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 [BG] Dax : la mort est une renaissance douloureuse

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Dax, Mortanyss

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MessageSujet: [BG] Dax : la mort est une renaissance douloureuse   Lun 1 Juin - 10:38

La mort est une renaissance douloureuse ...




Naissance

Ce poids sur ma poitrine, cet étau qui comprimait mon corps...

Cette obscurité profonde et ce froid. Où étais-je ? Mon corps n'etait que ténèbres, je me sentais opprimé. J'ouvris alors les yeux mais je ne vis rien, ma bouche s'ouvrit mais quelque chose de froid et de pâteux s'engouffra entre mes dents. Je voulus crier mais aucun son ne sortis, je sentis ma gorge se remplir, je me sentis m’étouffer. J'essayais alors de bouger mais je n'y arrivais pas. Les premiers mouvements me firent mal, terriblement mal, c'est mon corps entier qui semblait bruler de l'intérieur. J'avais les bras croisés sur la poitrine, les jambes jointes. Un constat affreux s'imposa à mon esprit. J'etais sous terre, enseveli, oublié pour l'eternité.

Comment etait-ce possible ?

Rapidement je me suis débattu, j'avais peur. J'ai ignoré la douleur et agité les bras, poussé sur mes jambes. En vain. Mes mains se sont refermées sur quelque chose de froid, de dur. Sans savoir pourquoi, je l'ai empoigné et poussé avec, fait de grands mouvements. Je m'attachais à lui, mes mains ne lâchèrent plus cet objet inconnu qui pourtant me semblait familier. La brulure qui me consumait avait maintenant disparu, me laissant seul et glacé dans ce monde de ténèbres. Autour de moi la terre s'effritait sous mes assauts. Lentement je progressais à travers cet océan de poussière et de boue.

Combien de temps ai-je ainsi pataugé, luttant seul contre cette avalanche sans fin de boue ? Je n’avais aucune notion de temps, je n’avais d’autre sensation que ce sentiment d’urgence et de malaise qui me poussait à sortir.

Et enfin, dans un ultime cri de rage j'ai levé le bras, frappé de toutes mes forces ce plafond minéral qui m'empêchait de vivre. J'ai crevé la surface, envoyant voler la terre qui me retenait prisonnier. Mon bras tremblant a surgit du sol, portant à bout de bras les débris d'un marteau rouillé. Puis je me suis extirpé lentement de ma tombe, tremblant, faible.

Fuite

J'ai ouvert les yeux et contemplé la nuit autour de moi. Il faisait nuit mais les étoiles illuminaient le ciel. Autour de moi, une forêt dense s'agitait. J'étais seul au milieu d'une clairière. Le vent agitait follement les branches, des grincements hostiles rompaient le silence qu'aucun animal ne venait troubler.

Je compris que j'étais un intrus en cette terre. Je fus alors persuadé que d'une certaine manière, cette forêt était vivante et que celle-ci me hurlait son mécontentement ... Sans comprendre pourquoi je pris peur. Je me mis à courir, l'esprit embrumé, trainant derrière moi cette arme antique que je n'avais pas lâchée. Je trébuchais à chaque pas, je rampais plus que je ne marchais.

Je ne savais pas qui j'étais ni pourquoi je fuyais, je n'avais pas encore conscience de moi même. Au bout d'un long chemin, je débouchais hors de la forêt. L'aube s'était levée depuis quelques heures. Vidé de toute énergie, je m'affalais au bord d'un cours d'eau. C'est dans les reflets de celui-ci que je découvris pour la première fois mon apparence. Je vis dans l'eau une image qui ne m'évoquait rien.

Moi, Dax …

J'étais un Nalkiri, grand. Mon crâne portait une épaisse chevelure blonde, crasseuse et longue, dont certaines touffes semblaient avoir été arrachées.
J'avais un physique solide, des bras noueux et épais sur lesquels courraient de longs tatouages sinueux, aux runes complexes et tribales. Ma peau était devenue blanche et portait de nombreux stigmates et ecorchures. Griffures, hématomes, rien n'aura été épargné à ce corps. J'avais une mâchoire épaisse, un menton volontaire. On pouvait reconnaître sous la couche de terre et de boue qui me recouvrait, les restes d'une tenue de cuir : un kilt de cuir portant des décorations élimées et une cuirasse de la même matière. Cette cuirasse s'ouvrait à plusieurs endroits sur des plaies béantes, profondes et impressionantes.

Je compris avec détachement que probablement, c'étaient ces blessures qui m'avaient tuées. Je ne sais pourquoi, mais cette découverte me sembla alors sans importance, comme un détail.

J'examinai alors l'arme qui ne m'avait pas quitté. Je ne m'explique toujours pas cette obsession, mais me soucier de cette arme me parut alors bien plus utile que me soucier de mon apparence.

Il s'agissait d'un long marteau. Son manche en bois avait éclaté en dizaines d'échardes en son milieu, là où la poignée métallique s'arrêtait. Sur sa tête, épaisse et carrée, courraient des runes aux lignes dures qui ne m'évoquèrent rien.
La tête, pourtant en acier était partiellement fendue sur une partie de sa longueur. Là où couraient cette fissure, un mot semblait avoir été inscrit en lettres runiques : OGTARONE.

Mon doigt caressa le métal, mon cœur s'émerveilla de ce contact. J’ouvris la bouche, pris une inspiration et pour la première fois depuis mon éveil, tenta de parler.

La première tentative n'était qu'un gargouillis rauque. Je recommençai et finis par bafouiller.

"La ViE, jE SuIS eN vIE ...PoUrQuoi ?"


Exode

La peur reflua peu à peu de moi, et d'autres questions commencèrent à germer dans ma tête. Qui-étais-je ? Qu'est-ce que je faisais là ?

Je leva la tête et observa longuement la campagne autour de moi. Rien ne me semblait familier mais pourtant quelque chose me fit choisir une direction et marcher, marcher lentement.

Je me sentais vide et seul, je voulais combler ce vide ... Je rampais à travers plaines et marais, voyageant de nuit, évitant toute rencontre. J’étais une ombre rampante et honteuse, aux membres lourds et au cœur vide.

Et puis je l'ai trouvé. Cet endroit que je cherchais sans le savoir. J'ai trouvé l'entrée monumentale de la cité des morts. Je me suis soustrais à la vue de ce soleil brûlant et inquisiteur pour rejoindre les ténèbres réconfortantes de la terre. Aujourd'hui, alors que je franchis ces portes d'un pas lourd et trainant, je sais que j'ai atteint le bout de ma route.

Déjà je vois des ombres s'assembler au loin, déjà je vois ces silhouettes frêles, pâles et décharnées tendre leurs bras vers moi, dans un geste d'accueil et de reconnaissance. Peu ont encore un visage, mais je lis en eux une compassion et un amour sincère qui me réchauffe le cœur.

Je suis enfin chez moi, je le sais.


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MessageSujet: Re: [BG] Dax : la mort est une renaissance douloureuse   Dim 7 Juin - 14:38

[b]Eveil Aux ténèbres[/b]

Je m'éveille aux ténèbres et reçois les dons du père. J’apprends à voir, à entendre et à marcher. Je vis.

La Famille m'accueille, je me sens chez moi. Mes frères m’entourent et me guident, ils m’enseignent. Certains avec la douceur et la compréhension d’une mère. D’autres avec l’austérité et la sévérité d’un père. Ils me relèvent lorsque je chute, m’expliquent lorsqu’ils le doivent et me laissent me débrouiller seul quand je le dois. Ils sont forts, ils sont sages, ils savent. J'aimerai qu'ils soient fiers de moi, j'aimerai un jour leur ressembler.

Les ténèbres s'ouvrent et m'entourent, elles m'accueillent comme les bras aimants de notre Père. Je commence à comprendre l’étrangeté et la merveille de notre existence. Je commence à saisir la beauté de l’œuvre de notre Père.

Pourtant je me sens encore incomplet.

Mon corps est faible et grotesque. Il fourmille de vie, il est le siège d’une multitude de choses que je ne comprends pas. Il noircit, se consume de l’intérieur et se liquéfie petit à petit. Je suis imparfait car je continue d’abriter la vie, aussi balbutiante et insignifiante soit-elle.

Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n'est pas ce qui me préoccupe le plus.

Je sens sans cesse ce tiraillement qui m'obsède, cette tension en moi, comme un fil invisible qui me tirerai en avant comme une marionnette.

Je ressens ce besoin, cette envie irrépressible, je ne peux lui résister.

Ogtarone doit être éveillé. Pas ressuscité non, ni reconstruit à l’identique. Il doit être transformé, modifié, comme Père l’a fait avec moi. D’une forme de vie imparfaite, d’une soi-disant « pureté » trompeuse, Père à crée la beauté et les ténèbres. Il m'a crée à partir des débris d'une vie imparfaite.

Ogtarone était sans doutes une grande arme, un objet de mort crée par les vivants, destiné à leurs plus grands guerriers, une création somptueuse. Il est aujourd’hui mort, brisé. Ses runes effacées par le temps, son acier fissuré et terni. C’était une arme mortelle, donc imparfaite elle aussi.

Mais ses débris subsistent.

Je ferai revivre Ogtarone, en forgerai à partir de son âme une arme pure, belle, froide comme la mort, puissante comme notre père.

C’est vers cet objectif que je tend tout entier. J’ai l’éternité devant moi …


Si tu as une âme, entends moi Ogtarone.
Patience mon ami, mon doux compagnon, bientôt nous serons liés …
J'accomplirai la volonté du père, de tes débris je ferai une chose parfaite.


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MessageSujet: Re: [BG] Dax : la mort est une renaissance douloureuse   Dim 21 Juin - 13:20

Eveil aux tenebres

Le froid ... Les ténèbres ... enfin ...
Je suis loin des caresses obscènes du soleil et de ses brûlures.

Je me sens bien.

Voilà un moment que je n'avais pas eu le temps de faire le point avec moi même. Maintenant que je suis enfermé dans ce tombeau, j'ai tout le temps de penser, de méditer.





La neige est aujourd'hui mon linceul. Dans cette cave silencieuse, l'obscurité me berce et le froid apaise mes douleurs.
Je sens ma chair être parcourue d'une douce fraîcheur, mon esprit s'éveille.

Les éléments se mettent peu à peu en place dans mon esprit, je commence à avoir une vision plus claire de ma condition. Je distingue les chemins, je trace les avenirs pour Ogtarone et moi.

Ogtarone. Il reste tant à faire pour l'éveiller...

Dans ma tête en silence, j'énumère ce qui me reste à faire.

Ogtarone est une arme, la tête de son métal doit être refaite du métal le plus pur, le plus beau : l'Abyssium. Un métal en tout point parfait, c'est la seule solution envisageable. Mais où trouver pareil métal ? Que faire pour le mériter et surtout où trouver des mains qui seraient à la fois dignes et capables de le forger ?

Mais Ogtarone n'est pas que de métal, elle sera aussi l'antithèse de la vie. Comment alors pourrais-je me contenter d'un manche en bois ? Non, je ne peux raisonnablement envisager d'utiliser une matière aussi vivante, aussi proche de leur déesse, la grande bouffeuse de verdure ...
Mortancia abrite trois arbres sacrés, trois essences de bois qui n'ont jamais connu la vie. Des essences parfaites, dont la perfection rendraient Ogtarone pure et belle.
Mais qui choisir, lequel conviendrait le mieux ? Le puissant If de sang ? Le ténébreux hêtre des cendres ? Ou le cruel chêne des Os ?
Et surtout quel prix devrai-je payer ? De quoi occuper mes longs instants de solitude ...

Et enfin le plus important : comment toucher l'âme d'Ogtarone, comment corrompre et pervertir son âme ?
Comment faire d'une arme dévouée à Aeltisis, un instrument de mort et de destruction ?
Comment retourner la création de ces primitifs adorateurs de la catin verte ?
Les runes tracées sur son fer en sont certainement la clef. Il faut que je trouve le moyen de retracer ces runes en les détournant...


A la réflexion, cela fait beaucoup pour un seul Mortan. Mais je veux que les choses soient parfaites, oui.

Il serait inutile que je me précipite, après tout n'ai-je pas l'éternité devant moi ?



Si tu veux marcher loin, commence par avancer un pas à la fois.
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