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 [BG] Rada-Naxer Azalim

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Guz'Anxvrek, Mortanyss

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MessageSujet: [BG] Rada-Naxer Azalim   Jeu 26 Fév - 19:07

J'utilise le vieil account de Guz'Anxvrek pour le remplacer en Rada-Naxer Azalim. J'ai épuisé mes 3 e-mails et je n'ai pas envis d'en faire un juste pour ça.

Voici le BG! Ce personnage ne sera pas joué avant ma démission, en raison du règlement. Si jamais ce règlement venait à changer, ça ne changerait rien sur ma démission, mais il serait possible qu'il voit le jour plus tôt.

Citation :
Rada-Naxer Azalim, l’Enfant de la Renaissance



L’instant d’un souffle,

Mandoline et parfum de cannelle. Dans les vastes dunes errantes et mouvantes sous le souffle du puissant vent, l’Homme-à-la-peau-rèche, voilé du Soleil par l’Humilité, tombait en poussière. Du gouffre de sa propre proclamée insignifiance, une main décharnée venait l’agripper et l’emporter, laissant derrière une ruine, couarde devant la mémoire. Qui fut l’Homme-à-la-peau-rèche, usé par le temps, mûri par l’âge et fidèle à son ère, maintenant cendres irréelles et proie de fables? – Nous l’oublierons hélas guère tous. Que la vie soit faite d’un cristal et que la Mort le fauche, le cache, afin qu’un jour ce trésor soit redécouvert vipérine, violette fleur du désert intrigante du regard, mais douloureuse à celui qui de sa main se l’approprie.

Ainsi commence la véritable histoire de celui qui rendit l’âme n’étant plus que l’Homme-à-la-peau-rèche : par un rayon de Soleil perçant le voile lourd des paupières. Mais avant, le Prologue quémande audience, demande à ce que l’ennemi abîme de l’oublie n’emporte pas encore son maître : que la vie de Raïd Nasser Al’Salim soit sue, si ce n’est que par le néant, seul récepteur de cet écho d’identité rongée. Le rayon de Soleil se ferme alors sur les yeux secs de Rada-Naxer Azalim pour traverser les âges et retracer le mouvement des dunes, plongeant avidement dans le passé à la recherche de ce cristal encore intacte. Alors que le sol régurgite ce qu’il reçut et reprend ce qu’il donna, alors que les histoires de ce jour s’effritent et se reforment les paysages d’antan, alors que la Lune rebrousse chemin et que le vent aspire : un fils du Triple disparaît et l’un du Soleil renaît.

Le sable brûlait les orteils qui s’y foulaient pour venir au pied de la tente du vizir Muhab Abd Al'Chiheb, dit le « Digne serviteur de l’Étoile ». C’est ainsi, dans les ombres des voiles d’une habitation nomade, en centre d’un amoncellement de curieux tendant l’oreille, que la femme d’Abd Al’Chiheb accoucha d’un fils. Le temps fit son œuvre et ses cicatrices sur le garçon, bientôt devenu homme, qui de sa femme principale donna un enfant, celui d’intérêt dans cette courte histoire. Le vizir Charif Hafed Al’Ahlem Ibn Muhab Abd Al’Chiheb, dit le « Noble protecteur des rêves » recevait à son tour un Fils du Soleil, qu’il nomma, non sans modestie, Raïd Nasser Al’Salim, dit le « Guide triomphant de la pureté ». Sinistrement, ces femmes héritières l’une de l’autre, de leur plus puissant souffle de vie, moururent toutes d’eux sur le lit de leur œuvre. Double Enfant de la Mort, Al’Salim traçait dès lors devant lui son inévitable Destin.

Ce qui est insignifiant n’a hélas pas à être su, et que sont les accomplissements de la vie entière d’un vizir Kheijan, si ce n’est que d’avoir été ignoré du cosmos qu’il vénérait? Vers la dernière marche de sa pieuse vie, vizir chaste et sans descendance, marqué dès l’avant première heure par le trépas, Al’Salim pris connaissance de sa malédiction profonde : son insignifiance viscérale. Affligé par se fléau, ce n’est qu’après années et années de méditations, d’expérimentations et recherches que la réponse vint à lui. C’est à ce jour qu’il cessa d’être le Guide triomphant de la pureté, mais devint l’Homme-à-la-peau-rèche. Il descendit de la tour des vizirs et marcha… longtemps et longtemps encore… jusqu’à ce que nul autre paysage que les immortels vallons de sable l’entourent. Dans le plus creux de ceux-ci, il s’arrêta avant de jeter un dernier regard vers son Roi, puis il devint poussière, balayée par les griffes du vent. C’est en se réclamant à l’inexistence qu’il devint enfin quelque chose. En embrassant l’inévitable conclusion, il devenait une insignifiance parmi les insignifiances, une créature digne de mépris et de respect, un être en symbiose parfaite avec ce qui l’entoure. Et ainsi les cendres du défunt vainquirent les mémoires d’une vie; et ainsi le passé de Raïd Nasser Al’Salim sombre contre toute réclamation dans la fatalité de l’oubli, là où même l’écho du néant ne saurait répondre.

Le temps reprend son retard d’un siècle et rejoint la lueur qui heurta les orbites de la chair frêle au teint basané. Le songe égaré à travers les âges s’étaient à nouveau reconstitué, lancé vipérine à travers sa propre poussière pour devenir un Enfant de la Renaissance. L’harmonie de sa Mort transperçant encore son âme de toute part, le défunt éveillé serra à son cœur son nom murmuré par les cieux, « Rada-Naxer Azalim », puis regarda vers le Nord-Ouest, d’où il était appelé par le cercle montagneux de la Nécropole. Il entreprit sa lente mais prudente procession vers sa nouvelle demeure, émerveillé, captivé, prosterné devant toute la médiocrité qui l’entourait. Il était eux, ils étaient lui, tous ensemble étaient Rois de l’insignifiance pour l’éternité.

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Guz'Anxvrek, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [BG] Rada-Naxer Azalim   Ven 6 Mar - 2:16

Voilà la suite du BG de Rada-Naxer Azalim, suite à ma première scène d'évolution. J'ai trimé toute la soirée pour écrire ça. J'étais surtout inspiré rendu vers la fin. Le texte est dans l'ensemble très synthétique, visant à résumer davantage qu'à être de la prose.

Citation :
L'Élixir de Cendre


Alors que les jours avançaient depuis son arrivée à la Nécropole, Rada-Naxer Azalim sentait le poids de sa chair devenir un réel fardeau. Ses os désiraient s’exalter, se mouvoir libre; son esprit voulait se libérer du cadavre inerte, vestige d’une vie déchue. Le vieil homme tenta de regarder une fois de plus vers le Soleil, mais il ne reçut à nouveau que brûlures aux orbites en réponse. Ne trouvant la moindre réponse vers les cieux, il prit son destin en main.

Ainsi, il erra dans la Nécropole en quête du germe d’une idée salvatrice, du moyen de se délier de cette vieille chair de plus en plus sèche, de ces tendons de plus en plus rigide. Au zénith de son chemin, il s’arrêta près de l’étang, au pied de l’arbre corrupteur et c’est à moment qu’il sut ce qu’il devait faire. En apercevant les herbes à ses pieds se transformer en cendre, il sût alors qu’une part de l’énigme se résoudrait par les joyaux de la nature. Une idée naissait en lui, celle d’un Élixir miracle, d’une substance qui de son propre génie allait le délivrer de son malheur immédiat. Mais il devait d’abord quérir Atraxaz pour ses précieux conseils…

Il fit toutefois la rencontre inattendue du dernier Mortanyss dans l’entière cité qui aurait pu bien le renseigner sur les occupations d’Atraxaz, soit le bureaucrate Némésis à ce premier : Hazken, le prétendant au titre de Chancelier. Toutefois, le diplomate accepta d’aider Rada-Naxer à suivre les traces d’Atraxaz à travers ses deux lieux de culte, la forêt hantée de l’ouest et le marais du sud. Entre-temps, ils rencontrèrent l’Enfant-Mort Bal’azar qui se joignit à eux, bien timide comme à son habitude. Étrangement, la chair de Bal’azar était suppurante, lourde et enflée. Elle semblait un fardeau encore plus pénible que ce que pouvait endurer le vieil homme. Il se résolut alors à aider le jeune frère de la même manière qu’il s’aiderait lui-même. Rada-Naxer foulait les traces de l’infection et de la corruption, espérant faire face à face avec celui tant recherché, mais la forêt hantée par tant d’esprit se montra bien déserte aux yeux du vieil homme. D’un geste cérémonial, il ramassait le premier ingrédient de l’Élixir, soit un fin morceau d’écorce couvert de mousse vénéneuse carmin, à même le grand arbre corrupteur de la forêt des âmes en peine. Les trois Mortanyss partirent ensuite vers le marais, dans l’espoir d’y trouver le chaman au savoir précieux.

En chemin, ils croisèrent la seconde clef de l’Élixir, une délicate fleur blanche des marais à la sève corrosive. Rada-Naxer se mit les genoux profonds dans la vase et s’enfonçant les avant-bras tout aussi creux, détachant soigneusement les racines. Insouciant mais bénévole, Hazken tira brutalement sur la tige de la frêle fleur pour aider Rada-Naxer, qui se contentant de répondre au geste par un regard d’effroi. Soucieux de la qualité de son extraction, l’homme au teint basané rejeta la fleur et s’attarda à en cueillir une nouvelle avec autant de délicatesse.

C’est ensuite qu’ils rentrèrent tous les trois à la Nécropole, en direction de la troisième et quatrième clef de la réussite de l’Élixir : l’étang de Mortancia. C’est alors que la rencontre la plus inhabituel se produisit pour Rada-Naxer Azalim, un Gorlak du nom de Krokus s’amenait avec un esclave Nébulix fraîchement capturé, Zorix Milixy. Il suffit d’une éducation élémentaire en alchimie pour savoir que l’Ectabulix, le sang des fées, est une substance d’une richesse inestimable. Feu Al’Salim jubilait à la pensée qu’il pourrait posséder une substance si recherchée, si précieuse, si méconnue.

Il ne se fit pas prier durant la vente aux enchères, il écrasa sans problème l’offre de 1300 écus d’Hazken par une offre de 7000 écus en échange de la propriété du Nébulix. En un rien de temps, l’esclave était déjà sien.

Loin de lui l’intention d’exploiter les labeurs d’un mortel, il n’avait qu’une seule idée en tête, mettre la main sur l’Ectabulix. Il traîna aussitôt Zorix Milixy chez Borgh, là où il réquisitionna une artère de porc nettoyée, un flacon vide ainsi qu’un couteau affûté de perforation précise. Tous les quatre, Hazken, Bal’azar, le Nébulix et lui-même, se dirigèrent vers le soigneur, chez qui il emprunta un lit. Il fit s’asseoir Milixy et sortie d’abord la plante cueillie au marais. Azalim brisa soigneusement l’une des tiges et la pressa au dessus du bras dénudé du Nébulix de manière à faire s’écouler quelques gouttes de sève, désinfectant aussitôt la partie qui devra être perforée. Voyant néanmoins que le brutal Gorlak, sans considération pour un parfait joyau alchimique, avait déjà fait couler le sang du Nébulix, il offrit à boire à ce dernier deux flacons de sang d’anguille fermenté, curateur et régénérateur d’essence vitale. Rada-Naxer traitait le Nébulix avec soin, comme s’il été un invité et non un esclave, respectant autant la source que la ressource elle-même. Il perfora ensuite un trou dans l’avant bras et y inséra l’artère de porc. Le sang s’écoula doucement vers un flacon. Hélas, le Nébulix se faisait vieux et le sang rare. À sa grande déception, Azalim ne put remplir qu’un seul flacon. C’est avec une minutie maniaque qu’il le rangea dans sa besace de travail.

Ils repartirent ensuite vers la sortie, escortant le Nébulix alors que Bal’azar les suivait toujours aussi silencieusement, mais moins craintif qu’auparavant. Sans doute tous ces étrangers étaient un spectacle intimidant pour l’Enfant égaré. L’hôte remercia le donateur désigné par le destin et le pria de quitter les lieux, pendant que Hazken récoltait des informations sur son homologue diplomate d’Hildrim. Avant de partir, le Nébulix le somma de saluer Xhilyan’ntru en son nom, chose que grava en sa mémoire Azalim.

Hazken se sépara du groupe à ce moment, et le vieil homme et l’enfant furent alors seuls en route. Ils retournèrent donc vers le lieu de la troisième et quatrième clef : l’étang. C’est en ce lieu qu’il devait trouver l’élément central à la concoction, le germe même au centre de l’idée d’Élixir. C’est l’inspiration du sang d’anguille fermenté et sa valeur régénératrice qui l’inspira à corrompre ce sang de manière à ce qu’il consume en cendre la chair, et ainsi cherchait-il les précieux conseils d’Atraxaz, doyen de la perversion de la nature. Aussi étrange que cela puisse paraître, le bassin de la Nécropole, malgré sa taille, regorge de nombreuses horreurs et même d’anguilles. Ceux-ci ont toutefois l’unique particularité d’avoir été nourries aux excrétions mêmes d’un des trois arbres à la source de la corruption de la flore de la Nécropole. Lançant à maintes reprises un filet à l’eau, il réussit enfin à mettre la main sur l’une d’elle. Avant de quitter les lieux, il gratta une part de l’écorce de l’arbre dominant les lieux.

L’Enfant nécrosé à la chair pesante Bal’azar et le vieil homme défunt des mers de sable procédèrent à la marche vers le Temple Sacré de la Théocratie. Ils s’enfoncèrent dans la caverne de l’ancienne Nécropole, puis sur les dalles sombres jusqu’aux marches du Temple. Ils les gravirent, inclinant la tête au passage devant les Praetors, et montèrent à l’étage. En chemin, Rada-Naxer tendit la main pour agripper de la cendre du grand brasier des sacrifices, qu’il laissa glisser dans une poche de sa besace. Ils poursuivirent leur marche jusqu’au sommet, là où trône une vision cauchemardesque, mais ô combien inspirante et glorieuse, le magnifique mais glauque Arbre Damné, duquel pleurent d’innombrables fleurs d’un rouge puissant et duquel suinte le sang. Il avança vers l’arbre, genoux dans le sang. Fermant les yeux, il joignit le plat des mains ensemble et s’inclinant devant l’arbre, tant digne de respect pour celui qui voit la mort au travers de ses yeux. Entre ses mains, il vint cueillir au fond du bassin un pétale carmin tombé des branches de l’arbre. Il sortit alors du bassin et se pencha de nouveau pour remplir un flacon du sang suinté. L’avant dernière clef venait d’être saisie.

Ensemble, l’Enfant et lui, franchirent le portail enchanté qu’est le vitrail à l’image fictive de Kalos et se retrouvèrent en Qar’Tagh, Son Domaine. Ils touchèrent le massif cristal d’Abyssium et furent transportés dans l’enceinte du Sanctuaire. Ils progressèrent au second étage où se trouve le laboratoire alchimique. Toujours aussi calme, serein, Azalim déposa un à un ses instruments sur la table et entrepris de réaliser la formule de son Élixir de Cendre.

Citation :
L’Élixir de Cendre

Ingrédients
- Une part d’écorce moussée de l’Arbre Hanté.
- Une part d’écorce humide de l’Arbre Corrupteur.
- Un pétale tombé de l’Arbre Damné.
- Un tiers de flacon de sang d’anguille nourrie à même les excrétions de l’Arbre Corrupteur.
- Deux tiers de flacon du sang suinté de l’Arbre Damné.
- Une poignée de cendres du grand brasier des sacrifices.
- Une seule et unique goutte de la sève corrosive des fleurs blanches du marais où les Ghuluz s’engouffrèrent.
- La moitié supérieur d’un scarabée nécrotique de Qar’tagh.

Procédure
A. Broyer ensemble à l’aide d’un mortier et d’un pilon les deux fragments d’écorce jusqu’à ce qu’ils forment une pâte granuleuse.
B. Mélanger la pâte au sang suinté jusqu’à l’obtention d’un liquide épais et plus ou moins homogène.
C. Tamiser la mixture en laissant s’écouler le sang mélangé à l’écorce dans le sang d’anguille. Rejeter les résidus d’écorce bloqués par le tamis.
D. Ajouter une pincée de cendre et remuer à l’aide d’un fin bâton dans le sens horaire. Ajouter une seconde pincée et remuer dans le sens inverse. Alterner ainsi jusqu’à la dixième pincée.
E. Presser la tige de la fleur du marais de manière à ne laisser tomber qu’une seule et unique goutte de sève dans le liquide. Un velouté de fumée blanche devrait s’échapper au contact avec ce dernier.
F. Laisser reposer une minute.
G. Broyer avec la paume de la main le scarabée tranché au dessus de la mixture de manière à laisser s’écouler le liquide vital de l’insecte dans la mixture.
H. Ajouter délicatement le pétale de l’Arbre Damné de manière à ce qu’elle frôle et flotte en surface. Le liquide devrait alors prendre une teinte noire pure ébène, symbolisant le succès de la concoction.

Et ainsi Rada-Naxer Azalim réalisa la mixture avec une concentration inébranlable. Au milieu de la concoction il la laissa reposer et alla à l’étage supérieur chercher le dernier ingrédient. En chemin, ils croisèrent un banc de cadavres saignants, encore fraîchement massacrés par les Ténèbres, jetant dans un dégoût profond le pauvre Bal’azar. Il posa une main rassurante sur l’épaule de ce dernier en le semant de ne pas se préoccuper par cette vision et de le suivre. Près de l’autel d’une salle de prière, il plongea sa main dans un vase de céramique et en extirpa un scarabée nécrotique encore grouillant. De ses propres dents il le sectionnant en deux l’insecte mort-vivant. Il revint à l’étage inférieur et termina sa mixture. D’une main ferme, confiante, il ajouta le pétale et ses nerfs endormis par le trépas laissèrent se répandre les stigmates d’une exaltation vibrante dans tout son corps lors que la concoction tourna noire pure ébène. Il ferma les paupières sur ses yeux grisâtres et sèches, laissant la flammes des brasiers illuminer les colonnes d’ossements damnés, son nez allongé et crochu trônant sur un menton proéminant ombra la ligne rigide de ses joues, ainsi que le lambeau entouré autour de son crâne, vestige d’un ancien turban cérémonial Kheijan. L’ancien vizir laissa s’écouler l’Élixir de Cendre dans sa gorge aride et dans ses moindres veines délabrées. À son tour, Bal’azar, en pleine confiance du vieil homme, but de la concoction. Rapidement, des plaies noires s’effritant en cendre apparurent sur le corps des deux frères, mais seuls quelques jours, voire semaines, laisseraient le temps à l’Élixir d’accomplir sa noble besogne.

Et ainsi commença la sublimation de la chair des deux Mortanyss, qui tôt ou tard s’écroulera en cendre sur le sol, pour être balayée par les vents et murmures sauvages de ce monde…


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Vincent C., Hastane.

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MessageSujet: Re: [BG] Rada-Naxer Azalim   Ven 6 Mar - 8:36

Très bon dude. Rien à dire hormis que j'ai adoré ! Very Happy

J'ai bien remarqué que la fin commençait plus à ''sonner'' tel que je te connais. Wink
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