Bienvenue à Mortancia

Merci de mettre ton nom conforme et d'ajouter une virgule, puis ta race. On est très chiants ici avec cette règle, surtout Xenshi.
 
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 BG Vorak'hiel.

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Vorak'hiel, Mortanyss

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MessageSujet: BG Vorak'hiel.   Mer 27 Jan - 3:13



Elle était belle.

La saison des neiges avait pour effet de paralyser les échanges et les récoltes du pays. Certains hommes, incapables de passer leur temps a regarder la neige tomber, entammaient leur marche vers les bois pour revenir une fois le printemps venu. La coupe offrait une mince salaire, mais un salaire existant. J'étais l'un de ces hommes et j'avais décidé d'aller y travailler car nôtre famille manquait cruellement d'or, nous en possédions a peine assez pour s'offrir 3 repas par jour et un toît.

Là-bas, j'étais parvenu à me faire des camarades de travail. Par besoin ou par ennui, nous ne le saurions probablement jamais. Nôtre instinct de camaraderie avait pris le dessus, et chacun de nous se conaissaient mutuellement. Les gens que je croisaient, à chaque matin et à chaque soir, avaient reussis à faire passer le pénible froid en un éclair.

Déjà j'avais repris la route, nous retournions finalement à mère patrie. Le chemin de retour avait été silencieux, à chaque pas que nous faisions, nous sentions la fatigue, chose que nous avions mise de côté pour l'or, nous gruger lentement. J'arrivai par la route, pour atterrir devant ma maison, qui me semblait toujours aussi familière, la bourse d'or à la main.

J'entrai en ma demeure, posa la poche sur une tablette à l'entrée et me mis a marcher à travers la maison, à la recherche de ma bien aimée et de mon fils. Ils étaient à table, en train de savourer un mince repas composé de mets de l'année dernière. Ma femme fût la première a lever le regard, ses yeux étaient creusés par le sommeil mais un bienveillant sourire illuminait maintenant son visage. Mon fils, second, se leva et s'empressa de sauter de son banc pour me serrer dans ses minces bras. Je l'entourais, mais mon regard n'avait pas quitté la femme que j'avais épousée et que je chérissait, au bout de la table. Elle était belle.

Cette minute, n'avait cependant pas assez duré, pas a mon goût, car je dût de me remettre au travaill aussitôt le soleil levé. La banlieue était redevenue active, la lumière bien trop longtemps cachée sous les nuages montrait enfin son visage. Déjà on espérait la bonne récolte, et déjà on s'était mis a labourer les plaines. Le normal avait repris sa place, et le temps passait. Cependant, ce que l'hiver n'avait pas eu la chance de me dire, c'est que bientôt des crieurs allaient envahir les rues pour annoncer une sombre nouvelle.

La noirceur était à nos portes.
La guerre avait été déclarée, une guerre qui opposerais plusieurs peuples de Teilia dans une série de combats sanglants. Les différentes campagnes de recrutement polluaient les rues, car l'hastanie était en grand manque de bras . Leurs paroles n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd, l'hastanie avait lancé l'appel aux armes.

Ce soir là, j'avais réfléchit. Ces personnes, qui m'aiment et m'entourent, jamais je ne pourrais les laisser tomber entre des mains mortes, jamais. Demain, j'irai me porter volontaire, demain, j'irai me battre pour mes valeurs, pour ceux que j'aime, pour Odéon, et sa sainte justice. La nuit avait été longue, l'insomnie m'empêchait de dormir, trop chamboulé par tout ce qu'impliquais cette décision. Plus la lune avancait, plus je me disais que c'était la bonne chose à faire. Déjà j'imaginais les rangs, serrés, des différents peuples de Teilia, alliés pour remettre les morts et leurs croyances impies là où elles devaient être: sous terre.

Le lendemain, je me réveillai, comme n'importe quel jour. La prière avait été dite et nous déjeûnions à la table, tous 3, sous une lampe qui nous éclairait de la noirceur matinale. Un silence, régnait à la table, nous nous dépêchions de manger pour aller se mettre au travail le plus rapidement possible et prendre une avance sur la noirceur. Moi, je prenais mon temps, qui sait, peut-être serais-ce la dernière fois que je verrais leurs visages. Ma femme remarqua mon état, et me regardait, de ses beaux yeux verts. Je me savais observé, maintenant, mais je devais prendre parole.


-Je vais rejoindre les rangs de Citria.

Les mots étaient passés comme si personne ne les aurait entendus.
Le silence était maintenant lourd, je n'osais plus dire un autre mot, car je n'avais pas d'autre chose a ajouter. L'on avait désservis la table, et je quittai la maison d'un pas difficile. Ce jour là, mes pieds ne me mèneraient pas où je devais aller.

Ma douce eu tôt fait de me rejoindre sur le chemin. Elle semblait bien mal à l'aise face à ma décision. Je me suis arrêté, et l'ai regardée longuement. Les yeux parlaient d'eux mêmes. Ce moment dura une éternitée. Une belle éternité.


- Comme ça.. Tu pars.. ?

Elle s'avança vers moi, nous étions très près l'un de l'autre.

-Oui, mais ne t'inquiète pas ma chérie, je reviendrai.

Son regard attristé, me scrutait toujours puis elle fut prise par un élan de rage.

- Comment oses-tu me laisser ainsi, et ton fils !

Ces paroles avaient su me destabiliser. J'aurais besoin de sa bénédiction. Mes lèvres essayèrent de dire, mais elles balbutièrent. Je dus me résigner à tourner les talons, je ne pourrais me permettre de les perdre.




Inutile de dire que l'entraînement avait été rigoureux. Rigoureux, mais jamais cet entraînement n'aurait pu me séparer de mon but. On m'avait offert un poste sur le front, comme une vulgaire chaire à canon que j'étais. Mais je ne m'en plaignais pas, je préférais de loin être là à montrer ce que je vaux que d'être à l'arrière à décorer le champ de bataille.

J'avais reussi a retrouver mes compatriotes que j'avais vu à l'entraînement, et même certains qui étaient de mon cartier. Le morale des troupes était haut, on avait reussi a prendre une grande avance sur la mort en les paralysant à leurs frontières. À cette frontière avait été érigée un camp, camp qui abbrittait une grande force millitaire.

À ce moment, nous étions persuadés que la guerre était gagnée d'avance. La lumière était de nôtre côté, et nos armures semblaient impénétables. Le camp s'était mis aux préparatifs, afin de mener un grand assaut qui nous permettrait sûrement de creuser une percée dans les lignes. Seulement, la mort ne nous avait pas laissé le bénéfice de la préparation. Le son d'une corne avait résonné à travers le camp. Une fois, tout le monde se regardait, deux fois, c'était la panique. Les peuples de l'alliance se mouvaient en tout sens, à essayer de retrouver l'armurerie dans le bazar nouvellement créée. Le moment était venu, il était temps de montrer à ces créatures ce pourquoi tu te bats.

Les forces s'étaient dépêchées de faire des rangs, serrés, devant le camp. Les armes étaient levées, et on criait des louanges, car tous cherchaient à recevoir la bénédiction des Cilias. J'essayais de me borner à mon courage, car face a cette masse morte, j'avais peur. Leur armée, inégale, et les différents genres de mortanyss qui peuplaient leurs troupes, me donnait l'impression d'avoir à faire face à l'antagoniste. L'antagoniste, car il était en tout point nôtre contraire: Morts, Désordonnés et Puants. L'image de ce groupe, qui se tenait devant leur montagne noircie, me fit réfléchir autant que les cris me le permettaient.

Pas le temps de réfléchir, l'Ordre avait été donné. Je regardai ceux que je connaissais, a mes côtés, terrifié. Nous possédions tous ce même regard. Celui qui était derrière moi se mit a me pousser dans le dos, me forcant a avancer. Et c'est ainsi que la force quintuple entamma sa marche, puis sa course.

Je n'ai pas besoin de vous dire que l'affrontement fût brutal, les combattants qui s'entrelacéraient de leurs lames, faisant virevolter la chaire et le sang dans l'air, les corps qui s'empillaient, a terre au fûr et a mesure que le combat perdurait. J'étais perdu dans la mêlée, et balancait mon épée du mieux que je pouvais de mon incompétence martiale. Un mortan, que je n'aurais jamais pu voir, me transperça l'épaule avec son épée. Première douleur, premier cri. Je tombai au sol sous le mal, portant mes mains au trou béant. Je perdais du sang rapidement, et je le savais. Je pressais sur la plaie ouverte, toujours au sol, concentré à rester en vie. Après quelques secondes d'agonie, je perdis connaissance.

J'entendais des corbeaux, qui croâssaient leur ignoble son. J'ouvrai l'oeil, j'étais face à un visage, l'oeil mort, la chaire déchiquetée et la peau bleutée. Je me retint d'émettre un son, et regardai ailleurs. Une larme incontrôlable trouva sa place dans mon oeil. Un bruit au loin parvint à me sortir de mon état, le bruit du métal frottant le métal. Les mortanyss se promenaient maintenant entre les corps, et achevaient les survivants en les transperçant de lances éffilées. J'étais terrorisé, je n'aurais pu croire à une fin si malheureuse. Je ne pouvais pas me faire à l'idée, je devais sortir de ce trou à rat. Je me suis mis a ramper à travers les corps, profitant de leurs rares moments de distraction pour faire une avancée. Les larmes embrouillaient ma vue, heureusement, car avoir vu ces visages m'auraient tué. Je terminai mon chemin dans une forêt, où je m'y suis réfugié. J'ai couru, bien longtemps, hanté par ces visages. Ce vide, dans leurs yeux. C'aurait pu être moi.

Je suis parvenu a me rendre dans les terres de Citria. À ce moment, j'aurais eu besoin d'elle. Je retournais vers ma demeure, l'armure sur le dos, couvert de sang. Plusieurs me regardaient défiler, mais pas un seul n'osait m'approcher. À ce moment, j'aurais eu besoin de ses douces caresses. L'homme massacré que j'étais n'aurait probablement pas su passer à travers ces épreuves. Je me suis rendu à là où ma maison devait être, pour découvrir un trou béant qui ornait la façade de ma maison, et ouvrait sur la chambre où se trouvait la table. En l'apperçevant, je ne pus que croire au pire.

J'accourus et entrai à l'intérieur, où j'ai trouvé deux cadavres, chapelets à la main, méconaissable pour la majoritée des yeux : J'ai levé ma main encore valide a mes yeux, incapable de comprendre pourquoi tout ceci m'arrivait, à moi. La mort m'avait cerné. Tout ceux que j'ai chéris et aimé avaient été aggripés par la poigne de Kalos, et je savais qu'il me serait impossible de les rejoindre.

Je suis resté là, en salle, incapable de bouger, incapable de réfléchir. Des pensées troubles s'étaient mises a me hanter.


-"J'aurais dû mourrir sur ce champ de bataille, j'aurais dû mourrir.."


Sur ces pénibles derniers mots, je me suis rendu dans la chambre de rangement, ou je me procurai une corde solide.


Dernière édition par Vorak'hiel, Mortanyss le Ven 5 Fév - 2:30, édité 2 fois
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Vorak'hiel, Mortanyss

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MessageSujet: Re: BG Vorak'hiel.   Jeu 4 Fév - 1:00



Mort de corps.


Une avalanche d'âmes m'avait frappé de plein fouet. J'ouvrai les yeux, crispai les mains, pour me rendre compte que j'étais totallement paralysé. J'ouvert la bouche, dans le but de prendre une respiration, mais je ne fus pas capable de trouver ce dont j'avais besoin. La panique m'avait prise, et maintenant j'étouffais. Je me débattais dans cette prison invisible, frappant tout sens pour me trouver un refuge. Une goutte froide était tombée et ruissela le long de mon front. J'ai ramené mes mains près de mon torse, et me mis à battre cette chose qui se trouvait devant moi, par petits mouvements. Elle reculait, et les gouttes devenaient de plus en plus nombreuses.Je gagnais de l'avance. Ma main avait transpercée la créature, la libertée se trouvait de l'autre côté de ce mûr. Je me suis servi de la noirceur opaque, pour me soulever hors de cet enfer et prendre ma première bouffée d'air.

J'avais avalé grande quantitée de cette chose, elle avait pénétrée mes poumons, je pouvais la sentir. Mon premier réflexe, fût de me vider le coeur, yeux fermés.

Peu en était sorti, et ce peu s'était accumulé sur la terre. Je réouvrai les yeux, pour voir où avais-je donc reussis à atterrir. Le sol creusé ornait mes pieds, les monuments de pierres verticaux ornaient l'horizontalitée, et la pluie camouflait la distance. D'où venais-je... d'un trou dans la terre.. ? Je suis parvenu à me relever, sur deux jambes, et c'est en me relevant que je me suis contemplé, indécis quant à quoi je devais penser. Mes jambes, mes mains, mon torse chétif et mon ventre creusé était habité par de nombreuses choses, toutes plus répugnantes les unes que les autres.


J'ai relevé le regard, et essayai de différencier les formes à travers la pluie. Un éclair était tombé, tout près. Je devais trouver un toît, et vite. Je fis mon premier pas, un pied devant l'autre, comme on dit. Ce n'était pourtant pas aussi simple que ça pouvais en avoir l'air. La pluie s'était transformée en torrent, et elle me pincait la chaire. Je me suis réfugié le visage sous mon bras et essayai d'accélérer le pas, marchant vers une destination qui m'était inconnue.
Ce jour là, mes pieds m'ont menés là où je devais aller.

J'avais trouvé un chemin de terre, ou chemin de boue. Je me protégeais les yeux de la main, gardant a peine une ouverture assez grande pour voir si j'étais toujours sur le sol creusé. Je m'enfonçai toujours, de plus en plus loin de mon lieu d'origine.La tempête avait finalement cessé. J'ai retiré la main qui me voilait les yeux pour me retrouver dans une forêt de bois mort. Une lourde brume humide m'empêchait de voir plus loin que le bout de mon nez. J'ai continué ma marche sur ce chemin, après tout, c'était la seule sortie qui s'offrait à moi.

Je suis arrivé à une intersection, ou deux chemins de terre se croisaient, au loin derrière l'écran de fumée, je crus appercevoir une structure. Aurais-je la chance de trouver civilisation ?

Mon impression s'était avérée fondée. Une muraille de pierres brûnies s'était plaquée dans la séparation d'une montagne. Personne ne se trouvais sur cette muraille, alors je décidai de pénétrer le portail. Des croassements de corbeaux me firent lever les yeux vers le ciel. Rien ne me permettait de les repérer, donc je dus avancer.

De la terre noire, une noirceur permanente, des arbres décédés, et des semblants de structures qui tombaient en miettes se trouvait devant moi. J'eus beau faire le tour de l'endroit, la ville était fantôme. Rien, pas l'ombre d'une trace. L'endroit était désert, et le silence absolu rendait l'atmosphère lourde, irréelle

Je me suis trouvé un thrône d'ossements, posté autour d'un trou creux. Le postérieur décomposé confortablement posé sur le throne, je me suis mis à me questionner. Je me suis regardé, avec plus d'attention. Ma main portait une bague dorée. Je l'ai décrochée de mon doigt, et la regardai sous plusieurs angles, à la recherche d'un indice.

Un bruit venant de l'environnement brisa ma bulle, je n'étais pas seul.

Je suis devenu muet, l'oreille tendue, à la recherche d'un deuxième son pour confirmer la présence. À ce moment, je ne savais trop si je voulais vraiment trouver quelque chose. Je me suis recollé la bague au doigt, et me suis levé.

J'ai déambulé. Les sons semblaient devenir de plus en plus fréquents, à mesure que j'avançais, et j'avais l'impression de voir des ombres danser autour de moi. Un chuchottement brisa le silence. Je me suis retourné, rien. Je marchais de reculons, à l'aguet. J'ai reposé ma vision à l'avant, pour voir où j'allais, et c'est à ce moment que je me suis butté à un impressionnant être de sang froid.
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MessageSujet: Re: BG Vorak'hiel.   Sam 6 Mar - 16:15



Premiers jours sous le nuage de cendres.

Mortancia s'était défait de ses voiles, chaque jours, je m'aventurais plus loin. Je découvrais de nouveau visages putrides, de nouvelles pierres, de nouvelles ambitions. Ces temps n'eurent pas dûrés assez longtemps, car peu de temps après, un ennui s'était mis à m'accaparer. Je voyais les aînés, qui semblaient avoir rapidement fait un tri entre les nouveaux nés capables d'un futur et les autres moin fonceurs. Je n'eus pas la chance d'être aussi fort, de me démarquer autant que les autres, donc je dus me résigner à mon triste sort.

J'étais appuyé contre un pillier en pierre, les yeux rivés vers la taverne mortelle. Derrière moi, mes frères et soeurs jouaient de leurs bâton dans une simulation de combat en se mattraquant entre eux, faisant raisonner les bouclier en fer lourdement levés de terre. De rares aînés étaient assis sur les bancs, offrant conseils et encouragements. Je portais peu attention à ses combats, ce n'était pas de mon âge, et de toute façon, mes grands frères ne me laisseraient probablement jamais sortir de Mortancia. Je devais m'y faire.

Comme toute chose, ces temps furent passagers, l'arène se vida rapidement, et maintenant la bibliothèque et la place publique était envahie par les zombies. J'étais resté derrière ce pillier, paresseux de nature.

Je vis du coin de l'oeil, un de mes compatriotes et un fier chevalier de la mort s'avancer vers l'arène. Je restai derrière le muret, de peur de me faire voir.

Zex, à la foi inébranlable.
Jamais je n'avais vu un frère aussi fervent, jamais. Quand j'écoutais mes frères, au temple, j'avais l'impression que leur foi était fausse, juste pour impressionner les aînés, mais Zex, faisait abstraction à cette règle. Je n'eûs qu'à entendre sa voix, et je savais que j'avais droit à la vérité. Le templier Xandek s'en rendit tôt compte.

Le templier se mis à bombarder son jeune frère de savoir. Et moi, j'écoutais, distraitement. Je m'étais mis à avaler les informations comme un piranha, affâmé.

Vorak'hiel n'eût pas la chance d'avoir un tuteur, pour le corriger, alors il se débrouilla seul. Il prenait le temps d'analyser chaques paroles du templier, et quand le duo étais parti, il répétait les paroles dans sa tête et copiait les mouvements. Le zombie maintenant en état de décomposition avancée avait pris l'habitude de retourner à sa cachette, en attendant que ses deux sauveurs viennent. Mais du jour au lendemain, ils disparurent.

J'étais resté dans mon trou, à attendre que le jour vienne, qu'ils puissent revenir. Mais jamais je n'eûs cette chance. Après plusieurs jours, je me décidai enfin à sortir hors de ma cachette, je suis retourné aux sièges et m'y assit. J'eûs plus tard la chance de recroiser Zex, mais son corps changé par la foi ne me laissa pas la chance de le reconnaître. Xandek eût disparu, les frères autours avaient évolués, et Vorak'hiel patientait dans son thrône d'os.


Dernière édition par Vorak'hiel, Mortanyss le Sam 20 Mar - 3:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: BG Vorak'hiel.   Sam 20 Mar - 3:43



Guerrier dans l'âme.


Je ne peux pas passer l'éternitée assis dans cette chaise, aller ressaisis-toi Vorak ! Fais quelque chose de tes os !


Je m'étais finalement dégarni de mes chaires, et passait aussi énormément de temps dans son throne d'os. Plusieurs des frères avec lesquels j'avais grandit avaient disparus avec le temps. Déjà je s'était mis à convoiter des postes, dans les différentes castes de Mortancia, à penser aux choses que je pourrais accomplir pour le bien de tous. Je me suis mis à poser des questions à mes frères, leur demandant dans quelle branche ils me verraient. De par mes quelques connaissances au combat, j'appliquai au sein de l'Ordre des Abysses.

Le squelette avait rapidement été adopté au groupe, en tant que recrue. Il n'eût pas la chance de participer aux rares entraînements de l'Ordre, mais il pratiquait constament ses techniques à l'arène. Rapidement, le squelette était devenu un redoutable combattant, maniant à la fois les armes et la foi. Il avait l'habitude de souvent tomber lors des bagares, car il avait prit l'habitude de ne jamais reculer, même quand il en était à son dernier souffle. De par son atitude au combat, il fût orné de plaques de fer, qui le protégéaient en presque entièretée. Il avait appris à ne faire qu'un avec son bouclier, son épée, son être. À ce moment de sa vie, il se crut invincible, et en véritée, en combat un contre un, il n'avait jamais ou presque perdu un combat.

Vint un jour, à l'arène, alors qu'il s'entraînait, qu'un second combattant vint le rejoindre. Xaniel lui avait offert un combat, ou un entraînement. Vorak, certain d'un combat gagné d'avance, avait baissé sa garde... Le squelette armuré avait avalé beaucoup de poussière, ce jour là, Beaucoup. Un coup d'épée porté au haut de sa tête lui avait fait perdre conscience.

Le squelette avait rouvert les yeux et s'était redressé d'un coup. Il regardait autour de lui ses frères qui s'étaient attroupés. Il n'arrivait pas à y croire, était-il vraiment tombé ou avait-il fait un mauvais rêve ? Vorak se releva debout, regardant Xaniel, l'air incrédule. Le squelette demanda une seconde, puis une troisième, puis une quatrième manche, le résultat restait le même, les défaites s'accumulaient à son tableau. Que devait-il en comprendre, n'était-il plus à la hauteur ?

Le squelette armuré se rendit au Temple, complètement destabilisé, il posait des questions au Triple Cilias en espérant une réponse.

Mais où est passée cette force qui m'animait autrefois, cette énergie ! Elle ne peut pas avoir juste disparue comme ça ! C'est impossible.

La seule réponse qu'il avait reçu était le silence du temple, il avait cru entendre son écho à travers le bâtiment. Jamais il ne s'était senti aussi seul, la présence qu'il sentait constament au-dessus de son épaule semblait s'être volatilisée.

Le squelette à l'armure se sentait dégarni d'armure. C'est donc là que tout les enseignements qu'il avait épié durant sa jeunesse l'avait mené, à sa perte. De toute façon, pourquoi vouloir se berner à un code débile, ça ne fais que limiter les mortans dans leur vision. Non... Non, je me déferai de ces loies.

Vorak'hiel s'était mis à errer à travers Teilia, il découvrait de nouveaux mondes jour après jour. Il cherchait à s'éloigner de Mortancia et de la famille le plus possible, car de toute façon, ils ne leur avaient jamais apportés de bonnes choses. Il marchait dans des montagnes rocheuses à l'Ouest Teilien, des petites grottes et cavernes l'entouraient de droite et de gauche alors qu'il traversait l'ouverture entre deux mûrs. Il marchait, normalement, le pas mi-assuré.

Une créature démoniaque sortit d'une grotte profonde et plaqua le squelette sur la pierre. Vorak'hiel, complètement pris par la surprise, n'avait même pas eu le temps de penser à ce qui lui arrivait que déjà le démon l'avait lancé plus loin. Le squelette s'écrasa contre la pierre, et avala de la poussière. Il était déjà mal en point, en fâcheuse posture pour détruire un démon de cette taille. Étendu contre le sol, il agrippa sa longue épée tranchante comme un rasoir, et entreprit de se relever.

Il faisait maintenant face au démon, gigantesque créature ailée, le squelette devait faire à peine la taille de sa main. Elle s'esclafait devant la misérable position du mortan. Vorak'hiel eût tôt compris qu'il s'agissait là d'une question de non-vie ou de.... mort ? L'âme mortanne s'enragea et fonça brutalement sur la créature. Celle-ci trop occupée à rire, se pris un grand coup d'épée au molet, ce qui étrangement la fit moin rire. Le démon regarda le squelette qui ne savais plus quoi faire. Le démon pris Vorak'hiel dans sa grande main et se mis à l'écraser en serrant la poigne. Le squelette ne pouvait rien faire, les bras entre les gigantesques doigts démoniaques. Écrasé par la forte constriction, Vorak en était mort.

Le démon crût a la supercherie du mortan et ouvert la gueule pour avaler le squelette. Une fois dans la gueule de celui-ci, Vorak'hiel réunit toutes ses forces pour lever son épée et percer la tête de l'être démoniaque. il eût touché la petite cervelle du démon, et la créature s'écrasa mollement contre la terre.

Le squelette rampa hors de la gueule du démon, en le serrant de sa main, le démon était parvenu à l'endommager sérieusement. Il avait les hanches en bouillie et des côtes cassées. Son armure était complètement déformée, et le mortan n'eût d'autre choix que de trouver de l'aide. Il rampa lentement vers la fin de la crevasse, en espérant ne pas tomber sur un second monstre. Il avait atteint le point de départ, Vorak'hiel avait rejoint une route de terre. Il ne lui restait plus qu'à espérer tomber sur un bon samaritain.
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Vorak'hiel, Mortanyss

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MessageSujet: Re: BG Vorak'hiel.   Lun 3 Mai - 3:25



Elle.


Il rampait au sol tel une larve, se souciant simplement d'avancer pour s'attacher à sa non-vie. Le mortan était parvenu à se rendre à la route, il s'assis au sol et s'adossa à un arbre. Sa condition plus que pitoyable lui demandait toute sa tête, il ne faisait que se concentrer à garder la connaissance, à garder l'âme liée au corps. Vint un chariot de bois conduit par un kardar et deux chevaux de traie. Vorak'hiel n'avait pas eu la chance d'entendre les pas des animaux, et c'est à la surprise qu'il découvert un semblant d'aide. Le kardar s'arrêta en voyant le mort en mauvaise posture, lui posa quelques questions que tout le monde aurait dite idiotes, telles que "Est-ce que ça va.. ?" ou encore "As-tu besoin d'aide?". Vorak'hiel avait de la misère à contenir sa petite haine personelle envers les mortels, mais il se tût en voyant que le kardar serait probablement le seul moyen pour lui de s'en sortir.

Le mortan eût tôt fait de grimper à bord du chariot, rien de très interessant ne s'y trouvait, des vases en bois tressés et du foin dans les coins de la chariole laissaient croire que le kardar était partit faire du commerce.

Peu importe. Le mortel à l'avant était étrange et ne pouvait vraiment pas s'arrêter de parler, un vrai moulin à parole. Mon corps semblait s'être fait à la douleur mais je restais toujours en lamentable état, et c'est entre-autre pourquoi je me suis mis à me bricoler de quoi marcher, histoire de ne pas faire trop pitié. Le kardar avait prit la peine de me ramener à Tyrimar... dite la neutre. Un véritable trou à rat, d'après ce que j'en avais entendu. Tant qu'à m'amener à un tel endroit, pouquoi ne pas me ramener à une ville qui est digne de porter un nom, comme Mortancia, par exemple !

Nous étions finalement rendus. Il était temps. Le kardar osa venir m'aider lorsque que je suis descendu de la charette.. Je l'ai repoussé, je n'ai besoin de personne. J'ai marché jusqu'au soigneur, aidé de mon support improvisé. Une fois rendu là-bas j'ai tôt eût fait de demander de l'aide au soigneur, qu'il puisse m'arranger ça pour pouvoir rentrer chez moi au plus vite. Malheureusement, et il fallait s'y attendre, le soigneur de Tyrimar était un incompétent. Il ne m'a offert qu'un simple lit et est allé demander de l'aide un peu partout dans le village.

Le temps passait, et toujours j'étais sans nouvelles. J'attendais sur mon sac de paille que quelqu'un vienne m'aider. J'ai dû attendre un bon 15 minutes avant que quelqu'un se propose. Ou devrais-je plutôt dire, quelqu'une. La porte s'ouvert, et dès que j'eus la chance de croiser ses yeux verts, je crus mourrir à nouveau. Mon corps s'était défait de mon être, mes membres devinrent sans force, et ma vue rétrécissait... Rétrécissait... Jusqu'à ce que je n'apperçoive, qu'au fond du tunnel de noirceur, un filet de vert reflété. Puis, rien, je perdit conscience à ce moment précis.



Mes yeux s'illuminèrent de mon rouge vif, mon rouge habituel. Au moment où je repris contact avec Teilia, je n'apperçus qu'un grand nuage de cendres noires. J'étais à Mortancia. Plus rien ne pourrait m'arriver.. Je ne sentais plus mes vieux os du tout, même que je me demandai pendant un moment si je n'étais fait que d'une tête. Je suis parvenu à relever la tête, pour m'apperçevoir, le corps profondément transformé. Mon corps en entier s'était recouvert d'une fumée noire, je n'arrivais pas à en croire mes orbites... était-ce vraiment moi ?

Mon nouveau visage encore frais fait affichait l'incrédulité. Une soeur spectrale tout près vint me rejoindre et se baissa à mes côtés.


-Vorak.. Vorak... n'aie crainte.. tout va bien.

-Non ça ne va pas bien ! Tu as vu à quoi je ressemble ! Bon sang !

-Tchh, calme-toi, nous nous sommes occupés de ta personne et tu es comme un sou neuf. Grâce à Kalos et à nous tous, nous sommes parvenus à recoller les milles et uns fragments de tes os et à te redonner ton corps d'origine.

-Corps d'origine... je n'ai même pas de jambes !

-Nous ne pouvions tout de même pas t'inventer des jambes mon frère... Tu nous es parvenu de Tyrimar sans celles-ci alors je ne vois pas ce que nous aurions pû faire de plus.


Le cauchemar ramena son crâne contre à terre, gardant un moment de silence. Il se demandait ce qu'il lui était arrivé. Il n'aurait tout de même pas pû se transformer instantannément sans une raison autre... Oui... ces yeux verts... Il faut que je retrouve cette garce. Je me raidit d'un coup et essayai de me redresser, mais ma soeur m'en empêcha en posant sa main contre mes côtes.

Non non... il faut que tu restes ici, tu as encore besoin de récupérer.

J'aurais voulu répliquer mais.. elle avait bien raison. Je ne pourrais certainement pas m'aventurer en terres inconnues en rampant à terre. Je me résignai à prendre place sur le lit. Ma soeur me sourit, elle avait l'air radieuse... après tout, comment pourrait-on en vouloir à une si belle créature...
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Vorak'hiel, Mortanyss

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MessageSujet: Re: BG Vorak'hiel.   Mer 9 Juin - 22:28

Le temps défilait devant mes vieux orbites, plus j'avançais, plus j'avais l'impression de me rapprocher de ce que je cherchais. De longues heures j'avais passé au haut de la tour, à regarder la cime des arbres morts et les différentes masses qui marchaient et se frayaient des passages entre. J'avais la tête dans les nuages, sous tous les sens du mot, à me demander et à chercher la clef, la piste nécéssaire pour que je puisse m'accomplir. Mon corps s'en remettait lentement, de quoi ? Je ne sais trop. J'irais le chercher, le lendemain.

Pourquoi attendre une journée.. après tout, j'étais bien suffisament en point pour me rendre à Tyrimar. J'avais vaincu un démon, ce n'est pas une dizaine de mortels qui m'auraient arrêtés. Le jour tombé, je profitai d'un moment d'innattention de ma soeur pour me glisser hors de mon lit et me dirriger vers la neutre. J'avais traversé Mortancia sans problèmes, personne ne me reconnaissait. J'ai marché, suivit la route, pour me rendre à destination.

J'avais mit les pieds en Tyrimar, et étrangement, je me sentis en bien meilleure forme qu'à Mortancia. Sûrement la flotte.. me suis-je dit. Je passai l'arène, et regardais dans tout les recoins du village, chaque carreau de verre, partout. Je ne savais pas ce que je cherchais vraiment, au début. Les mortels me contournaient et semblaient avoir pris peur de moi. Une bonne chose, au moin j'aurais de la place pour bouger. Je m'arrêtai devant la taverne.

Des cris et des rires gras s'en échappaient, c'était le soir, et la taverne était plus active que jamais. J'ai entendu dire qu'ils s'y regroupaient une fois le soir venu, à essayer de récupérer de leurs dûres journées de travail. Mais je savais bien qu'ils ne faisaient que s'empoisonner, en groupe. Rien de mal à ça. Je m'approchai d'une vitrine brouillée par la buée, je voulais voir à l'intérieur de cette taverne mais jamais je n'aurais osé y entrer, juste à penser croiser un gorlak trop saoûl qui me ferait perdre mon temps.

Finalement je crus croiser son regard, elle m'avait vu. Je me suis balancé sur le côté en espérant ne pas avoir été remarqué.. Si elle me voyait, elle viendrait sûrement me voir et s'inquièterait pour ma personne.. Je suis resté à côté de la fenêtre, la lumière qui s'en échappait faisait un carré pâle dans l'herbe devant moi. Je regardais les figures qui passaient, et espérait. Maintenant, qu'est-ce que je devais faire.. Je ne pourrais certainement pas l'approcher directement dans cette demeure, ce serais indiscret et il y aurait trop d'orreilles... J'ai calculé que le meilleur choix à faire serait d'attendre, si elle sortait, je la suivrais dans la pénombre, sinon... j'irais la rejoindre.

Elle était sortie... l'ombre en moi me convaincu de la suivre. Il était tard la nuit, il faisait sombre. Mon être n'était devenu qu'une brique dans un mûr de noirceur. Mon absence de pied m'empêchait de faire du bruit. J'étais, parfait. Je me suis approché d'elle, tendu la main. Puis la posa contre son épaule pour la forcer à me faire face. Non, je ne m'étais pas trompé de personne, j'avais lu, en ses yeux verts, plusieurs sentiments et plusieurs visions de mort, que jamais je n'aurais été capable de contenir, en un seul moment, en une seule fois. Je dûs me détacher de sa vue, rapidement. Je l'ai repoussée avec mes deux mains et leva mes mains devant mes yeux. Je voulais m'empêcher de voir ses visages, ces horreurs, mais elles n'étaient pas réelles, elles s'étaient infiltrées dans ma tête et ne voulaient visiblement plus en sortir. Je suis parti à la fuite, il ne faudrait pas qu'elle reussisse à m'injecter encore plus de sa mauvaise énergie. J'ai courru dans la ville, jusqu'à ce que je trouve un coin sombre qui me faisait bien honneur. Dans l'espoir de perdre ces mauvais esprits, je m'y suis réfugié, espérant qu'elles quittent.

Ce fût une très longue nuit.
L'image m'hantait et même si je ne sentais plus cette lourde présence près de moi, je savais qu'elle était prête, et attendait juste que je me pointe le bout du nez. C'était un froid accablant, une énergie que personne n'aurait voulu détenir. Mon éther et ma personne s'était affolée, et maintenant je tremblais de tout mon être. J'y suis resté, et j'ai attendu la lumière.
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Vorak'hiel, Mortanyss

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MessageSujet: Re: BG Vorak'hiel.   Lun 5 Sep - 4:01

Spoiler:
 

Dès le lendemain, je suis reparti vers Mortancia. Avec la tête si lourde, que je ne pouvais pas me permettre de rester avec les mortels, et puis, ma famille m'aidera avec beaucoup plus d'efficacité que les mortels, je parle par expérience. À peine le pied mis devant la grande muraille de Mortancia, que la même soeur qui s'était occupée de me soigner me rejoint. Attentionnée vous dites. Je lui ai bien raconté, tout ce qui c'était passé là-bas, mais j'évitais le sujet quand il s'agissait des visions, ou tout ce qui se rattache directement, ce n'était pas de ses affaires. Et elle m'a dit: Lorsqu'un Mortanyss est en doute, c'est qu'il doit retourner à ses bases. Et c'était vrai, plusieurs frères et soeurs se contentent du Père, de la famille et de ce qu'ils peuvent lui apporter. Je suis parti vers l'entrepôt, afin d'aller chercher des ressources pour commencer mon projet pour l'abbysse à venir. C'est là-bas, que je suis tombé sur un crâne rouge sang, avec des marques sur le derrière. Je l'ai emprunté, j'avais dans l'intention de faire un crâne en abbyssium, alors je pourrais facilement me fier au crâne pour faire le neuf de ma main. Génie que je suis.

C'est une fois prêt au travail, que j'ai décidé de jeter un oeil à l'intérieur, pour que la réplique soit parfaite, le crâne devait être creux. À peine un oeil jetté à l'intérieur, que le crâne absorba ma tête. J'étais pris avec le crâne sur la tête. Ça ce n'était pas bon signe. Et maintenant je ne pouvais même pas lire ce qu'il y était marqué derrière... J'ai essayé de tirer dessus de toutes mes forces, sans succès. J'étais pris avec cette cochonerie sur la tête, et le début de l'Abbysse approchait. J'ai passé les prochaines semaines à essayer de me l'enlever de la face, sans succès. Alors c'est le dernier jour d'abbysse, que j'ai demandé à mon frère Ezhyx de me rendre service. Nous nous sommes rendus au Qar'tagh, je lui ai donné un kriss en abbyssium, et je lui ai dit: Fait tout ce qui est nécessaire pour me retirer cette chose du visage. Je ne voulais pas passer l'abbysse à me cacher le visage, c'aurait été une profanation directe du corps que le Père m'avait donné. Je ne pouvais pas me le permettre. Ezhyx s'est donc éxécuté, il savait tout comme moi l'enjeu. Il passa la lame près de mon menton, tout autour de la mâchoire. Dans la souffrance, j'essayais de rester silencieux, nous étions tout de même dans la demeure du Père. Sans réel succès. Je criais comme un damné. Après quelques minutes de fignolage, le masque est parti de ma tête avec mon visage, j'étais pris avec de l'éther en lambeaux. C'était la bonne chose à faire, je pense. J'espère.

On avançait dans l'abbysse, la seule offrande que j'avais pour Kalos était mon visage déchiqueté. Je suis donc passé à la banque afin de voir si je ne pourrais pas faire quelque chose de plus, d'autre, avant que la saison ne se termine. J'ai ouvert le coffre que Borgh m'a donné, et c'est devant le coffre ouvert que je me suis arrêté. Figé devant le coffre, Borgh, me regarda d'un peu plus loin, semblant se poser des questions. J'ai pris les choses qui étaient dedans, et je me suis mis à les balancer par-dessus mes épaules. J'ai mit le doigt dessus. Je pris ma bague dorée qui commençait à rouiller, et l'éleva dans les airs, la regardant comme Gollum qui retrouve son précieux. Je me la suis remise au doigt, et suis repartit vers Tyrimar, si il y avait bien un moyen de renouer avec mes origines, c'était bien en essayant de m'en rapprocher le plus possible.

C'est là-bas que j'ai pu revoir la demoiselle qui m'avait fait sombrer la première fois... Fryddalie Orliette. Quand je la voyais, la salle s'assombrissait, mais depuis que j'avais cet anneau, on dirait que tout passait avec plus de facilité. Avec le temps, ces effets sont allés de minimes jusqu'à disparaître complètement. J'allais de mieux en mieux, en fait, plus aucuns problèmes ne semblait m'affecter. Ce n'est que quelques semaines plus tard, que j'ai remarqué que l'éther autour de la région de mon doigt porteur semblait commencer à durcir, à se crystaliser. Mais je n'en avais rien à faire, vraiment, si cet anneau pouvait m'aider à vivre librement, alors tout va. Tout allait tellement bien, que j'ai même fait l'erreur de mettre du sang de dragon dans les cheveux de Bane, juste pour m'amuser. On m'a mit en prison, mais ça ne me dérangeait pas, j'avais l'éternité devant moi.

Le premier jour dans la prison. J'ai reçu la visite de Fryddalie et de Lyan, quelques autres mortels aussi. La région d'éther changée semblait avoir grossie depuis la dernière fois que je l'avais regardée. Et c'est continué ainsi pendant deux longues semaines... Tyrimar n'avait pas jugé bon de faire le message à Mortancia, alors ils n'étaient pas au courant du fait que j'avais besoin d'aide, et vite. La "Maladie" s'était répandue jusqu'à la moitié de mon torse, et j'étais incapable de bouger, en fait, pas incapable, plutôt que je ne voulais pas le faire. Pourquoi ? Parce que cet éther était incroyablement sensible, douloureux. J'avais l'impression d'avoir les nerfs à vif. Je savais bien que l'anneau était à la base du problème, alors j'ai essayé de l'enlever plus d'une fois. C'était impossible pour moi de le faire, trop bien collé, soudé à l'os. Après les deux semaines d'emprisonnement, on m'a ramené à Mortancia, ou certains s'étaient rassemblés à la bibliothèque afin de savoir ce qu'on ferait de moi. Après avoir exposés les idées, on a décidé que l'amputation était la meilleure option. Je ne sais pas vraiment si j'avais le choix. Zalhaxa avait utilisé mon kriss, et me l'a brutalement planté entre deux phalanges, me séparant le bout du doigt de la main. L'éther qui était autour du bout de l'os s'évapora, et la bague restait là. Je me suis pris la main de douleur, et pendant ce temps, l'Inquisitrice avait pris la bague pour l'entreposer avec sa collection de pièces de frères et soeurs.

La maladie sembla arrêter de progresser, pendant deux jours, avant d'exploser dans le troisième. La maladie s'était remise à avancer et avait atteint ma tête. Je m'étais remis à voir les formes que je voyais quand je croisais Fryddalie... J'avais littéralement mal partout, alors j'ai cru que de rester immobile serait ma meilleure option, j'ai passé le reste de la semaine à cet endroit, à attendre d'empirer. Mon corps était rendu complètement infecté. Les courants d'airs me faisaient mal. J'avais du mal à penser et même que je me suis remis à respirer, comme si ça allait m'apporter confort. Il semblait avoir rien à y faire pour moi... Alors j'ai pensé aux autres. Comme mes frères et soeurs n'avaient pas pu faire grand chose, malgré leurs efforts, j'ai cru que je devrais transmettre mon savoir, si jamais un frère ou une soeur tombait dans le même pétrin, il pourrait peut-être mieux s'en sortir. J'ai écrit une ligne, deux... Et ensuite j'ai cessé. C'était trop difficile à décrire. Alors je m'en suis remis à une chose que je n'avais jamais faite auparavant, l'écriture d'un poème. Vraiment, y avait-il une meilleure façon de faire passer ce que je pensais ? Je ne crois pas, non. J'ai écrit 9 livres au total, sur la période de temps... Et après...

J'ai bien vu que celà ne me menait à rien. Alors je me suis mit à y penser. Y penser, oui. C'était bel et bien la seule solution possible, je veux dire... On avait pas mal tout essayé. Même si ceux qui tenaient à moi travaillaient d'arrache-pied pour essayer de se mettre dans ma tête, je ne voulais pas les laisser entrer. C'aurait été trop... écrasant, déshonorant. Tout comme Vorak qui fait de la poésie... Vorak n'est pas ça voyons, c'est un sanguinaire ! J'avais déjà un plan en tête. Je savais bien que mes frères et soeurs ne me laisseraient pas sortir en dehors de la ville aussi facilement. Alors je suis sorti en passant par le tunnel piégé, dont je connaissais la solution par coeur. Une fois sorti, j'ai mit les livres que j'avais écrit dans la bibliothèque de ma tour pris une corde, et me suis rendu en forêt. Je voulais trouver l'arbre parfait, l'endroit parfait. À chaque arbre de cette forêt que j'avais traversée à l'aveuglette dans ma jeunesse, et que je repassais maintenant en évitant les ombres, je me demandais si c'était vraiment ce que je voulais. Les ombres intenses, qui s'élevaient des arbres, semblaient vouloir me montrer quelque chose.. Finalement, j'avais trouvé l'élu. Un arbre majestueux, noir comme l'ébène, et juste en dessous se trouvait un tronc d'arbre coupé. Une rampe. Je me suis assis sur le tronc d'arbre et travaillait sur la corde, la douleur que celà impliquait ne semblait plus m'importer, j'avais un but fixe, et j'allais l'atteindre: Ma liberté. J'ai jetté la corde par-dessus la branche, en gardant le côté du noeud avec moi. J'ai tout bien arrangé, pour être certain de ne pas rater mon coup. On dit que trop peu on étouffe, trop on s'arrache la tête. Mais avec tout le savoir que possédait Mortancia sur la mort, je n'avais pas eu de problèmes à trouver ce genre d'information à la bibliothèque. Je savais de quelle hauteur j'avais besoin pour être sûr de mon coup. Je me suis passé le noeud autour du cou et suis allé sur le coin du tronc. Les ombres de la forêt s'intensifiaient, autour de moi, ma vision devenait noire. L'heure était venue. J'ai sauté en bas du tronc.
Première pensée: Merde.


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