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 L'ombre d'une vie sans Lumière.

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Ajhixe, Mortanyss

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MessageSujet: L'ombre d'une vie sans Lumière.   Mar 27 Avr - 11:31

Nom : Ajhixe (Alice)

Sexe : Mortanyss
Âge : inconnu

Concept : Jeune martyre attardée captive d’un cauchemar

Physique

Description sommaire :


Le visage d’Ajhixe est un témoin symbolique de sa mort abjecte. Doux visage enfantin à la peau oubliée par le temps, elle fut stigmatisée par le don de Kalos. D’albâtre et de vert-de-gris, sa peau semble par endroits avoir conservé sa jeunesse. Par d'autres, elle semble aussi décrépite qu’un macchabée dépassant depuis longtemps la rigor mortis. Son regard vide et sans expression, voilé par d’épaisses cataractes, ne fait que troubler son existence; la projetant, selon ses dires, dans un monde brumeux où les notions de beauté ou de danger n’ont que peu de sens. C’est la bouche entrouverte et baveuse qu’elle ère à travers les terres de Teilia, une fois la nuit tombée. Ses longs cheveux, irrémédiablement emmêlés, sont d’un jais profond et exempt de tout reflet. Ces derniers sont poudrés des cendres de Mortancia. Son flanc droit (probablement celui où elle gisait) est presque entièrement putréfié. Très en retard sur son âge, son développement fut atteint mortellement par l’orgueil d’une famille Hastane. Ses airs d’adolescente trompent les gens sur l’âge qu’on lui attribut. Petite et mince, elle porte les cicatrices d’une enfance mal nourrie.

Habillement :

Son corps frêle et chancelant n’est que partiellement recouvert par les lambeaux d’une robe pour enfant rose et noire. Tachée, raccommodée et déchirée voire, déchiquetée, c’est l’une des ses maigres possessions presque aussi vieilles que son existence. Elle ère pied-nus.

Possessions, bijoux :

Mis à part une simple barrette retenant ses cheveux, Ajhixe ne possède qu’une peluche dont la tête fut remplacée par un crâne de chèvre. Elle l’a nommé «Monsieur Confort». Puisque ce dernier est son meilleur ami, il doit la suivre partout.

Psychologique

Qualités :

Soif d’apprendre,
Plusieurs considèrent la Non-Vie comme une expérience nouvelle, comparable à un nouveau-né venant au monde. Tant de nouveaux apprentissages à faire. Dans les cas d’Ajhixe, c’est doublement vrai. N’ayant qu’à peine vécu son existence d’Hastane, elle doit aussi apprendre ce qui semblait simple pour d'autres. Cette difficulté est en fait une joie pour elle. N’ayant jamais connu mieux, elle est toujours ouverte à de nouvelles expériences.

Sage,
Sa manière de voir toutes les choses avec naïveté et simplicité dénote d’une certaine sagesse, quoiqu’enfantine.

franche
Ajhixe ne connait pas encore la notion de mensonge et dit toujours ce qu’elle pense.

Sobre,
Lorsque l’on n’a vécu avec rien, tout ce que la vie vous offre en prime est un cadeau.

inébranlable
Puisque Ajhixe semble vivre perpétuellement dans un rêve, sa tête emplie de brume, elle ne réagit pas aux stimuli trop brusques ou les menaces. Que l’on mette ça sur le compte de sa lenteur ou d’un sang (coagulé) plus froid que la normale il demeure qu’aux yeux de tous, elle semble intouchable et inébranlable.

Défauts :

Dépendante
Ajhixe est demeurée une enfant dans sa tête, si bien qu’elle ne semble pas pouvoir prendre soin d’elle-même. Elle n’a jamais développé l’autonomie inhérente à l’âge adulte et ne fais pas nécessairement preuve d’un bon sens commun.

Mélancolique
Malgré la gratitude éternelle qu’elle porte à Kalos, elle semble intuitivement consciente de son retard mental et de son handicap. Elle envie la capacité des autres à évoluer dans le monde de Teilia et se juge durement, ce qui l’amène à des crises de mélancolie.

Tordue
Les circonstances sordides de sa mort couplées à des sens atrophiés donnent à Ajhixe une perception tordue de la réalité. Ses interprétations ne sont pas toujours justes et il arrive parfois qu’elle déforme la réalité pour nourrir ses désirs ou ses peurs. Cela ne va pas à l’encontre de sa franchise dans la mesure où elle est certaine que ce qu’elle pense est la réalité.

Imprévisible
Il est déjà complexe de comprendre un esprit sain, qu’en est-il d’un esprit dérangé? Puisque sa réalité est déformée, les réactions d’Ajhixe sont livrées totalement au hasard.

Asociale
Malgré son besoin incessant d’être encadré, cette nouvelle non-morte peine à faire confiance et à tisser des liens avec ses semblables. La difficulté à reconnaitre les visages à distance l’handicapant déjà dans ses tentatives, elle a tendance à abandonner ou à fuir lorsque les relations deviennent trop complexes ou qu’elle se sent menacée. Au final, elle demeure seule et souffre cette solitude.

Buts :
Le seul désir d’Ahjixe est de s’épanouir et d’honorer la chance que Kalos lui a donnée.

Histoire:

-Plus la lumière est forte, plus l’ombre est profonde.

An 0

- Mais, comment ceci peut-il être ma fille? Personne dans ma famille n’a ces traits! Je refuse que tout le monde se moque de moi et de la manière dont ma PROPRE FEMME m’a trompé! Après tout ce que je t’ai apporté, sale paysanne!

À peine née et le destin de la jeune Alice se gravait déjà dans la pierre. Son père, Arthur Seregon, un riche bourgeois à l’habitude si calme et si jovial, venait de découvrir la supercherie en déposant les yeux sur un enfant qui n’était visiblement pas le sien. Jamais il ne s’était senti si insulté qu’en tenant à bout de bras le fruit des entrailles de sa femme, Ayla, une jeune parvenue à qui il avait accepté d’acheter les dettes familiales. Le couple n’était pas exempt de romance et d’amour, et ils avaient vécu plusieurs années heureuses ensemble avant d’enfin parvenir à concevoir un enfant.

-Je ne comprends pas, SALE CATIN! Comment as-tu pu aller t’offrir à un autre homme?

La femme demeurait silencieuse, consciente de ses torts. Le tort d’avoir aimé, dans sa jeunesse, un adolescent belliqueux dont les destins leur avaient fait prendre des routes différentes. Le tort d’avoir retrouvé cet homme et de l’avoir aimé à nouveau. Le tort d’avoir partagé sa couche avec lui et d’avoir commis un acte réservé à un couple marié.

L’homme, d’une nature non violente, mais au verbe amer s’absenta de la maison pendant plusieurs jours. Il du faire le point pour régler cette crise de la manière la moins dommageable qui soit. N'ayant rien d'un guerrier, laver son honneur d'un duel était exclu. Pire, si son histoire venait à être connue, il craignait d'être la risée de toute la bourgeoisie. Il maudissait chaque seconde sa femme de l'avoir mis dans un tel pétrin.

Lorsqu’il revint, il avait trouvé la solution "logique", la réponse simple face à l’adultère de sa femme:

Cet écart de conduite, et toutes les conséquences, devraient disparaître pour n’avoir jamais existé. Alors, et seulement alors, l’honneur de ce couple sera sauf. Malheureusement pour Alice, elle était incluse dans les conséquences.

C’est donc ainsi qu’Ayla dû s’occuper de son enfant dans les entrailles de Teilia, dans une pièce oubliée du soleil au fond de la cave du manoir Seregon.

Alice, fruit du péché, ne verrait jamais le soleil d’Odéon. Ses sacrements salvateurs ne l’atteindraient jamais.

Elle était au-delà de toute prière....

....Elle n'avait jamais existé.

6 ans

Le jour (la nuit? le matin? le soir?) de ses six ans, la mère d’Alice, qui entretenait toujours des relations avec sa fille, lui offrit une peluche d’ourson qu’elle avait confectionnée d’elle-même.
C’était la première fois qu’Alice touchait quelque chose d’aussi doux, elle qui était habituée à la dureté des pierres et à la texture molle de sa paillasse moisie. N’ayant vu d’autres objets de la surface, mis à part les restes des repas qu’on lui faisait parfois parvenir, Alice fut réellement heureuse. Elle usa des quelques mots qu’elle connaissait pour nommer son nouvel ami: Monsieur confort.

Lorsque son mari s’absentait, la mère d’Alice lui transmettait une éducation de base et elle démontrait un vif intérêt et une habileté surprenante pour un être à l’allure si fragilisé par la dureté de la vie. Elle semblait destinée à être bonne oratrice, car elle savait jongler avec les mots. C’était d’autant plus tragique qu’elle n’aurait probablement jamais à se servir de ses talents.

Elle restait, silencieuse et immobile pendant la majorité de son existence.

Lorsque la vie vous offre le silence ainsi que le martèlement incessant des questionnements pour seule compagnie, la folie s’insinue sans perdre de terrain. Alors, elle jonglait avec les mots, avec ses connaissances, déformant sa réalité trop dure pour vivre dans son propre monde imaginaire.

Lorsque l'envie lui en prit, elle vécut d’innombrables aventures chimériques avec Monsieur Confort. Aussi désolé que fût son abri, la fertilité de son esprit irradiait et la transportait dans des lieux où nul n’était allé. Son imagination riche lui permettait de donner une raison à son existence morne.

14 ans

Depuis un certain temps, une autre femme apportait de la nourriture à Alice. Cette dernière, austère et visiblement dégoutée, se contenta d’indiquer à Alice que sa mère était malade (peu importe ce que cela signifiait). Ce fut les derniers mots qu’Alice lui entendit dire. Les derniers mots qu’elle entendit de sa vie. Mais que voulait-elle dire? Et pourquoi sa mère ne voulait-elle plus la voir? Elle ne l’aimait plus?

Il était vrai toutefois que ces derniers temps, elle toussait et crachait beaucoup.

La servante revenait parfois pour remplir sa «gamelle», sans daigner regarder la jeune femme.

Un jour(?), un événement inattendu et troublant vint changer la vie d’Alice.

Elle était normalement éveillée par une douleur cuisante due à l’inconfort du sol de pierres. Mais cette fois, elle fut troublée par un stimulus inhabituel. Un courant d’air froid lui caressa les cheveux.

La porte s’était ouverte?

Elle ouvrit les yeux, mais ne put rien discerner dans la noirceur. Elle avança à tâtons, son corps faible et endolori crapahutant vers la source d’air.

Elle observe, ahurie, l’espace entrebâillé de la porte, ne sachant quoi penser. La servante avait-elle été aussi négligente?

Elle poussa prudemment la porte, incertaine de ce qu’elle devrait faire, de la manière dont elle devrait exploiter le Nouveau Monde qui s’offrait à elle.

Dans un mélange d’horreur et d’extase, elle avança à pas feutrés à travers la cave. Elle attrapa un sac et y fourra tous les objets étranges qu’elle pouvait trouver, sans se soucier de leur utilité. Elle était prête pour une grande et nouvelle aventure.

Au rythme de son cœur qui battait la chamade, elle escalada les marches de la liberté.

Un premier choix se présenta à elle : ouvrir une porte, ou continuer à monter.

Les jambes endolories par l’ascension, Alice n’eut aucune hésitation et ouvrit la porte, foulant pieds nus un sol blanc et froid. Ses halètements se matérialisaient sous forme de petits nuages de vapeur. Le ciel sombre et gris laissait tomber de lourds flocons de neige.

Autour d’elle, tout était nouveau.

Devant la splendeur de cette nuit hivernale, devant la beauté du bastion circanesque, silencieux et éclairé de tous ses feux, Alice ne put que tomber à genoux, et pleurer. Ce monde était si étrange et merveilleux.

Pour toujours, elle se rappellerait cette neige, l’avatar de la liberté. Elle tombait sur elle comme un cadeau du ciel. Elle s'imprégna profondément de ce moment et, malgré le froid qui saisissait ses petits membres, elle ne s'était jamais senti aussi bien.

Elle cueillit quelques larmes dans la neige et rassembla ses forces pour se relever et avancer. Elle s'amusa de la manière dont la neige se compactais et enfonça ce souvenir dans son sac.

Elle n’avait nulle part où aller, aucun plan, mais tout était valable lorsque la vie se résumait à un cachot humide.

Sa gloire fut de courte durée quand une douleur cuisante la surprit. Elle était si peu habituée au monde de dehors qu’elle ne put reconnaitre le son que font des bottes en foulant la neige.
Foudroyée de la nuque à la cime de la tête, elle se senti projetée par derrière. Son assaillant, la tirant par les cheveux, la lui fit faire marche arrière malgré elle.

Son périple n’avait même pas passé les limites du domaine des Seregons et déjà le destin l’aspirait à nouveau vers la maison. Elle passa la porte, puis déboula les escaliers. C’était déjà trop pour cet être malingre; tout devint noir peu à peu. En fermant les yeux, elle aperçu les traits de la brute: Son père l’avait retrouvé et mettais fin à son escapade.

À son réveil, tout ce qui était dans son sac avait été éparpillé, la plupart cassés au-delà de la réparation.

Elle constata avec horreur que M. Confort gisait par terre, décapité.

Son ami mort, et ses espoirs faussés, Alice demeura immobile et refusa de manger pendant plusieurs semaines.
La boule de neige n'était plus là…

Elle ne chercha même pas à savoir ce qu’insinuait la servante quand elle lui annonça que sa mère avait rendu l’âme.

Plus rien n’avait d’importance.

Elle n’existait pas.

16 ans (année terminale)

L’oubli s’était profondément insinué dans le manoir Sérégon. Au plus profond d’une pièce condamnée du caveau gisait Alice.

Prise d’une pneumonie dont elle eut du mal à se remettre, les repas se firent rares. On semblait de plus en plus oublier de la nourrir. Les quelques personnes conscientes de son existence l’avaient ignorée. Ne pouvant reprendre des forces, son sommeil inconscient se fit de plus en plus long. Un jour, elle ne se réveilla tout simplement plus.

Le fil de la faux passa pour elle.

M. Confort, seul témoin de son agonie, l’observa de ses orbites vides, impuissant. Elle avait passé les deux dernières années à le raccommoder grâce aux objets qu’elle avait amassés. C’est désormais surmonté d’un crâne de chèvre maintenu en place par des lanières de cuir qu’il assistât aux dernières souffrances d`Alice.

La fillette sans histoire et sans lumière.

X ans (La renaissance)

-Il NeIgE!

Enfin libre, Alice observa les cendres de Mortancia de la même manière qu’elle avait admiré les flocons de neige lors de sa première sortie.

Irrémédiablement tordue par son passage par le royaume des morts et à jamais stigmatisée par sa souffrance, elle errait, se souciant de la manière dont elle pourrait rendre à Kalos la chance qui lui avait donné à elle et M. Confort.

Fixant son visage décrépit dans un miroir cassé, elle ébaucha un sourire et murmura à l’oreille de M. Confort:

-tU vOiS? NoUs SommEs ParEils, MaInTeNaNt!

Vu les premières difficultés qu’elle eut lors de sa renaissance, elle eut du mal à exprimer son identité. C’est prise de spasmes et la bouche molle qu’elle articulât un «Ajhixe» lorsqu’on lui demanda son nom. C'est sous ce nom que tous la connaissaient, maintenant, et elle s'en souciait peu.

De sa vie antérieure, elle n’en garde que quelques de souvenirs, incertaine de ce qui sortait de son imagination et de ce qu’était la réalité.
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MessageSujet: Re: L'ombre d'une vie sans Lumière.   Jeu 29 Avr - 10:54

Le réveil

Couchée parmi les Ronces, la jeune fille regardait le ciel sans ciller. Son imagination lui avait survécu. Peu importe où elle était, son âme s’activait, de retour vers son corps décrépit. Cicatrice sur son esprit, la noirceur revêtait maintenant l’aspect de l’oubli. Tout était si loin, maintenant.

Pour la première fois depuis une éternité, elle recommença à penser:

Citation :

Le silence, la mort.

L’ombre de la vie.

L’espoir est inutile.

C’est le silence, et le silence n’entend pas.

C’est la mort.

Il n’entend pas l’espoir.

L’espoir est lumière et chaleur; ma liberté.

La mort c’est l’ombre et le froid.

Ils ne peuvent coexister.

Mon âme plane. Le destin ne l’a pas dévoré. Peut-être aurait-il été mieux qu’il le fasse? Aurais-je préféré qu’il le fasse? Face à l’inexistence, la mort est un enfer. Pourtant, pourquoi ai-je si peur de retourner à l’ombre?

Mais pourquoi exister lorsqu’on est inutile? Pourquoi exister alors que même la vie ne veut plus de nous? Mon âme fuit.

Qu’est-ce que je sais, qu’est-ce que j’oublie? Je suis seule et mon esprit fuit! Je me rappelle… Je me souviens… J’ai en mémoire… ma chaire ingérée. Dégustée, peu à peu, par mes amis les vers. Ou était-ce toi, monsieur Confort? Je ressens la mort dans mes os. Mais ma chair n’est qu’à peine. Elle est à moitié défaite, mangée et digérée. Où suis-je alors? Je ressens la mort dans mes os… ils sont mis à nu. Ils sont perdus dans une forêt brumeuse. Et mon âme fuit. Je ne plane pas, je ne vole pas, je n’existe pas. Je ne suis rien, pourtant je suis là.

Être mort est ennuyant. Je ne dors pas, je ne rêve pas, car le rêve est un luxe que je ne peux m’offrir. C’est un prix trop cher pour un crâne à moitié vide. Je ne pense plus.. Ai-je déjà pensé? Que suis-je? Un mort dans une forêt…
Je suis nue, exposée. On me voit, mais je n’ai rien à cacher. On passe, mais on ne s’étonne pas de ma présence. Je pleure, mais aucune larme ne coule. Je suis seule, et je ne peux le communiquer.

Être mort est ennuyant. Les éternités coulent comme mon âme et déjà, rien ne se passe. Et ça continuera ainsi pour l’éternité. Un sommeil sans rêves, un éveil sans vie. Je fixerai le brouillard vers la cime des arbres et à jamais ces entrelacs seront gravés dans ma mémoire. Ce sont les barreaux d’une prison qui me gardent en lien avec la mort. Mon âme ne peut s’envoler, alors elle coule. Et comme les âmes sont légères, elle ne coule nulle part. Elle reste dans mes os, de mon crâne jusqu’à mes métatarses. Elle reste dans ma chair meurtrie.

Être mort est ennuyeux. Je ne ressens rien. Ni peine ni joie, pourtant je pleure. Je ne comprends plus rien… comment comprendre sans cerveau. J’existe, mais je ne suis rien. Je lève mon bras… je lève mon bras… je lève mon bras… et il obéit. Je regarde ma main osseuse d’un air blasé… enfin, tout l’air que mon faciès me laisse montrer. Je dois sourire, mais je n’en ai pas envie. Ce sourire forcé est une torture.

Elle entendit l’appel de la Morte. Elle ne comprenait qu’à peine ce qui lui arrivait, mais elle n’avait qu’un nom en tête: «Kalos». Elle ressentait son amour morbide. Ce qu’elle comprenait, par contre, c’est qu’elle avait une famille. Elle avait un Vrai Père. et elle serait une fille modèle.

Il était certain que pour lui offrir un cadeau tel que la Renaissance, il devait attendre beaucoup d’elle. Et elle se jura de ne jamais le décevoir.

Elle écouta alors son appel; celui de Mortancia. Elle agrippa M. Confort pas la main et entrepris son errance dirigée.
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MessageSujet: Re: L'ombre d'une vie sans Lumière.   Ven 30 Avr - 13:48

Lors de son arrive à Mortanyss, la Jeune Zombie n’y trouva que désolation et conflit. Des frères s’entretuaient, se déchirant au nom de chose bien au-delà de la compréhension d’une pauvre petite adolescente attardée. Consciente de ses difficultés, mais bien loin des les outrepasser, Ajhixe, lorsqu’elle ne se mêlait pas à ses frères, passait la plupart de son temps à la bibliothèque de Mortancia. Avide de savoir, elle écumait aussi bien les livres d’anatomie que les traités théosophiques.
Pratiquant parfois le « bruit musical » il lui arrivait d’être chassée de son lieu d’étude. La harpe que Cigüe lui avait prêtée fort généreusement était un cadeau empoisonné pour les Mortanyss des environ. Inconsciente de déplaire aux gens de l’entourage, elle ne parvint pas à comprendre pourquoi tout les gens devenaient soudains aussi agressifs avec elle. Elle passa beaucoup de temps à pratiquer et a pratiquer encore, mais sans véritable succès. Sa main squelettique n’était tout simplement pas faite pour la musique.
Agrippant le chapelet offert par Zalhaxa, elle entreprit une prière mentale pour Kalos.

- Papa…
Papa…
Tu m’entends?
Ce n’est pas grave si tu ne veux pas me répondre tout de suite.
Je voulais simplement te dire que je suis heureuse de t’avoir pour Père. Je ne suis peut-être pas la meilleure des filles que tu ais eu, mais mon désir de te plaire vas au-delà de tout ce que je pourrais imaginer… et tu sais que j’ai une imagination fertile!
Jouer de la musique est vraiment difficile… j’ai lu des livres sur ce sujet! Plein de livre!
…et je ne comprend rien.
Ce n’est peut-être pas pour moi…
Je voulais juste te dire, excuse moi de te voler autant de ton temps précieux, de ne pas hésiter à me demander quoi que se soit. Je veux savoir comment je peux t’être la plus utile.


Il faut s’armer de patience lorsque l’on désire qu’un dieu nous réponde.
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MessageSujet: Re: L'ombre d'une vie sans Lumière.   Lun 3 Mai - 10:03

-Je PenSe AvoIr Eu UnE rÉPoNSe De PAPa.

Assise dans un coin de la bibliothèque de Mortancia, la zombie aux allures d’adolescente glissait un mot à l’oreille de sa peluche. La plupart de son temps éternel était utilisé à méditer ou à parcourir la connaissance mortanne. Elle était tellement plongée dans ses études qu’elle ne se souciait guère du monde extérieur. Elle ne remarquait même pas que sa propre chair se désagrégeait peu à peu, la rendant toujours de plus en plus cadavérique, de moins en moins charnelle. La brume lui semblait de moins en moins présente, ses cataractes la gênant un peu moins. S’était-elle habituée? ou était-ce les premiers indices de l’éveil de ses sens spectraux? Elle ne s’en souciait guère. La nouvelle morte continuait de parler au père et de lui demander de la guider.

Et elle croyait avoir eu une réponse.

Une jeune Nargolith, Cigüe, lui avait fait une démonstration de ses pouvoirs magiques. Fortement impressionnée, et tenant déjà cette mortelle en très haute estime, elle s’était empressée de signaler son enthousiasme. Comme une enfant devant un nouveau jouet, elle voulait à tout prix apprendre à produire de telles illusions.

On avait tenté de la dissuader; de lui dire que la magie était un domaine difficile. Mais d’autre part, on lui disait qu’elle avait l’éternité et qu’elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Mais que lui réservait donc Kalos?

-MoNsiEuR.... CoNfoRt... Si PaPa m’a DOnNé UnE TellE ImAgiNaTioN C’esT PoUr m’en SeRviR, Non? EsT-Ce CelA Qu’il AtTenD De Moi?

Il ne lui restait plus qu’à trouver le matériel nécessaire à ses recherches.

Elle était impatiente de savoir si c’était la voie qui avait été choisi pour elle.
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MessageSujet: Re: L'ombre d'une vie sans Lumière.   Mar 4 Mai - 10:18

-Je PeNsE QuE Je VaiS JusTe M’asseoir ICI UUUUUUn PeU ET Ne RiEn FaIre…

La morte travaillait d’arrache pied afin de trouver le financement nécessaire à ses recherches. Et d’ « arrache pied » est un mot juste lorsque votre travail consiste à nettoyer Mortancia des divers déchets et morceaux de cadavres oubliés ça et là. Suite à une journée bien remplie, elle était retournée à la bibliothèque, quelle considérait presque comme sa maison à présent.
Face à face avec la zombie beaucoup plus décrépite que la veille, la peluche l’observait silencieusement. Elle était le témoin muet de la transformation de son propriétaire. Sans jugement ni parole, elle écoutait son dialogue solitaire.

-QuOi? NoN… Je FAiS De Mon Mieu! MAiS C’EsT pEuT-ÊtRe Un PeU TrOp D’ActiOn PoUr Moi…

-…

-OuI Je SaiS, Tu EsT FoRt… Et Tu Vis La MÊmE ChoSe Que Moi : ToI AuSsi Tu Te DéSagrÈge. MaiS Ce N’esT pAs UnE RAiSoN PoUr Me FaaaaaaiRe La MorAlE. ÊTrE MoRtE ÉTaiT MoInS ComPliQuÉ…

-…

-MeS ReCheRchEs? PeUt-ÊtRE quE c’éTait Un SiGne Du DeSTin, Oui. Si Le PÈRe n’aVait PaS ChOiSi CeTTe JOuRNéééééée PoUr m’AmélioReR, pEuT-ÊtRe quE jE n’aURaiS PaS RenCoNTré Le FanTômE AuX CheVeuX LoNgs. C’eSt SuReMenT un SiGnE QuE PaPa ApPRoUvE Le ChEmiN QuE j’Ai Pris. L’éTerNiTé C’EsT loNg… MaiS À CE qUe Je Vois, ToUt VA A Un RyThMe EfFrEné IcI.

-…

-NoN, Ça nE m’inquIèTe pas… TanT quE Ça Ne TroUblE pAs NoS ReCheRchEs. NoUs NoUs SomMes RelEvéS Au BeAu MiLLiEu D’unE INtRigUe; Il EsT NorMal QuE NoUs SoyoNs Un Peu PerDUUUs. Je SuPoSe Qu’eN aGiSsaNt PaS, NoUs Ne RiSquOns PaS d’êTre DéTruiTs.

-…

-OuI Je Te JuRe qU’il y A Un GrANd TribuNal QuI s’oCCuPenT De CeUx QuI FoNt Du Mal À PaPAaaa.


L’adolescente, déjà maigre de son vivant, ressemblait présentement plus à un squelette qu’à un zombie. Seul quelques cheveux épars et ses yeux globuleux enchâssés dans ses orbites témoignaient que son évolution n’était pas tout à fait achevée. Quelque vestige de chair restait accroché à ses os et aidait son double éthéré à faire bouger ses muscles. Elle Semblait toutefois un peu moins maladroite et ses gestes se voulaient un peu plus précis. La brume se dissipait peu à peu.
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