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 [BG] Triste ironie (Hax'Ax'x)

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Hax'Ax'x, Mortanyss

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Date d'inscription : 23/06/2009

MessageSujet: [BG] Triste ironie (Hax'Ax'x)   Mar 23 Juin - 14:23

Ô maudit Odéon,
Moi qui te croyait bon,
Pourquoi m’avoir insufflé cette traîtresse passion,
Pourquoi avoir fait des femmes ma triste obsession ?


Ainsi furent les derniers vers Guillaume De Nataille, poète mélancolique de la Blanche cité de Citria.

Il délaissa doucement le petit parchemin sur lequel il avait inscrit ces quelques paroles, dans sa bien modeste chambre d’auberge, son regard se fixant contre le sol, comme méditatif. Ses pupilles semblaient sans vie, sombre présage de ce qui allait se produire. Accoudé à ses cuisses, sa respiration se faisait lente, régulière, signe que la vie l’habitait… Encore.

Cette vie, elle le dégoûtait. Il ne cessât de fixer les fines planches de bois qui plaquait le sol, sans pour autant les regarder, toujours en un curieux état de réflexions, de questionnements, état qui précédait un acte se rattachant à celui qu’il allait accomplir.

La vie de cet homme fut basé sur la gente féminine, éternel obssession, envoûtement auquel il ne pouvait résister, ce ne fut pas les tentatives qui manquèrent, mais en vain, les dames ne cessaient, jour après jour, nuit après nuit, rêve après rêve, de le charmer. Charmer n’est pas synonyme de combler, au grand malheur de l’homme, oh oui, à son grand malheur, à sa tristesse sans fin, à ses tristes rimes. Pour Guillaume, mélancolie était l’inspiration même et la rêverie qui se rattachait aux femmes ne faisait que souffrir l’homme. Trop.

Ses doigts glissèrent doucement contre la table, effleurant le bois usé qui la composait, ridé de par le temps, entaillé à bon nombre d’endroit, synonyme de sa longue vie, ou encore des gens insouciants qui avait jugé comique, drôle de venir y creuser quelques meurtrissures. Son index frolla le manche de la dague qui était déposé contre le petit chevet de bois, rejoint bientôt par le majeur, l’annuaire et la bande qui constituait la main du poète.

C’est les lèvres tremblantes et le cœur battant à la chamade qu’il s’empara de l’arme, glissant son pouce le long de la lame bien affilée, en préparation à cette sombre nuit dans laquelle un homme trouverait finalement le repos auquel il aspirait.


- Loin de la conscience.. Loin de la vie.. Loin des femmes.. Mort… Mort, finalement.. Finalement, le repos. Ne plus exister, finalement. Loin des maux de l’âme, loin de l’inspiration.. Loin de la douloureuse réalité. Loin.. Loin.. De la vie.

Ces paroles furent les dernières de cet homme déchiré entre la passion et la souffrance que lui apportait une unique et même chose. Désormais, il irait vers cette rédemption dont il avait tant rêvé. Il allait mourir.

Le poète vint déglutir, ses paupières tombant lourdement, ses mains tremblantes se joignant à la queue de la dague, guidée par une incertitude, les yeux de Guillaume se fermant davantage, afin de taire ces visions de femmes qui venaient s’y imprimer, comme pour le hanter, une dernière fois.

Un triste sourire vint alors se dessiner à ses lèvres, avant qu’il ne dépose l’un de ses poignets contre la lame et que, d’un geste brusque, il ne vint en couper la veine principale, le sang en découlant à flot. La main faible et le poignet douloureux, il recommença le manège avec l’autre main, en s’en coupant la veine, la deuxième, la dernière avant de voir, finalement, la douce mort, l’inconscience éternelle.

Le sol se trempant rapidement du liquide écarlate, c’est sur ce dernier que chuta le poète, au bord de l’inconscience, tentant tant bien que mal d’ignorer la vive douleur qui lui brûlait les poignets, étouffant les cris de douleurs qui habitaient sa gorge, tentant d’en sortir en une plainte assourdissante, mais en vain. L’homme les retint jusqu’à ce qu’il ne tombe endormi, d’apparence, un gémissement lui échappant alors, sourd, comme en un souffle.

Doucement, le sang qui s’écoulait s’occupa de le tuer. Doucement, il mourut.

Ce fut naïvement qu’il cru à la mort, elle qu’il désirait plus que tout. Ce repos auquel il aspirait était utopique. Ce n’est pas en un sommeil éternel qu’il fut plongé, mais en un être tourmenté qu’il fut transformé.

Ses yeux dénudés de pupille s’ouvrirent lentement, un gémissement échappant à la désormais créature, amnésique, inconscient de son passé, de ce qu’il fut ou de ce qu’il était présentement. Son regard se posa contre sa main en pleine de pourritures, verdâtre, abîmé par son état désormais cadavérique.

Guillaume de Nataille avait survécu, du moins, son âme l’avait fait, mais ce dernier n’existait plus. Il avait laissé place à un être inconscient, mort mais vivant, âme prisonnière d’un corps affreusement repoussant – Rien pour charmer davantage les femmes – mais ce dernier ne savait ni ce qu’était ce corps, ni ce qu’était cet endroit, ni ce qu’il était, lui-même.

Dans une triste ironie, le Père, Kalos, avait donné un second souffle à l'homme qui avait mis fin à son premier. Soucieux de mourir, il revint à la vie, dans un état de confusion complet, désarçonné, ayant à nouveau la chance de fouler les terres et de souffrir les milles maux que lui avaient infligés les dames dans sa vie antérieure.

Ainsi naquit Hax’Ax’x.
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