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 [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie

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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Jeu 14 Mai - 20:48

Citation :


''Il était une fois un enfoiré''

La vie d’artiste vagabond était des plus agréables, on ne se souciait de rien seulement de nos textes, nos costumes et se trouver un toit pour la nuit. La vie était bien plus simple ainsi. J’avais quitté ma famille, ma patrie, pour eux j’étais qu’un moins que rien, pour une simple question de valeur. Pourtant, je croyais avoir de bonne valeur, rendre les gens heureux, vivre la vie comme si c’était le dernier jour, jouir des choses simples que tant de monde avait oubliées. Ce n’était jamais assez pour eux, je me rappelle ma mère qui me disait souvent, mon enfant cesse de rêvasser ainsi, tu as la tête dans les nuages tu devrais retomber au sol et faire comme tes frères, eux on une vraie profession, ils manient le fer, le bois. Cesse ces fichues comédies, ce sont des trucs qui amusent que les enfants et a ton âge tu devrais faire quelque chose de ta vie. Oui, comme tes deux frères.

Oui mes deux frères. Bien sûr une vie morte, sans péripétie, je finirai mes jours paralysés de mes dures journées de labeurs et je n’aurai jamais gouté à la vie. Ce n’est pas ce que je désire, je veux voir le monde, trouver de la compagnie dans différente ville, avoir une troupe de spectacles, faire gouter l’extase à tous les gens que je croise, ensoleiller leur journée, que l’on se souvienne de moi. Ce ne sera jamais en restant chez ma famille que je pourrai faire tout cela. Alors d’un simple mot et sur un coup de tête comme j’avais si souvent l’habitude de faire, je levai les semelles et quitta la demeure familiale en pleine nuit. Comme cela je n’aurai pas à subir le courroux de mon père et les pleures de ma mère, oui la fuite facile. Pourquoi se casser la tête quand cela pourrait être si simple.

Plusieurs jours de marches paraissant des semaines, à m’en saigner les pieds. Je marchais sans trop savoir où j’arriverais, comme un idiot je partis sans vivre et eau. Je maudissais les cillas j’avais tellement faim, était-ce vraiment de leur faute à vrai dire, j’avais simplement pris la fuite telle un va-nue-pieds avec mes beaux idéaux sans même penser à prendre quelque chose pour me nourrir, quel idiot de moi-même je fis. Mais souvent, on dit que les choses n’arrivent pas pour rien, c’est amusant que j’aie eu la chance de le découvrir par moi-même. J’arrivai alors à une maisonnette reculée en forêt, l’odeur alléchante du pain frais m’y avait guidé, j’avais tellement faim, c’est alors que je pris une chance. Je me suis rendu à l’entrée de la maison, cogna avec le peu de force restant en moi a la porte, mon ventre gargouillait si fort, je n’étais plus vraiment certain si j’avais bel et bien cogné ou si c’était simplement mon ventre. C’est alors qu’un homme m’ouvrit la porte, après un bref instant d’attente. Il semblait si joyeux, un grand gaillard, je le regardais longuement, enfin je cru que ce fut long, je n’avais même plus la force de tenir debout, je m’effondrai alors dans ses bras, telle une poupée de chiffon.

Majestueuse présentation…



J’étais étendu sur un petit lit simple, dans ce qui semblait être une copieuse petite chambre d’invité, j’étais à présent torse nu, mes vieux vêtements changés. J’avais les yeux entre ouvert, je voyais à peine, mais quelle délicieuse surprise m’attendait. Une jeune femme était a mon chevet, elle m’épongeait le front se ses délicates mains. Comme une fine couche de satin caressant mon visage. Je ne pouvais que savourer cet instant, jouant encore ma comédie pour faire durer ce moment, encore un instant. Elle souriait me regardant et s’adressa alors à moi.

Je sais que tu ne dors plus malfrat et si tu ne veux pas que je te verse ce seau d’eau sur la tête j’aimerais que tu ailles au moins la décence de me donner ton nom.

Oh herm… Oui je suis Rancierre Xartaniel, pardonnez-moi très chère.


Un doux sourire farceur se dessinait sur le visage de la jeune femme, qui se contenta de m’indiquer que le souper allait être servi sous peu, puis quitta mon chevet.
Quelle délicieuse femme, je la regardais marcher, observant ses délicieuses courbes. Elle me quittait se dirigeant vers les marches, je ne pouvais qu’avoir l’air rêveur, admirant ce merveilleux spécimen.
Ce souper avec cette charmante famille, je m’en rappellerai toujours. La mère de la famille insistait a ce que je mange avec eux, quelle gentillesse. Le père plus interrogateur me demandait mon nom, d’où je venais, qu’étais-je venu faire en cette région plus éloignée de Citria et poliment tel on me l’avait enseigné chez moi, oui fallait que cela serve un bon jour, je répondis à toutes ces questions. Leur fille n’avait que d’yeux pour moi quand j’osais affirmer a haute voie et avec passion que je voulais être un artiste, la mère souriait et les traits du visage du père se durcissaient. Il m’avertit que dès le lendemain une troupe festive avec des comédiens passait au village et que peut-être justement je trouverais ma place avec eux.

La nuit se faisait déjà bien tard, chaque membre de la famille allait prendre leurs appartements respectifs moi y compris. J’avais tellement hâte au lendemain, je ne pouvais pas dormir, les heures passaient et vraiment je n’allais pas dormir. Ma porte grinça alors, une fine lumière passait dans l’ouverture pour tranquillement se faire suivre du bout d’une longue robe de nuit, la délicieuse jeune femme entrait alors dans ma chambre. Elle marchait d’un pas de fée pour se mouver en silence, éteignit sa petite chandelle, la déposa sur la table à mon chevet pour ensuite s’assoir au bord de mon lit. Quel délicieux parfum enivrant, elle s’approchait de mon visage pour y déposer sa douce main.

Rancierre, dors tu mon aspellor ?

J’ouvris alors mes yeux, je ne dormais pas vraiment enfin, ses intentions étaient bel et bien faites avant même d’entrer dans ma chambre, elle était venue me dire ses adieux. Elle s’approchait alors de moi, pour ensuite s’allonger à mes côtés. Elle m’enlaçait des ses fins bras gracieux prenant réconfort auprès de mon corps elle déposa ensuite ses lèvres sur les miennes, nos corps s’embrassèrent et s’embrasèrent en cette chaude nuit d’été, pour en laisser une fine bruine gisant sur le sol pour un glorieux lever de soleil. Le voyageur avait déjà entrepris sa nouvelle vie.
J’étais parti au lever du jour, avec ce doux souvenir d’une femme que je ne reverrai probablement jamais. Cette femme, Cyrodia, toujours je m’en rappellerai. J’emboitai le pas d’un air rêveur, à la recherche de l’emplacement de la foire m’adressant à quelques passants matinaux. Les passants furent bien aimables on me montrait le chemin et je fis vite connaissance avec la troupe qui s’entrainait justement pour leur spectacle. Deux femmes et deux hommes, essayant plusieurs costumes, riaient et se lançaient quelque répliques de temps à autre. Je les observais longuement, jusqu’au moment où un des hommes vint me voir. Il m’avertissait que le spectacle ne commencerait pas avant ce soir et que je ferais mieux de quitter pour ne pas connaitre les répliques.

Je ne pouvais quitter ainsi, j’étais venu pour l’aventure, pour rendre les gens heureux. Je voulais tant faire partis leurs vies, leur vie d’artiste bohème. Alors, je proposai à l’homme de jouer pour eux, je ne voulais pas être payé, je voulais juste vivre leur vie. Il accepta à une seule condition, je devais observer la première représentation pour apprendre leurs rudiments et mimiques. J’acceptais alors le marché, loin de savoir que ce serait alors la chose la plus grandiose que j’avais entreprise de toute ma vie.

Les deux couples jouaient comme des diables autour d’un feu, dansant et festoyant pour le plaisir voyeur des spectateurs, ils jouaient leurs rôles avec brio. La foule paysanne s’exclamait suite à chacune de leurs courbettes sublimes pour ensuite suivre dans une mer d’applaudissement quand le spectacle quitta la scène. Je ne pus qu’admirer leur performance, leurs costumes étaient géniaux à la hauteur des comédiens. Dès le lendemain, les femmes de la troupe commencèrent alors à me créer un costume, j’allais être leur nouvel atout pour leur grandiose spectacle. Les hommes de la troupe m’enseignèrent les rudiments et leurs cascades, je m’entrainais avec eux longuement jusqu'à remplir leurs demandes à la perfection. Ce soir allait être ma chance, je voulais les surprendre et que le publique m’admire.

Des le soir arrivé, nous enfiellâmes nos costume et montèrent sur scène, le publique était grandement surpris de voir un nouveau membre à la troupe, de grandes exclamations pour m’accueillir. Enfin mon rêve devenu réalité. Nos cascades étaient à couper le souffle et une des femmes de la troupe jouait du luth pour nous accompagner, pour la plus grande extase des gens. Cet instrument était si agréable à écouter et nous accompagnait si bien dans une musique festive, qu'il ne faisait que réhausser notre performance. Le spectacle fut un franc succès, la foule en redemandait encore et encore comme un enfant gâté désirant en avoir encore plus.


Ce n’était que le début de notre ascension vers une grande réussite. Nous voyageâmes de ville en ville, de village en village pour exécuter chacune de nos plus fines courbettes et acrobaties sans pareil, jouant des personnages des plus farfelus aux plus sombres pour la fébrile jouissance de nos spectateurs. Chacune des soirées se finissait en une totale débauche, beuverie, amant, concubines. Tous les plaisirs des sens à son paroxysme. C’était pareil chaque soir, nous vivions la vie sans aucune limite.
Chaque début de soirée avant le spectacle, pour mon plus grand des plaisirs, Ceillia, la femme du chef de la troupe, m'enseignait le luth sous le regard envieux de son mari.Je n’étais pas des plus doué, mais elle prenait plaisir à m’enseigner, car nous aimions discuter ensemble. Bien étrangement nous avions tant de liens communs. Aucune journée ne passait sans que Ceillia ne me montre de nouveaux accords, jusqu’à cette journée où tout ce que j’avais connu par le passé se chamboula. Ceillia et moi-même étions restés à la charrette festive pour nos leçons quotidiennes pendant que nos aspellors faisaient des courses. J’avais la confiance d’Alexandre, mais je ne pus résister à la tentation. Pris d’un élan de folie je laissais l’instrument au sol pour prendre sa femme dans mes bras, elle était si belle et je l’aimais tant. Je n’ai jamais vraiment voulu jouer de cet instrument, je le faisais pour elle, c’était ma seule envie.

C'est alors que je l'embrassais furieusement dans un torrent de passion et de multitudes caresses que nos corps s'échangèrent pour enfin satisfaire ce qui tourmentait mon âme.Dans la chaleureuse charrette, j’avais trahi la confiance de mon aspellor. Sa femme était étendue à mes cotés, nos regards échangèrent mots que nous pouvions dirent a vive voix, la passion était sans pareil. Mais la pire des choses qui pouvait arriver se produit alors, Alexandre était de retour.Il n'en croyait pas ses yeux, il hurlait la rage qui était le seul sentiment qui l'habitait tandis que sa femme le suppliait de me laisser la vie sauf alors qu'il menacait de me tuer. Il hurlait que j’avais trahi tout ce qu’il avait de plus précieux. C’est alors que je me suis enfui comme plusieurs fois auparavant je l’avais fait, tel un lâche je fuyais la scène de mon odieux crime. Je courais vers la ville, je cherchais refuge à la rétribution de mon ancien camarade, je courais sans cesse comme si le chariot du démon était à mes trousses pour enfin trouver une taverne où je passais le restant de ma soirée à culpabiliser.

En fin de soirée je quittais la taverne, je devais me trouver un refuge pour la nuit. Je pris la première ruelle pour me diriger vers l’auberge la plus proche.Comble de malheur on m’avait trouvé. Il me plaquait contre le mur il était fou de rage, un poignard en main il était vraiment décidé à mettre fin à ma vie.



Je te l’avais dit petit enfoiré, j’allais te trouver et certainement tu mourras pour ce que tu as fait.

Ce fut les dernières paroles audibles que j’entendu puis vint un puissant coup, puis encore. Cette froide caresse fut la dernière que je sentis. La lame qui me perforait sans relâche pendant que je sentais cette douce froideur m'envahir. Je ne comprenais plus, tout était si lent comme si le temps était arrêté. Le sang coulait à grand flot de ma bouche. L’agresseur semblait jouir de ce dernier moment, d’une extrême délivrance de sa succulente vengeance, comme jadis j’avais joui de sa femme. J’ai tant aimé les chaudes caresses des femmes tout au long de ma vie, la seule que j’ai eu la chance de recevoir dans mes derniers moments fut celle de la mort, glaciale et si terrible
.
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 1 Juin - 18:56

Citation :

''La balade du musicien''

Depuis plusieurs jours le jeune Mortanyss se questionnait sur le but de son existence parmi les siens, il s’était longuement demandé si écouter le chant des corbeaux était une vocation digne d’honorer le père, car c’était vraiment ce qui le passionnait le plus, mais qu’allait-il faire avec cette passion ce n’était rien de vraiment crédible, rien de vraiment complet, rien d’assez digne pour honorer la Sainte Famille de Kalos. Il demanda à ses grands frères de l’aider à comprendre pourquoi n’avait-il pas trouvé une vocation comme les autres jeunes frères qui pour eux tous semblait si simple, il leur parlait longuement de la mélodie des messagers, comment elle était son unique source de réconfort dans sa nouvelle vie emplie de questionnement et d’inquiétude

C’est un bon soir qu’il rencontra le frère qui fût la lumière d’espoir dans le voile obscure de ses pensées, un grand frère du nom de Zxi. Rax’zei lui racontait se qu’il discutait avec ses frères et sœur depuis un moment et comment il se sentait mal de ne pas pouvoir aider la famille et rendre hommage au triple, car il n’avait pas vraiment de vocation ou une profession qui pourrait être utile aux siens. Zxi lui expliquait qu’il ne devait pas avoir honte de lui-même, même s’il n’avait pas trouvé un but précis a son existence et que cela viendrait avec le temps, qu’il devait avoir confiance en lui et ainsi mettre sa peur de l’inconnue qui le rongeait, de côté et qu’un bon jour le dessein du père allait se présenté a lui, le chemin qu’il devra emprunté, le chemin qui avait été décidé par le père, Kalos lui-même. Sur ces sages paroles Rax’zei reprit confiance en lui et partis la tête haute vers le lieu ou il aimait bien se recueillir en Mortancia, il monta la tour de l’art et la culture pour observer pendant des heures le grand portrait de la famille, il l’observa longuement comme s’il attendait de l’aide ou un message d’un de ses frères, il demanda au père de l’aider, de lui envoyer un signe quelque chose qui pourrait le guider. Il quitta le lieu après un long moment et se dirigea vers la bibliothèque comme si son instinct l’avait guidé comme s’il savait que quelqu'un l’attendait là- bas a sa grande surprise un massif squelette voilé d’éther était en train d’écrire des livres a une table de la bibliothèque, c’était un frère qu’il avait rencontré auparavant, mais il ne le connaissait pas très bien, les deux mortanyss échangèrent quelque peu, Rax’zei lui parla alors de son problème c’est a cet instant que son ainé lui offert d’aller chercher des instruments de musique, il dit au jeune mortanyss que cela pourrait peut être l’aider dans sa passion qu’il pourrait accompagner les corbeaux et ainsi joindre sa passion a un but qui porterait honneur et gratitude a Kalos et la famille, ce fut le signe que le jeune frère demanda , le triple avait entendu son appel.

Il avertit ses grands frères qu’il voulait jouer de la musique, que le Père l’inspirait et que par ses musiques il allait donner la parole de Kalos comme les corbeaux l’on fait dans ses moments de solitude. Zex le spectre conseilla Rax’zei d’aller rencontrer la sœur Zerxz pour des cours de musique, elle allait lui montrer les bases de se qu’il avait de besoin, le jeune frère passa de longue heure à apprendre avec Zerxz, elle lui montra plusieurs techniques qui lui seront bien utiles dans le future, c’est depuis ce temps qu’une joie de vivre animait le jeune zombie et qu’a présent il déambulait les rues de la sombre avec son lute en bandoulières
.


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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 1 Juin - 18:57

Citation :

''Le chant des âmes perdues''

Le passeur c’est ainsi que nous l’avons surnommé, cet Être qui a comme bût d’aider Kalos à gérer le flux des âmes en Qar’tagh . Rax’zei avait rencontré ce mystérieux personnage, un être emplis de sagesse aux yeux du jeune mortanyss, un frère qui semblait si différent des autres, ayant vécus des choses que personne n’aurait même jamais imaginé vivre dans toute une éternité. C’était cette expérience dans la non-vie que possédait ce mortanyss qui avait intrigué le jeune musicien a un point tel que Mortancia, agitée quelle était en cette soirée la, ne semblait exister, la seule entité existante aux yeux du putride moribond fut le passeur.

La nuit se faisait tardive en la cité morte, les deux frères étaient assis sur un banc non loin de l’aire de repos avec comme seul éclairage la lanterne à la lumière vacillante du passeur, le jeune mortanyss questionnait longuement son ainé sur son existence et que représentait le Qar’tagh pour une entité tel que lui, ces réponses furent énigmatiques, songeuses et emplis d’une étrange mélancolie, comme si les souvenirs de lourdes épreuves qui avaient mené frère la ou il était maintenant ressortait le hanter lors de leur conversation.

C’est alors que la présence d’une sœur vint troubler le passeur et mis abruptement fin à leur échange, une lueur de crainte parcourait ce qui semblait être un visage sous la sombre capuche spectrale. Interrogateur, Rax’zei observait la faucheuse approcher d’un pas certain des deux interlocuteurs. Il se demandant qui pouvait bien elle être pour avoir troublé autant le passeur. Nul autre qu’une grande prêtresse de Kalos, porteuse de sombre hypothèse sur la venu du passeur sur nos terres, l’hypothèse que le père aurait besoin d’aide de la part de sa famille, car le flux des âmes avait été troublé qu’il n’était plus constant et que c’était la raison de sa venu sur les landes des vivants.

Ce sombre présage occupait l’esprit du jeune mortanyss, a un point tel qu’il n’avait pas vu la faucheuse les quitter pour retrouver le temple de Kalos, il semblait perdu dans ses pensés fixant songeusement la faible lueur brillant dans la cage de verre que le passeur tenait à sa main. Le cri d’un corbeau le fit sortir de sa spontanée torpeur, comme s’il avait été témoin d’une révélation de la part de la créature ailée, il prie son lute en main en entama une mélancolique mélodie aux airs d’une marche presque militaire en alternance avec son puissant pianotement de doigts sur le bois de la caisse de résonance, les bruits sortants de l’instrument ressemblaient étrangement aux pas infatigable d’un régiment perdu qui marchait pour l’éternité.
Le jeune frère murmura quelque chose d’à peine audible

-Marchez, marchez pour l’éternité

C’est mots était sortis comme un réflexe, il semblait pris dans une transe musicale jouant de son instrument inlassablement, le passeur habité d’une étrange mélancolie se contenta d’acquiescer au jeune frère puis se leva doucement, sa toge spectrale s’agitant dans le vent de la nuit il lui dit simplement

-Nous nous reverrons Rax’zei

Il regarda la lueur fébrile de la lanterne se perdre dans la noirceur de la nuit, le passeur l’avait quitté, pour retourner faire son devoir auprès du père en son royaume.

Songeur Rax’zei rangea son instrument et se leva d’un bond décidé se dirigeant en toute vitesse vers la tour de l’art et la culture la ou au par avant il avait demandé réponse au père, mais cette fois-ci il ne se laissa pas choir aux pieds de la grande fresque familiale en attente de réponse, il était rempli d’inspiration pour une bien plus noble cause que l’attente. Il passa sa main au travers du tableau pour ensuite y faire suivre tout le reste de son corps putréfié, ce lieu , il était venu au par avant avec Zalhaxa, la sœur qui fut sa première inspiration, ses souvenirs le guidant au Qar’tagh. Il scruta du regard la chapelle érigée au nom du saint Kalos, cherchant le passeur du regard, mais en vain. Il se dirigea à l’extérieur de la chapelle, animé d’une maladive ambition, il fut rapidement arrêté par se qui semblait être des âmes perdues, errantes qui l’observaient comme s’il était inhumain comme s’il n’était pas a ça place, les âmes tourmentées lui murmuraient inlassablement leur dédicace mélancolique.

Rax’zei marcha longuement dans le sanctuaire du père cherchant un lieu plus élevé ou il pourrait s’arrêter, il marcha et marcha encore jusqu’au moment on il trouva sa montagne, il la monta avec ambition pour y arriver au sommet ou il y trouva un rocher ou se poser, il empoigna son instrument de musique de bois noir gravé de corbeaux puis joua la même musique, celle qui avait joué au passeur, il se mit a murmurer ce qu’il lui avait dit en espérant que les âmes perdues pourraient entendre sa demande et reprendre leur chemin vers les mains du père pour accomplir la destiné que Kalos lui-même leur réservait. Plus son chant s’intensifiant, plus la puissante musique se faisait entendre dans Qar’tagh, c’est alors que les flux des âmes percuta le jeune zombie assis sur son trône de roc qu’était la pointe du rocher, les âmes passaient à vive allure vers une direction inconnue lacérant les chairs putrides de l’enfant de kalos, sa peau ainsi que tous ses organes brulaient dans lether puissant du flux pour en dévoiler un squelette d’un blanc immaculé assis sur la pierre un lute en main jouant de sa puissante symphonie sa voix immonde se faisait entendre dans le royaume des âmes les implorant d’aller vers le père, il leur chantait sa mélodie jusqu'à l’épuisement total de tout son être maintenant dépourvu de toute chaire. Le squelette se figea sur son rocher son instrument en main, il était devenu a présent immobile le regard posé sur le néant. Pendant plusieurs jours il restait la sur son rocher craignant toute rétribution du père pour peut être avoir troublé le flux des âmes, mais il avait fait cette symphonie pour le bien de Kalos, il voulait a tout point honorer le père.


Dernière édition par Rax'zeï, Mortanyss le Mar 2 Juin - 11:28, édité 5 fois
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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 1 Juin - 18:59

Citation :

''l’enfant de la démence''

http://www.youtube.com/watch?v=VAuQb_bKI0Q ( musique)


Des vicaires tortueux de la terre naquit l’enfant de la démence

C’était de ses mains angéliques qu’il lui donna la vie


Aucune compassion pour le nouveau-né, les mains osseuses se serraient contre sa gorge et on lui lacérait l’abdomen sans cesse, sans relâche, tout se que voulait l’être sadique était l’entendre hurler, ses cris troublants perçaient la nuit et quand les pleures atteignirent leur paroxysme il ne put que jouir, se délectant de ses lamentations. Il continuait de jouer comme animée d’une démence incontrôlable, il joua et joua sur la lugubre scène de la nécropole ayant comme seul publique les cillas pour cette sanglante symphonie.






Il s’arrêta de jouer abruptement, observant au loin. Une silhouette semblait se démarquer dans le paysage sombre de ce qui servait de salle, on l’observait, on l’écoutait jouer. Il déposa le chérubin dans son cercueil et se leva pour se diriger vers l’inconnu spectateur, les pieds osseux marchant sur la scène la faisant sonner aux quatre coins. Avant qu’il aille eu la chance de lui dire mot, le mystérieux auditeur lui fit signe de le suivre. On l’emmena dans ce qui semblait être les vestiges d’une maison abandonnée, il eut comme seul accueil l’odeur de renfermé et du bois moisit. La vieille carcasse pourrie qu’était cette maison refermerait peut-être quelque chose d’important. Mais il était vraiment intrigué, qui avait bien pu le guider en ces lieux? C’est alors qu’il se retourna pour questionner son guide puis à sa plus grande déception personne n’étais derrière lui, seul la nuit qu’il l’englobait dans son sombre voile.

Il entra à nouveau dans la maison, animée d’une certaine fougue, il cherchait un quelconque indice, déplaçant bouquins et vieux papier jaunit par les âges il cherchait sans cesse, mais en vain, que de vielles partitions illisibles et se qui semblait être de vieilles histoires jadis oubliées. Qu'est-ce que toute cette mascarade voulait bien vouloir dire. Il commençait à s’inquiéter et à se poser de sérieuse question, il sortit en trombe de la maison puis regarda autour de lui. Où était-il ? Où l’avait-on amené. Il croyait pourtant ne pas avoir quitté Mortancia, quel était ce maléfice?



Il était fou de rage, l’avait-on berné et éloigné de la famille en ces temps si troubles, ou une quelconque erreur pourrait être critique a la famille. Il s’en voulait tellement d’avoir suivi ce visiteur, la curiosité de l’artiste était bel et bien un fourbe défaut. Il courait dans les bois ayant comme seule lumière pour le guider celle de la lune, il cherchait une route, un chemin, quelque chose qui lui permettrait de rentrer chez sois. Les arbres défilaient à vive allure dans les bois obscurs rien ne l’arrêta il rageait, il était tellement en colère, on l’avait si facilement berné. Il courrait sans s’arrêter évitant branches et arbuste, quelque chose attira son attention. Comme si une voix l’interpelait dans les bois, lui disant de venir voir. Il approcha doucement, se tenant aux arbres, arrêtant a quelque instant pour tenter de voir se qui pouvait bien nommer son nom. Il entra donc dans le petit chemin qui se voyait éclairci, pour en arriver à un endroit complètement dégagé. Ce qui y vu le laissa sans mot, une forme spectrale aux allures de femme était assise la dans la clairière, elle chantait de sa douce voix cristalline. Plus il approchait de la femme plus les murmures l’appelant se faisaient puissant et de plus en plus intense. Il secouait la tête en avançant vers la femme comme s’il en était obligé, il avançait jusqu’au moment ou il était à deux pas d’elle. Elle se tut et se retourna vers Rax’zei.

- Tu en as mis du temps.. Mon amour…

Il ne comprenait plus, il se demandait bien qu'est-ce que toute cette histoire voulait bien dire, il l’interpela lui demanda qui elle pouvait bien elle être et que le seul amour qui vouerait de toute sa vie serait celle pour la famille et le père. Elle lui rétorqua simplement.

- Je suis la source de ton inspiration Rax’Zei celle qui te guidera.. Je serai ta muse.

- Mon inspiration vient de Kalos lui-même. Je ne me ferai pas charmer par ce subterfuge! On m’a souvent prévenu dans ma jeunesse que des êtres enviaient notre condition, mais c’est bien la première qu'ils osent se manifester à moi.

Les traits du visage de la femme semblaient s’attrister suite à la réponse sèche du jeune fils de Kalos, on voyait des larmes perler sur son visage puis son visage se mit à se liquéfier comme s’il était en train de fondre suivant les larmes pour enfin se tordre en un horrible être difforme. Le vêtement ample de la femme s’agitant dans le vent animés d'une puissante colère, l’être fantomatique se leva d’un bon et fonça rageur vers Rax’zei tout en hurlant projetant le squelette au sol de sa terrible puissance. Le tissu ample qui était anciennement le vêtement de la femme enroulait le squelette sans qu’il puisse se libérer, la puissance du spectre entrant en lui, le faisait trembler de tout son être. Une puissante lueur rouge émanait du corps de Rax’zei comme si l’essence même de son corps était en pleine déflagration.

Le corps de Rax’Zei enveloppé dans une toge voilée le violon entre ses mains gisait sur le sol de la scène de Mortancia.. Une étrange lueur émanait de l’instrument.


Dernière édition par Rax'zeï, Mortanyss le Lun 21 Sep - 16:25, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 1 Juin - 19:59

Citation :

''Muse Sauvage. Les vices entrainent la douleur de l'âme''





-Sans guidance au fond des abysses tu m'as oublié.-


Les habituelles mélodies de Rax’zei n’étaient plus présentes en la sainte nécropole depuis déjà un certain moment. Plusieurs avaient vu le jeune mortanyss dans d’étranges conditions dans ses derniers moments en la morte. Il était grandement troublé et agissait bien étrangement. Son attitude envers ses plus proches frères et sœurs avait changé du tout pour tout. De nouvelles valeurs l’animaient, et cela, à ses détriments. Il était devenu détestable, haineux, violent et impulsif. Certains devaient même penser qu’il était devenu fou et qu’il était perdu.
Sa disparition n’était rien d’un exode il n’était plus en Mortancia et était parti sans laisser de message à quiconque. Rien des agissements communs du musicien qui préférait rester cloitrer en la Sainte Nécropole. Dans les forêts tropicales, il était parti avec une personne de confiance sans l’ombre d’un doute, mais on l’avait abattu, détruit et humilié pour ensuite balancer son corps brisé au fond de l’océan là où personne ne pourrait jamais le retrouver.

Les seuls souvenirs du musicien flottaient au large de la côte.
De simples éclats de bois rouges, vestiges d’un divin instrument oublié à jamais.



À suivre...


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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 21 Sep - 1:53

Citation :
''Hantise''

-Dans les Abysses il est facile de se perdre, mais la main du créateur guide toujours ses prodiges.-




On m’avait détruit. Balancé comme un vulgaire déchet du haut d’une falaise.
C’était un triste sort pour l’enfant prodige que j’étais.. enfin..
Si cette perfide et malsaine créature avait pu ressentir une quelconque émotion, il aurait souri et joui. Joui comme jamais de ce qui pensait surement être une victoire à la bataille qui avait duré beaucoup trop longtemps. Il me regardait simplement, du haut de son perchoir, quitter ce monde dans cette froide caresse qu’était la mer.

Il n’a rien gagné.
Il perdra tout.
En fait, il a déjà tout perdu.

Dans les abymes glacials de la mer, mon corps a longuement erré, glissé au gré des vagues vers ce que je pensais mon repos éternel. Dans mon errance, comme la muse me troublant dans mes songes une voix est venue me parler, susurrer à mon oreille. Susurrer que la vie n’était qu’une question de volonté. Était-ce le Saint-Père me tendant sa main m’accordant la miséricorde pour continuer ma divine vocation ou simplement pour punir celui ayant commis l’impardonnable. Celui qui m’avait détruit, mon frère ainé, le Passeur…

Comme un cœur pompant à vive allure faisant circuler le sang dans un être vivant, une soudaine vague d’énergie me traversa alors parcourant l’entièreté de mes membres brisés. Je n’avais jamais ressenti par le passé cet état de sérénitude, comme une chaleureuse caresse venant embraser mon âme. Pendant un bref instant j’eus l’impression de m’élever, mais ce fut par une douleur atroce que je revins rapidement à la réalité. Mes os jadis brisés s’entrent choquèrent violement, se liant aux sédiments marins pour se ressouder promptement. Mon être n’avait certes plus ses couleurs flamboyantes d’en temps, mais je sentais cette nouvelle fougue qui m’animait. Cette divine puissance, ce ne pouvait qu’être la volonté du Saint-Père.

C’est alors qu’animé d’une rage sans pareil je me débâtais dans le sombre voile de l’océan. Je tentais malgré moi de me déplacer dans ce qui semblait être un enfer glacial. Tassant sable et sédiments marins chose qui composait le lieu de ma sépulture improvisé pour finalement sortir d’une lenteur extraordinaire l’épave de ma carcasse de ce lieu maudit.

Pendant un instant, j’eus cru que mon être allait se briser quand je réalisai que je n’avais plus mon violon, l’œuvre d’art que Tyrmk avait créée de ses mains pour ce jeune virtuose que j’étais. Un instrument sans pareil qui me valut les louanges de mes frères et sœurs au sein de la nécropole, l’instrument avec lequel chaque jour j’avais la chance de dédier une symphonie à la magnificence du père. Cet instrument qui était une partie de mon âme. À jamais perdu dans les abymes de cet enfer.

Cette rage qui m’animait grandissait alors, plus déterminée que jamais j’avançais et avançais. Je marchai pendant ce qui devait être des jours, parcourant les terres de ce nouveau monde inconnu des miens avec comme seul compagnon ma conscience troublée. Jusqu’au moment où au loin je discernais une grande forme. Je décidai alors de m’approcher pour voir ce qui semblait être l’épave d’un ancien navire éventré, laissant choir ses entrailles sur le sable.

Comme un parasite je m’infiltrais alors, visitant ce qui semblait être un ancien navire marchand vu son nombre de caisses jonchant le sol de la calle. Je cherchai alors l’origine de ses anciens propriétaires, peut-être aurais-je la chance de me localiser dans ce terrible monde sous-marin. J’entrai alors dans ce qui semblait être une grande cabine, à l’intérieur le chaos était de tenancier de la place. La cabine était dans un état sans pareil, meubles brisés et débris flottant comme pris entre deux eaux, le cadavre pourri et en décrépitude de ce qui aurait pu être un capitaine et enfin ce que je recherchais. J’eus la chance de retrouver un cadre solidement figé dans la paroi du mur, les algues et les conques marines avaient déjà entamé leur colonisation sur cette œuvre d’art, mais j’eus la chance de voir ce que j’étais venu chercher. On y voyait murailles et le palais de Sombrum sous toute sa splendeur. Il n’y avait que des Nargoliths imbues de leur peuple pour encadrer leur propre cité et l’afficher sur les murs de leur navire. J’étais donc proche de chez moi, ma mère patrie, la Sainte Nécropole de Mortancia.

Je détroussai alors ce qui restait des habits putréfiés du feu capitaine pour ensuite quitter le navire. Je regardais les environs tentant de voir si cette plaine vaseuse finissait par bien monter quelque part. C’est après un certain moment de marche que finalement je commençais l’apogée du mont de ma délivrance. Je marchais longuement pour enfin voir ce qui semblait être la cime de ce ciel sous-marin. Doublant d’ardeur je marchais à m’en broyer les os, glissant sur le mont de sable qui était le début de la plage je montais sans relâche, pour enfin sentir ce moment tant attendu. L’eau perlant sur fine peau nécrosée qui couvrait légèrement mon crâne.

Je sortis alors marchant d’un pas quasi solennel, m’extirpant des griffes de cet enfer.

J’étais à présent sur la terre ferme, plus rien ni personne ne pouvait m’arrêter. Je comptais bien me rendre en Mortancia pour le faire payer.
Point de sa vie certes. Son châtiment sera de voir qu’il a échoué et que je suis plus fort que jamais.

Une puissante voix avait sonné dans les boisés près de Sombrum, puissante comme jamais elle ne l’avait été.

-Le Qar’tagh sera ta seule cachette Passeur!
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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Ven 16 Oct - 15:52

Annexe I

-Gueule béante, Oreilles coupées-

[...]Doucement je marchai vers les mille et un méandres de l'insanité[...]




J'ai toujours trop parlé




Citation :
Rax’zei s’avança devant l’autel, pour se dresser devant une grande assemblé de croyants étant venu se recueillir en la sainte Chapel du culte Kalosien.

Mes frères, mes sœurs. En ce jour je vous demanderais un instant, un court moment de votre éternité pour vous faire un récit. Récit qui est témoin d’une foi sans faille, récit qui saura toucher l’essence même de chacun d’entre nous. Je vous prie de bien vouloir m’écouter, comme le père vous a tous écoutés.

C’est dans les abysses qu’on m’avait entrainé
Sans guidance au fond des ténèbres on m’avait oublié
L’un de nos frères a commis l’irréparable, usé de son autorité pour me tromper et m’utiliser.

Il m’emmena au fond des jungles humides des terres éloignées de Luk’maar pour en ce lieu précis abattre sur moi le fruit de sa colère, dans son regard et ses gestes j’ai cru voir une fougue sans pareil, une passion exacerbée dépassant toute logique. Ce frère ayant abattu sur moi avec ferveur sa colère ainsi que son désespoir me laissant pour mort sur le bord du ravin. Laissant tomber l’arme de son crime avec lequel il avait brisé mon être, sans pour autant abandonner la fougue et le vice qui l'animait. C’est emporter par la colère et l’envie maladive qu’il détruisît mon violon et le lançât dans les abymes glacials de ce monde. C’est aussi que peu après dans cette tragique chute vers un monde inconnu que je l’accompagnai, ma carcasse brisée et sans vie sombra au fond des mers.

C’est pendant des jours, peut être des mois que mon être achevé se laissait porter au gré des vagues. Seul devant la fin, fin que je crus mienne j’ai erré. Une errance sans guidance m’ayant apporté vers un lieu où mon être pris repos dans ce qui était une sépulture improvisée, au fond des mers je m’étais échoué.

C’est dans mes songes, songes que je cru imaginaire qu’un être est venu à l’appelle de la souffrance de mon âme. L’impuissance m’avait conduit au désespoir, mais comme un père venant tendre la main a son enfant blessé, Kalos l’être suprême, le triple est venu me guider. C’est grâce à la foi ! Mes frères, mes sœurs ! Que l’épave de mon corps fut restituée. C’est dans un état second de sérénitude que je me suis élevé. Le Saint-Père avait entendu ma détresse, détresse de l’enfant perdu.

C’est en ce jour, mes frères, mes sœurs. Que je me dresse devant cette assemblée, vous racontant mon récit, récit d’une terrible tragédie. Tragédie qui fut mienne, histoire d’un être abusé. Abusé par l’un de ses propres frères. Celui que par le passé j’avais tant de respect et que je pouvais que lui accorder mes louanges. Ce frère Ô grand soit il, aujourd'hui je ne peux que lui accorder ma pitié. Une triste réalité pour mon frère… mon frère que j’ai tant aimé, mon frère Xul'Thris qui depuis trop longtemps déjà se cache derrière la façade d'un masque qu'on attribue au Passeur.


C’est devant Kalos notre père qu’il devra répondre de ses actes, c’est aussi devant Kalos que je jure qu’en signe de remerciement et de respect pour sa miséricorde je composerai un glorieux hymne. Une symphonie où tous seront invités et voueront mille respects au Tout-Puissant, Kalos le triple


Puis dans un silence de mort, le revenant se tu. Pendant un long instant seul les gouttelettes d’eau saline tombant de son être venant se choir contre le sol pavé de la chapelle brisaient cette ambiance funeste. Puis c’est après un moment qu’il se dirigea lentement vers l’arrière de la chapelle, laissant les croyants à leurs songes et leurs humeurs peut-être troubler, mais ce n’était à présent plus de sa notoriété, puisque tous savaient à présent le crime que son frère avait commis. La vérité avait enfin fait surface, pour tous.



Citation :
Un revenant aimé et détesté de plusieurs pour ses paroles faciles vint se dresser devant une foule composée de ses frères et sœurs. Venant se monter sur un banc pour se faire entendre de tous dans les environs de l’aire de repos. Tel un prêcheur devant une foule de croyants il s’exécuta dans un discours animé.


Mes frères.. Mes sœurs.. Aujourd’hui j’ai tué.

Il fut une nuit où sordide histoire nous est arrivée.

Un plus jeune frère et moi-même discutions de nombre de choses à l’aire de repos jusqu’au moment où l’un maléfice est venu nous accabler.

Un portail venant des bas mondes du Mortulum fit s’on apparition juste devant nous, accompagnée des rires et lamentations charnels des catins de Fyal’Nasha nous eûmes le plus grand des déplaisirs de voir sous nos yeux sortir de cette porte dimensionnelle l’un de leurs sbires.

Un Daelwena..


C’est alors que je me suis plaqué devant mon plus jeune frère tel le plus humble des protecteurs l’aurait fait et je sortis l’une de mes dagues prêt à tout.
Cette créature s’avança vers nous d’un pas lent, mais certain, je la regardais s’approcher dans le silence jusqu’au moment où de ma puissante voix je l’interpelai.



-Chien du Natiri, créature intrépide explique ta présence en ces lieux où la seule mission que tu auras accomplie en cette sainte nécropole aura été de répandre ton sang impur sur ses murs, car de ma lame je t’offrirai que le premier don!




C’est alors que ce laquait vint nous proposer un marcher, il nous offrait miles et un plaisir de la chair de la part de sa Maitresse contre un simple échange. Une main serviable pour ouvrir un portail. Une brèche du Mortulum vers ce monde. C’est alors que sans plus tardé j’ordonnai à mon plus jeune frère de prendre ses distances et que lame au poing je m’avançai vers cette abomination venue d’outre monde.



-Perfide manipulateur au grand jamais tu ne charmeras les fils du triple dans tes entreprises malsaines, puisse ta mort te servir de leçon pour avoir mis les pieds en ce saint sanctuaire!



Sans attendre une quelconque réponse de cette langue de vipère de ma lame, je vins lui trancher la gorge et le laissai s’effondrer au sol tel un vulgaire déchet. Je demandai alors à mon plus jeune frère de m’aider question de transporter ce corps impur hors de nos murs. C’est alors que nous nous exécutâmes et transportions ce cadavre. Nous sommes alors sorties de la nécropole et dans les bois nous avons longuement marché. Longuement marché transportant ce lourd déchet vers la rivière la plus proche pour s’en débarrasser et à jamais oublier ce poltron sans importance.


Seulement après quelque instant que son corps voguait au large. Des entrailles du Mortulum un maléfice des plus impurs vint frapper sa carcasse immonde le ramenant à la vie pour nous hanter de ses sales paroles. Sans plus tarder nous nous reculâmes dague au poing prêt à tout débordement. Il rampa sur les bords de la rive, trainant son triste corps vers nous pour encore une fois nous quémander notre main charitable. C’est alors que bouillonnant de rage je l’attendais de pieds fermes. Quand il monta pour venir nous importuner sans plus un mot je vins lui trancher la gorge à nouveau pour ensuite lui plaquer mon pied contre le thorax pour l’expédier d’où il venait.




-Mes frères, mes sœurs.. Encore aujourd’hui en ces temps troubles les diables du Mortulum viennent à nous. Prenez garde à leurs langues de vipères, car dans la tentation vous pourriez vous perdre à jamais… Nous allons devoir être aux aguets, car peut-être une menace venue du Mortulum est prête à surgir. Mortancia devra être prête à tout.



-Parangon indestructible des fils du Triple!



-Qu’il vous protège tous autant que vous êtes, enfants de l’éternité!



Sans plus rien ajouter, à la plus grande des surprises des auditeurs, le revenant vint se dématérialisé dans une fine bruine d’eau saline, laissant derrière lui qu’une simple marre souvenir d’un discours haut en couleur.


Citation :
Dans les ombres se terre l’inspiration de ma démence.


À quoi ai-je pensé.. Me rendre en sombrum pour y jouer.. À quoi ai-je pensé.
Tout cela était à la base pour trouver publique qu’il n’y avait pas en Mortancia, car dans le néant les immortels avaient laissé leur cité sombrer. Seulement quand l’un des illustres ouvrait sa bouche pour y dire d’illustres paroles ils se sentaient convoqués, puisque les autres, on n’en avait visiblement rien à foutre. Autrement elle était laissée à elle-même dans un triste silence que seul un être osait briser. Ce fut après plusieurs longues lunes passées seul sur la scène de Mortancia que le revenant céda enfin à la tentation. Tentation malsaine de se faire entendre, entendre par des êtres dégueulasses, car les siens s’étaient bouché les oreilles depuis déjà trop longtemps et dans le mutisme ils s’étaient confinés.


Je me suis abaissé aux pires bassesses de ce monde.. Je me dégoute moi-même.. C’est torturé que je me suis rendu aux êtres que j’haïssais depuis déjà trop longtemps. C’était mains derrière le dos que j’entrai en Sombrum, lentement j’avançais comme le martyre portant le fardeau de sa peine sur le poids de ses épaules, un lourd poids.. Le poids du dégout. Après nombreuses remarques désobligeantes à l’endroit de plusieurs passant je finis par tomber sur une femme, une femme dite bien particulière par certains, mais ce n’était qu’une mortelle parmi tant d’autres pourtant. Cette Nellya…


Je n’ai jamais vraiment compris pour quelle raison le bétail se donnait des titres pareils, mais que voulez vous la vie est ainsi faite je présume. Possédant l’un de ces dit titre, elle devait bien être l’une des moins pires de son espèce je présume. Je me suis donc laissé tenter. Tenté au spectacle ridicule des êtres tout aussi pitoyables.


C’est discutant de sujet tout aussi bête que mon interlocutrice que j’avançai dans les rues de la sombre en direction d’un établissement portant le nom des Perles d’obsidiennes. L’endroit où cette dite femme avait domicile, l’endroit que j’avais choisi pour lui donner cette chance que peu de mortels peuvent se venter d’avoir eu dans leur triste existence.


Nous entrâmes dans l’illustre petit commerce et je pris place sur l’un des bancs. Pendant un long moment, je l’ai observé. Observer cette créature qui de tout son long s’était étendue, se prélassant dans son luxe. Était-elle digne de m’entendre jouer ? Je l’observais et elle était tellement semblable aux autres.. Mais à quoi m’attendais-je par l’amour de Kalos.. J’étais avec une Hastane.


J’ouvris le coffret renfermant mon nouvel instrument, création tout aussi divine que les notes qui s’en extirpaient, puis résigné je me préparai. Prit l’archet en main et le déposa sur les cordes. De ses yeux elle suivait mes mouvements comme obnubilés par la magnificence de mon être, puis je m’exécutai. Dans de précis mouvement je fis vibrer les cordes de l’instrument par les sensuelles caresses de mon archet laissant s’extirper des entrailles de celui-ci les jouissances des anges.


Comme le sucre d’orge sous une langue avide elle fondait, fondait puisque jamais elle ne reçut d’aussi tendre caresse de toute sa pitoyable vie. Quoi de mieux que la main froide et décharnée de la mort pour donner les plaisirs interdits.

Puis comme une gifle cinglante en pleine gueule, un vil impoli vint briser mon spectacle.

Cet incongru spécimen de sous déchet vint s’introduire dans mon récital, mon art, mon spectacle ! À quoi pensait-il par Kalos ! Mais en plus de toute son arrogance, il osa même se dresser devant moi un violon en main. Ce fut le comble. Telle une banshee qu’on avait offensée je me levai de siège hurlant de tout mon être, à en faire trembler la charpente de la maisonnée faisant même jaillir pieux et éclat de givre du sol pour détruire ce fâcheux visiteur et sa pitoyable imitation d’instrument. Insulté et horrifié de sa survie je me précipitai sur l’homme, tentant de lui retirer son instrument pour le détruire de mes mains, fou de rage je ne me contrôlais plus, grafignant le nargolith, se bousculant vainement pour en finir tout deux à bout d’énergie. L’un chiffonné et l’autre outré.


C’est plus qu’arrogant que ce chien de bâtard vînt se relever sur ses pattes pour me narguer de ses balivernes me proposant un concours. Osant même me dire que je n’étais pas digne de jouer de ma divine mélodie a ses cotés dans ce dit concours, osant même pousser son arrogance à un niveau supérieur me disant qu’il allait en sortir vainqueur. Par le triple je ne pouvais plus supporter la présence de ce jeune imbécile, résigné je ne put qu’accepter ce marché pour enfin avoir la paix qui m’étais du.


Mais avant qu’il parte, je devais le saluer dignement, je me rapprochai donc de ce jeune sot. Sournois tel un renard je vins le gifler c’était un moindre mal pour ce qu’il avait osé me faire, mais ce que je n’avais pas calculé dans tout cette histoire, c’est que cet idiot pouvait rétorqué.. Il vint me balancer son pied au tibia juste avant de s’enfuir tel un couard. Cet arrogant petit emmerdeur finira bien par payer.


C’est évidé comme un poisson qu’il finira son triste spectacle, sa vie misérable et sans nom.

Suis-je seul à parler ?


Dernière édition par Rax'Zeï, Mortanyss le Sam 10 Avr - 14:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 26 Oct - 16:42

Citation :

''Il fait si noir''

Spoiler:
 


-Le Monstre du miroir-








La solitude mène à l’angoisse, celle-ci à la déchéance puis le tout aux tourments qui affligent mon âme. Dans cette prison il y a que les éternelles goutes d’eau qui tombent brisant le silence de mes songes, mon seul moment de répit, cette éternelle torture qui afflige mon être. Je n’en peux plus je deviens totalement fou, je hurle et je hurle, mais personne ne vient à moi, personne ne m’entend.

AIDEZ-MOI!

...

À L’AIDE!


...

SORTEZ MOI D’ICI JE VOUS EN SUPPLIE!

...




Mais personne n’entend le prisonnier qui se lamente, qui abat ses chaines contre les grilles, pas même un garde, pas même les murs, car il n’en avait simplement pas. Seulement les échos de l’âme se fracassant, se fracassant à lui-même, prisonnier de sa propre carcasse. Labyrinthe aux mille et un tourments. Il fallait en sortir.


Je veux tout lui pardonner, tout ce qu’il m’a fait. Comment il avait osé me détruire, mais je ne peux simplement pas, mais pourtant il le faut. Je lui avais promis, elle me la fait promettre. J’aurais fait n’importe quoi pour elle. Mais sait- elle au moins dans ce qu’on m’avait balancé, ce que je suis devenu.


Je me regarde dans la glace je ne me reconnais plus, je vois un monstre et il me fixe, il riait et riait a s’en étrangler, se délectant de mon désarroi, de ma peur. Puis je baisse le regard et je fixe ces mains, ces mains ensanglantées. Il est trop tard.


Les chaines avaient cédé et tout ce que je reprochais à mes ainés s’empare de mon être, je suis sans contrôle devant l’immondice que j’ai engendrée. Nous ne sommes plus qu’un à présent. Je me suis voilé les yeux, je ne me suis point fait de défense, car l’arrogance m’a aveuglé et pris au piège tel un imbécile je ne fais que récolter le fruit de ma semence. J’ai échoué, je regarde le sang sur mes mains et visiblement il n’est pas miens, encore une fois j’ai tué. Je me retrouve devant la colère, le meurtre et l’insanité. Cette folie, mon opium, mon addiction, ma délicieuse insanité. Elle se voit même dans mes mélodies, plus personne ne les comprend et elles sont pourtant si magnifiques qu'elles en font saigner les oreilles de ces putains de sac de viande, une œuvre d’art en soi et un délice pour les sens.


Puis la nuit je me retrouve seul devant moi-même, il n’y a plus personne pour m’égarer et ces éternelles goutes qui recommence à tomber, telles les larmes de tous ceux que j’ai fait souffrir, elles me hantent et m’agressent, elles sont là et je ne peux rien y faire !


Ces foutues conques qui me rongent, cette odeur de mer, elle m’étouffe. Je ne suis même plus capable de me supporter. Je suis seul sur la scène et je hurle, je hurle aux cilias ma peine et ma colère, mais personne ne m’entend. Kalos lui-même ne m’envoie plus de signe, je me suis perdu en quête de ma rédemption et pourtant je suis prêt à tout. Je veux retrouver ce pourquoi j’ai été mis sur cette foutue terre, ce pourquoi Kalos m’a envoyé, mon don, mon art. C’est terminé, j’en ai terminé de cette putain de carcasse, cette fichue pourriture putride et poisseuse, je vais la larguer, la balancer, m’en débarrasser à jamais pour la magnificence du triple.


J’ai tout préparé, tout pensé, je vais m’offrir aux flammes pour me purifier. Rendre tout ce que j’ai pris à cette terre, m’offrir en sacrifice à l'Hêtre de Cendre. Ma sœur, ma douce sœur Zalhaxa, aide-moi à créer ce phylactère, ce vaisseau d’âme, qui guidera ce qui reste de mon être vers le rituel de mon ascension. Je veux détruire ce corps pour rayonner à nouveau, aide-moi je t’en pris. Toi au moins entend mon appel je t’en supplie aide moi. Tends-moi la main comme je t’ai aidé par le passé. Créons à nouveau une œuvre, une œuvre qui naitra des flammes et des braises ardentes de ma triste carcasse. Aide-moi et je renaitrai.


Ma voix se perd, mes songes se dissipent, mes idées s’envolent.


Je me retourne, pourtant je n’ai pas quitté la scène de Mortancia, mais je suis à nouveau pris au piège dans cette petite salle close et il fait noir.. Je plante mes ongles dans le bois tordu de la porte, je tente de m’ouvrir un chemin... Mais rien ne cède et je hurle à l’aide, il fait si noir... Ma voix se perd dans les brumes et ça recommence…





À L’AIDE !!!

...

À L’AAAAAAIIIDEEEEEEEEEE

...

QUELQU'UN !


...





Et l'écho ne m'envoie en guise de réponse rien de plus, que le son de l’eau qui tombe sur le pavé. Plus rien, plus rien vraiment.

Le monstre du miroir est de retour et le carnaval recommence

La symphonie de la douleur refait surface et le sang coule à nouveau.



- Je vous avais pourtant prévenu… Mais vous étiez beaucoup trop occupé
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Mar 3 Nov - 1:54

Citation :

''La fin Approche''





-Il finit par marcher seul-







Il vint frapper dans le mur de toutes ses forces pratiquement à s’en briser le poignet. Fou de rage il hurlait dans ses appartements


Pourquoi me laissez-vous pas quitter cette foutue charogne de carcasse, laissez-moi enfin en paix. Vous ne voyez donc pas que je fais tout en mon possible pour qu’on m’offre enfin ma rédemption. Vous ne voyez donc pas que je cherche par tous les moyens à me faire détruire. Vous êtes tous aveugles, tous aveuglés par vos illusions de la vie pitoyable et vos concubinages ridicules avec les vivants. Vous me dégoutez tous, au lieu d’aider l’un des vôtres vous lui crachez tous dessus à tour de rôle, vous montrant brave et fier devant votre chienne en laisse, comme c’est valeureux à cinq sur votre propre frère au final..

Vous ne savez pas dans quelle prison l’on ma enfermé, oh certes je suis encore en vie certes ! je suis sorti de ce foutu océan en vie ! Quel cadeau empoisonné. J’ai cru en la miséricorde, mais ce n’était que supplice et tourment qui m’attendaient.

Il n’y a qu’une seule personne en ce foutu monde qui veut m’aider et bientôt tout sera fini, enfin je serai libre. Nous avons tout planifié, tout est fin prêt. L’antidote a mon poison, la fin de mes souffrances, je vais quitter ce moi qui me répugne, celui que je me dois d’être pour trouver la fin, mais personne n’ose lever la main sur moi. Tous ces efforts que je mets dans la haine qui n’est pas mienne, ce personnage que je joue comme l’artiste sur la scène, je joue sur la pièce de ma fin. Enfin fini… enfin terminé à jamais.

Cette arrogance, ces insultes, cette colère, cette haine, cette maladive obsession ce n’est pas moi! NON! Je ne suis pas ce putain de monstre que j’ai adopté cette façade horrible de ma personne, ce foutu poison je vais enfin l’expulser de mes veines, enfin l’on viendra me chercher.


Mais voient-ils les choses comme je les vois, je me demande souvent si mes frères et sœurs comprennent ce qui se passe, comprennent que j’essais à tout prix de mettre fin a mes souffrances, le savent-ils? Surement pas… ils sont bien trop occupés après tout..À quoi bon se soucier de la vie de celui qui ne peut mourir, nous ne somme pas a son chevet, car il ne meurt point, nous lui apportons pas réconfort, car il n’en a pas besoin, ni protection, ni amour puisqu’il est mort. Après tout, ce n’est qu’un tas d’os il ressent rien.


Un os parmi tant d’autres
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Dim 15 Nov - 21:20

Citation :


''À tout jamais''





-Reines des abysses, Mon imortelle-






Il était temps..

Enfin..

Enfin.. terminé..


Il était temps que j’extirpe à tout jamais ce poison de mes veines, cette haine qui me détruisait à petit feu.Nous avons enfin trouvé l’antidote.

Mes derniers jours furent les pires de toute mon existence.

En si peu de jour j’étais arrivé à détruire tout ce que j’aimais, faire mal à tous ceux que je chérissais, mais pourquoi ai-je fait cela..

Un monstre, c’est tout ce que j’étais. Vouté, pustulé, poisseux, haineux, violent, impulsif et destructeur c’était tout ce qui m’animait. Ce moi sans être moi, ce foutu monstre qui m’avait fait prisonnier. Prisonnier de ma propre personne.


J’avais envoyé plusieurs appels à l’aide et pourtant personne ne m’avait entendu.


Personne sauf une.



Zalhaxa…


Ma sœur, toi qui es dévouée, toi qui chéris les tiens, toi qui à jamais me respecteras et m’aideras.. Je te serai éternellement reconnaissant. Tu m’as sauvé encore une fois, sauvé des griffes du monstre que j’étais devenu, ce monstre qui peu à peu brisait tout ce que j’avais précieusement construit. Je ne peux qu’avoir respect et amour pour ta personne à jamais.


À jamais je défendrai ton nom, personne ne le bafouera, Zalhaxa ma sœur, ma muse, ma reine.


À jamais je te serai dévoué.






...









C’était vouté que je me suis présenté à elle ce soir-là. La douleur était omniprésente et le flot noir coulait de mes orbites comme les miles et une larme de ma douleur. Je n’en pouvais plus.


Elle était assise là tranquille comme une reine et elle attendait. Lentement, vouté comme Quasimodo, je me suis rendu. Zalhaxa je t’en supplie, finissons-en.


La première escale fut chez notre frère Borgh, dévoué comme toujours il était au poste. C’était dans nos coffres que résidaient tous les objets nécessaires pour le rituel. Chacun de nos cotés nous ramassâmes le nécessaire, puis sans plus attendre nous nous rendîmes sur les lieux des premiers pas vers le salut de mon âme.

Elle m’invita dans les sombres laboratoires de la nécropole là où funestes surprises m’attendaient. Discrètement telles des ombres nous glissâmes le long des marches, s’assurant que personne ne nous avait vus puis nous entrâmes dans l’antre du mort.


Dans la noirceur, drapée de blanc immaculé, trois tables d’opération nous attendaient. Les trois créations attentaient là patiemment leur créatrice, sommeillant sous le voile blanc.


Puis elle me guida vers eux et avec tendresse elle posa sa main sur la première couverture et elle la leva. Soucieux je l’observais. Mon choix devait être juste et éclairé, car dans cet avatar résiderait mon âme, ma nouvelle vie. Elle me montra le premier spécimen, un jeune homme Nargolith encore frais.. Enfin à ce qu’il semblait être. Elle avait pris soin de retirer tous les organes internes et l’humecter d’une huile d’embaumement pour le conserver plus longtemps. Un corps magnifique, mais beaucoup trop humain. Comment mes frères et sœurs auraient perçu le fait que je m’incarne dans ce qui ressemble le plus à ce que je détestais depuis toujours. Était-ce la une plaisanterie? Enfin…


Je relevai le drap sur le jeune homme puis je contournai la table pour me rendre à la deuxième.


Cette fois si j’en eus toute ma surprise. Elle m’avait réservé un engin digne d’une arme de guerre. Un lourd et puissant corps, cousu de toutes pièces. Un colosse de prêt de deux mètres était étendu devant moi. Il était puissant, renforcit et armé d’une mâchoire indestructible en acier. Il peut broyer un crâne humain d’une seule poigne me disait elle, j’étais impressionné. L’emblème même de la puissance mortanne juste pour moi. Enfin un avatar dans lequel je pourrais imposer ma présence dans le cœur des vivants, les terrifier par un simple regard et puis au seul débordement les briser d’une seule main. Zalhaxa m’avait fait tout un cadeau. Je salivais juste à m’imaginer les scénarios possibles. Puis elle continuait de m’expliquer les qualités de l’engin. Renforcit de poudre de fer, son crâne était tout aussi indestructible.


Corps puissant et indestructible mais à quel prix ?


Si l’un des fils du phylactère venait à être coupé Rax’zei. Tu ne serais plus capable de bouger par tes propres moyens et tu serais prisonnier de ta propre machine de guerre.


C’est à ce moment précis que toutes mes illusions s’évaporèrent, plus jamais je ne serai prisonnier de ma propre carcasse, il fallait qu’elle aille penser à autre chose. J’espérais à tout prix que la troisième création surpasse les deux dernières. Secouant la tête je levai le drap sur celui-ci, passant à l’autre table, j’avais grand espoir.


Le troisième et dernier drap, elle le descendit pour dévoiler la plus majestueuse des œuvres d’art. Une création merveilleuse, l’avatar parfait qui concordait à toutes mes demandes, même voir plus. Sur cette table était couché un être famélique de bonne grandeur. Sa tête était allongée plus ovale que la normale des corps, d’ailleurs elle semblait tranchée de moitié offrant un spectacle troublant. Ses mains tout aussi étirées que son crâne étaient meurtrières, les phalanges avaient été remplacées par des griffes acérées. L’être semblait très fragile, mais elle m’expliquait que bien utilisé il était une arme de choix. Sa peau était d’une pigmentation particulière. Elle ne reflétait pas la lumière ou très peu du moins. L’intérieur du corps fut rempli à l’aide de cendre et les articulations du corps étaient des plus complexes permettant à celle-ci de se plier et se tordre dans tous angles inimaginables. Zalhaxa ajouta qu’avec cet avatar il était pratiquement possible de se cacher dans n’importe quels lieux et aussi dans n’importe quel endroit. Du à sa minceur et sa légèreté sans pareil ainsi qu’à la possibilité de plier chacun de ses membres flexibles dans des positions qu’aucun mortel ne pourrait même jamais rêver imaginer il pouvait facilement devenir invisible a l’œil qui n’était pas attentif. Sournois et meurtrier. Le parfait amalgame pour ma personne. J’étais entièrement comblé par ce spécimen, cette aberration tout droit sortie des laboratoires était le specimen parfait. Mon choix était à présent fait. Il ne restait plus qu’à procéder.


C’est corps en main que je quittai le laboratoire en compagnie de ma sœur. Lentement, mais surement nous nous dirigeâmes vers le Qar’tagh là où avais lieu la première partie du rituel. Devant l’autel elle se plaça. Déposant l’urne qu’elle avait apportée, puis se gantant d’abyssium elle procéda. Un chant en langue morte s’extirpait des entrailles de la femme mortanne, s’enfuyant par sa bouche, tel le l’âme fuyant le corps au moment du trépas, un flot constant de paroles d'outre-tombe s’envolait. Puis peu à peu de longs finalement d’éther commencèrent à se diriger vers l’urne. Le chant funèbre s’intensifiât, un froid mordant se crispait sur nos sombres habits, gelant chaque gouttelette d’eau saline couvrant mon être. Puis lentement le chant se perdait dans l’écho sans fin du temple et peu à peu tel la brume glissant au gré des vent, le froid glacial et les filaments éthérés se dissipaient. Sans plus attendre elle cella l’urne puis me fit signe que tout était fin prêt.



Nous nous pressâmes de quitter les lieux pour nous rendre à la chapelle de l’ancienne. Je sentais le moment venir, cette impatience grandissante, m’envahissait. Montant les marches du temple nous nous rendîmes en haut devant l’autel pour débuter les préparatifs.


Étendant le corps au sol comme jadis j’avais entendu le sien, elle me fit signe de commencer la conception du phylactère. Le temps nous était compté. J’ouvris donc le moule de fonte pour y incérer l’abyssium et les ossements anciens, refermant le tout j’étais fin prêt. Je m’approchai des flammes ardentes du bucher sacrificiel et sans craindre rétribution ni mal j’y plongeai mes mains, glissant le coffre de fonte au cœur de l’enfer. Mes dents se crispèrent sous la douleur, mais tout allait bientôt être fini ce mal allait bientôt être que vieux souvenir oublié. Zalhaxa faisait certaines dernières vérifications sur l’avatar pendant que je m’occupais de verser dans une grande cuve une eau glaciale, mes quelques derniers préparatifs, tout était presque fini...


Après un long moment à surveiller le coffre, je fini par plonger mes mains une dernière fois dans cette fournaise, ressortant le coffre d’un vif geste. On pouvait entendre les conques bouillir sur mes ossements et les algues se crisper, ma douleur était a son paroxysme, mais cette douleur était le parcours vers ma libération, sans souffrance je ne l’aurais point mérité, sans sacrifice nous ne pouvons rien atteindre. Balançant la boite de fonte au beau milieu de la cuve je hurlai de douleur me retournant vers l’autel maudissant les astres.
Pendant ce temps, Zalhaxa plaquait contre chacune des extrémités du corps des sceaux nécromantiques qui lierait chacune d’entre elles mon âme au phylactère. Puis simultanément je continuais ma douloureuse besogne et pris l’une des poignées du moule le ressortant de l’eau le déposant sur l’autel et ensuite d’une main je pris une longue barre de fer pour y frapper à plusieurs reprises, décrassant le violon d’abyssium de ce vulgaire moule de fonte. Le vaisseau d’âme était fin prêt.


C’est à cet instant précis que le rôle revenait aux mains de ma sœur, elle remit ses gants d’abyssium et pris le violon encore chaud, puis l’urne et se dirigea aux cotés du corps étendu au sol. Doucement elle l’ouvrit, un léger frimas se faisait sentir. Ce fut avec finesse qu’elle empoigna les filaments d’éther, qui tentait en vain de fuir et se dissiper, pour les attacher soigneusement au manche de celui-ci. Un à un elle les enfila pour en constituer les cinq cordes originelles, Sol, La, Ré et Mi. Puis ensuite elle vint glisser cinq autres longs filaments d’éther dans chacune des extrémités du pantin préalablement marqué par des sceaux nécromantrique.


Je regardais le spectacle d’un œil voyeur, comme celui d’un vicieux vieillard épiant les jeunes femmes. Un glorieux schéma se dressait devant moi. Je sentais venir le moment de mon ascension cette fin tant désirée. Tout était fin prêt et cette impatience bouillonnante faisait pression sur ma vieille carcasse voutée. Je m’approchai de ma sœur tremblant de tout mon être comme s’il n’était plus capable de soutenir cette fougue et finalement elle me demanda de m’allonger aux cotés de ce future moi, cette merveilleuse création qu’elle avait confectionnée de ses si jolies mains et je m’exécutai. Sous sa demande je pris le ‘’ Violon Phylactère ’’ entre mes mains l’apposant au souvenir de mon cœur jadis emprisonné et elle me rassura que tout serait bientôt fini. Une douce fin, une douce liberté.





Même mort nous craignons un jour de disparaitre de la surface des landes, nous ne le démontrons point, puisque c’est cette image indestructible et impassible de la mort que nous préférons arborer, mais devant cette fin j’avais peur. Peur que tout tourne mal et qu’à jamais je sois perdu. Sans sacrifice, sans peine, sans peur nous n’arrivons à rien





C’est en langue des morts qu’elle s’était recueillie, apposant ses mains parfaites sur mon crâne blessé. Doucement je sentais cette délicieuse chaleur monter en moi, comme si mon âme s’embrasait et dans une délectable déflagration elle allait s’envoler. Mais peu à peu les psaumes s’intensifiaient et les mains de la femme Mortanne se mirent à trembler, son regard s’embrumer. Peu à peu cette chaleureuse impression de réconfort se transforma en une horrible terreur, une atroce douleur. Je voulais hurler, mais en vain. C’est gueule béante et sans aucun son que mon âme se lamentait, de puissants rayons de lueurs verdâtres s’extirpaient de mon faciès et peu à peu les mains de la vampire s’enfonçaient dans l’ossature de ma boîte crânienne, la brisant de sa terrible force. Brisant mon crâne de sa seule poigne telle une simple brindille qu’on aurait brûlée et de sa cendre elle se serait répandue au gré d’une brise.



S’en était fini, ma vie n’était plus.. Enfin, je l’eus cru.



La femme Mortanne tenait entre ses mains la source même de mon existence, puis sans plus attendre elle vint la déposer au cœur même du phylactère. Puis comme un canalisateur parcouru par la foudre mon âme se glissait en lui, parcourant les miles et un chemin de ma nouvelle vie, se glissant en chacun des fils d’éther ajustés à mon avatar puis soudainement je me sentais renaitre.


Cette sensation de se faire balancer sur une terre pour la première fois, le retour à la source originel, cette sensation déchirante de s’être cru perdue à jamais, le néant face à la mort. Rien n’y est comparable.


C’était à bout de force que la vampire se glissait tant bien que mal vers la grille derrière elle pour y prendre support. Je ne saurai jamais si à cet instant c’était de la crainte que j’eus vu dans son regard noir, mais elle restait là adossé, épuisée tentant tant bien que mal à reprendre cette apparence parfaite qui lui est sienne. À cet instant, mes membres commençaient à s’agiter, ce nouveau moi avait enfin pris vie. Puis je me retournai ventre contre terre, plantant mes griffes acérées dans le sol, regardant ma sœur à bout de souffle acculée au mur. Comme le prédateur, de mon corps atrocement maigre, je rampais jusqu'à elle pour m’en approcher. Profitant de son moment de faiblesse je me glissais vers elle, pour la prendre dans mes bras, serrant son corps contre le mien pour lui murmurer à l’oreille une dernière fois.




À tout jamais, je serai tien.





-À travers les ombres tu reigneras, à travers les ombres tu seras le guide-


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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Ven 20 Nov - 1:30

Citation :
-Songe Nocturne-





Erreur Passé, Erreur du Moment, Erreur futur.
La tentation, le vice de l’ennui
Embrasse ta déviance







Souvent je me pose cette question. Pourquoi fais-je cela?
Et jamais une réponse me vient vraiment, enfin si..
Peut-être le fais-je simplement, car je ne le devrais pas.

Mais pour être franc, cela arrive à chaque fois que je m’ennuie. Un ennui qui ne peut se combler par rien d’autre qu’un crime. Moi qui pensais en avoir fini en changeant d’avatar, moi qui croyais que tout cela était relier a cette vieille enveloppe pourrîtes. Faut-il croire que le problème c’est bien moi. IL se cache vraiment un être malsain derrière le nom de Rax’zei. Il est triste de s’avouer a sois même qu’en nous vie un monstre, un monstre que l’on pourrait nommer de tout nom, mais quelque part ce monstre est une partie de nous même. Appelons-le l’égo. Il frappe toujours au moment où nous nous y attendons le moins et quand il frappe bon sang il détruit tout ce que nous avons précieusement érigé, car il y a une chose que j’ai comprise à travers les âges, c’est qu’il est beaucoup plus facile de détruire que de construire. J’en ai la preuve devant moi, tous les efforts que j’ai mis pour le salut de la nécropole sont déjà oubliés de tous et tout cela grâce aux brillantes idées qui sont venues à moi quand j’étais laissé à moi-même, laissé à l’ennui. L’ennui me mène à la tentation et à la tentation je cède toujours. Il faut que je me le mette à l’idée je suis un danger pour moi et ma famille, je ne suis rien d’autre qu’un sociopathe qui vie tous les émotions au triple de tous, cette déviance il faudra bien que je l’embrasse une fois pour toutes, car peut importe ce que je fais elle me revient me souriant et de ce doux sourire je ne peux que céder.


Aujourd’hui j’ai fait une grande découverte, enfin elle était là devant moi depuis si longtemps, mais je n’osais pas m’avouer, je n’osais pas penser que cela était possible. Cette découverte se nomme Lafielle Syliel. Cette enfant n’est pas comme les autres peut-être est-ce cela qui m’attire, cela qui me donne envie de m’ouvrir à elle. Elle me fait tant penser à la dernière que j’ai tuée, peut être la race, peut être ce regard peut-être ce doux visage qui laisse voir l’innocence, mais qu’il ne l’est pas. Derrière cette apparence parfaite se cache un monstre, un monstre qui me ressemble, un monstre dans le corps d’une poupée.
Les apparences sont parfois trompeuses et bon sang que j’adore cela.

En Lafielle je vois quelque chose que je ne vois pas dans la platitude du commun des mortels. Ce plaisir de la destruction, autant de sois que d’autrui cette joie de vivre qui n’est pas présente dans les autres, peut être en elle je pourrai laisser planer une once de respect, peut être même voir une collègue, laissons le temps faire ses choses, nous verrons bien. Dans le pire des cas, elle finira en rondelles dans le fond de mon tiroir, une de plus une de moins après tout.








Douce nuit, pensée qui vogue. Je me perds tranquillement dans cette froide caresse qui n’est mienne
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Ven 4 Déc - 3:10

Citation :

''Doux Printemps''






-Dans son jardin, la mort n'avait qu'une fleur-







Je me retrouve face à la vie, chaude et tentatrice. Elle me sourit, puis me regarde, pourquoi l’ai-je tant haie, elle ne me voulait pourtant aucun mal. Je plonge mon regard dans le sien et je crois ce moment éternel, plus jamais elle ne le quittera, puis je vois les âges passer, elle se fane et pourtant je suis intacte. Le noir passe au gris et pourtant je n’ai pas changé. Elle flétrit, elle se courbe et perd toute sa vitalité puis en poussière elle fini par tomber, glisser entre mes doigts, je l’ai perdu, je me suis perdu, je pleur, je pleur, mais en vain elle ne revient plus, en cendre elle a disparu. Je me réveille en hurlant, mes mains tremblent, je la crains, morte, je la crains disparu mon lys blanc serais tu fané ou encore de ta blanche clarté brille tu? Je me lève et je cours dans la nuit, je la vois briller au loin, de sa blancheur d’albâtre elle brille de mille feux dans la noirceur de l’abysse. Je cours le paysage se perd dans une brume, je tente de le rattraper, je tombe et en vain il la prend, je hurle, poing brandit, maudissant les astres qu’on me la remettre, mais elle n’est plus. Il la volé, il me l’a enlevé. Il me regarde de son sourire moqueur puis la piétine rependant le nectar carmin sur le pavé, il la détrui, plus jamais je ne la reverrai. Puis le temps s’arrête, tout se fige les rires du diable s’arrêtent dévoilant sa gueule ouverte givrée dans l’espace-temps et je me pose cette question.. Depuis quand dors-tu Rax’zei ? c’est à cet instant que j’entendis une voix lointaine, elle m’interpelait..





Rax’zei.. Rax’zei.. Rax’zei ! RAX’ZEI !!! hurlait le jeune mortanyss. Il vint frapper à la porte puis finalement j’ouvris, je revins à moi surpris de voir le jeune squelette me taper de son doigt sur la tête, comme s’il cognait à la porte. Bon sang, depuis qu’elle est là je crains le pire, pourtant devrais-je? Je crains de la perde par Kalos cette hantise me dévore cet horrible sentiment d’être impuissant face une situation qui est hors de notre porté et pourtant il y a peu je la détestais, pourquoi suis-je à présent ainsi ? J’ai peur de la perdre, j’ai peur de me retrouver seul, car quand je suis seul je fais des conneries, je ne peux toujours être là pour la protéger et je m’inquiète, puis je me retourne et au loin je la vois, elle me sourit et marche vers moi, je tourne la tête l’espace d’un moment et mon frère n’est plus. Je me retourne à nouveau et elle est toujours là je vois ses mèches bondir sur ses épaules elle s’approche, cette délicieuse image j’aimerais qu’elle reste graver en mon âme à jamais, pourquoi les détestais-je tant par le passé… j’étais simplement aveuglé par mon égo, ce monstre qui sommeil.. Il suffisait de le faire taire..



Puis je la serre dans mes bras… Le froid hivernal rencontre la tiédeur du printemps.. La paroi de givre fond, puis doucement je me laisse enivrer par le parfum de la flore.. Je me perds en son cou et l’espace d’un murmure..


Poupée de nacre, douce porcelaine reste avec moi et jamais je te briserai...
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Dim 3 Jan - 18:39

Citation :
''Lanterne d'Espoir''

Spoiler:
 




-En ton coeur brillait ma guidance-




Depuis déjà trop longtemps j’avais sur la conscience la mort de mon frère, depuis déjà trop longtemps je côtoyais ce pâle reflet qui n’était qu’une triste imitation de son nom. Par ma faute il s’est perdu dans une démence qui l'a forcé à commettre des choses qu’autrement il n’aurait faites. Depuis ce triste jour, elle ne me regarde plus du même œil et pourtant je regrette, je regrette tant. Mon frère je l’aimais… j’aimerais tant le serrer dans mes bras..

Chose que je n’aurai jamais faite..

Je l’aimais vraiment..



Je me ronge de sa perte, ce sentiment de vide je ne peux le combler je suis impuissant face à celui-ci, cette douleur qui pourtant n’est pas physique qui n’est pas visible, mais pourtant…


Ce nouveau lui que je côtois chaque jour, je tente de l’aimer comme mon frère, mais pourtant il me répugne, car il ne l’est pas. Ce n’est pas mon frère Xul’thris ce n’est que le reflet de moi-même et ce moi-même que je hais de tout mon cœur, on dira qu’un mort n’a pas de sentiments, moi je n’y ai jamais cru.


Trop de chose, trop de mal.. Trop de douleur.. Tout se passe si vite dans la vie qui est pourtant éternelle.. J’avais commis fautes pardessus fautes, je cherchais à tout point la destruction de cette douleur, elle ne partait pas au contraire elle ne faisait que grandir. Se voiler la vu à se qui est devant nous fait que nourrir la graine de la démence qui nous brise l’âme.

J’ai tout détruit… je me suis même détruit dans cette histoire.
Mes frères et mes sœurs ont perdu estime en moi, j’ai moi-même perdu estime, trop de peine c’était accumulé dans un vase déjà trop plein, vase qui pourtant ne peut se vider, car dans la mort.. Je n’ai pu pleurer.


Puis je me suis retrouvé seul, seul avec moi-même, car je les ai tous poussés loin de moi disant qu’ils ne voulaient m’aider, comme j’ai pu être sot. Ils ne comprenaient peut-être pas ma peine, car je n’avais les mots pour leurs expliqués, mais maintenant elle comprend, ils comprennent..



Enfin, je crois..



J’avais cette lanterne dans mes bagages depuis le jour de sa mort, car contrairement à ce qu’il aurait pu penser je me souviendrai toujours de lui, car je l’aimais, mais je n’avais les moyens pour le lui montrer. En mémoire à mon frère je m’étais procurer cette vieille lanterne chez l’antiquaire, vieille lanterne symbolisant mon frère ainé, vieille car elle avait vu nombre contré comme il en avait si longuement parcouru, vieille, car comme lui elle a brulé nombreuses nuit, pourtant comme cette vieille lanterne, personne ne le remerciera se sa bienveillante guidance, car après tout ce n’est qu’un autre mort insensible au pays des morts, un de plus un de moins, un simple meuble dans une pièce beaucoup trop sombre.


Hypocrite ils viendront le voir le jour de son retour lui disant qu’il lui ont manqué, mais tous savent que ce n’est que bonne façade, car personne n’a vraiment cherché a comprendre se qui c’était passé… Le silence… La peine… La douleur… Puis l’oubli… Tous s’en moquaient bien après tout.


''L’oubli est le mal qui afflige les morts.''

Toujours je me rappellerai de cette phrase qu’il me disait, pourtant je me refusais de l’entendre. C’est aujourd’hui que je me remémore ces souvenirs et que je réalise ô combien il me manque, ô combien elle me manque, ô combien le chant des anges me manque… Depuis ce jour rien de tout cela, tout a disparu. Tout a disparu en même temps que mon frère.



Le vide qu’on ne peut combler, l’impuissance devant la douleur.
J’ai fini de souffrir, j’ai terminé cette vie pitoyable, j’y met fin aujourd’hui.







...

Plus jamais.. plus jamais.. non.. jamais.. jamais….. jamais…
Pardonnez-moi.. Je vous en supplie..

...







Ce sont bien là les mots que mon âme implore chaque jour. Mots qui résonnent en moi depuis déjà trop longtemps, mais miséricorde ne m’est jamais venu, car pour recevoir le pardon il faut se montrer de bonne foi, chose que j’ai rarement été.



Au cirque des ridicules la famille y avait été invitée, tous était là et moi, le bouffon, je m’étais donné en spectacle. Ce soir là j’ai chigné, hurler, maudit, parjuré et même encore, fait un fou de moi-même faut il croire que j’y étais doué. Mais clou du spectacle quand tous avait bien ri et qu’à présent avaient soupé du ridicule, la donne changea. Un personnage se présenta au bord de la scène. Ce personnage qui pourtant fort simplet aux yeux de certain était un symbole important pour le bouffon. Tout changea, tout changea à cet instant. Le pitre se donna une dernière fois en spectacle, magistrale certain diront, mais certainement nécessaire.


Tous me regardaient avancer vers Xul’thris. Il montait les marches et moi je le rejoignis comme s’il revenait d’un long voyage et qu’il m’avait manqué. À cet instant si j’avais pu pleurer je crois que je l’aurais fais, ce souvenir, ces émotions s’en était trop, trop pour moi Rax’zei le mort, qui au fond de lui n’est qu’un petit enfant belliqueux, rebelle, car il est insécure, instable, car il recherche désespérément à être aimé, mais aucun des siens ne lui à montrer comme il l’aurait voulu.


Je m’étais agenouillé face à lui, allumant la bougie habitant la vieille lanterne que je m’étais procurée et je vins me relever. Cherchant désespérément mon frère qui au fond de lui sommeillait, qui au fond de lui on avait emprisonné, mais ce jour-là je ne le trouvai pas. J’eus beau venir l’enlacer le serrer contre moi, hurler ma peine, mon chagrin, ma douleur. Xul’thris pardonne moi, pardonne-moi je n’ai jamais voulu te faire du mal. Je savais qu’au fond de lui il avait entendu mon appel, ses yeux brillaient d’une lueur aussi puissante que ça lanterne de jadis, pourtant il n’était là.. J’ai espoir qu’il m’aille entendu, j’ai espoir…


J’ai passé ma vie à espérer et encore…


Chaque nuit brule cette bougie au fond de cette vieille lanterne noircie, car l’oubli est là le pire chagrin affligeant les morts.


Xul’thris je sais qu’au fond de toi tu m’as entendu


Passeur, pardonne-moi.



Je t’aime mon frère.






-Chaque nuit elle brule, en fumé elle s'envole, mais la douleur reste-



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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Jeu 14 Jan - 6:03

Citation :
''Souvenir d’un passé pas si lointain''

Spoiler:
 

-Histoire de jadis, oubliée dans la nuit-


J’étais en Tyrimar en cette longue, mais trop longue nuit. Cette ennuie récurrente se faisait encore sentir, jetais à ma table au fond de la taverne et je regardais ce couple qui semblait tant s’amuser autour d’une délicieuse bouteille de vin.

Ce qu’à la fin je peux les envier ces foutues charognes un rien les amusent, un rien comble leur vide pourquoi est-ce pas pareil pour ma personne. Plus je les regardais plus j’avais envie de leur faire payer cette légèreté d’âme auquel je n’avais pas le droit. Ce délicieux nectar qui coulait en leurs êtres leur faisant perdre la tête je n’y avais pas le droit, c’est à cet instant que j’eus envie de leurs en privé.

Leur privé à tout jamais ce qui m’était proscrit, ce qui m’était interdit. Les idées bouillonnaient, s’entre choquaient j’avais tant envie de répandre leurs tripes sur les murs, mais ce n’étais pas sage, ce n’était pas ce pourquoi j’entamais mon apprentissage, je devais la voir Lafielle elle saurait surement m’aider, il me fallait la trouver.

Je sortis en trombe da la taverne faisant valser une chaise au deux qui tentait désespérément de me bloquer le chemin, ma respiration bien qu’artificiel ne faisait que s’accélérer comme si l’envie tentait de prendre le dessus a la conscience, mes mains se serraient se crispaient, je ne pouvais résister…au final, je devais trouver Lafielle… bordel il fallait les tuer. Bousculant quelque passant je courais..



Il valait mieux... chercher aux abords de la Morte, sur la plage aux coquillages abandonnés et vides de vie.

Elle était là, poupée de chair, les serres venant creuser des sillons dans le sable humide. Sa chevelure de jais masquant ses traits autant que son voile sombre. Gracile créature, fragile enfant qui pourtant releva son regard dément vers les cieux.

Méditative, évasive, n'était-elle qu'un songe finallement? A son dos, chose rare, elle avait fixé sa harpe en bois clair et aux cordes brillantes.

Sa robe moulant son apparence délicate de jeune fille alors que son decolleté lui, laissait paraître la marque de Kalos, le corbeau tatoué sous sa peau.

Laiteuse, c'est le sourire aux lèvres qu'elle acceuillit Rax'zei, la peur semblait bien loin de cette fausse innocente.

Elle tendit la main vers lui et entama quelques pas.

Il n'avait plus qu'à...




se rendre vers elle. Il courait tel un dément vers la jeune femme, ses mains étaient crispées d’une rage sans pareille, n’importe qu’elle être sensé aurait pris la fuite, mais le monstre aux apparences de délicate poupée l’attendait sur la plage.




''Lafielle tu n’as pas choisi ton moment pour te dresser devant moi, crois-moi je vais tous les tuer, si ce n’est pas eux ce sera toi ! Ces foutus mortels qui ont droits aux miles et un plaisir qui me sont proscrit, j’en ai plus assez de les voir en Tyrimar de les voir dans ma vie qui est beaucoup trop longue pendant que moi je m’ennuie et me ronges fais quelque chose. Soit tu m’aides à accomplir mes desseins ou tu seras mon triste exutoire.''




Sans vraiment attendre qu’elle aille la chance de dire un mot il vint poser sa longue main froide et dangereuse sur la gorge de la jeune femme…



Elle ferma ses grands yeux sombres, son voile retombant sur son cou de cygne. Elle esquissa un sourire des plus serein, susure mielleux qui vint bercer Rax'Zei. Sa voix aussi chantante qu'un souffle de vent sur la grève.



" Ne sois pas triste. Je comprend... ta douleur.

Offrons leur... le premier don... toi... et moi...

Ouvrons... la chasse en duo? "



Elle rouvrit ses prunelles vers lui. Comme la première fois, elle vint lui caresser les poignets. Caresse légère et tendre... folie pure emplissant ses doigts trop francs sans doute. Abysses sans fond sur nâcre... Elle tenta de le rassurer de ses mains. Aucun tremblement sur la fragile stature, elle lui faisait face, sans crainte, sans amertume... Elle semblait lui renvoyer son propre reflet. Cette scène ne pouvait être qu'étrange car...



il l’avait averti pourtant, cette petite trainée cherchait vraiment à recevoir châtiment de ma personne.
Serrant l’étau sur la douce gorge, il enfonça ses serres dans la chair de nacre. Un sourire malsain se dessinait à présent sur le visage sombre de la créature à la vue de la bruine carmin qui s’étendait sur la toile blanche, puis il vint rapprocher son faciès morbide de l’oreille de la jeune Nargolith et vint lui murmurer




‘’Tu es l’huile sur le feu de ma déviance..
Moi qui pensais revenir sur le droit chemin, je m’enfonce à présent dans les abysses..

Prends ma main belle enfant et marche avec moi..

Laissons nos âmes s’unir et faisons ce pour quoi nous avons été mis sur cette triste terre..

Que le spectacle commence.’’



Éloignant lentement son visage du sien, il vint croiser le regard sombre de la délicate poupée…


qui esquissa un sourire des plus pervers malgré un léger hocquet sous la pression des doigts. Elle articula de ses lèvres sanguines, tel deux fruits que l'on croqueraient à pleines dents.



" Rax'Zei...

Nulle déviance en toi... aucune...

Il y a juste des façons de masquer ce que l'on est, ce que l'on désire... parfois je brûle du même feu que toi, d'un feu destructeur, sadique, violent. Pourtant tu apprendras à mes côtés... comment le masquer, comment jouer avec les pantins de ce monde.

Allons ensemble amea... nous avons des âmes à expédier aux enfers. Soit le passeur du Styx et je serai ta lanterne. "



Regard trop doux, écoeurement d'une affection trop ambiguë, trop peu naturelle... Démence absolue d'un esprit infantil... L'adolescente inclina la tête de côté et lui sourit sans malice, puis elle eut un léger rire qui s'envola dans les airs, ravie, grisée...


Il prit donc la main de l’adolescente et se dirigea vers les bois menant en direction de Tyrimar. Cette balade nocturne menant les deux êtres sadiques emplis d’intentions malsaines n’avait rien de bien normal, tout être qui aurait croisé leur route aurait fui à la vue de cette vision qu’offrait le petit duo nocturne. La créature famélique avançait d’un pas sur entrainant la jeune femme. Il lui glissa quelque mot durant le trajet.



''Ils étaient à la taverne Lafielle et ils semblaient ivres..

Ils seraient très simples de les persuader à faire n’importe quoi. Les âmes empoisonnées sont facilement malléables.

J’aimerais tant leurs offrir un délicieux spectacle, peut être pourrais tu les entrainer dans un piège, car tu inspires beaucoup plus la confiance que je le puis je crains bien..

Ma belle petite enfant, entraine-les et peut-être je te réserverai une délicieuse surprise en guise de récompense.''



Puis sur ces dernières paroles, un malin sourire se gravait dans la chair de son visage. Il jeta un œil à sa jeune collègue puis ils continuèrent leur route sous le clair de lune…


qui éclairait ses mèches sombres d'un halo angélique. La femme-enfant émit alors une question, suivant au pas de course son comparse.



" Une ballade en amoureux, sous les étoiles et la voûte céleste... n'est-ce pas propice aux amants?

Au bord de l'eau, sur une plage déserte... cela te convient Rax? "



Souffle cristalin du son, bouche en coeur d'un rouge mordant, moue adorable d'une Sainte Nitouche. Un subtil sourire divin d'un irréprochable angélisme.




Sourire divin se transformant en inquiétude. Sa main serrant doucement celle de sa compagne nocturne, puisqu’il ne savait trop comment réagir..



''Serait-ce une proposition, belle enfant?

Ne devrais-tu pas voir des hommes de ton âge ?

Je ne suis pas habitué à ce genre de rencard, précieuse Lafielle, cela pourrait étrangement finir.''



Il ralentissait le pas, disons le il était quelque peu troublé. Sous ce masque insensible et impassible, il se sentait tout autrement. La mort semble froide, la mort semble sans vie, mais au fond d’elle son cœur bat et son âme s’embrase. Douce caresse, main dans la main, enfant tentatrice, langue de vipère, peu à peu il cédait à la tentation…




Son index griffu se posa sur ses lèvres purpurines, elle lui susura de sa voix suave et douce



" Je parlais de nos deux amants bientôt en péril mon amea. Ces deux êtres noyés dans la brume de l'alcool que tu détestes tant... eux qui te font tant de mal... mon pauvre pauvre Rax'zei...

Mais je les punirai pour toi et avec toi. Ensuite nous danserons une valse lugubre sur leurs corps entrelacés et vides de vie."



Cependant la curiosité vint se nicher dans ses prunelles sans fonds. Elle se rapprocha de lui, proche mais sans toucher son corps du sien.



" Ainsi espères tu une proposition de ma part? Serais-ce l'amour de la flatterie qui te fasse perdre la tête pour la chair vivante immonde que je suis à tes yeux? "



Main serrée toujours, la Ciguë portait bien son apellation... Plante vénéneuse qui se faisait sucre tiède pour le mortanyss. Elle eut encore un de ses petits rires taquin, mutin, comble de gourmandise pour la vue d'un artiste de bon goût. Elle n'était pas parfaite, elle n'était pas normale, elle n'était pas si forte... mais une part de charme sommeillait en latence dans ce petit bout de femme, dont la croissance n'avait pas encore prit fin.



Profitant du moment rapproché auprès de la jeune femme il vint glisser son sombre visage que pas même le croissant lunaire vint éclairer vers le cou de celle-ci. Puis, contre toute attente, il vint enfoncer sa mâchoire d’acier dans la chair chaude de la jeune femme, comme l’on croquerait un fruit juteux, plantant par le fait même ses lames lui servant de griffe dans les frêles bras de celle-ci. Savourant son moment il serrait le petit corps contre le siens et vint lui murmurer à l’oreille.



''Ne me tente pas… engeance de démon..

Car j’ai grand appétit pour le vice..

Comble moi de ce crime et que celui si soit un pur délice..''



Lentement, il relâchait son emprise de sa proie, proie ou chasseur.. Était-il lui-même la proie à présent. La tentation l'embrume, les barrières s'évapore, sa méfiance qui lui était propre le quittait peu à peu, le venin coulait à présent dans son être.Tentation et vices le petit être parfait avait réussi à le charmer. Visiblement il était mal foutu, Rax’zei n’était pas aussi invincible qu’il le laissait croire…



Un petit gémissement plaintif avait accompagné le geste du mortanyss. Elle secoua la tête un peu déboussolée. Elle relâcha la main de Rax'zei, reprenant la route vers Tyrimar, son regard sombre se contentant de l'observer de temps en temps. Elle n'était pas toujours bavarde, mais celà soulageait les esprits sans doute.

Elle virevolta d'un pas guilleret et grâcieux, pressée de rejoindre les futurs cadavres.

Ses doigts glissèrent dans son dos pour récupérer sa harpe, qu'elle caressa sensuellement et amoureusement. Le bois si doux... elle esquissa un sourire rêveur.

Continuant son avancée, elle tourna le minois vers son acolyte, le gardant à l'oeil alors que surement il...



bouillonnait d’une émotion maladive d’une rage excessive amalgamée à une sordide passion. Visiblement il n’était plus dans un état normal. Ils marchèrent tous deux sur le chemin de terre battue en direction de Tyrimar, au loin on voyait déjà apparaitre les lumières des vigies de la milice. Ils étaient tout prêt de leurs buts. Parfois, il jetait un œil attentif a celle qui nommait belle enfant, sa douce moitié nocturne, sa muse meurtrière.
Regrettait il son geste, nul ne le saurait vraiment, mais son regard attentif semblait trompeur, appréciait il les marque laissé sur sa peau ou s’inquiétait-il de la condition de la jeune femme, enfin..

Nul ne le saurait vraiment. Après tout, Rax’zei n’était pas connu pour être des plus simple à jauger. À l’arrivé aux portes de la ville un des vigies leurs demanda leurs intentions et que faisait-il à cette heure à l’extérieur. Le Mortanyss levait les yeux vers l’homme, enlaçant les épaules de Lafielle faisant mine de rien, comme s’il était qu’un simple couple de passage, mais il semblait insistant à la vu de Rax’zei. Éclairer d’une seule lanterne les deux voyageurs attendaient devant la grande porte sous le regard interrogateur de l’homme en service…





Laissant faire, posant une main sur celle de Rax'zei. Elle vint éclaicir sa voix et se mit à expliciter, sourire amicale aux lèvres.



" Nous sommes des musiciens en vadrouille. Mon compagnon de route et moi même venons divertir la foule des nocturnes.

De plus... je suis fatiguée d'errer sur les routes. Pourriez vous nous laissez entrer pour que nous jouissions de votre agréable taverne? "



Elle changea d'expression, tel un caméléon. Elle prit un air épuisé, lassé, au bord de l'évanouissement. Feinte si brillante qu'il eut pitié de la petite demoiselle de rouge vêtue. Ils entrèrent donc sans encombre. Elle défit les mains de Rax'zei sur son être, avançant de sa démarche sinueuse, le regard fixe sur la taverne approchante.

Prédatrice, elle semblait s'être éveillée. Tout son corps semblait s'être préparé au point de laissé émaner féminité, volupté, assurance...


Poupée aux multiples visages, elle serra son instrument, jettant un bref coup d'oeil sur le mortanyss la suivant.




Il emboita le pas pour rejoindre Lafielle qui était à présent quelque lieu plus loin. L’envie de tuer semblait animer la petite poupée. L’esprit de la prédatrice était palpable..



Bien jouée… bien jouée ce nigaud de garde se doute de rien.
''
Dépêchons-nous, nous devons les coincer

J’ai hâte de les cuisiner pour enfin les mettre à tables, le plat de résistance saura repaitre mon âme qui depuis trop longtemps ne s’est pas rassasiée, ma jolie.''



De son doigt décharné il pointait droit devant, illuminé comme un phare l’auberge les attendait brillant de ses miles et un feu guidant les âmes perdues et empoisonnées.



''Enfin, nous arrivons. Entre ma délicieuse tentatrice! Entre dans l’auberge et fait briller leurs âmes. Je vais réserver une chambre pour la première cuisson et je te rejoins sous peu, tiens-les-en halène il ne faut surtout pas les perdre!''


La liche bifurqua à l’instant se dirigeant vers l’endroit où le tenancier avait mis quelques chambres en location, balançant quelques écus sur table et repartant clef en main, son regard brillait a présent d’une malice démente. Se dirigeant rapidement vers l’entrée de la taverne pendant que…



la belle entra dans l'établissement, faisant virevolter ses mèches de jais en un mouvement de pure séduction.

Harpe à la main, elle observa la foule présente... bien que foule n'était pas le mot.

Deux pelés et un tondu ainsi que le couple. Elle prit un air hésitant, puis se dirigea vers le comptoir. Elle salua le gérant et s'installa sur un des tabourets, le plus proche des amoureux.

Elle s'arma d'un sourire, leur lançant d'une voix innocente et spontanée.




" Illyah les tourtereaux, celà vous dirait une petite ballade musicale? Je suis certaine que la demoiselle apprécierai un peu de romance, je me trompe? "



Sous les yeux flous des deux ivrognes en couple, elle se mit à jouer de son instrument. Ses doigts tricotant la symphonie de l'amour et de la tendresse, tissant les notes les unes avec les autres pour obtenir une toile d'accords délicats à faire aimer un mort sans coeur.

Elle continua de les endormir de ses attentions mélodiques attendant que Rax'zei revienne, lui qui surement...




Se dépêchait pour revenir, il entendit les délicates notes que la harpe laissait planer au gré des vents puis il s’arrêta net. Glissant sa main à l’intérieur de sa cage thoracique pour en extirper le boitier d’un violon. S’armant de celui si, il se mit à jouer quelques notes des plus douces et sensuelles. Entrant d’un pas certain dans l’établissement il continuait de jouer tentant de lier la sienne à celle de sa compagne, ses notes se voulant longue et chargé d’émotions offrant un spectacle digne de sa renommée. Se rapprochant de la nargolith tout en jouant il vint lui glisser quelque mot l’espace d’un murmure.



''Où en somme nous ?

J’ai réservé une chambre si le besoin s’en fait sentir pour les emporter..''



Puis continuant de jouer de plus belle, il accentua le rythme, les voiles sombres couvrant ses bras s’agitaient au gré de la musique. Avant de s’adresser aux tourtereaux, il attendait la réponse de sa collègue…



...qui ne tarda pas. Elle susura les yeux fermés.



" Je leur ai proposé de la musique romantique... maintenant... comment penses tu les amener la bas? J'avais songé plutôt à la plage en dehors, leur proposer de s'aimer sous le clair de lune bercé par notre sonorité commune.

Qu'en penses tu? "



Les notes glissaient sur la vague des airs, surfant entre les graves et les aigüs pour s'unir en une marée de subtilités bichromées. Elle continuait de jouer, tendant l'oreille vers Rax'zei.



Entre quelques voluptueuses notes, il lui laissa entendre…
Moi qui voulais leur offrir une lune de miel dans la somptueuse auberge de Tyrimar.




''Va pour la plage Lafielle, au gré du vent leur vie les quittera dans un doux murmure.''



Puis il se retourna vers les deux amants et leur dit simplement.
En route mes très chers, nous artiste de la nuit nous vous proposons une romantique sérénade au clair de lune en compagnie de notre merveilleux duo.
Puis de ses quelques notes enivrantes, il mena le pas, jetant un œil derrière pour voir si tous suivaient la cadence…




Elle suivait, laissant ses mains générer des notes douces et éparses.

Le couple semblait ravit, trop saoule sans doute pour se méfier.

La femme-enfant eut un petit sourire, se mettant à danser légèrement tout en jouant, se déplaçant d'un pas léger, tournoyant, virevoltant. Joie de vivre qui émanait de son être, si rare et pourtant si belle découverte.

La marche ne fut pas si longue, le quaduor victimes, musiciens posant le pied sur le sable non loin de l'échiquier.

Elle lança un regard à Rax'zei, puis continua d'abrutir les esprits de sa mélopée.

Les deux amants s'installèrent sur le sable, observant le ciel étoilé et sa beauté nocturne dévoilée.

Plissant le regard, la jeune fille se mit à égréner d'étranges notes, Rax'zei pouvait les sentir, les ressentir... imprégnées de magie nécromantique, de reflux négatif pour un être vivant. Cependant le tout était dillué, encore nuancé, calme, comme si elle patientait, attendant une réponse de son comparse




Puis il s’arrêta net, jetant un seul regard à Lafielle et acquiesça simplement.

C’est alors qu’il reprit la cadence de la jeune femme et débuta une mélodie endiablée, ses longs doigts parcouraient les cordes du violon à une vitesse ahurissante tels de petits diables sautant les flammes de l’enfer. Le regard des deux amants semblait devenir de plus en plus confus, mais ils n’avaient pourtant rien vu. C’est alors qu’une puissante bourrasque de vent se mit à hanter les lieux levant le sable environnant qui lentement se mit à tournoyer, emprisonnant les personnes présentes.

Des formes éthérées, vaporeuses vinrent se frapper aux voiles sombres couvrant l’être famélique comme la gifle du vent, si ce n’avait été de leur plainte gémissante trahissant leur présence, il aurait été difficile de les différencier aux sifflements constants du vent. La femme s’était mise à pleurer, trembler, hurler, mais à travers la tempête il était impossible d’appeler à l’aide. Le bal des noctambules était à présent lancé, tous attendaient la reine de la soirée..



... qui eu un moment de surprise, le regard émerveillé sur Rax'zei puis elle enchaîna. Aux sifflements, aux tourbillons d'âme, s'ajoutèrent des sons stridents, perçant, cacophoniques pour des oreilles néophites.

Une sombre aura enveloppa les cordes de la harpe, les notes se firent déchirantes, les oreilles du couple commençant à souffrir et leurs coeurs à battre de terreur en duo.

Elle se mit à sourire comme jamais, éclat de nâcre sous la lune indifférente, elle s'abandonna à sa symphonie répondant aux rithmes de Rax'zei.



De fins filaments sanglants se mirent à couler de leurs oreilles. Les esprits vinrent s’abattre sur l’homme lui lacérant l’abdomen de plein fouet, déchirant ses habits ceux-ci volant en lambeaux au gré de la tempête. Rax’zei jeta un regard complice vers Lafielle, souriant tel un diable il tenait à présent la vie du malheureux ivrogne entre ses mains et elle ne tenait plus qu’a un fil.

Les esprits belliqueux se délectaient des chairs et la symphonie s’accentuais, la vie de ce pauvre être s’effondrait lentement au même rythme que ses chairs se dissipaient, les hurlements de terreurs s’intensifiaient mêlés aux rires hystériques des spectres. C’est de larme sanglante coulant le long des joues qu’elle regardait le spectacle, la main de la mort était maintenant posée sur elle, son tour viendrait…



Douce et tendre amante qui déjà sentait le souffle glacé de la symphonie de la Banshee.

Les yeux de la jeune fille après avoir croisé ceux de Rax'zei se posèrent sur la survivante en sursis.

Le visage de la poupée se fit lasse, mélancolique, tendre, amoureux... tant d'émotions qui coulèrent sur ses traits d'albâtre... puis soudainement...

L'absence d'expression, le regard qui s'évadait au loin. Les mains courrurent sur l'instrument à cordes. La demoiselle en détresse se tordit, se plia, hurla sa souffrance. Elle amena ses mains à ses oreilles, mains qui déjà palpitaient, pulsaient...

Vaisseaux sanguins par vaisseaux sanguins, la rupture se fit sèche laissant s'étendre les gerbes de vitae tels des feux d'artifices dans les cieux, tels... des fontaines blanches dont s'extraient des jets sinueux et des entrelacs de virtuoses.

Beauté macabre, valse avec les morts, danse avec le diable...



Diables levant le voile sur les morts, gisant dans leur propre sang, œuvre d’art complexe, œuvres d’art mixte leur vie en était terminée. Peu à peu, l’essaim spectral se dissipait pour laisser le corps grugé jusque l’os jonchant sur le sable froid de la plage. La tempête s’était évanouie au gré des vagues laissant à la vue de tous le triste spectacle des amants nocturne. Rax’zei se retourna vers Lafielle et l’espace d’un murmure, il lui dit :



''Ma douce enfant, nous devons les ramener, ils n’ont point terminé leur lune de miel.''



Il eut un léger rire lorsqu’il rangea son instrument pour ensuite prendre par la cheville le restant d’homme. Avançant lentement le long de la plage, laissant sillons dans le sable, il regardait derrière, œil discret, œil contemplateur. Pas à pas sur le sable froid il arpentait la nuit sous le clair de lune…



alors que la jeune fille enchaîna, rangeant sa harpe à son dos fragile, prenant les restes de la victime féminine. Elle suivit Rax'zei dans ce silence que parfois elle gardait avec précaution.

Elle eut un bref sourire satisfait, ses orbes noirâtres longeant la silhouette du mortanyss.

Elle eut un bref soupire rêveur alors que son attention se reporta contre l'astre nocturne. Elle semblait heureuse, apaisée... petite poupée dont les pas se marquaient à peine sur le sable.




Ses idées étaient claires, il se dirigeait vers la cité de Tyrimar. Encore une fois, il avait cédé à la tentation. Ce délicieux parfum auquel on ne peut se refuser, encore une fois il avait commis un crime, mais à quoi bon s’en blâmer. Il tourna la tête jetant un regard vers la jeune femme qui trainait le corps de la pauvre victime.



''J’ai toujours la clef de la chambre.

Si nous leur offrons ce présent, une chambre, un lit et de douillettes couvertures, ils le méritent bien après tout.

Après tout, les lunes de miel se finissent tous dans un lit…''




Une brève expression de dégoût sur le visage de la jeune fille à l'énonciation d'une telle union charnelle. Elle observa la Neutre au loin et lui susura.



" Nous devons échanger, prend la fille sous ton bras, je m'occupe de l'homme. Faisons les passer pour ivre mort... "



Elle sortit de sa sacoche en bandouillère une gourde de vin et aspergea sa victime. Sa main pâle la tendit ensuite à son compagnon de tuerie.



C’est gourde en main qu’il emboitât le pas, sa délicieuse compagne sanglante sous le bras il ne pouvait que sourire. Peu à peu la neutre se définissait dans le paysage nocturne de par ses lumières vacillantes. C’est arrivé aux portes que les choses se compliquèrent.
Le vigile se penchait par-dessus la balustrade de pierre pour observer les voyageurs qui arrivaient.




Il leurs demanda : ''Par odéon que faite vous à l’extérieur de la cité a cette heure! il y a des saloperies qui court ces derniers temps vous devriez faire atten… mais bon sang…''



L’homme semblait apeuré, il avait éclairé de sa lanterne les deux couples et par mégarde avait vu ce qui restait du pauvre homme sous le bras de la jeune Nargolith. Le visage de terreur dans lequel celui-ci était figé était troublant. L’éther l’avait asséché jusque l’os il ne restait que bien peu de celui-ci.
Rax’zei leva les yeux sur le vigile et un sadique sourire se dessinait sur son visage.




''Odéon ne te sauvera pas cette nuit… ''




Un doute, une hésitation sur le visage voilé de la poupée. Son regard alternait entre le garde et Rax'zei, allait t'il vraiment le tuer? La question se lisit dans ses yeux. Tenant toujours les restes, elle observa plus longuement le garde, une certaine crainte avait fait son chemin dans son être... Pourtant...

Sa main dont les serres acérées étaient sorties vinrent trouver la faille entre le casque et le gorgerin. Cordes vocales et trachée se virent transpercées, le sang bouillonait venant maculer le métal de l'armure.

Le regard noir de la nargolith s'était vidé, les émotions, la raison... il ne restait plus qu'une lueur de démence pure. Tremblante, elle resta silencieuse, reprenant le corps de la première victime contre elle, le berçant comme une gamine le ferait avec sa poupée.

Le violoniste se retrouvait momentanément seul dans la tourmente, le pas suivant de danse était sien.



Visiblement surpris la liche tourna le regard vers sa compagne.



''Par kalos Lafielle.. Tu me laisses sur mon appétit..''



Puis il vint prendre le garde par le collet le trainant derrière lui, se dépêchant à se rendre vers le lieu où certaines chambres étaient en location. Lors de son arrivée, il fit signe à Lafielle de le suivre puis lentement il jeta un œil à l’intérieur de l’établissement. L’homme travaillant à la réception semblait dormir. Il fit signe de le suivre et de faire vite, ils devaient se rendre à la chambre le plus rapidement possible.

Laissant choir les deux corps au sol, pour insérer la clef dans la serrure il jetait des regards aux alentours s’assurant que personne ne les avait vus, puis rapidement il se pencha vers les deux pour les ramasser et finalement entrer.




''Installons-les de manière à plaire à l’œil.. l’odeur finira bien par élever des soupçons.. ''



Puis il leva la femme sur le grand lit, lui retirant son manteau et l’instant adossés aux coussins…



alors que l'adolescente dénuda en partie l'homme et allongea sa tête sur les jambes de la jeune femme. Soucieuse de la scénographie, elle prit la main de la morte et la posa sur les cheveux de son amant.

Elle se recula pour contempler la scène intimiste mise en place et esquisse un sourire de contentement.

Ses perles d'obsidiennes se déversèrent ensuite sur Rax'zei, attendant sa réaction face au tableau lugubre.


Il avait le sourire aux lèvres visiblement amusé, par le tableau se dressant devant lui. Prit d’une inspiration soudaine il vint dénuder le garde qu’il avait trainé jusqu'à la chambre. Flambant nu il le déposa sur le lit le postérieur arqué bien droit dans les airs tel un phare, laissant l’homme en une position pyramidale à la tête du lit.

Puis il vint se reculer question d'admirer le résultat.

Doucement il vint enlacer de son bras les épaules de la Nargolith et lui dit.




''Ma douce fée sanglante, nul autre que toi sait être la muse de mes nuits''




Elle eut un bref rire, posant sa main sur celle maigrelette de son comparse. Puis elle susura doucement de sa voix basse et suave.



" Nous avons fini ici je crois, rentrons chez nous. "



C'est ainsi que l'épopée des deux amants de la nuit se termina, laissant à qui le voulait le soin d'interprêter leur tableau commun.





-Dormez bien mes chéris-



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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Ven 9 Avr - 22:04

Citation :
''In Demonis Invoca''



-Ascention vers la Damnation-








Omnis Incursio Infernalis
...
Omnis Legio Diabolica
...
In Spiritus Carnaum
...







Balzharaz seigneur des landes désoler du Mortulum venez à moi en ce jour.. je vous appelle votre humble serviteur.. Venez à moi.. Promesse d’une servitude.. Promesse d’une offrande.. Donnez-moi se que je désir et je serai votre..


La terre tremble... l’écho d’un rêve anéanti..


Seule l’amère odeur du souffre en guise de consolation à cette désolante culpabilité..


La mort.. Puis le regret..


Les serres d’ivoires maintenant miennes tachées à jamais du sang des fidèles..


J’ai fauté.. Sans doute..


Est-ce qu’un jour la voie de l’illumination me sera ouverte ?


Kalos pourquoi ne me réponds-tu jamais, après tout ces années je suis là.. j’étais là


Ton fils... j’attendais ton appel et jamais.. Jamais une seule fois ne m’as-tu répondu..


Même pas une seule fois..




...




Ils diront surement que je suis désespéré que je ne les aie guère écoutés et que je serais prêt à sacrifier n’importe quoi pour ma petite personne.. Sans doute une part de tout ça est vraie.. Mais je n’avais d’autre choix.


Mes prières sans réponses.. Le jugement.. l’incompréhension.. Je doute qu’un jour personne ne me comprenne vraiment sur cette fichue terre..
Tant de haine et d’aversion pour les choses que nous ne comprenons guère.. N’est-ce pas là ironique..


M’enfin.. Tout était planifié depuis déjà trop longtemps pour rebrousser chemin là où j’en étais.


Les expériences, les préparatifs.. La foire.. Nul ne savait vraiment quelles étaient mes intentions, j’avais besoin de chair sacrificielle, Mortancia devait servir une cause bien plus grande que son sommeil trop profond dans lequel elle est plongée depuis déjà trop longtemps elle devait servir.. Servir ses fils, car leur père ne savait leur répondre.. Cette foi aveugle.. J’étais l’un deux, mais aujourd'hui les choses sont bien différentes, j’ai profité, j’ai vu.. et enfin, je me suis mis à douter..




Je savais, l’on m’avait averti que sans doute les choses tourneraient mal, mais je me croyais au dessus de tout cela, car je suis qui je suis. C’est aujourd’hui qu’enfin je comprends, sans doute trop tard, mais vaut mieux aujourd'hui que jamais. L’entité vint à moi, Balzharaz.. Oui.. Puissant seigneur des gouffres maudits du Mortulum, il s’est présenté me demandant chose que je n’ai su lui offrir. Pendant six jours j’ai cherché et cherché sans vraiment trouver et j’ai fauté encore une fois.. Fauter à sa demande. Une dernière fois je me suis prosterné devant lui implorant de me laisser une chance, une chance de remplir ma promesse et de ne point s’en prendre aux miens, mais.. Il était trop tard.. Ce qui est fait.. Est fait. Mon corps était prêt, fraichement scarifié pour l’ultime offrande.. j’étais épuisé acculé à la falaise je rampais vers lui, lentement.. Très lentement. Il m’appelait..Maudissant mon nom.. Faible j’eus été et incapable de remplir une simple demande..Une si simple demande.. Je rampais vers le pentacle sacrificiel et plus rien..


Sa main contre ma gorge, je la sentais se serrer de plus en plus, je cherchais à voir où nous étions, mais tout était si sombre, si ..ombragés. Comme si une épaisse fumée nous avait engouffrés. Je relevai les yeux sur la créature et l’atrocité que j’eus vus.. ce sourire.. ce regard..


Il paraissait si amusé, si souriant.. trop souriant.. Comme s’il attendait ce moment depuis déjà trop longtemps, comme s’il avait tout préparé, comme s’il avait su que je n’aurais su remplir le pacte..


Cette épaisse brume sulfureuse se mit à tournoyer autour de nos êtres, les embrassant dans cette ultime damnation, je sentais mon corps s’embraser, la douleur puis vint l’horreur cette atroce souffrance. J’étais impuissant à son emprise, j’étais faible et tremblant, son rire pénétrait chacune des parcelles de mon âme.


Dans mon regard l’on y a simplement lu la fatalité..


Cette transformation, cette douloureuse sensation.. cette incompréhension.. puis vint la lumière du jour perçant les brumes.. je sentais le soleil chaud bruler mes chairs comme si les flammes du mortulum les léchaient.. ce coeur battant la chamade si fort.. de si puissants battements.. j’étais déboussolé.. je ne comprenais pas..


Je cherchais d’où cela pouvait bien venir.. cette respiration si forte.. pourquoi elle était si forte..


Mon regard se braqua à une vitesse sans pareil sur ce qui semblait être une femme. Je connaissais cette femme, Lafielle.. elle était là.. ce coeur battant si fort.


Puis la voix tonna de nouveau.


- Rax’Zeï.. Je n’ai pas terminé avec toi très cher.. Tu me dois encore quelque chose.


Mon regard se tourna de nouveau vers Lafielle, je savais de quoi il parlait, je savais se qu’il s’apprêtait à faire..


Je ne pouvais le laisser prendre se que je lui devais, non pas après se qu’il m’avait fait.


La pauvre femme sans défense posa son regard sur la créature que j’étais devenu, nul ne su si ce fut la peur où l’incompréhension qu’on eut vu dans son regard au moment où je fonçai sur elle, lui arrachant les vêtements couvrant sa gorge pour ensuite enfoncer mes crocs en celle-ci, m’abreuvant gouleusement à même le fluide carmin qui perlait sur les chairs de nacre, dardant de mon regard le diable prisonnier de son pentacle qui me maudissait, hurlant mon nom.. mais il n’y pouvait plus rien.. Puisque moi aussi j’avais prévu mon coup.


- Rax’Zeï... Rax’Zeï.. una.. je...



Je serrai le corps de la femme contre le mien ne pouvant m’arrêter de boire son sang, elle faiblit peu à peu prise de mon étreinte, la mort.. peu à peu.. venait la chercher elle faiblissait et moi je restais là.. pris de cette infernale soif insatisfaite.

La mort reste une grande fatalité même pour un mort, encore plus triste quand gis en vos bras la femme que vous aimiez, mais à dire vrai je n’avais d’autre choix. C’était lui ou moi et au point que j’en étais rendu aussi bien tout prendre se qui me revenais de droit. Je me suis dit qu’il valait mieux la tuer que de laisser aux mains de ce chien l’âme la femme pour qui j’avais fais tout cela, moi qui aspirais à la perfection pour en fait la combler. Chose que je n’aurai jamais vraiment réussie, car au final la vie et la mort resteront de bien grandes rivales. Même avec toute la volonté du monde je resterai un être froid..cruel et sans vie..





Kalos pourquoi m’as-tu damné dans cet éternel tourment..
Que t’ai-je fais dans ma triste vie de mortel pour mériter pareil châtiment..
Quel père ose faire chose pareil à son fils.
M’as-tu abandonné?






Une si belle image en soit, comme si nous nous étions mariés et qu’en mes bras elle me regardait de son visage serein et angélique, comme si à jamais nous nous étions dédié l’un à l’autre et que je l’amenais vers sa lune de miel, vers cette chambre où tous les vœux du mariage allait s’officialiser, mais…
toute illusion finie par s’éclipser et la douleur de la fatalité fait sans doute plus mal que tout blessure.. elle gisait en mes bras morte.. sans vie.. je l’avais tué et ce n’étais pas vers une lune de miel que l’y amenait, mais vers son ultime couche..



- Tout ça était de ta faute Rax’Zeï.. Oh… oui Rax’Zeï… encore une fois de TA FAUTE!


À chacune des marches sonnait mon lourd pas..



Corps d’ivoire mis à nu à la brillance du soleil..



Ascension qui n’était ni glorieuse ni pieuse



Cette brulante douleur ne surpassait en rien celle qu’intérieurement je ressentais, à jamais le sang des fidèles imprégnait mes mains de son parfum.. Comment un jour pourrais-je me pardonner..



- DE TA FAUTE!



Les têtes se tournèrent vers nous, le regard muet, mais pourtant comment incriminant..


Le silence.. Culpabilité sans borne.. Pourquoi me regardent-ils ainsi..



- Encore une fois de TA FAUTE Ha… ha.. ha.. ha.. ha ha ha !




Toc.. toc.. toc.. les pas sonnaient sur le marbre du temple comme des coups de marteau fracassant mon crâne..


Je la serrais contre moi celle qu’un jour j’eus aimée et je descendis les regardant une dernière fois et toujours aussi muet ils étaient.. Pourquoi ne disent-ils rien..


Pas même un son, pas même un mot.. Seule la culpabilité me frappant à tord et à travers jouissant de mon impuissance quand déjà au sol je gisais incapable de me relever.


Une ultime fois sonna en ma tête.. la voix amère de cette Culpabilité comme le poids d’un monde s’affaissant sur mon échine.



- Au final Rax’Zeï.. tu n’auras pas valu mieux que ton pitoyable de frère.. Xul’Thris..


Genoux au sol je tombai, elle me regardait et sans doute voulait-elle me réconforter, mais elle ne le pu cette fois..


La déposant dans ce cercueil je la regardais impuissant..


Je ne pouvais plus rien faire vraiment.. j’en avais déjà trop fait sans doute..



Silence.. Silence.. Silence..




Cette humidité perlant sur mes joues qu’était-ce..



Le sang perlant.. tombant sur sa robe..



Suis-je vraiment en train de pleurer ?



Le bruit du sarcophage qui se referme comme la porte se refermant sur ma cage



Le marteau frappant contre le bois tintant comme les pas de mon tortionnaire quittant les lieux m’abandonnant à mon sort



Puis vint le silence..





Rax’Zeï regarde toi..

Ne cherche pas à comprendre pourquoi Kalos t’a abandonné..

Tu as échoué.








-J’aurais aimé que tu en sois témoin-
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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Lun 19 Avr - 18:15

Citation :
''Rat de fond d’calle, une pensée à la mer.''



-Le Journal de bord, témoin de l'enfant-



-Rats d'égout, Rats de fond de calle, Rats de société nous sommes tous les mêmes-







Que je sois Rax’Zeï ou le damné, j’écris toujours.

Cette nouvelle vie, j’aimerais parfois que certains la voient simplement pour leur faire fermer leur gueule béante une fois pour toutes.

Comme elle me dit souvent



-il me faut un témoin, témoin de comment tu es, les gens ne croient pas qu’au fond tu es bon pour moi.



Bon, mal cela n’est bien que de simple perception. Une vision tellement subjective pour les individus qui déclarent ce qui est bon ou mal.
L’important c’est qu’enfin j’ai la paix maintenant. Loin de tout, loin des querelles, des conflits, des guerres intestines, des jugements. Oui c’est ce que je crois être la paix. J’ai dû l’acheter d’une drôle de manière certes, mais enfin je l’ai.





Lafielle je sais que tu me cherches, mais je ne suis plus là, le Rax’Zeï que tu as connu, celui que tu as aimé est mort en même temps que toi. Laisse-moi vivre en paix..


Laisse-moi vivre avec ma petite fille, petite fille que j’aime comme mon égale même si elle aime se voir comme mon chien, laisse-nous en paix.

Le monstre que je suis devenu ne connaitra jamais l’amour comme tu le désir, alors laisse-moi au moins se que j’ai aujourd’hui..

Cessez de m’approcher.. Laissez-moi..

Plus proche vous viendrez, plus loin je partirai.

Puisqu’aujourd’hui libre comme l’air, je monte les mers.

Si loin je me suis échoué..

De toute manière, vous ne me reconnaitriez plus… Alors, oubliez-moi…
simplement, car moi je me suis oublié.

Je vous aime, toi et ce qui jadis était ma famille.

Rax’Zeï






Ville en décrépitude, ville morte, mais littéralement morte. Elle est vide de toute âme, vide de tout sens elle ne vie que de ses querelles intestines entre ses fils et filles qui s’entre-dévorent pour des questions de croyances, de jugements, d’incertitude, quand je regarde cela d’un œil extérieur je viens qu’à penser : Est-ce que notre père voulait une chose pareille? S’il était vraiment là ferait-il quelque chose. C’est ainsi que j’en suis venu à douter. Mes frères avaient disparu, laissant derrière eux quelque des leurs, certains revenaient parfois, sporadiquement, et ce n’était que pour dévorer les plus faibles ou cracher sur ceux gardant le bastion, jadis glorieux.


Où est ma famille d’autre fois, elle me manque tellement, malheureusement je crois qu’elle n’est plus. Elle a disparu avec Revhan pour ne jamais revenir.
J’ai longtemps attendu et de mal en pis elle s’est transformée. Querelles en querelles elle s’enfonça dans un gouffre que nul même ses élus ne pouvaient la sortir, car ils avaient perdu toute la crédibilité, disgraciés aux aux yeux des leurs. Des ingrats qui sans se soucier du mal qu’ils avaient souffert pour faire revenir la théocratie, les ont jetés comme de vulgaires déchets. Alors, je les ai avertis une seule fois, mais je crois qu’ils ne m’ont pas compris, car malheureusement les choses changent et d’autre reste les même, ils ne m’ont jamais écouté.

Je vous laisserai baigner dans votre défécation et quand vous appellerez à l’aide je ferai comme vous avez toujours fait.
Je vous ignorerai.







Il me fallait un plan, quelque chose de solides quelque chose pouvant les laisser seul qu’avec le doute et en écho à celui si que l’absence de réponses, c’est alors que je me suis mis à penser, penser à un plan. J’en avais soupé de leurs idioties et tout se que je voulais était faire comme eux, partir loin et ne jamais revenir.






Cent-Pointes..

Refuge des exilés, des orphelins, voila ce qui me ressemblait le plus..
Sans père, sans mère je suis parti dans le but de ne plus les revoir, ces gens se disant ma famille, mais ne désirant que me voir chuter dans un gouffre et ne jamais m’en voir me relever.

Est-ce vraiment ça une famille ? J’aimerais parfois être de ceux qui ne voient pas ces choses, de ceux qui au final se laissent bercer par le flot continu, changeant au gré du vent comme la bannière d’un fjord. L’on m’avait doté d’une âme beaucoup trop philosophe je crains bien et cela tant bien quelle s’ouvre plus aisément à l’illumination, s’il y en a une bien sûr, est bien là une lame à double tranchant, puisqu’elle m’apporte beaucoup trop de réflexions et de questionnements.






Tout un Nouveau Monde,
Ce ne sont plus mes frères et mes sœurs, mais bel et bien les chiens et la vermine qui s’entre dévorent ici, tous des individus de piètre valeur sauf quelque une que je peux cerner au loin. Je devais préparer ce terrain à ma manière si je voulais y survivre. Des visages familiers qui me regardent me surveillent, est-ce de la crainte ou du respect.. Qu’est-ce qu’il fait là celui-là! C’est sans doute ce qu’ils se disent. Je m’approche d’eux, je discute, les jours passe les nuits s’éclipsent, je ne reviens plus chez moi, je me fais de moins en moins présent, mais comme d’habitude ils ne se doutent de rien. Je joue mes cartes et je gagne souvent, je dépose quelque goute de mon sang dans la tasse d’une enfant et soudainement le monde change. Tout change, mais pourquoi..


J’avais fait cela d’en l’unique but de l’asservir, mais je me rends compte qu’en elle vit une partie de moi, pourquoi?

Qu’ai-je fait?

Je lis en son regard la haine, le doute et la peur, elle me déteste de m’être joué d’elle et moi je la traine, comme un pantin quel arrogant je fus. Abusant d’elle comme d’une esclave, la faisant faire mes plus précieux caprices, en l’échange d’un dé à coudre de sang, dés en dés, bouchons en bouchons, la dépendance était grandissante, comme la drogue rongeant l’âme du toxicomane mon sang se frayait un chemin en son être et moi… avide d’asservissement je me suis moi-même enchainé. Enchainé à mon esclave, quel imbécile je fus. Voilà pourquoi les choses ont si rapidement changé, voilà pourquoi Rax’Zeï est tombé. À cause d’une enfant, car mon sang autant la liant elle à moi, m’a lié à elle…


Je ne voulais plus retourner chez moi, le temps nous rapprocha, les goutes se transformèrent en verres et les verres en litres. Nous échangeâmes l’essence même de notre âme, nous laissant nous perdre dans se qui est aujourd’hui une bien sordide Liaison la haine se transforma en respect, malsaine en bien être, bien que résistance toujours présente à quelques moments, l’enfant et son maitre, maitre et son vampire, qui était le chien de l’autre nul ne le savait vraiment.


J’en suis venu qu’à préparer ma mort, oui le plan pour ne plus revenir chez moi, plan que j’ai tant cherché je l’avais enfin trouvé. Il me fallut un moment pour tout planifier, mes nouveaux alliers était mes plus chers atouts, car en eux j’avais développé une confiance sans borne, ils étaient mes amis, oui mes amis.. La famille que j’ai choisie pas celle qu’on m’avait imposée. Grâce à eux j’ai pu disparaitre, créant un Rax’Zeï de toutes pièces grâce aux savoirs qui jadis me furent enseignés, un embaumeur d’excellence je suis, vidant la carcasse d’un pauvre hastane, scarifiant ses chairs, brisant sa mâchoire, limant ses dents, brulant ses oreilles, scalpant sa chevelure, maquillant les bavures, pour un ignorant il était Rax’Zeï, il ne suffisait que du temps pour le rendre plus mort que mort et d’un contacte pour le vendre à mes ennemies chose qui fut fort aisée.


Une fois le colis livré il ne suffit que de peu de temps à me faire bonne presse, des rumeurs ressortissantes que Rax’Zeï fut trouvé mort dans la république, mon plan avait fonctionné. Ils jouissaient intérieurement dans leur mutisme qui leur est habituel et moi je me délectais dans ma tour, riant comme un diable de leur ignorance. Je me suis mis à préparer des présents plus saugrenus les uns que les autres, les envoyant à ma sœur, sœur que j’aime encore malgré tout. J’imagine déjà la voir en train d’ouvrir ces boites et lire ces messages écris par un nargolith qui au fond était moi, la voir se poser tant de questions, comment Rax’Zeï avait pu aussi facilement se faire avoir. Peut être avait-il voulu que se soit ainsi, m’enfin je ne suis plus là pour la voir, peut être elle s’en moque, peut être pas. Mais moi je pense encore à eux, malgré tout.
Ma vie continuait à présent, ailleurs certes, et accompagné d’un bien différent entourage.


On m’avait transformé, elle avait tout préparé pour moi et je n’avais plus qu’à me prêter au rôle. D’économiste Mortan, à pirate j’étais devenu. D’un bureau à une cabine en mer de complots à une vie simple je m’étais envolé.






''Matrone je crois que j’ai enfin trouvé la raison pourquoi je suis sur cette terre, oui j’ai enfin trouvé, pour vivre cette liberté que jadis je n’ai pas eu merci de tout mon cœur ma sœur. S’il faut être un hérétique pour enfin vivre en paix, eh bien j’en serai un. Pars loin si loin que toi aussi ils ne te retrouveront pas, un jour je viendrai te chercher toi aussi et ensemble nous partirons''






J’écris en ce livre mes pensées, car je ne peux les dévoiler sans tout perdre, tu cherchais un témoin à notre vie eh bien.. Aujourd’hui tu en as un je l’ai écrit ici.

Le mien contrairement au tient est immortel, puisse t’il être la preuve de qui je suis devenu.

Je tourne la page sur qui j’étais autre fois, pour coucher sur papier l’homme que je suis aujourd’hui.

Prends ma main et à travers ces sombres chemins nous marcherons.

À la proue du navire, je regarde à l’horizon et je me perds dans un monde qui n’est mien.

Je vous dis au revoir…









-Le capitaine vous salue, mortels et immortels-





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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Ven 18 Juin - 19:24

Citation :
''La fin d'une Histoire''


-Je vous salut, tous et chacun pour une dernière fois, de cette révérence-









Vous savez quand une histoire devient trop longue.. parfois il faut l’abréger.

La mienne l’était devenue depuis déjà trop longtemps. J’errais sans vraiment de but, je me questionnais sans avoir les réponses et les miens étaient devenu une espèce de bande de chiens affamés s’entre-dévorant les uns et les autres, c’est alors que je me suis dit pourquoi laisser cela perdurer ainsi quand il n’y a but à cette existence autre que le tourment éternel. Je laisse à présent mes amours derrière moi, les gens que j’aurai connus et toutes mes possessions qui n’ont pas vraiment d’utilité là où je vais. Je vais te rendre se qui t’a jadis appartenu Rancière ton âme prisonnière d’un corps qui n’est tient, nous famille de kalos te l’avons emprunté pour fort trop longtemps, nous t’avons volé tout se qui était tient et maintenant nous te le rendons, car je l’ai choisi ainsi. Les miens me diront faibles et égoïste, mais je crois que c’est sans doute la bonne chose à faire et puis la mort n’est elle pas le sujet qui fascine les miens, n’est-elle pas la plus grande ascension selon le dogme de Kalos? La vie n’est qu’un temps emprunté et elle ne me sert plus..

Repose en Paix Rancière

Laissez-moi me reposer enfin

Car jamais je ne reviendrai.

Adieu mes amours, adieu mes frères, adieu mes sœurs

Adieu..







...





Mon choix m’est venu de motivations diverses. Je regardais les jours passer à la fenêtre en quête de motivation qui n’est jamais venue. Les jours passèrent et j’attendais ma petite Lyan, chaque jour elle rentrait pour dormir, chaque jour je la prenais en mes bras et chaque jour je me rapprochais de ce gouffre qui s’appelle le vide. Ce vide qui peu à peu prend possession de notre être s’emparant de nos buts, nos gouts et notre raison d’être. Il est comme un lent poison venant à bout de tous, même les plus fort. Ce vide m’avait conquis depuis trop longtemps et j’errais en espoir de me trouver une bouée de sauvetage auquel me rattacher à fin de survivre. Mes venues en la morte citée se faisaient de plus en plus éphémères, voir épisodiques. Je rentrais les voir croyant qu’en eux je trouverais une raison à ma vie, chose que je n’ai pas trouvée malheureusement. Je les voyais se prendre la tête pour des futilités, et ce chaque jour que j’y passais, comme si leur raison de vivre était aujourd’hui la discorde, mais où était passée la famille de Kalos ? S’était-elle perdue elle aussi. Kalos.. Existait-il vraiment pour les laisser ainsi. D'ailleurs, cette question me hantait, l’existence de Kalos, je devais le voir pour moi-même l’on-dit qu’au moment de notre mort nous le rejoignons pour toujours c’est sans doute se qui m’a poussé à comettre se que j’ai fait. Demander la mort pour le rejoindre, c’était devenu mon but, ma quête. Trouver l’ultime vérité.



Les jours passaient et je ne trouvais la force ni le courage de mettre un terme à mon existence, trop de choses laissées en suspendent je ne pouvais pas simplement partir les laissant là, elles m’aimaient et je leur rendais à ma manière, mais la réalisation que notre vie en est venue à sa fin est franchement troublante. Je devais la rencontrer, Lafielle elle saurait sans doute comprendre ma peine, elle acceptera sans doute de me guider vers la fin, et ce, par amour, car moi je n’aurai jamais eu la force de le faire. Demande qui devint chagrin, émotions qui nous tire le cœur, mais qu’on ne peut se refuser, car au fond nous l’aimons, c’est sans doute ce qui l’a poussé à accepter un pareil marché, un cœur pour un autre, la douleur pour l’amour.






...





Elle se refusait d’entendre que je quitterais, elle ne réalisait pas qu’au fond d’elle que j’en avais terminé, ma pauvre Lyan, dans quel merdier je t’avais laissé, si je regrette bien quelque chose de ma vie c’est de t’avoir lancé dans ce sombre précipice, ta vie aurait été si simple sans moi. Je ne sais se que tu deviendras sans ma protection, sans ma main pour te guider, sans ma présence à tes cotés, mais ne t’en fais pas je serai toujours là quelque part, enfin d’une manière.. Avant de partir, je t’aurai laissé un dernier souvenir, il résidera dans le lit, comme je te l’aurai promis. Une pièce sous l’oreiller d’une valeur inestimé. Je la quittais alors suivant Lafielle qui tristement n’avait d’autre choix que d’accomplir ce dont elle m’avait promis.




Nos pas dans la neige nous guidait à travers la sombre forêt, la nuit était froide sans doute plus froide que la mort, mais pas aussi froide que la fin qui m’attendait. Cette lourde épreuve je l’appréhendais bien malgré moi, je tentais en vain de me raccrocher aux souvenirs de la vie quand j’avais pertinemment fait le choix de tout laisser derrière. Pourtant, elle vint choisir un lieu qui vint me frapper en plein visage, cette plage.. pourquoi cette plage, lieu de trop de souvenirs. Lafielle pourquoi ajouter tant de douleur à ce qui est déjà trop douloureux. Un amour qui dépasse bien les mots qui s’envolaient au vent à travers les pleures de nos deux êtres, le sang se mellant à l’eau salée de ses larmes, je la serrais contre moi comme pour m’imprégner une dernière fois de son parfum qui lui est si propre. Ma belle Lafielle je te regrette déjà, pardonne-moi de t’avoir demandé d'endosser ce fardeau gros comme un monde, pardonne-moi de t’avoir trop souvent abandonné. Quel idiot je fus ne comprenant pas se qu’était l’amour avant ce jour. J’étais froid, car j’étais mort, mais au fond de moi il m’a prit trop de temps pour réaliser qu’il sommeillait un être capable d’aimer, mais l’ironie du sort fait que je ne l’ai réalisé que quelques jours avant ma mort. La vie est une bien grande traitresse, elle n’hésitera jamais à bien vous baiser comme la chienne qu’elle est.




Elle m’avait fait promettre une chose avant que je quitte ce monde. Promesse qui aujourd’hui je ne peu lui refuser. Elle désirait pour une dernière fois s’unir à mon être, me sentir et me comprendre une dernière fois. Profitant de notre enlacée je vins alors humer sa chaude peau, parcouru de vie tant enviée et laissant plané le doute je vins enfoncer mes crocs en la chair de son cou, lacérant sa peau pour enfin m’abreuver du fluide carmin qui parcourait ses veines. Caressant son dos d’une main je remontai vers la nuque pour l’inviter à se pencher contre le mien, scindant mes propres chairs de mes griffes je la guidais alors vers la première lapée. Lapée qui fut sans doute trop lourde en souvenir. L’espace d’une seconde, je lui ai transmis les souvenirs de ma vie, tous et chacun. De par le sang je l’ai uni à moi, de par le sang je l’ai fait voir mes plus sombres secrets, de par le sang je l’ai damné à mon être. Jamais tu ne m’oublieras Lafielle, jamais tu n’oublieras l’être que jadis Rax’Zei fut, comme jamais je ne t’oublierai.




Dernier baisé volé aux lèvres ensanglantées, nos regards vinrent alors se perdre dans leurs océans de couleurs respectives puis la surprise écarquilla mes yeux, mon souffle s’est ensuite suspendu et je sentais mon être faiblir sous le choque. Je ne baissai plus les yeux, car je savais ce qui venait d’arriver, au fond de moi je l’avais voulu plus fort que tout, elle avait respecté sa promesse. La lame d’os tranchait mon abdomen pour venir briser mon cœur, symbole de mon amour je lui léguais pour toujours. Je sentais ma vie se répendre à grand flot rougeâtre sur la neige trop blanche de l’hiver. Mon corps cèda à la froide caresse hivernale et je perdis pieds. Mon ange murmurait-je.. je t’aime Lafielle.. toujours je t’aimerai..



Elle me soutint une dernière fois pendant que moi je ne pouvais que soutenir son regard. Je n’avais plus la force de résister à mon environnement, maitre de mon être elle me prit contre elle, me serrant à la force de son chagrin, ses pleures sonnaient au loin comme les cloches du temple sonnent le jour d’un rassemblement. Mes souvenirs défilent lentement et je crois me perdre dans un monde qui n’existe pas vraiment. Je sens mon corps se faire transporter et le froid me gruge les veines. De la neige, puis de la pierre, des marches puis un lit.. l’on m’avait changé.. je devais être si beau.. oui une dernière fois.


Je sentis ses lèvres contre ma peau, souvenir d’un amour qui s’est envolé.


Adieu Lafielle..


Adieu Rax’Zei qu’elle disait..


Les choses s’assombrissent finalement, je me sens guidé vers quelque chose avec quoi je ne peux interagir. L’on semble me porter à travers un sombre fleuve, pourquoi sommes-nous sur une barque et pourquoi une lanterne brille.


Un être éthéré me fait face et semble me regarder, je ne comprends pas vraiment se qui se passe, car je n’ai plus de corps ni de conscience, je n’existe plus vraiment à présent. Qu’un rêve me disais-je.. qu’un rêve..



Il est temps Rax’Zei qu’il me disait.



Oui il était sans doute temps, il prit alors se qui devait être ma main et vint ensuite me guider à travers les sombres passages de sa brillante lanterne.



Je me sentais bien, cette chaude délivrance.. cette guidance..elle me rappelait vaguement quelque chose, un frère peut-être..



Je me sentais bien…



Car je savais que Xul’thris était là avec moi, jusqu’à la fin.. car même dans les plus pure ténèbres.. je voyais la lumière de sa lanterne..



Elle était là pour moi..



Je souris, car enfin, jai compris qu’il m’avait pardonné..



Repose en paix Rax’Zei..



Repose en paix mon fils..









-Une dernière fois tu m'as guidé et plus jamais je ne reviendrai-
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Mar 6 Mar - 12:12

Avis aux interessés - Suite à venir.
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Mer 7 Mar - 2:01

Citation :
''Noirceur''




-De l'autre côté de la rive-








Dans l’ombre d’un cachot humide, git sur une pierre, une âme solitaire faisant acte de pénitence depuis déjà quelque temps maintenant. Seules les gouttelettes épisodiques s’échouant sur le sol viennent briser le silence de sa longue torpeur. Il semble sommeiller ici d'un sommeil sans jour, depuis qu’un être sombre l’a guidé de sa lanterne, lanterne qui fit phare au voyageur s'apprêtant à traverser les abysses d’un monde qui lui était inconnu.

Ce monde, pourtant, il le connaissait mais son esprit s'était abandonné à une passivité qui ne lui ressemblait guère. Passivité éphémère, car une fois arrivé au bord de la rive, le guide lui dicta que nul n'aura droit à la paix qu'il demande, tant qu'il n'aura fait pénitence de ses actes. Dieu sait qu'il en avait fait, de ces actes. Seul le temps, n'ayant d'effet sur son être, fut témoin des maux qu'il avait affligés à cette terre, terre qu'il venait de quitter, car il ne pouvait plus la supporter.

Sur cette pierre, se qui restait de mon être s'était échoué. Moi, qui avais quitté ce monde afin de me libérer des souffrances qui accablaient mon âme, mon être et ceux qui avaient eu le malheur de me rencontrer. Moi, qui pensait qu'une fois briser je ne serais plus, qu'une fois détruit je ne penserais plus, qu'une fois disparu je n'existerais plus, pas même dans le cœur des gens qui murent jadis connu. Mais l'on ne peut berner le créateur à son propre jeu. On ne peut échapper au destin qu'il choisi pour nous, car il est le maitre de nos âmes et il finira toujours par gagner là où on croit l'avoir trompé.

Cette réalité fut plus dure à accepter que je ne l'aurais cru. Où je suis, avec comme seule compagne ma conscience, les secondes me paraissent comme des âges et le temps n'a plus vraiment de signification, outre que pour la longueur de ma peine. Je suis enchainé à moi-même et, sans cesse, je revois les atrocités que j'ai fais sur ces landes qui un jour furent miennes. Sans fin, tel le témoin d'un crime, je vois les gens que j'ai fais souffrir au nom de croyances démentielles. Ces gens, parfois innocents, parfois coupables de ma propre arrogance, je ne les épargnais jamais car je ne respectais en rien se qu'ils étaient. Trop longtemps cette folie a durée, car nul ne su me prouver que ce que je faisais était mal. Du moins, jusqu'au jour où je me suis fait prendre à mon propre jeu et où ma vie bascula.

Ce jour fut celui où j'ai rencontré cet être qui, à l'époque, n'était qu'une enfant. Je me revois lui faire gouter l'essence même du mal qui rongeait mes veines, afin de me l'approprier comme j'avais la fâcheuse tendance de faire avec tout se qui me semblait faible. À cet instant, je pensais avoir gagné, je la voyais de jour en jour dépérir et s’asservir au poison que je lui avais donné. Mais au fil du temps, mon emprise sur son être se desserrait. Je me surpris à la clémence et la compassion, des sentiments que je ne croyais possible d'exister en mon être et, plus rapidement que je ne l'eusse cru possible, je m'étais lié d'elle jalousement.

C’est à ce moment précis que j'ai sombré dans la démence qui m’a mené où je suis maintenant. Abandonnant les miens, abandonnant mon âme, abandonnant qui j'étais, j'ai tout perdu. L'être qui vivait au dessus de tous avait tombé lamentablement au bas de son trône. Pris au piège entre qui j'étais et celui que je devenais, un constant tourment m'animait. Nul repos n’était possible pour les esprits tordus qui m'habitaient et, comme l'eau qui embrasse les rochers, celui que je devenais avait fini par prendre le dessus sur qui j'étais.

Je me regardais dans la glace et tout ce que je voyais était ce monstre aux mains ensanglantées appartenant à mon passé. Mais ce passé, je ne pouvais l'oublier car Il était la source du mal qui me rongeait.

Elle croyait que j'étais bon pour elle. Je le croyais aussi, mais la peur constante du vice était omniprésente. Ce vice que j'avais nommé le mal était le fondement de mon être, il ne pouvait disparaitre aussi facilement. Chaque nuit passée à ses côtés avait l'envie de dévorer son être. Cette envie était-elle l'amour que je ressentais pour elle et que je ne savais interpréter, ou ce mal qui lentement frayait son chemin… ?

Cette envie constante, je savais la faire taire. Elle était tellement importante à mes yeux mais, chaque soir, elle revenait me poignarder en plein cœur, cette pulsion à laquelle je voulais ardemment céder. Ce mal se transforma avec le temps en rage. Rage contre les miens, rage contre moi-même, rage contre le monde entier et, surtout, rage fulgurante envers Kalos lui-même. Son nom fut parjuré à maints et maints reprises car jamais il ne m’entendait, jamais il n'était venu à mon appel et donc j'en suis venu à croire qu'il nous avait abandonné à notre cruel sort.

C'est ainsi que j'en suis venu à commettre l'irréparable. Cette rage intérieure m'avait rendu plus fou que je l'étais déjà, j'étais sur le point de tout abandonner. Je m'étais donné pour mission d'enfin lever le voile sur l'obscur mensonge dans lequel on avait plongé les miens. Ce mensonge, Kalos, un nom que j'en étais venu à croire qu'il servait seulement à contrôler mon âme grâce à la peur. Cet acte irréparable que j’entrepris de faire était de détruire le corps qu'il m'avait offert ; venir atteindre le fondement même de la sacralité du deuxième don si louangé par les miens. Ce corps si précieux, je voulais le briser car c'était le seul moyen que j'avais de faire face à son impassibilité. C'est donc cela que je fis.

Éventré par l'amour d'une muse, saigné comme une bête, on m'avait laissé pour mort, et, détruit, mon âme quitta le monde de Teillia. Je me vois encore atteindre cette paix, cette sérénité tant désiré, cette vérité qui s'apprêtait à se dévoiler à mes yeux quand je vis cette frêle lumière jaillir de l'ombre infini. Cette lanterne, elle était là, celle que je croyais de mon frère Xul'thris. Mais cette lumière n'était rien de moins que celle du passeur, missionnaire éternel du Père qui était venu abattre sur moi la sentence de crime envers Kalos lui-même.

Chaque jour, cette histoire se dévoile de nouveau à mes yeux pour ce qui me semble déjà faire un millénaire. Je repense à elle, car elle est l'élément perturbateur de mon histoire. Elle est la lame qui a fait céder la corde entre qui j'étais autre fois et celui que je suis devenu. J'aimerais tant voir ce qu'elle est devenue aujourd'hui… Est-ce qu'enfin sa vie s'est illuminée comme elle aurait du le faire jadis ? Est-ce qu'elle est en vie ? Je ne suis même plus là pour respecter la promesse que je lui avais faite... Est-ce que, sans ma main, elle a sombré dans le gouffre ?

Puis, seul dans cette noirceur sans bruit, l'écho de mes questions me revient sans réponse. Je me perds dans ce qui semble un éternel sommeil. Ces gouttes d'humidité, scindant l'ombre pour venir s'échouer sur mon être, étaient les choses qui savaient m'animer. Cette fois, mon esprit s'embrouille et quelque chose se manifeste à mon âme.

Lyan...

Elle est avec moi. J’entends sa voix puis, l'espace d'une seconde, tout s'évapore de nouveau. La noirceur vient m'envahir, le sommeil dérobe ma conscience et je me perds pour un temps que je ne saurais dire. Les jours passent et les épisodes se reproduisent de plus en plus. Ces visions me reviennent et, sans pouvoir y faire quoi que ce soit, je suis témoin d'une parcelle de son être. Est-ce un souvenir ? Lyan, est-ce bien toi ?

LYAN ! RÉPONDS-MOI !

Nul ne répond mon appel. Seul témoin : le silence immuable.
Dans le silence, un mot se manifeste et, comme un verre venant s'éventrer sur un sol de marbre, je me réveille de ma torpeur. Enfin ! Quelque chose s'adresse à moi. Je crois entendre, au loin, un murmure effacé par le vent :

Rax'Zeï... Rax'Zeï...

Ce que je croyais être un cœur se mit à battre d'une furie sans pareil, frappant contre la poitrine du corps que je n'avais plus. Mon âme s'emballe car, enfin, je crois qu'il m'est possible de sortir d'ici, sortir de ce foutu bordel, enfin possible de quitter cette solitude. Cette exaltation dure un certain temps, jusqu'au moment où je comprends que ces murmures ne viennent pas d'ici, que ces mots glissés à mon oreille ne sont pas venus de la noirceur qui m’envahit. Venaient-ils de mon passé ? De mon âme ? Est-ce que je perds la raison ? Est-ce que cela est la volonté de Kalos que de torturer mon âme afin de me punir de mes actes ? N'ai-je pas déjà assez souffert de ma démence passée ?

Tant de questionnements sans réponse, jusqu'au moment où l'interrogation se transforma en illumination. Ces mots, ils venaient de la lande des vivants, d'un être qui m'appelle, d'un être qui ne m'a pas oublié. L’oubli est le pire chagrin des morts. C'est ce qu'un jour mon frère m'avait dit et c'est aujourd'hui que ces paroles me font le plus de sens, car enfin, je me suis mis à revire. L’on ne m'a pas oublié.

Je cherchais tel un damné un moyen de communiquer à cet appel mais que le néant, la noirceur, rien qui ne faisait du sens. Je me demandais comment m'y prendre pour appeler à l'aide afin de m'en sortir. Cette exaltation se transformait peu à peu en frustration, une frustration qui aurait déplacé des montagnes, mais pour une des rares fois je n'y pouvais rien. J'aurais brisé des peuples entiers pour m'en sortir... Si j'avais pu pleurer, c'est de rage que je l’aurais fait. Face à cette impassibilité qui me grugeait l'âme, j'étais impuissant.
Des souvenirs m'envahissent peu à peu, je revois des êtres aimés appartenant à mon passé, une mélodie d'un instrument qui m'est si familier débute mais, pourtant, ce ne sont pas des notes que j'ai déjà joué. Ces notes, je ne les aurais jouées ainsi… mais elles font un sens. D'où viennent-elles ? Cela n'a pas été produit de la main d'un virtuose, ni de la main d'un maître, mais bien d'un apprenti. Pourtant, je n'ai jamais connu de violoniste par le passé.

Les notes glissent sur les cordes et les questions se frappent en moi. Les notes glissent et je n'arrive pas à mettre la main sur qui les joue.

Le violon… quel est ce violon… ? Qui joue de ce violon…?

Puis, tel un éclair venant fendre le roc, je me souviens.

Mon violon est le phylactère de mon âme, il est le vaisseau reliant mon esprit à ce monde damné grouillant de vermines ! Ce monde que j'ai quitté…
Il m'y reste un lien !

C'est pourquoi j’entends tous ces fragments de cette réalité qui ne m'appartient pas ! Quelqu'un joue sur l'œuvre d'art qui a été créé pour moi, un infâme joue de mon violon !
La colère, la rage, la volonté de tuer et de venger ce crime s'empare de moi.

C'est alors que je concentre tout l'énergie qui reste en moi. Je veux tuer cet infâme qui ose parjurer cet objet d'une valeur inestimable. Je veux lui planter l'archet en pleine gorge, afin qu'il meure au bout de son sang, pour avoir mis la main sur un objet qui dépasse toute compréhension d'homme.

J’entends des chocs violents... des souffles... puis plus rien.

Un silence de mort.







-Vengeance-


Dernière édition par Rax'Zeï, Mortanyss le Ven 9 Mar - 3:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Ven 9 Mar - 3:01

Suite de ''Musique à un mort'' de Lyan : http://hastane.forum2jeux.com/t9405-bg-principes-et-loyaute

Citation :
''Délice pour l'âme.''




- Enivrantes caresses, jamais vous ne devez cesser, car vous seules savez me faire perdre la raison.-



Le silence me gagne une fois la vengeance accomplie, mais c'est d'un silence qui ne dure vraiment.

Un jour peut être deux, une semaine qu'en sais-je, mais une chose sur je n'étais pas venu à bout de cet être qui osait jouer sur les cordes de mon âme. Tout est si étrange, ces notes, cette partition me sont familières, mais pourtant je ne les jouais ainsi. Se que j'entends est si loin que le vent souffle et pousse les notes à mon oreille telle de longs soupires, soupire porteur de mystères, une fois de plus. Je ne sais mettre la main sur qui les joue, car tout est si nébuleux d'où je suis. Les notes vibrent telles de longues lamentations chargées de lourdes émotions. Le chagrin, la mélancolie, le désir de vivre, l'amour peut-être, mais les cordes vibrent avec une passion remarquable. Cette passion qui peu à peu semble me revitaliser, énergiser mon âme afin de me sortir de ce sommeil qui me semble éternel.

Si c'était la rage qui m'habitait, maintenant c'est l'inquiétude qui s'empare de mon être avec une poigne qui ne laisse aucun échappatoire à celui qui désirerait fuir, car peu à peu je réalise qu'une personne est entrée là où mon corps gisait jadis. Ce sentiment qu'on est venu violer votre intimité, votre repos qui se devait être éternel, ce sentiment qui ne devrait avoir lieu, car l'endroit où j'étais se devait être sécuritaire. Lyan est-ce toi? Est-ce un mortanyss ayant mis la main sur ma sépulture de fortune ou un impur avide de richesses que je n'ai jamais eu. Sans hésitation, la musique reprend et me submerge, éclipsant toute raison habitant mon âme, les questionnements se dissipent et je me laisse emporter.

Cette main désire me montrer quelque chose, elle guide l'archet sur les cordes et sans fatigue elle souffle un message qui pour seul spectateur se présente une âme en peine. Un combat qui ne cesse entre la musique et ma volonté, mais et peu à peu je me concentre et le voile se lève. Je ressens le souvenir d'une chair contre mes lèvres, qui est-ce.. La musique continue et les images se dissipent tel un rêve qu'on ne se rappelle au réveil. Seul un parfum si familier flottant au bout de mes narines, cette fois je ne pouvais me tromper. Parfum sanglant, parfum de la chair, parfum de mes souvenirs; Lyan..

Sa joue posée contre moi, elle y met tout son cœur, je la reconnais à présent, je sens la vie parcourir ses veines, je sens son cœur battre comme jamais. Cette exaltation qui lui est sienne vient m'envahir, mon âme s'embrase tel le un feu qu'on vient asperger d'huile, mais bien contre mon gré tout semble lentement s'atténuer. La musique se fait plus lente, le cœur aussi et lentement les notes viennent se perdre au gré des soupirs, et moi le cœur brisé je ne veux qu'une chose; Revenir.

Seul contre la table, je me suis fait délaisser, son regard posé sur moi une dernière fois. Un soupire peut-être, puis la porte se referme laissant une brise froide venir me caresser.

Seul ce soir je dormirai, là où le soleil est mort jadis et que la lune est reine, ce sera la dernière nuit de solitude
.
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Rax'Zeï, Mortanyss

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MessageSujet: Re: [Bg Rax'zei] Les méandres de la vie   Dim 11 Mar - 3:18

Citation :

''Festin Macabre''







Sur la table, seul laissé d’une main tremblante d’émotion, la brise hivernale était venue givrer mon vieux cœur. À travers cet objet de mon passé, je voyais mon corps étendu dans le lit, là où l’on l’avait laissé il y a si longtemps. Il n’avait pas vraiment changé depuis, sa peau était devenue desséchée et flétrie par le temps et le manque de sang. Ses habits quelque peu poussiéreux étaient les mêmes et son sommeil semblait immuable. Elle avait pris grand soin de me garder comme j’étais jadis, car sans doute ma présence lui manquait. Je me voyais étendu sur ce qui était ma couche funèbre, mais dans ma prison d’ombre j’étais si loin de ce but tant convoité. Ce corps qui était mien, je voulais tant le posséder de nouveau. Je voulais tant revenir auprès des miens et quitter ce monde où je suis prisonnier. Je me le suis promis qu’aujourd’hui, j’en aurai fini avec ce châtiment qui me semble éternel. Une âme habitée d’un vouloir sans frontière et un avatar déchu qui ne demande qu’à être habité une dernière fois. Ce désir que je ressentais jadis face au sang qui était nécessaire à ma condition, je le ressens encore aujourd’hui. Ce désir ardant de me satisfaire une fois de plus m’envahissait, mais cette fois, c’était pour une tout autre chose; Revivre.

Concentrant tout se qui restait de ma force vitale, j’entrepris de me rapprocher de celui-ci, j’entendis le bois de l’instrument glisser contre la froideur de la pierre. Je me sens si proche de mon but, cette énergie hors du commun qui pousse un être à faire quelque chose que l’on croit impossible est celle qui m’habitait. Je le voyais, j’étais si proche et de plus en plus je me sentais me rapprocher de lui. Sa froideur, sa rigidité, son odeur qui lui est propre et puis lentement je me suis senti guidé. C’est d’un dernier regard à la prison d’ombre dans laquelle j’avais trop longtemps sommeillé et guidé que je me sentis porté par une étrange chaleur, une lumière peut-être, mais sur le coup je ne compris se qui s’était passé. Je cru que si je l’avais voulu avant j’aurais pu m’en libéré, mais tout était si étrange. Ce sentiment de bien-être m’envahissait, le succès de ma quête se dévoilait, et soudainement le point de vu que j’avais de la pièce changea. Le plafond de pierre, la pesanteur de mes membres, la froidure de l’hiver, la douceur de mes habits puis une douleur incompréhensible. Comme si l’on m’avait privé d’air pendant trop longtemps, je suffoquais. Mes membres craquèrent sous leur poids, j’avais l’impression que ma peau se déchirait sur mes membres. Le sentiment de vide était omniprésent sans parler de l’incommensurable douleur à la poitrine. Je peinais à ouvrir les yeux, car ceux si semblait figé dans une glace éternelle et lentement je me redressais avec douleur. Je tentai de sortir de mon lit et incapable d’être sur mes pieds je tombai pour me répandre au sol. Comme un cadavre sortant de sa sépulture je rampais au sol une main contre le trou béant en ma poitrine. La rage de sang se faisait sentir comme jamais. On aurait dit que mon crâne voulait exploser, que mes yeux allaient se briser comme un verre trop fragile. Je cherchais à appeler de l’aide, un nom essayait en vain de sortir, mais qu’un long râle inaudible se fit entendre. Avec peine, je me relevai aidé de la table et mon regard se fixa sur une vieille fiole de sang qui semblait dormir là depuis un moment. De peine et misère je réussis à l’atteindre et d’une main tremblante avec le peu de force qui me restait je l’ouvris.. Le vieux sang contenant la viole était peu soluble vu le temps qu’il avait passé là, mais ce peu semblait être comme une oasis en plein désert. M’appuyant sur des meubles j’avançai avec peine et misère, lentement et titubant je me dirigeais vers les marches afin de sortir de cette tour et une fois rendu à la porte j’usai de toute ma force pour l’ouvrir.

À ma grande joie, il faisait nuit, car j’ose croire que s’il avait fait jour je n’aurais survécu au rayon du soleil brulant. C’est d’un pas lourd que je me trainais à travers les bois. Je vis une lumière au loin dans la nuit et guidé par celle-ci j’avançai afin de voir se qu’elle me dévoilerait. La neige et les branches mortes craquèrent trahissait mon passage et effrayant les petites bêtes sauvages qui auraient pu assouvir ma soif. Plus j’avançais, plus cette lumière dévoilait ce qui semblait être une petite maisonnée familiale.

Une épaisse fumée blanche semblait s’extirper des entrailles de la cheminé et âme qui vaille avait le malheur de s’y trouver. Vers la fenêtre je me dirigeai et camouflé par la nuit j’observais qui se trouvaient à l’intérieur de celle-ci. Une table prête pour le souper, un homme et ses deux enfants attendant leur mère et moi le monstre de l’autre côté de la fenêtre je les épiais tel un prédateur. Lentement je passai devant la fenêtre intriguant le regard du père qui ne semblait qu’avoir vu une ombre. Je cogne à la porte comme un invité le ferait, mais bien contre mon gré quand la femme vint ouvrir la porte, contrairement à quand on accueille un être cher elle se mit a crié. Totalement effrayé elle tenta de me bloquer le passage, mais d’une force que je n’avais calculée je la projetai contre le sol me frayant un passage dans le domicile. Le mari se leva d’une raideur et empoigna un long couteau afin de venir secourir sa femme. Criant des mots que je ne comprenais point il tentant de me poignarder en plein cœur. Bien contre son attente le couteau entra en moi et transperça mes habits d’un coup sec, passant à travers ceux-ci par le trou béant en ma poitrine qu’avait laissé ma mort de jadis. Déséquilibrer l’homme vint s’échouer contre mon torse. Toutes les veines de mon corps vinrent alors s’enflammer, je voyais le sang pomper à travers la gorge de l’homme, il semblait troublé et perdu et moi je ne pensais qu’à une seule chose; m’abreuver.

C’est alors que j’empoignai l’homme de toutes mes forces le plaquant contre le mur et d’un vif geste je vins attaquer sa gorge sans même me soucier des trois autres membres de sa famille. Le son des cris d’effrois semblait étouffé par les battements du cœur qui s’éteignait. Sans trop me soucier j’étais en train d’offrir le pire spectacle de leur vie, ces pauvres gens étaient simplement à la mauvaise place au mauvais moment. Plus je m’abreuvais plus ma peau reprenait son aspect lisse et cireuse, plus je buvais de la vie de cet homme mieux mon corps se sentait. Prit d’une rage sanglante tout semblait s’embrumer à ma vue et je me retournai vers la femme gisant au sol, laissant son mari choir contre le mur. Le plus vieux des fils hurlait et se projeta sur moi afin de venger son père, mais avant même qu’il tente quoi que ce soit le pauvre garçon tomba le cou cassé contre le sol aux côtés de sa mère. Incompréhensible et sordide mélodie de pleurs et de hurlements, je m’adonnais à une boucherie dépassant toute raison d’homme. Me projetant à toute vitesse vers je plus jeune je le pris de mes deux mains pour l’appuyer contre le mur et sans même pensé à se que je m’apprêtais à faire, sa vie se dissipait à chaque seconde qui passait.

Me retournant délaissant le jeune corps, je vis la femme qui pleurait contre le bois froid du plancher, recroquevillé contre elle-même, elle semblait prise d’une peine inconsolable, car bien contre mon gré je venais de briser leurs vies. Elle demandait pitié, elle me demandait de l’épargner, mais la soif était insupportable. Je l’empoignai d’une main et de l’autre je pris son mari, laissant les deux enfants pour mort, orphelins d’une maison désolé. À travers les bois je trainais les corps, car je ne pouvais plus supporter la vue des deux petits corps gisants sur le sol tristement peint de leur sang. Seuls les sanglots de la femme et le bruit des corps frottant contre la neige venaient perturber le silence immuable des bois. Cette fois ma marche fut plus rapide et une fois rendu chez moi j’entrepris de terminer le crime que j’avais déjà commencé. La femme se mit à crier plus que jamais, elle se débâtait, car sa vie en dépendait, mais j’avais déjà regagné trop de force. Assis sur un vieux fauteuil je la pris en mes bras tentant de la consoler, de la réconforté, mais surtout de la faire taire, car je ne pouvais plus supporter ses cris d’une douleur qui pesait sur mon âme. Elle ne cessait de crier de et me marteler de ses poings, mon crâne voulait une fois de plus exploser. D’un vif geste, je lui cassai le cou, car je ne pouvais plus entendre ses lamentations qui me brisaient le cœur. Sa joue reposant contre mon torse elle venait de mourir, seule une larme cristalline vint couler le long cette dernière. Son regard plein d’eau grand ouvert de terreur me regardait incessamment et pris d’un lourd remord je berçai le corps sans vie de cette triste femme telle une enfant qu’on tente d’endormir. De longues larmes sanglantes coulaient le long de mes joues, car je savais qu’il était maintenant trop tard. Mon regard vide se posait sur se qui semblait être une lettre laissée à qui bon aurait voulu la lire. D’une main je vins la prendre et de mes yeux encore humides je parcourais les lignes de cette dernière. Remplis de nombreux souvenir mon cœur s’emballa, car je savais qu’elle avait été là pour moi, même si je n’avais su remplir mes promesses. Remords et crime sanglant, souvenirs et mélancolie, mon cœur était prêt à exploser et c’est dans le silence que j’attendais celle qui ne m’avait oublié.





-L’humanité est de loin, le plus grand mal rongeant les morts
.
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