser sa joue rougit par le froid… Mais la réalité était tout autre… Une larme unique roula sur le visage de la jeune femme et tomba dans le néant de la nuit qui entourait cette âme tourmentée. Le chagrin de Gabrielle fit naître en elle les images sanglantes du décès des ces êtres chers à son cœur : à la lueur d’une seule chandelle, son père gisait dans son propre bureau, la gorge ouverte par une dague aiguisée, le corps baignant dans une marre de sang frais… Et le lendemain, dans la pluie battante, la découverte du cadavre de Louis dans les bas-quartiers, face contre terre, un trou béant dans la poitrine, comme si une magie très puissante l’avait frappé et tué dans d’atroces douleurs… La mort des deux soldats était encore un mystère pour la légion, et elle suscitait beaucoup de questions chez la jeune femme qui n’arrivait pas à comprendre la raison de cette terrible tragédie.

Ramenant son capuchon sur sa tête, Gabrielle se retourna vers la sortie du cimetière, cherchant à tout prix à s’éloigner de ce qui ramenait tant de douloureux souvenirs à sa mémoire. Elle était désespérée : les deux êtres qu’elle aimait venait de mourir tragiquement, sans qu’elle n’ait pu rien faire pour les protéger… Il lui sembla que toute sa vie passée dans la légion à apprendre à se servir des armes pour défendre son peuple ne lui servait à rien, car elle n’avait pas pu s’en servir pour sauver les deux hommes les plus chers à son cœur et qui avaient tant veillés sur elle…

Quelques jours plus tard, lors d’une attaque des Gorlaks contre des villages voisins, la protectrice fut grièvement blessée en défendant une famille de paysan qui fuyait à travers les bois contre l’assaut des guerriers sanguinaires. Le combat avait été féroce, mais elle avait abattu son ennemi au moment même où celui-ci lui entaillait la cuisse très profondément. La famille était libre de s’enfuir vers Citria, mais la guerrière s’écroula au sol. Alors qu’elle se vidait de son sang et que sa vision devenait noire, sa dernière pensée fut pour Louis. Elle allait bientôt le rejoindre…

----

Une douce mélodie s’insinua en elle, se frayant un chemin à travers les brumes qui régnaient sur cet empire délaissé qu’est l’esprit d’un mort. Derrières elles, chacune de ses notes légères et fluides laissaient tomber de fragiles étincelles dorées qui s’engouffraient dans les denses ténèbres dansantes. Menacées de disparaître dans le bal noir qui les touchaient, les bousculaient, les étouffaient, les petites parcelles de lumière se serrèrent les unes contre les autres. En un seul mouvement gracieux, elles se mirent à danser, tel un voile bercé par le vent.

La noirceur et la brume cessèrent leurs mouvement, gênées par ces étrangères qui se rassemblaient entre elles. Furieuses, leur attaque fut rapide et sournoise, propulsant les nouvelles arrivées, prises par surprise, vers le vide ou leur éclat ne pouvait que se perdre à jamais.

Mais la mélodie existait toujours, et elle redoubla d’ardeur face à cet affront : de petites lumières fusèrent de son centre et se mirent à valser, offrant un arc-en-ciel de couleur brillant au cœur de l’esprit dévasté par les ténèbres. Leurs gestes mêlés au rythme enivrant de la musique créaient un ensemble si parfait qu’il s’en dégageait un souffle de vie…

Effrayées par ce spectacle éclatant, les ténèbres et la brume s’enfuirent silencieusement, laissant la vie nouvelle prendre pleine possession de cet être inanimé depuis si longtemps déjà…

------

Le corps s’animait enfin, l’esprit éveillé réclamant qu’ils honorent ensemble la mélodie dont chacune des notes si claires et pures avait été un appel attirant vers une vie renouvelée.

Les rideaux froissés de chair pâle se levèrent sur la scène d’un monde à la fois familier et inconnu. Le décor était d’un bleu éclatant, et devant lui jouaient des voiles de ouate blanche aux mouvements harmonieux et imprévisibles. Levant sa main décharnée vers eux, la créature constata que leur jeu lui était inaccessible, ainsi elle se redressa lentement sur son lit d’herbes craquantes et gémissantes afin de découvrir la scène qui était sienne. Ses yeux du bleu pâle et froid de la glace parcouraient un paysage printanier fraîchement revêtu de ses habits de vert tendre. L’herbe scintillait sous la lumière matinale qui venait à la rencontre d’une rosée frêle et éphémère. À quelques pas d’elle, un ruisseau laissait glisser ses eaux limpides. Son chant doucereux se répercutait dans sa tête, et il lui semblait que c’était lui qui l’avait tiré de ce sommeil mortellement profond où elle avait paisiblement reposé.

La zombie fixait le ruisseau alors que ses pensées prenaient place dans son esprit. Elle s’était endormie, et le cours d’eau avait fait chanté assez fort pour la réveiller, c’était la seule explication possible pour la morte-vivante. Mais combien de temps s’était-il passé? Que faisait-elle ici? Qui était-elle? Elle ne savait pas, elle ne savait plus que répondre à toutes ces questions pourtant si simples. Son sommeil avait été trop long, et il lui avait effacé la mémoire! Affolée, elle se jura qu’elle ne dormirait plus jamais, et se leva prestement de crainte de s’assoupir à nouveau sur l’herbe jaune et morte où elle s’était reposée. Une fois debout sur ses jambes dont l’une, traversée d’une profonde entaille à la cuisse, n’était pas très solide, elle observa attentivement les alentours : elle se trouvait dans une clairière verdoyante bordée par de grands arbres aux branches immenses dont les feuilles nouvellement déployées étaient bercées par le vent et nourries par le chaud soleil.

Le décor était magnifique, et sa beauté calma l’être tourmenté qui sentit une nouvelle énergie monter en lui. Quelque chose lui revenait, comme un vague souvenir qui avait su laisser quelques traces : rejoindre… elle devait rejoindre quelqu’un. Mais qui, où, quand, et pourquoi? Accablée par ces questions, la morte vivante se mit en route, avançant lentement et maladroitement à travers forêts et vallées, laissant son instinct la guider vers celui qu’elle devait rejoindre…

------

Après un long voyage remplis des petits bonheurs qu’offre la nature et de mésaventures auprès des mortels, la nouvelle zombie atteignit la cité de ses frères et de ses sœurs où les aînés l’accueillirent et lui expliquèrent la raison de son état. Zyanhya, ainsi qu’elle s’était nommé durant un moment intense de solitude à la surface, n’en fut pas tellement bouleversée, mais fut plutôt ravie d’apprendre qu’elle faisait partie de la plus grande famille qui existe, celle des Mortanyss.

Elle s’émerveille toujours de voir autant de gens autour d’elle et recherche constamment la compagnie des autres. Se rendre utile est son activité préférée, mais la maladresse de son état transforme parfois ses services en véritables nuisances pour les plus vieux.

La jeune morte-vivante aime beaucoup entendre de la musique et passe son temps dans des endroits bruyants, car elle croit que cela peut l’empêcher de s’endormir à nouveau, ce qu’elle redoute par-dessus tout. Toutefois, elle se bouche ce qu’elle considère comme ses oreilles au moindre cri, car cela lui rappelle les hurlements d’horreur qu’elle suscitait sur son chemin lors de son périple à la surface.

La zombie est toujours la première à se dresser devant celui d’une autre race qui ferait du mal à ses frères, mais comme la moindre pacotille semble une grande offense pour elle, elle monte rapidement sur ses grands chevaux et sort son arme pour des petits rien, ce qui lui attire naturellement bien des ennuis. Lorsque les plus vieux tente de lui expliquer qu’il ne faut pas s’emporter pour des bêtises, elle n’arrive pas à comprendre qu’ils veulent lui empêcher de défendre la famille. Toutefois, ses frères plus âgés ne lui en veulent pas trop, sachant bien que son zèle est guidé par de bonnes intentions et qu’en vieillissant, Zyanhya finirait sûrement par comprendre. Son zèle à protéger tout ce qui est mort et qui bouge pourrait d’ailleurs être très profitable pour la famille.

Bien que son principal objectif soit de défendre la famille, la zombie n’a jamais perdue l’idée de retrouver celui qu’elle doit rejoindre. Toutefois, cette idée lui fait encore peur pour l’instant, car si cette personne était vivante, elle aurait beaucoup de mal à la retrouver… Bien que cette quête vienne souvent la hanter et qu’elle amène avec elle une mélancolie dont Zyanhya ne connaît pas la source, elle la repousse toujours à plus tard, attendant le moment où elle serait certaine que sa famille pourrait se passer d’elle pour un moment (car elle se croit indispensable!) et où elle serait assez forte de corps et d’esprit pour l’accomplir.
Revenir en haut Aller en bas
 
BG Zyanhya
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bienvenue à Mortancia :: Discussion Hors Rôle-Play :: Grimoire-
Sauter vers: