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 [BG] Keïl'fyrn

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Keïl'fyrn, Mortanyss

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MessageSujet: [BG] Keïl'fyrn   Lun 9 Mar - 16:19

Keïl'fyrn
Lumière morte

Zombie
Enfance



Gail = Lumière
Firn =Mort



1er Don: L'étreinte de la mort

Cette foret me manquera, son parfum, ses couleurs, sa chaleur. Mais ainsi va le grand cycle et j'ai beau chercher, je n'ai vraiment aucun regret à avoir. J'ai eu une fille merveilleuse qui elle même à enfanté d'un petit ange; j'ai connu les hommes, de la passion dévorante à l'amour posé et inconditionnel; j'ai appris à aimer ceux dont j'ignorai tout; j'ai vaincu nombre d'ennemie et perdue assez de bataille pour garder mon humilité. J'ai eu une vie longue et heureuse. Moi qui suis là depuis la naissance de ce monde, moi qui fut parmi les premières à peupler cette terre que la nature nous avait offerte, mon temps est venu. Il est temps aujourd'hui pour moi de me retirer, de laisser le cycle de la vie prendre le dessus. Aëltisis, veille sur mon peuple et ne me tiens pas rigueur, moi qui suis une des premières éternelles, j'ai assez profité de tes bienfaits. Dëlwas.

2nd Don: L'amour

Je reprend conscience, je suis à terre au cœur d'une foret. J'ai l'impression de sentir le vent d'une longue chute sur mon visage, de sentir encore l'air sifflant à mes oreilles. Tout me semble beau, plus sombre que les abysses les plus profonds, plus clair que les ailes des anges les plus pure. Tout semble se mouvoir, évoluer, tout semble vouloir transcender sa nature, et c'est avec émerveillement que je reste à contempler ces beautés des heures durant. Je me souviens de l'amour sans limite de celui qui m'a nommé, je me souviens de la quiétude et de la félicité que je ressentait auprès de lui. Combien de temps cela a t-il duré ? Une seconde, un jour, dix ans, mille ans ? Puis il a murmuré mon nom et sa voix m'a arraché à ma torpeur.

Je me suis finalement levée, cela n'a pas été facile, l'ivresse de ma naissance s'est envolée lorsque j'ai senti mon corps pour la première fois. Il est raide, maladroit, mes paroles semble se chevaucher sans avoir aucun sens alors que mon esprit est clair et lucide. Moi qui ignore tout, je dois apprendre à marcher les muscles sec et les os poreux, je dois apprendre à regarder quand mes yeux son recouvert d'un voile blanc laiteux et à sentir alors que mon nez s'effrite. Père pourquoi ne pas m'avoir gardé auprès de vous ?

Alors que mon esprit s'enbrumait, s'enracinant dans ce corps gênant mais auquel -je ne saurait dire pourquoi- je suis encore attachée, j'ai levé les yeux et j'ai vu un mort. Un frère. Mon esprit c'est alors illuminé, j'ai compris pourquoi celui qui m'avait bercée m'infligeait cette épreuve du corps, pourquoi il m'avait arrachée à mon sommeil. Père vous verrez que je serait digne du don que vous m'avez fait.

Je suis Keïl'fyrn, fille de Kalos.


Dernière édition par Keïl'fyrn, Mortanyss le Dim 22 Mar - 11:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [BG] Keïl'fyrn   Mar 10 Mar - 9:05

Fragment

Si vous voulez maîtriser votre corps, il faut avant tout contrôler votre respiration. Une bonne respiration conditionne votre équilibre physiologique, psychique, mental et émotionnel. Si vos émotions peuvent influencer votre souffle, la réciproque s'applique également, c'est là l'un des points fondateur du Carmë Ohta (Trad. Art de guerre). Le souffle vous apportera la paix, et la paix mène au contrôle de soit. Le souffle est le lien entre le corps et le mental. C'est le souffle qui inflige ou libère les tensions du corps.

La maîtrise de la respiration sous tous ces aspects (inspiration, rétention à poumons pleins, expiration, rétention à poumons vides), va influencer l'ensemble des composantes de votre physionomie. Regardez moi, ai-je le physique pour tenir tête à un Gorlak tout de rage et de muscles bandés ? Was. C'est une évidence. Pourtant je suis devenue, après des siècles d'entraînement, une combattante accomplie. Je ne me fatigue que très peu, chacun de mes mouvements est pensé, calculé, chaque parcelle de l'énergie que je dépense est mesurée, récupérée, chacun de mes coups est précis, rapide, réfléchit. Cela ne peu d'atteindre qu'avec une harmonie du corps et des l'esprit, à travers la méditation intérieur et la maîtrise de la respiration.

Le souffle c'est la vie, c'est l'élément magique qui permet de tout réaliser quand on le maîtrise...



Le premier souffle

Je me réveille dans la chambre que j'ai prise à l'auberge de Mortancia. L'aubergiste, un de mes frères, à été pour le moins surpris quand je me suis enquéris sur la qualité de sa literie. Je suppose que peu de nouveau-née porte attention à la facture du tissus dans lequel ils dorment déjà par le fait que bon nombre ne dorment pas. Sans doute une de ses habitudes qui me reste de la vie passée que Rada-Naxer m'évoquait il y a quelques heures.

J'aime m'allonger et fermer les yeux paisiblement, cela met mes idées au clair, chaque pas est une épreuve et chaque regard un enseignement, j'ai encore besoin de cela pour assimiler le monde qui m'entoure. Je me concentre sur ma respiration, bien que j'ai appris que c'était inutile, l'air n'a plus aucun effet sur moi, mes tissus dessèchés n'ont pas respiré depuis des siècles, après tout, je suis une âme vivant dans un corps mort.
A cette pensée, une connaissance s'agite en moi, remontant des endroits les plus sombres de mon esprit. J'ai tord, la respiration a son importance, je dois simplement l'aborder autrement. Sans plus attendre je me lève, remettant -du mieux que je peu- les draps en ordre. Je sent que c'est une des clés que je dois découvrir, un des chemins à explorer qui m'aideront à comprendre et à évoluer.

Je quitte l'auberge, remerciant au passage le frère attentionné qui c'était démené pour répondre à mes exigences sur la literie quelques heures plus tôt. Je me dirige vers la ville basse, il me faut un endroit calme, isolé et je sais où les énergie peuvent s'épanouir, Zalhaxa et Hazken m'ont ouvert la voie. Je pénètre dans le temple, Père, tu fait des marches bien hautes pour un corps si raide. Je gravis, lentement mais sûrement, forçant mon corps à obéir aux ordres que lui donne mon esprit. J'arrive finalement en haut, non sans mal, et pénètre dans l'entre-monde. De là, un portail me mène au royaume des morts, à peine ai-je pénétré dans le temple que je sent l'énergie de l'anté-vie me parcourir et mon âme s'en nourrir comme une enfant affamée. Je sort du temple, je ne voudrais pas que ma présence gène mes frères priant le Triple. Je marche encore, à travers les ossements et les âmes tourmentées me traversent en murmurant leurs complaintes. Arrivée à un grand rocher, je gravis, m'écorchant les pieds et les mains, une partie de la poussière de mon corps retournant au sol auquel elle appartient. J'atteins le sommet et m'assoie en lotus, c'est la position qui me semblât la plus naturelle pour approcher la paix que je convoite.

Les yeux clos je commençai ma méditation. Après une demi-journée mon estomac me tiraillait, je compris que ce n'était qu'une illusion d'un passé lointain grâce à l'enseignement que m'avait donné mes aînés à travers leurs paroles et leurs écrit. Mais au fil des heures, la faim se transformât en douleur, je restait sur mon rocher l'esprit brouillé, essayant de trouver là source de cette sensation dérangeante. En vain. Je pris donc sur moi de l'accepter, de la faire mienne et me concentra sur mon souffle. Je pris d'abord de grandes inspirations, lentes mesurées, déployant mes poumons qui craquaient comme des feuilles mortes à chaque fois que ma poitrine se levait. Étrangement, cela me faisait du bien, chaque inspiration apportant son lot de réconfort. Je restais assise là, dominant la vallée de crane, respirant à plein poumon comme une vivante, espérant comprendre ce que ce souffle signifiait dans la mort. Petit à petit je sentis, au fond de moi, s'infiltrer une énergie bienfaisante, une énergie noire au voile bleuté. Cela me rappela le flux des âmes dans lequel le Père m'avait trouvé. C'était ça, je commençait à le sentir, patience. Respire encore.

J'attendis encore, la brise des hurlements des morts gracieux arrachant à mes os quelques parcelle de la poussière qui me servait de chaire. Cela me perturba durant quelques heures, je tenais à ce corps, il était mien, et bien que les aînés m'encourageait à le laisser aller, je n'étais pas encore prête à m'y résoudre. Il me restais encore assez de chaire, aussi sèche soit-elle, pour prendre le temps de me préparer à cette perte, mon calme revint lentement, je sentais cette énergie grandir, ou plutôt, j'en prenais de plus en plus conscience, car il ne faisait maintenant aucun doute qu'elle était là depuis ma naissance. Les heures s'enchaînèrent lentement les unes après les autres, le flux grandissait, j'avais le sentiment d'être entourée de cette aura, qu'elle faisait un tout avec moi. A chaque respiration, cette brume me pénétrait, se concentrais autour de ma peau, apaisait ma conscience. A chaque expiration, je la libérais, je retrouvais la sensation du vent, la puissance d'un lâcher prise enivrant. Le cycle se répétait. Quand je me sentis prête, lorsque le flux était aussi clair pour moi que le cris des âmes m'entourant, aussi tangible que la roche où je siégeais, je coupais net ma respiration de mortelle. Et le flux continua, naturellement, le cycle salvateur. Je respirait réellement pour la première fois de ma vie. La douleur de la faim s'était envolée.
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MessageSujet: Re: [BG] Keïl'fyrn   Mer 11 Mar - 9:57

Fragment

La pluie battante me lave de la sueur et du sang qui souille ma tenue de cuir et de métal. J'abaisse mon sabre, la bataille est à présent terminée. Je baisse les yeux sur mes mains, je ne tremble pas, mon coeur bat au rythme de la lente brise qui s'engouffre à travers les arbres. Mon être est conscient de chaque chose m'entourant, de l'eau ruisselant dans les gravures fines de mes épaulières, des regards qui se lèvent sur moi attendant mes prochains ordres, de la froideur de l'acier dans lequel ma lame est forgée, de la morsure du vent qui me glace le visage.

Mes yeux se portent sur le corps gisant à mes pieds, encore agité de spasmes, émettant des bruits de gargouillis la gorge noyé dans son sang. Je le regarde mourir. Ma lame à pénétrée dans son oeil droit et traversée son crane jusqu'à défoncer son casque. Ce n'est qu'un soldat, il semble très jeune, plus gracieux que la plus part des siens, les traits fin et une peau de lait, des cheveux long dépassant de son casque grossier se déversant en cascade sur ses épaules. Au fond de son oeil bleu une étincelle de vie s'attarde, je lit la peur, la peine et l'incompréhension au vue de son destin. Je le regarde mourir. La vie ne les quitte jamais dans l'instant, dans une bataille les combattants agonise des minutes ou des heures avant de rendre l'âme. Je crois que quelques unes de mes jeunes recrues prennent conscience de cela. C'est bien. L'innocence n'est pas bonne à être conservée trop longtemps. Le corps à mes pieds à cessé tout mouvement, son oeil s'est déteint pour prendre un aspect vitreux après qu'il ai poussé son dernier râle. Mort sans avoir vécu.


Innocence

Je lit, j'écoute, je sent, je touche, je goûte tout ce que je peu. J'ai une soif grandissante de comprendre, de savoir, de connaître. Durant des heures, j'arpente la bibliothèque de la surface, j'ai lut, je pense, un quart des livres qui y sont. Pourtant je me sent encore dans l'obscurité la plus totale. Les aînés m'aident, bien entendu, et font preuve d'une grande patience en essayant de répondre au mieux à mes flots de questions. Hazken en particulier joue à merveille son rôle de grand frère, et Rada-Naxer à su me faire vivre une expérience intéressante. Entrée dans la peau d'un rat, il m'a fait voir les choses sous un angle nouveau, j'ai réalisé que la perception du monde est propre à chacun. Ils me montrent le chemin, c'est à moi de l'arpenter.

Quelque chose m'a cependant profondément troublée ces derniers jours. Durant mes lectures, j'ai abordé bon nombres d'oeuvres et l'écrivain revenant le plus souvent était Haze. Certain de ses livres se lise d'un oeil distrait et on en sort pas plus grandit qu'avant d'en connaître la teneur. D'autres en revanche on mit mon cerveau en ébullition, j'ai trouvé la théorie inter-planaire qu'elle a formulé des plus intéressante et après avoir recoupé des informations certaines choses semble tenir debout quand d'autre s'écroule. Haze a rejeté la famille. Elle a usurpé ses frères et soeurs pendant de longues années pour servir une ambition grotesque, c'était bien avant ma naissance, mais cela m'a choquée. Comment peut on trahir les siens? Pour finir de m'achever, Hazken m'a révélé la folie de l'ancien chancelier et ses actes abjectes. Mon innocence s'écroule petit à petit, tout était si beau, si éclatant a ma naissance...


Vestige

J'avance à tâtons, je comprend petit à petit, j'apprends grâce à la conscience de mon ignorance. Cependant il y a une chose que je ne saisie pas, que mon esprit n'arrive pas à concevoir clairement, c'est le passé. Mes aînés on pourtant été clair: afin que je puisse naître par la main du Père, j'ai du avoir un vécu de vivante, mais j'ai beau creuser, j'ai beau chercher ou supposer, rien ne me viens. Pourquoi -si j'ai été vivante- n'ai je aucun souvenir, aucune trace de ma vie passée, même un sentiment, une sensation ou une image.

Ce nouveau tourment dans le coeur, j'ai marché jusqu'à trouver une marre. J'ai plongé ma main dans l'eau afin d'écarter les particules flottant à la surface et me suis penchée pour étudier le reflet de mon visage. L'eau troublée dessinait peu à peu des traits qui ne m'étais pas familier, à tel point que je me suis retournée plusieurs fois pour vérifier que j'étais seule et je suis resté un moment à bouger devant le liquide afin de me convaincre que ce corps m'appartenais.

Je n'ai rien à voir avec mes aînés, ma peau est craquelée comme du vieux bois, aussi fragile qu'un parchemin brûlé. Mon visage est allongé, fin, ce qui reste de mon nez semble aquilin et incisif, ma bouche desséchée parait trop grande pour ma mâchoire. Mes yeux sont acéré, est-ce d'avoir trop froncé les sourcils que des rides se sont creusé à leur coté ? Mon front est grand et étroit, sur mon crane résistent encore quelques cheveux presque blanc ou plutôt d'un blond ternie par les siècles. Mes oreilles sont particulière, elle sont fine, s'allongeant le long de mon crane et finissant en pointes. Je suis resté plusieurs heures à regarder mon reflet, inspectant mon visage sous toutes les coutures, sans le reconnaître. Qui étais donc l'être qui possédait ce corps avant moi ?


Dernière édition par Keïl'fyrn, Mortanyss le Jeu 12 Mar - 11:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [BG] Keïl'fyrn   Jeu 12 Mar - 11:46

Fragment

J'aime rester ainsi, capturée par l'aurore repoussant peu à peu la nuit. C'est un de ces moments unique où le banal apparaît soudain comme féerique. J'ai eu maintes occasions de voir l'astre de vie se lever mais, parfois, dans les instants les plus sombres, l'aurore nous apparaît comme la quintessence de la vie. Tout s'éveille alors, chaque fleur s'ouvre lentement, tournant son coeur vers la lumière filtrant à travers les branchages. Les noctambules s'activent dans leurs dernière activités avant de regagner hâtivement leur cachette. Les beautés que nous offre Aëltisis peuvent-elle être égaler ?
Tout ceci me rend mélancolique. Ceux qui ont vécu ne sont plus; et ceux qui sont, me sont étranger. Je deviens, aux fil des siècles, la relique d'un temps qui s'oublie. On me salut avec respect, on me charme pour profiter de mon influence ou de mon savoir, on me prie de mener le combat du haut de mon expérience. Wis, je suis considérée au mieux, pourtant, personne ne cherche à me connaître. Il semblerai que la solitude se mesure aux nombre de personnes qui nous entoure tout comme notre ignorance se mesure à l'étendue de notre savoir.


Obsession

Je resterai, je crois, toujours fascinée par le crépuscule. J'aime sentir l'air se refroidir, voir ce qui m'entoure se teinter du bleuté de la lune, entendre les morts murmurer leur complaintes aux âmes du Qartagh. La nuit m'aide à méditer, à être plus sereine que durant le jour.

Eraz'x m'a apporté un peu de lumière et m'a reproché la boulimie littéraire à laquelle je m'adonnais. Il me pense encore trop jeune pour aborder certains sujets, peut-être a t-il raison. Pourtant je veux apprendre, je veux comprendre et éprouver, sentir et ressentir tout ce qui m'entoure. Pourquoi devrai-je me priver de l'expérience de mes aînés ? Il m'a remis des études qu'il a lui même rédiger. Je m'y suis donc plongée, corps et âme, dévorant la précieuse connaissance que le père m'offrait à travers lui.

J'ai commencée à apprendre le combat, la stratégie militaire et le maniement des armes. Théorie ponctuée de pratique, l'activité me scié à merveille, même si mon corps refuse d'adopter la vitesse que mon esprit voudrait lui imposer. Ce n'est pas l'important, tout cela viendra avec le temps, quand le Triple jugera que le moment est arrivé. Je répète alors sans cesse le même geste, frappant le sac de sable avec l'épée en bois que Zex m'a offert quelques heures auparavant. Je frappe, je frappe, sans pouvoir m'arrêter, dans l'obsession d'arriver à transcender une partie de moi même. Je frappe, je frappe encore, inlassable, infatigable, je tente de meurtrir le mannequin pendu qui ne deigne bouger à chaque fois que de quelques centimètre pour fini en se balançant lourdement sans tenir compte de mes efforts. A défaut de me faire progresser, cet entraînement me vide l'esprit.


Foi

Une nuit passa ainsi, devant le pantin de toile râpeuse et de sable grossier, à faire aller mon bras sans qu'il obéisse comme je le souhaite. Mon esprit se vida, peut à peut, de ses angoisse et de ses questions et je tendis vers une paix absolue que je n'avais retrouvée depuis ma méditation dans l'arrière-monde. Je me suis décidée à m'arrêter pour me rendre au temple. La prière est également un moyen de réconfort pour moi. Agenouillé devant le symbole du père, je laisse aller mon esprit vers le Triple. Je ne demande pas ses faveurs, je le remercie pour ses dons, je ne le supplie pas, je rend hommage à sa bienveillance. Ceux qui prie pour obtenir me rende malade...

Mes sens mortels commence à s'effriter. La vie que Kalos avait insufflé m'avait permis jusqu'alors de parler, sentir, voir, entendre par ce corps en ruine qui était le mien. Mais à présent, ma vue se trouble lentement, chaque son semble plus lointain que la veille, chaque odeur moins enivrante. Peu à peu, mes sens s'amenuise et ne seront bientôt plus. Je vois là une nouvelle occasion d'apprendre afin de percevoir d'une manière nouvelle ce qui m'entoure.
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MessageSujet: Re: [BG] Keïl'fyrn   Ven 13 Mar - 10:43

Fragment

Mon coeur est déchirée, mon âme s'est écrasée au sol avec le corps qui viens de tomber, qui n'a vécue pareil perte ne peu mesurer l'étendue de cette souffrance. Je n'ai plus de jambe, mes doigts se desserrent, emportée par le désespoir de mon esprit, et lâchent le sabre qu'elle m'avait offert. Pourquoi? Cette question, aussi simple soit-elle, m'assaille et ne fait que me torturer d'avantage. La bête s'approche à présent de moi, c'est la fin, c'est peut-être mieux ainsi, ma peine sera emportée par la mort et je retrouverai la paix. Frappe, Frappe moi et ne me rate pas. Je n'aurai même pas atteint les cinq siècles. Mes gestes était trop lent, mes yeux trop clair, je n'ai pas su voir les ombres approcher, je n'ai pas su vaincre ceux que je devais. J'ai peur, une sueur froide me glace le dos et raidie mes bras, la bête approche. J'ai été trop fier, trop attachée à ce qui m'entourais, cela n'a fait que troubler ma vision. Frappe moi. Ma chute est à la hauteur de ce que je possédais, l'amour, l'amitié, viennent de m'être retirer, je n'étais pas prête, personne ne peu l'être. Mon poing se ressert sur le tissus de la poigne de mon sable, j'éprouve tellement de colère. Frappe moi. Je n'aurai jamais m'attacher, celui qui ne possède rien ne peu rien perdre. Frappe moi. Je sent le sang chaud de la rage frapper ma tempe. Frappe moi. J'aimerai rester là, a attendre la fin, mais je plante mon sabre en terre, et me relève, je ne partirai pas sans combattre. Frappe moi, et ne me rate pas.

Psaumes

Je me découvre une ferveur dans la prière que je ne soupçonnais pas. Je commence à prendre confiance en moi, parler au père m'apaise. Mes journées s'enchaîne et je me sent grandir. Je débute le jour par un psaume, le temps que j'y consacre varie selon l'agitation de la nécropole. Je me rend ensuite à la bibliothèque, je lit en ce moment des récits historique avec une touche d'étude des autres peuples, je crois maintenant connaître -dans les grandes lignes- tout les peuples vivants, foulant les terres de Teilia. J'étudie également le soin de l'esprit et du corps. La nuit quand à elle consacrée aux armes.

A force de méditation et de psaume, je me suis découvert d'étrange faculté. Un pouvoir mystique que j'ai observé avec étonnement tout d'abord mais que je tente maintenant de dompter et d'améliorer. J'ai demandé conseils auprès des cultiste qui ont pu m'aider à cerner ce nouveau mystère qui s'offrait à moi. A force d'étude et d'essai, j'arrive à accomplir quelques prouesses que les aînés regarde d'un oeil indulgent. J'arrive à favoriser la cicatrisation des plaies de chair ou d'éther et je sent que ce potentiel qui m'a été offert ne s'arrête pas là. Cependant mon corps commence réellement à freiner mon apprentissage.


Ferveur

La nécropole continue de s'agiter, je suis décidément arrivée à une période bien trouble de notre histoire, j'aimerai voir cela comme un signe, mais je me sent impuissante devant des évènements si important. Zalhaxa a disparue aujourd'hui, prise dans les griffes d'une entité de luxure. Depuis ma naissance, j'ai repris confiance en moi, j'ai osé exprimer mon avis aux aînés, mais la passivité de certain m'a autant déstabilisé que le rapt de la haute cultiste. Bien que je soit de nature patiente j'aimerai, dans ces moments, grandir plus vite afin que ma voix se fasse entendre et que mon bras s'abatte sur les infidèles impies qui osent nous piquer au vif tel que cette entité, aussi puissante soit-elle...

Mais que puis-je faire dans ce corps qui tombe lentement en poussière et dans lequel je m'attarde pourtant, du haut de ma maigre expérience face à la sagesse des mes aînés, engluée dans cette faiblesse qui fait de moi une adversaire moins redoutable qu'un chiot apeuré. Je me concentre sur l'apprentissage, je m'efforce de forger mon esprit, en attendant d'être digne et en mesure de servir mes convictions d'une autre manière.
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MessageSujet: Re: [BG] Keïl'fyrn   Lun 16 Mar - 12:42

Fragment

Je tangue lentement au gré du vent. Mon pied est posé sur la cime d'un arbre qui domine la majeur partie de la foret, l'autre est en appuie sur mon genoux. Je suis presque nue, vêtu d'une robe des plus simple, un pan de tissus blanc avec une ouverture pour y passer la tête, serré à la taille par deux ruban de soie. L'un est d'un blanc laiteux, il symbolise la pureté, l'autre est rouge, en mémoire du sang versé. Les yeux fermé, je pourrais me tenir là des heures durant. Beaucoup ne comprenne pas ce rituel que je pratique depuis plusieurs siècle, beaucoup pense que les millénaires m'ont fait perdre l'esprit, d'autre que c'est une prouesse physique et mentale que de rester ainsi, mais tous sont en attente de mes paroles lorsque je redescend. Je ne parlerai pas.

Aëltisis m'a fait le don de prescience, terré au fond de moi des siècles durant, il a fini par se réveiller, timidement, comme un loir sortant de sa cachette, avançant pas à pas, craintif de tout ce qui l'entoure. Aujourd'hui ma vision est globale, bien que je ne puisse pas tout voir. Le passé se mêle au futur et le futur au présent, je suis celle qui était, celle qui est et celle qui sera. Il est rare que je parle de ce que j'ai vu, qui pourrais comprendre comment démêler les passés possibles des futurs possibles. Moi même, qui ai la sagesse qu'on ceux qui vivent trop longtemps, je ne peu interroger chaque possibilité et prévoir ce qui se passera au delà du millénaire. J'aime naviguer dans le temps, je peu revivre mes instants de bonheur, datant de l'époque de mon innocence, ceux qui ont été comme ceux qui aurait pu être. J'aime projeter mon esprit à travers les terres, et regarder les mortels s'agiter. Je me sent si différente d'eux, même mon peuple me parait devenir aussi grossier que les Hastanes avec le temps. Je me vois parfois marchant parmi les morts, je pense cela symbolique, car lors de ces visions, je ne me rappel même pas de mon nom.


Résonance

Je flânais dans la bibliothèque du Qar'tagh. J'allais et venais entre les rayons, j'aime les livres à tel point que je peu me perdre, au milieu de ces vieux manuscrit, des jours durant. Je laisse mes doigts frôler les tranches des anciennes reliures de cuir. Ma démarche est encore maladroitement, et il me semble que les craquements de mes articulations peuvent parfois couvrir la voix d'un homme; mais dans une bibliothèque je me sent légère, presque autant que dans la méditation.

Allant et venant entre les étagères de bois, je laissais mon instinct me guider quand je suis tombée sur un parchemin. Un écrit d'une sagesse ancienne, désignant le chemin à suivre pour atteindre la résonance éthérée. Derrière chaque phrase se dissimulait un enseignement et à l'aide des aînés, j'ai pu déchiffrer le message dissimuler derrière les énigmes.


Sans-Chaire

Une nouvelle vision m'assaille, je n'aurai bientôt plus besoin de ma chaire. Ce qui me rattachait jusqu'à maintenant à ce corps desséché, était l'absence de passé. Pas le moindre fragment de mémoire d'avant mon éveil, seulement le flux incessant des âmes. En comprenant ce que j'étais, du moins en partie, je pourrais alors laisser le passé derrière moi et aller de l'avant. "Ce qui était ne sera plus et ce qui devrait sera".

Cette idée qui me préoccupais il y a encore quelques jours m'apparaît maintenant comme une nécessite. Perdre sa chaire, quelle merveilleuse idée. La résonance de mon corps éthéré me lavera des vestiges de ma vie passée, je pourrais alors enterrer complètement celle à qui appartenait ce corps et m'épanouir en fille de Kalos. Ôh père, tu sera fier de ton enfant, c'est confiante que je m'avance vers la pureté. Rada-Naxer Nazalim, frère sage et alchimiste, pourra me concocter l'enscent qu'il me manque. Je perdrais ma chair, sans cette entrave je pourrais m'ouvrir au monde et à la voie des templiers.
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MessageSujet: Re: [BG] Keïl'fyrn   Dim 22 Mar - 11:51

Squelette
Adolescence




Fragment
« Le problème de la Comtesse ici présente est qu'elle pense que son immortalité lui donne le droit de d'avoir le dernier mot sur tout. » ...Sa faiblesse me donne la nausée...  « Nisi, Comtesse. Je vous le dit sans détour, votre temps est révolu. » ...Ecoeurante créature... « Il ne peu avoir de paix sans sacrifice et sans tolérance. Nous devons traiter avec ces Mortanyss et nous arranger de leur présence. Vous ne ... »

Je saute de mon siège, tout se ralentit alors que mes pieds quitte le sol, je survole les trente mètres de tribunes où sont assis ces mortels frémissant d'inaction. Vingt mètre. Je tire ma lame, j'entends le bruit du métal polie frottant contre le cuir travaillé de mon fourreau. Dix mètres. Ma seconde main se referme sur la poigne, mes bras glisse la pointe de mon sabre vers l'arrière, mes yeux se ferme, mon dos se cabre. Deux mètre. Mon pied touche terre délicatement, ma lame fend l'air. Le bras imprudent qu'il tendait pour me pointer de son index accusateur tombe au sol avant qu'il ai réalisé que j'ai quitté mon siège. Mes cheveux retombe lentement sur mes épaules alors que le temps reviens à son rythme normal. Le silence est totale, tous me regarde bouche bée en se demandant probablement quel genre de Daëlwena je peu être. J'abaisse mon sabre alors qu'une longue plainte déchire la gorge de ma victime. Les gardes font un timide pas en avant et se résigne.

« Je ne tolèrerais aucun compromis » Dis-je simplement avant de quitter les lieux. Je crois que le message est passé cette fois ci.


Ossements

J'ai grandis et je le sent. Je me sent profondément différente, c'était une expérience forte, transcendantale, dont ma mémoire a garder une trace vaporeuse. Je me souviens à présent, quoi que ce n'est pas le mot exacte. Je ressent. Je suis assailli d'émotions et de pensées qui ressurgisse d'un passé lointain, du passé de celle qui possédait autrefois ce corps. Tout cela reste flou, indistinct, je ne pourrais dire qui elle était et ce qu'elle désirait. Je suis un tube vide, que je remplit petit à petit du liquide distillé de ma pensée nouvelle et dans lequel elle se déverse parfois, par petite touche, se dissolvant dans mon être en lui apportant une pale couleur pour compléter la mienne.

Révolte

Ma nouvelle nature me donne à réfléchir. Si nous, Mortanyss, évoluons sans cesse pour tendre vers la perfection, j'ai l'impression que ce n'est pas le cas de notre famille. J'ai le désagréable sentiment de l'enracinement dans l'inaction, la société Mortanne parait être devenu une créature obèse qui peine à se mouvoir pour aller de l'avant. J'ai donc écrit un discours, j'ai jeté sur la table ce que je pensais et je l'ai fait de la manière la plus violente et la plus choquante qui soit, en restant dans mes limites, bien sure. Je voulais voir comment mes frères et sœurs allait réagir, qu'est-ce qu'il allait tirer de ce discours, et qui saurait voir le message derrière l'agression. A présent, je sais.

Ordre

Me voila également apprentie chez les templiers. Je pense avoir passée l'épreuve de Xenshi avec succès. Il m'a confié que je serai -selon lui- parmi les grande. Je ne suis guère en quête de titre ou de reconnaissance, mais j'avoue désirer étendre mon influence afin de servir au mieux la famille. Car finalement, je ne suis qu'un ossement infime du squelette de l'Anyss.
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